Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Lun 26 Déc 2011 - 0:53

grosses baudruches du philosophisme,


La molle baudruche philosopheuse qui cause dans l'abstraction versus le guerrier burné qui lutte à mains nues dans le réel.


Pour ma part, y'a pas mal de honte à avoir croisé ta route. Je finis là-dessus.


C'est ça, je suis un autre de ces bourreaux sanguinaires de ton bestiaire intime... Faudrait que tu déposes quelque part (ailleurs que sur ma tête) le fardeau de cette honte et de cette culpabilité.


PS: Reviens-"nous" tranquille et décontrassté, tout ça c'est que de la magie, des trucs et des bidules pour effaroucher les gogos. Tu vas quand-même pas partir en courant à cause d'un fantôme d'image qui bouge devant ton écran, quand-même? Breaker, reviens-ici, c'est un ordre.


Dernière édition par jerzy P le Lun 26 Déc 2011 - 6:46, édité 2 fois

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Lun 26 Déc 2011 - 0:56

On est en plein dans un gramscisme de droite: défendre une notion artificielle et construite du sacré (ici politique), tout en présentant le catéchisme qui la vulgarise comme une évidence naturelle.
Non pas dire "il existe une dignité prolétarienne", mais "il existe une forme stable et canonique de cette dignité prolétarienne, que l'on peut rencontrer dans ses lectures et enseigner, et les variations par rapport à cette forme déterminent directement une hiérarchie dans les légitimités politiques. Je vais vous montrer comment la reconnaître et dénoncer ses fausses représentations.". C'est en fait le summum du conservatisme politique, et il n'y a rien d'intellectuel là dedans.

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Borges le Lun 26 Déc 2011 - 10:48

Invité aka breaker a écrit:
moi j'arrête là (...) Je finis là-dessus.

Shocked

pas marrant, on va sentir le désert grandir ici; un sale coup pour ce forum... avec le degré d'engagement des spectres "officiels" et leur énergie à se manifester...
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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Borges le Lun 26 Déc 2011 - 11:29

Intellectuellement, le film est une démarche très malhonnête, c'est un calcul d'objets sur le devenir-spectacle du monde du dominant plus que "signes de reconnaissance pour ceux qui n’ont pas de propriété", il est pour des gogos passifs auxquels on fait prendre des apparences pour des objets réels de possession.
Merci de m'avoir filé des armes pour te répondre, c'est fair-play. lol


hi breaker... peut-être bien que ce sont des "armes" pour me répondre, mais c'est aussi les arguments de la sociologie de la domination, de la dénonciation du spectacle...dont il faut délivrer les pauvres gogos passifs du peuple...ce sont les arguments, les valeurs, les représentations... ou je sais pas... les schèmes...d'une configuration hiérarchique du monde et des rapports "sociaux" : d'un côté, il y a ceux qui savent, de l'autre, bien entendu ceux qui ne savent pas... d'un côté les actifs de la cervelle, agités ou pas, et de l'autre, les pauvres gars et les pauvres filles passifs... Arguments, et mode de pensée, anciennement de gauche, mais qui remontent en fait à la droite du 19ème siècle (tout ça a tellement été dit sur ce forum...)...

Suffit d'écouter, de lire, les intellectuels médiatiques, dénonçant la débilité de tous ces pauvres idiots du peuple, les banlieusards, sans monde, abrutis par les consoles de jeu, incapables de séparer le réel de l'imaginaire, sans parler de leur danse sur la tête...

c'est "contre" tout ça que pense rancière... c'est ce qu'il tente de dépasser, en faisant confiance à l'intelligence des gens...

toutes ces analyses reposent sur une inégalité fondamentale, c'est ce qui m'avait heurté dans le texte cité par eyquem, et qui est au départ de toutes cette discussion....

