La mort, au travail

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Mar 2 Oct 2012 - 10:43

adeline a écrit:Marcel Hanoun cette nuit.

http://www.monde-diplomatique.fr/1994/05/HANOUN/459

citer un tel texte, c'est se référer à un ethos fortement dépréciatif, alors attention aux embardées. La grâce accepte d'être ignorée, oubliée, mal aimée. Accepte insultes et blessures.

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Re: La mort, au travail

Message par Eyquem le Mar 2 Oct 2012 - 17:13

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Re: La mort, au travail

Message par Borges le Mar 2 Oct 2012 - 17:34

oui; très triste
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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Mar 2 Oct 2012 - 18:24

C'est vrai qu'on peut trouver triste qu'une oeuvre monumentale, considérant à la fois l'histoire comme un milieu et une passion soit difficile à prolonger, mais il avait quand-même 95 ans, un peu plus vieux que Maria Schneider, Katerina Golubeva ou Zoé Lund...les philosophes et les historiens enterrent les actrices.

Plus touché par la mort de Marcel Hanoun, parce qu'un film comme "Je Meure de Vivre" disait une vérité particulière sur l'aujourd'hui que d'autre film plus visibles (Beauvois) esquivent ou dissimulent. On n'y a pas prêté attention: sans son travail un film comme "la Blessure" de Klotz n'existerait pas.

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Re: La mort, au travail

Message par balthazar claes le Ven 5 Oct 2012 - 0:10


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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 5 Oct 2012 - 1:34

Posté sur fdc le 16 septembre:

"J'aimais bcp Pierre Mondy.

Avec Pierre Tornade, il donnait une classe invraisemblable à ces semi-nanars sympas de Lamoureux, Impossible pas français (culte, pour moi, je renonce d'emblée à expliquer pq) et la 7è."

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 5 Oct 2012 - 16:09

moi c'est quelqu'un qui ne me touche pas du tout, une sorte de "professionnel de la profession".

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Jeu 11 Oct 2012 - 15:38


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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Jeu 11 Oct 2012 - 16:40

il éclipse le prix Nobel de littérature :


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Re: La mort, au travail

Message par adeline le Jeu 11 Oct 2012 - 18:48

Dans le topic La mort au travail ? Être nobelisé, c'est mourir un peu ? Wink

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Jeu 11 Oct 2012 - 18:54

je ne sais pas ; mais sans doute l'accent mis sur une littérature assommante ...

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Re: La mort, au travail

Message par Eyquem le Jeu 11 Oct 2012 - 21:48

Harris Savides :

http://www.indiewire.com/article/zodiac-milk-and-american-gangster-cinematographer-harris-savides-dies


Je pense aux Gus Van Sant, mais j'ai pas oublié non plus l'image de Zodiac.

Ou celle de "Birth" (un des moments les plus soufflants du film) :

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Re: La mort, au travail

Message par DB le Ven 12 Oct 2012 - 9:03

Oui en plus 55 ans, c'est toujours trop tôt. Too soon.

Zodiac c'est un de ces films que je n'aime pas en tant que tel pour ce qu'en a fait le réalisateur mais que je regarde pour le travail du chef op', pour quelque chose ailleurs.

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 12 Oct 2012 - 16:36

Oui, c'était l’inventeur de la banalité et de l'effet d'hyper-contemporanéité de la mort de l'ombre (flagrant dans l'extrait de Birth).

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 12 Oct 2012 - 16:39

Dans Elephant, personne n'a apparemment jamais d'ombre non plus!
(sur toute une rue la lumière rasante du matin ne produit rien, même sur un vélo):
http://www.youtube.com/watch?v=htlsOf3PnGY&feature=related

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Re: La mort, au travail

Message par adeline le Ven 12 Oct 2012 - 16:55

Autant le travail sur l'ombre dans Birth semble en effet frappant (je n'ai pas vu le film), autant ce que tu dis de l'extrait d'Elephant n'est pas frappant. Le plan avec la voiture et le vélo, c'est pas vraiment "marquant" qu'il n'y ait pas d'ombre vu qu'on est dans un journée sans soleil, le ciel est blanc, la lumière est hyper diffuse et donc ne provoque aucune ombre, c'est juste le temps qui veut ça. Quand le garçon blond entre dans la voiture, par contre, il y a des ombres partout, le ciel est bleu, le soleil fort, les ombres marquées. Donc, je ne vois pas trop le sens de ta remarque sur Elephant.

Et c'est quoi, l'hyper-contemporanéité de la mort de l'ombre ? Ça fait un temps que le studio Harcourt est mort, non ?

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 12 Oct 2012 - 17:37

Il n'y a que des reflets, et pas d'ombre*.

Regarde entre la 14ème et la 16ème minutes, et surtout à la 26 ème, où la surexposition permet de la supprimer (d'ailleurs c'est étrange un labo photo si lumineux, il y a une inversion de de l'évidence sensible que l'on ne remarque pas):

http://www.youtube.com/watch?v=yr0mcWY0YBU&feature=related


*Enfin presque, parfois c'est impossible de la faire disparaître, comme dans la pièce verte: mais reste que l'ombre est toujours considérés comme quelque chose à contrarier, les rares moment où elle n'est pas combattue et confère à l'image impression d'intimité et d'espace différencié,c'est quand les deux tueurs sont seules chez eux.