(n'oublions pas une chose, ce que tu dis, je le dis aussi, tout en disant que c'est pas assez; une fois de plus je joue le personnage, contre le film, contre la critique sociologique de la domination... c'est un peu ce que fait sans arrêt rancière contre flaubert... en rendant justice à madame bovary, aux prolos qui veulent exister en tant qu'êtres esthétiques, c'est-à-dire, comme des libertés, des formes de vie, ou la distinction du passif et de l'actif ne joue plus... etc... c'est kantien, et c'est schiller... tout ça contre bourdieu, qui avait fait une lecture sociologique de la troisième critique...dont je ne nie pas la valeur, ni la pertinence... mais peut-être y a t il du sujet non empirique, ou alors un sujet dont l'essence est une contamination du réel par le transcendantal... les distinctions de fait ne sont pas des distinctions de droit... le personnage joué par travolta est un artiste, en cela... il incarne, ou désincarne, le désir esthétique qui fait l'humanité... je dis pas plus...et c'est mon désir de le voir, penser, ainsi...c'est tellement commode, facile de voir dans les fièvres du samedi soir de l'abrutissement qui éloigne du réel...ça l'est peut-être du point de vue de la réalité, mais pas du point de vue du désir, du rapport de chaque être à sa vie...




y a une très belle scène dans "johnny guitare", peut-être la plus belle : celle de la mort d'un vieux type, vivant dans l'ombre, à qui personne n'avait jamais fait attention; il reçoit une balle perdue, si je me souviens, bien... meurt dans les bras des héros...en disant : "c'est la première fois de ma vie que je suis au centre de tant de regards"... c'est ça l'essentiel, devenir visible... Sur les pistes de danse, le personnage de travolta devient pure manifestation, être... performance... en un sens qui n'a rien à voir avec le seul domaine de la compétition... art de la performance, dont arendt dit qu'ils furent le paradigme grec de la pensée politique.... virtu et virtuosité...

(mais cette piste est aussi contaminée par le social... )




)



tu auras remarqué que j'ai toujours été fair-play, que je suis toujours fair-play...enfin pas toujours... comme tout le monde...







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Message par Invité le Lun 26 Déc 2011 - 16:08

Breaker nest pas Jésus : ça m'étonnerait qu'il revienne et je ne lui donne pas tort. au delà du fond, avant le fond, il y a des personnes qui écrivent, qui s'investissent affectivement, qui mettent leur chair (et pas que leur tête) en danger. oublier cette chair qui est loin au delà et avant l'écran, oublier qu'on n'écrit pas ici à un ordinateur mais à quelqu'un, que ce quelqu'un se trompe ou non, c'est pour moi une invalidation immédaite de toutes les belles choses (justes ou non) qu'on a pu écrire. c'est une pure forme d'autoritarisme "libérant". c'est pas très beau.


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Message par Invité le Lun 26 Déc 2011 - 16:12

y a une très belle scène dans "johnny guitare", peut-être la plus belle : celle de la mort d'un vieux type, vivant dans l'ombre, à qui personne n'avait jamais fait attention; il reçoit une balle perdue, si je me souviens, bien... meurt dans les bras des héros...en disant : "c'est la première fois de ma vie que je suis au centre de tant de regards"... c'est ça l'essentiel, devenir visible... Sur les pistes de danse, le personnage de travolta devient pure manifestation, être... performance... en un sens qui n'a rien à voir avec le seul domaine de la compétition... art de la performance, dont arendt dit qu'ils furent le paradigme grec de la pensée politique.... virtu et virtuosité...

(mais cette piste est aussi contaminée par le social... )

pourquoi "contamination" ? est-ce qu'il y a un visible sans société, sans quelqu'un qui regarde et qui forme nécessairement société ? est-ce qu'il y a une société sans visibilité ?
c'est comme ce film (je ne sais plus le titre) où un des personnages est un super-héros qui devient invisible seulement quand on ne le regarde pas. ou plutôt, c'est pas comme, c'est l'inverse. à moins de s'adresser à des idéalités, des essences de société et de visibilité. ça nourrit pas.


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Message par careful le Lun 26 Déc 2011 - 16:19

Stéphane Pichelin a écrit:Breaker nest pas Jésus : ça m'étonnerait qu'il revienne et je ne lui donne pas tort. au delà du fond, avant le fond, il y a des personnes qui écrivent, qui s'investissent affectivement, qui mettent leur chair (et pas que leur tête) en danger. oublier cette chair qui est loin au delà et avant l'écran, oublier qu'on n'écrit pas ici à un ordinateur mais à quelqu'un, que ce quelqu'un se trompe ou non, c'est pour moi une invalidation immédaite de toutes les belles choses (justes ou non) qu'on a pu écrire. c'est une pure forme d'autoritarisme "libérant". c'est pas très beau.

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Borges le Lun 26 Déc 2011 - 17:32

redire, encore dire : "contamination" est un terme philosophique, qu'on trouve par exemple chez derrida, et avant lui chez MMP : "contamination", cela veut dire que nous sommes pas seulement des idées, des êtres de survol, des êtres théoriques, des sujets transcendantaux, mais aussi des êtres sensibles, avec des histoires, des vies... Quand je dis que la piste de danse est contaminée, c'est tenir compte de ce que dit breaker, de ce que disent les analyses purement empiriques, de domination...(sur cette piste, y a de l'égo, de la rivalité, de la vulgarité, du racisme, de la domination, tout ce qu'on veut, tout ce qui fait que le sujet désintéressé n'existe pas absolument...le point de vue de bourdieu, contre celui de rancière, ou kant... )



c'est pq, il faut un peu arrêter de penser qu'il y a ici des gars qui sont purement cérébraux, qui ne reçoivent pas de coups dans les discussions... (jerzy et moi, par exemple) et d'autres (breaker, par exemple) qui engagent leur vie dans chaque mots qu'ils écrivent...nous nous engageons tous dans ce que nous écrivons, et nous ne sommes jamais totalement dans ce que nous écrivons, pensons...sans quoi la vie ne serait pas possible...

pour tous : écrire sur un forum, c'est s'exposer, à fois rendre visible ce que l'on écrit, tente de penser, comme on peut, et se risquer, se mettre en danger...


contamination, cela veut juste dire que rien n'est pur,


le social, c'est pas la société, c'est la réduction de l'être à ses seules dimensions empiriques... (le "contraire" de la politique, par exemple, chez rancière, chez badiou...)



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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Lun 26 Déc 2011 - 19:42

Stéphane Pichelin a écrit:Breaker nest pas Jésus : ça m'étonnerait qu'il revienne et je ne lui donne pas tort. au delà du fond, avant le fond, il y a des personnes qui écrivent, qui s'investissent affectivement, qui mettent leur chair (et pas que leur tête) en danger. oublier cette chair qui est loin au delà et avant l'écran, oublier qu'on n'écrit pas ici à un ordinateur mais à quelqu'un, que ce quelqu'un se trompe ou non, c'est pour moi une invalidation immédaite de toutes les belles choses (justes ou non) qu'on a pu écrire. c'est une pure forme d'autoritarisme "libérant". c'est pas très beau.



Stéphane Pichelin, permets moi de te dire que tu te trompes lourdement, y a pas une victime sans défense d'un côté et un bourreau sans charité de l'autre.
Ma phrase à propos de l'écran, c'était pour relativiser, ça ne veut pas dire que je méconnaisse que Breaker soit une personne. Moi aussi, Stéphane Pichelin, je suis une personne, qui s'investit affectivement et qui met sa chair en danger. Si quelqu'un me tarabuste en me disant: "moi, j'ai rien contre la philosophie, je vais juste dégonfler la baudruche de philosophisme que tu es", etc, j'appelle ça de l'autoritarisme libérant, et c'est pas très beau, et je me défends contre cette injustice ressentie par moi.
Je me défends non pas en écrivant des choses "belles (justes ou non"), mais en mobilisant la rigueur minimale que l'on peut exiger de soi-même si on se donne pour tâche d'expliquer à l'interlocuteur qu'il est une baudruche alignant des sophismes.
Je ne suis pas Jésus non plus, même si j'admire assez cette figure, et je ne suis pas censé accueillir à bras ouverts les coups de poings répétés de Myke Tyson, destinés à me renvoyer au pur statut d'abstraction scripturale.
Des coups, j'en ai pris aussi. Exposé, je le suis aussi. Attaqué dans ma "personne", je le suis aussi. D'autant que je m'affiche, aussi bien mon visage que ma "bio-graphie", livrant facilement, à ciel ouvert, les détails de mon parcours, mes failles, mon tendon D'Achille. Je n'ai pas de cuirasse protectrice et je donne plus souvent qu'à mon tour la verge pour me faire fouetter.
Tu ne l'as peut-être pas bien remarqué, me voyant peut-être sous la forme d'un pur esprit, ou d'un "intello" jouissant de détruire l'autre par un prétendu "savoir", et Breaker sous la forme un brave "prolo" au grand cœur écorché vif par un graphopathe pervers. Breaker ne manque absolument pas de ressources pour frapper là où ça fait mal.
Ni bourreau ni victime dans cette éristique. Simplement deux grandes gueules qui se renvoient quelques baffes sur un ring, sport noble s'il en est, et comme cela est suggéré de façon insistante par Breaker, expert en arts de la baffe.