L'hypercontemporanéiété de la mort de l'ombre, c'est quand les gens sont assez cons pour remplacer le soleil par l'ontologie comme maintenant.


Dernière édition par Tony le Mort le Ven 12 Oct 2012 - 18:00, édité 2 fois

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 12 Oct 2012 - 17:45

Allez si on prend Zabriskie Point d'Antonioni, a-priori situé dans un régime esthétique assez proche, il y a quand-même des ombres, sur les vêtements, les murs, les creux des corps:
http://www.youtube.com/watch?v=RGT_Uf5zBKY

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 12 Oct 2012 - 17:49

Par contre dans la salle de squash non pas d'ombre:
http://www.youtube.com/watch?v=3LWtdvaApFg&feature=related

Et dans le bureau où je travaille, c'est vrai que les couloirs éclairé avec un néon tout les mètres et le carrelage blanc clair font disparaître l'ombre des hommes. Je ne l'avais jamais remarqué.


Dernière édition par Tony le Mort le Ven 12 Oct 2012 - 17:58, édité 1 fois

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 12 Oct 2012 - 17:54

Oui bon je sais l'ombre multiplie aussi les risques de faux-raccords et on a intérêt à la supprimer au cinéma, surtout dans les extérieurs, en fonction aussi du rythme du montage. Mais quand-même à ce point, dans Elephant c'est sans doute plutôt un espèce de code pour indiquer que l'ontologie remplace le sensible.

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 12 Oct 2012 - 18:04




Là le soleil tape sans doute aussi fort que dans Gerry, mais Maria Schneider a quand-même une ombre, c'est un fin trait prolongé. Il n'est pas souligné, mais pas caché non plus.

Dans Elephant, même quand quelqu'un s'assoit sur une chaise il n'y a rien, comme si personne parmi les homme ne s'apercevait pas de n'être plus touché par aucune lumière. Ce qui est en fait une métaphore aussi lourde et expressionniste que les ombres et l’intériorité préméditant sa propre élégance mise en scène dans les photos du studio Harcourt. C'est le symétrique. Quelque part.


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Re: La mort, au travail

Message par adeline le Ven 12 Oct 2012 - 18:19

L'hypercontemporanéiété de la mort de l'ombre, c'est quand les gens sont assez cons pour remplacer le soleil par l'ontologie comme maintenant.

Ce genre de phrases chez toi m'a toujours fascinée. Je ne comprends absolument rien de ce que tu dis ni de ce que tu veux dire Wink

Je vois mieux ce que tu veux dire par la "mort" de l'ombre chez GVS. Je ne parlais que de l'extrait, par contre c'est évident dans le reste du film que les lumières sont telles qu'il n'y a pas d'ombre ; une uniformité, des surfaces de même intensité lumineuse partout, qui reflètent. Comme dans Shining en fait, le reflet en moins, où Kubrick a voulu éliminer toutes les ombres, d'où vient d'ordinaire le danger dans les films d'horreur. Là, le danger vient de la lumière.

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Re: La mort, au travail

Message par adeline le Ven 12 Oct 2012 - 18:25

Ça t'embêterait de rassembler tes pensées successives en un seul poste ? Histoire de discuter avec quelqu'un (moi par exemple sur ce coup, ça m'intéresse ce que tu racontes), et pas avec toi-même ; tu coupes la possibilité de la réponse en te répondant à toi-même constamment : 45 postes de TLM à la suite se suffisent bien à eux-mêmes… Wink

Il y a quand même des ombres aussi dans Gerry :

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Re: La mort, au travail

Message par Invité le Ven 12 Oct 2012 - 18:28

A l'heure actuelle, tenir un discours sur l'être est aisé et à la porté de tout le monde, tout le monde croit savoir ce qu'il est et ce qu'il n'est pas, et quelle exigence demande l'authenticité, ou le refus de l'authenticité. Sur la nature par contre non, c'est à la limite impossible. Au XVIIIème c'était plutôt l'inverse. Le moment de basculement est sans doute plutôt Napoléon (et l'idée que l'impérialisme peut être républicain, qui caractérise paradoxalement et de manière aberrante le centre politique en fait, encore et toujours) que Hegel et Kierkegaard, qui viennent après cette inversion qui s'accroît encore de nos jours.
Le cinéma avait peut-être les moyens de ne pas se situer uniquement sur le plan historique dans cette opposition, c'est à dire de -parfois- créer la culture d'une modernité qui pourrait la déconstruire.

Le grand écrivain qui décrit ce phénomène d'inversion en direct: Hawthorne ("Valjoie")

Tiens c'est vrai j'avais pas pensé à Shining, mais je l'ai pas vu en entier (singulièrement, il y a l'ombre de l'hélicoptère).
Dans Eyes Wide Shut, je crois qu'il n'y apas non plus d'ombre

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Re: La mort, au travail

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