Donc, épargne moi le chœur des pleureuses, la vierge effarouchée, et surtout le catéchisme à deux poids deux mesures.

Merci Stéphane Pichelin, joyeux Noël.

Oh mais oh.

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Lun 26 Déc 2011 - 23:12

Ben voyons, pourquoi après tout ne pas, cela m'amuse, s'auto-distribuer des satisfécit, hein ?

En tous cas en ce moments je lis un pholosophe que je n'ai jamais vu apparaitre sur ce forum et que je ne donnerai certes pas à ces messieurs ( ni ces dames ).

Je tiens trop à mes abattis

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Lun 26 Déc 2011 - 23:48

Salut Slimfast,


Ben voyons, pourquoi après tout ne pas, cela m'amuse, s'auto-distribuer des satisfécit, hein ?

Totafé. Il y a aussi une façon de s'auto-distribuer un satisfecit, c'est de "performer" l'éternelle victime, tendre chair déchiquetée dans l'arène par un terminator-alien, parfaite machine à tuer, dépourvue de conscience;

quitter la scène, boîtillant, la main sur la poitrine retenant à grand peine des gerbes de sang, à l'attention de quelque bonne-soeur infirmière aux hopitaux de la charité. Laquelle arrive trop tard, juste quelques secondes trop tard. Gladiator parvient encore à se trainer jusqu'aux coulisses, agrippe le rideau, s'écroule, face contre terre, tenant dans son poing serré un bout de papier chiffonné. Micheline Pichelinum dépose sa trousse de secours, s'agenouille sans mot dire, referme doucement les paupières du héros... La gorge nouée, elle défroisse le billet. On peut encore y lire, en lettres de sang: "baudruch m'a tuer..." Plan-visage de soeur Micheline se tournant vers la caméra. Au lointain, des cloches sonnent le glas. Elle murmure: "c'est pas très beau, ça nourrit pas son homme". Se signe de la main, se relève, s'éloigne lentement sur fond de ciel rougeoyant. Fondu au noir.

(The End. Paramount pictures. Le générique défile sur un choral de Bach: "Jesus bleibet meine Freude")

Succès garanti chez les impressionnables. Moi-même, avec mon côté midinette, ces mélos qui font pleurer Margot, je me laisse prendre à tous les coups; ça me chavire le coeur, et paf, c'est la crise de larmes, incontrôlable, mais qui fait du bien, aussi.

Allons, le jour se lève, il faut tenter de vivre, etc...


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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Mar 27 Déc 2011 - 1:11

Mais... mais, c'est la nuit de la résurrection. Gladiator se relève, radieux dans l'azur. Il est rené, le divin enfant. Jouez musette, résonnez haut-bois, ou le contraire.

Chantons-tous son avènement. Welcome and bienvenue, breaker, au cabaret to cabareeet Very Happy

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Mar 27 Déc 2011 - 1:25

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Mar 27 Déc 2011 - 1:40

Ben voilà. En super-forme, les idées claires, rasé de près, pas la moindre égratignure. Un peu cerné, groggy, certes, mais nous le sommes tous.


Alors lâchez-moi la grappe, les pleureuses et les bonnes-sœurs crampons Laughing


Vais me faire un ptit dvd, pour fêter l'événement.



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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Mar 27 Déc 2011 - 9:10

l'avènement ... tu veux dire ?

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par balthazar claes le Mar 27 Déc 2011 - 9:14

SNF c'est l'histoire d'un petit blanc qui se prend pour un pimp non ?

Cette recette, c’est l’industrie qui l’invente. Bien entendu, le personnage a toujours existé : c’est le pimp, le maquereau tel que le ghetto l’a produit. Au départ c’est ça : c’est un gagne-petit, un pauvre qui se met quatre couches de vernis et des plumes dans le cul pour paraître excentrique et se donner l’air d’échapper à l’environnement dont il est issu et auquel il n’échappera jamais. C’est une figure de la domination, de l’esclave qui assume son statut, comme dirait Malcom X. Le pimp, il fait, avec les armes du maître et un peu d’excentricité, ce que le maître attend de lui. C’est vraiment intéressant de retracer la généalogie du pimp, parce que c’est devenu plus qu’un personnage ou imaginaire, c’est devenu presque une institution, dans le sens où c’est l’un des espaces qui est ouvert, pour des générations de mâles noirs ou latinos, c’est un des espaces tolérés, une des voies balisées, qui mène à la prison mais qui est ouverte, tolérée, dans laquelle on laisse s’engouffrer la libido masculine des mecs frustrés du ghetto.
http://lmsi.net/Tuer-avec-des-mots

(le ridicule ne tue pas le lore)



le mieux c'est à 2'30

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Message par Invité le Mar 27 Déc 2011 - 19:54

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par wootsuibrick le Mar 27 Déc 2011 - 20:49

Stéphane Pichelin a écrit:
c'est comme ce film (je ne sais plus le titre) où un des personnages est un super-héros qui devient invisible seulement quand on ne le regarde pas. ou plutôt, c'est pas comme, c'est l'inverse.

C'est pas une série plutôt?
Misfits?
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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Mar 27 Déc 2011 - 21:18

Salut Breaker, oui, c'est le théâtre-panique selon topor et arrabal.


Sartre, c'est un outil, mais c'est pas une fin en soi.

Je me disais, ces derniers jours, qu'à la rentrée, j'allais m'offrir quelques livres de Rancière, ça donne envie de se remettre un peu à la philo.

Je suis fatigué, je me mets en vacances pour quelques jours.

a pluche

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Mar 27 Déc 2011 - 21:32

C'est aussi un peu le concept de Seul 2.

C'est ce que disait Barthes de Poujade en démontant ses attaques contre les intellectuels: pour lui le seul fait d'être regardé quand il ne l'a pas souhaité est déjà la source d'une frustration sociale. C'est d'ailleurs une bonne observation sur l'extrême droite: elle prétend elle-même à se banaliser, à se cacher derrière le bon sens, mais a contrario stigmatise des hommes en tant qu'ils sont visibles avec leur traits particuliers, se diffuse en reconstruisant la fiction d'une intention derrière cette visibilité. Elle construit, dénonce et entretient tout à la fois une opposition entre par exemple un mécanisme comme le fait que chômage est intégré dans l'économie normale et est à la fois un indice de crise, et l'idée qu'il existe une visibilité sociale.



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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Mer 28 Déc 2011 - 2:42

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Borges le Mer 28 Déc 2011 - 9:55

-le disco, comme danse, musique, culture, appartient à l'histoire, au devenir des phénomènes décrits par lhamon...à l'histoire donc du blackface, un sujet sur lequel existent des millions de livres...il s'agit toujours d'une affaire d'appropriation-ex-appropriation, de remise en cause du moi, de l'identité, du sujet...en soi, dans l'autre... qu'on peut lire dans un sens ou dans l'autre...le plus souvent, c'est vu comme du racisme et du vol... des blancs s'emparent de trucs inventés par les Noirs et se font des tonnes de frics (elvis, eminem...)...lhamon propose une "autre" lecture... tout en reconnaissant ces critiques : le blackface comme origine de la culture de masse, populaire (contre des valeurs bourgeoise; c'est elles l'ennemi, pas le Noir...);

notons, que certains voient du blackface partout, certains lisent même brando comme un effet, un produit de cette culture de ré-appropriation par les blancs de trucs, qualités, valeurs... attribués aux Noirs, en bien et en mal...(un certain humour, sexualité, danse...)...

en ce sens intouchables appartient à l'imagerie du Noir inventé dans ces spectacles du 19ème siècle...

-le disco, je ne vois pas comment cela pourrait être autre chose que du lore (pas de fond, de propriété, circulation, emprunt...)...c'est pas une culture (subculture) liée à un peuple, une terre, enracinée...à du paysan, c'est urbain, ça circule entre les groupes (latinos, italos, afros...) sur le mode de l'emprunt, de la rivalité... du concours... etc...

-la différence entre le folklore et le lore est aussi une affaire de regard...je peux très bien lire des folklores paysans liés à un groupe, comme étant des emprunts, se transformant...il s'agit de savoir ce que l'on veut mettre en avant, la circulation, ou l'identité... le groupe fermé...


-comme je dis, il ne faut pas prendre à son compte ce que le film dit de ce monde, de ces personnages...il faut s'attacher au virtuel...aux absences, aux manques... et je disais ça, pour intégrer les Noirs dans cette histoire qui au départ était vue uniquement comme un truc entre ouvriers blancs; je pense à la couverture du bouquin dont avait parlé eyquem au début de cette discussion...

-il n'y a aucun problème à ce que le commerce, l'industrie s'empare du lore, c'est comme ça depuis toujours...les blackface furent la première culture de masse...leurs vedettes, les premières super stars des usa, du monde occidental, atlantique... (ça duré très longtemps, voir le chanteur de jazz)...

-michael jackson, c'est un peu le renversement de ce mouvement... un Noir devenant Blanc... l'inverse de Elvis, dont il a épousé la fille, on s'en souvient...(revanche imaginaire des esclaves des plantations...)



pour ceux qui veulent lire le livre de lhamon, on peut le trouver, maintenant, en traduction française sur google books, je crois en intégralité...


je l'avais lu à l'époque où je m'intéressais à la polémique entre rogin et cavell, sur le sens de la fameuse scène de band wagon où fred astaire danse avec un Noir, dont j'ai hélas oublié le nom...; hommage ou racisme...(jamais achevé le texte, qui est devenu trop long... mon drame...)


je sais pas si j'avais alors posté ceci









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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Borges le Mer 28 Déc 2011 - 10:03

Gilles Lipovetsky, et rancière, c'est pas vraiment des potes... Wink
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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Mer 28 Déc 2011 - 12:31

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Re: Saturday night fever et La nuit des prolétaires. Jingle bells.

Message par Invité le Mer 28 Déc 2011 - 14:30

Stéphane Pichelin a écrit:Breaker nest pas Jésus : ça m'étonnerait qu'il revienne et je ne lui donne pas tort. au delà du fond, avant le fond, il y a des personnes qui écrivent, qui s'investissent affectivement, qui mettent leur chair (et pas que leur tête) en danger. oublier cette chair qui est loin au delà et avant l'écran, oublier qu'on n'écrit pas ici à un ordinateur mais à quelqu'un, que ce quelqu'un se trompe ou non, c'est pour moi une invalidation immédaite de toutes les belles choses (justes ou non) qu'on a pu écrire. c'est une pure forme d'autoritarisme "libérant". c'est pas très beau.


Borgès, Jerzy, comme vous savez lire vous aurez sûrement remarqué que personne n'est désigné comme bourreau. chacun en prend ce qu'il veut - même si je m'adressais d'abord à ceux qui restaient parce qu'ils étaient encore là. j'avais déjà écrit avant ce post de "pleureuse" que vous aviez tous tort. sur le fond, sur la forme. je continue à le penser. mais il règne ici une telle ambiance de concours de celui qui a la plus grosse bitte que j'attends des jours meilleurs.
bisous, les musclés.


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