Breaking Bad

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Jeu 21 Fév 2013 - 12:08

Dans les séries la différence sociologique a tendance à remplacer la différence historique.
The Big Bang Theory prend la suite de Friends, en étant juste pareil mais en plus snob, avec moins de personnages.
Mad Men par rapport à ma "Sorcière bien Aimée", pareil. Dans "Ma sorcière" les fonctionnaires de la NASA ou de la sécurité militaire -le boulot du mari- sont filmés avec lucidité comme des employés routinier et absent de leur travail, dans Mad Men les employés de la pub sont filmés au contraire comme des chefs et des intellectuels. Alf est à la fois historiquement et sociologiquement au milieu de ces deux séries, on ne sait pas si le vieux couple a des enfants (le seul qui nous parle de sa vie c'est le martien), et quel est leur boulot, alors que Mad Men nous raconte tout sur des gens qui ne disent rien mais dont on connaît au millimètre la position sociale.

Relu un peu des Cahiers, c'est marrant la différence qu'ils font sans la penser entre "série" (un genre correct légitime), et le "feuilleton" (ils avancent ce mot pour disqualifier les facilités démagogiques d'un récit; tel film africain a "une tendance au feuilleton", c'est uen manière condescendante de dire qu'il est donc chiant et avec un contenu politique réel qui ne correspond pas à ses intentions). Les séries renvoient à un spectateur lucide, pouvant interpréter et déconstruire, les feuilleton à un collectif manipulé ou impuissant.
Autant alors assumer le terme feuilleton pour indiquer que l'on sait d'où nous parle cette critique.

La distinction série/feuilleton, pas articulée, leur permet de recourir au besoin à une posture critique sociologique kracauerienne, mais Kracauer lui pense toujours l'unité et du cinéma comme forme, et du public comme conduite sociologique, il sait qu'il faut penser cette unité pour ne pas verser dans la critique paranoïaque


Dernière édition par Tony le Mort le Jeu 21 Fév 2013 - 17:50, édité 4 fois

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Jeu 21 Fév 2013 - 14:33

Baudouin II de Barvaux a écrit:Salut Stéphane, je te renvoie, sur cette question déjà discutrée, à un ancien débat. Tu t'en souviens certainement, puisque tu le relances fourbement. Very Happy

Attends, je place le lien...

http://spectresducinema.1fr1.net/t963p45-melancholia-l-von-trier?highlight=melancholia

Spoiler:

[...]
Attardons-nous maintenant quelque peu, car l'accablement nous guette, sur cette refonte rigolote de la philosophie de la Vision par toi-même.
Examinons le sophisme hâtivement torsadé censé autoriser toutes tes vaticinations supra:

il faut aussi que tu comprennes qu'on ne "voit" pas tout bonnement un film. que ce qu'on voit, c'est déjà la traduction qu'on s'en donne en fonction de son savoir, de ses affects, de sa situation sociale. et qu'on peut voir des choses radicalement opposées dans la même séquence, dans le même film, dans le même plan. il n'y a pas de spectateur de film qui ne se livre immédiatement à une interprétation. et tu ne fais pas exception à la règle.

Merci de m'instruire sur ce point crucial, que plus souvent qu'à mon tour je mets en évidence (ça se trouve dans mon nombril: http://mainoptique.blogspot.be/2009/10/jattends-de-le-voir-pour-me-faire-ma.html )

Qu'on perçoive un film dans l'horizon de son savoir, ses affects, sa situation sociale etc, cela je le dis constamment, donc, tout le monde le dit constamment, ici, sans relâche.

Mais cela n'engage nullement qu'un film, ou un livre, ou un tableau, ou une pièce musicale, ou n'importe quel objet, saisis dans les formes et dans les catégories, dirait Kant, de notre perception ou entendement, toujours-déjà synthétiques, s'y réduisent intégralement au point qu'on s'autorise à fantasmer qu'il n'existent pas indépendamment de ces dernières.

Ce serait verser dans un idéalisme absolu, qui crée tout bonnement son objet en même temps qu'il le perçoit, soit encore le point de vue instantanément synoptique de dieu, que tu parais bel et bien pratiquer, comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.
Esse est percipi, sans doute, en un sens qu'il convient d'analyser, d'interroger... Dans ton cas, c'est vraiment poussé à son point maximal, car tu sembles avoir dynamité avec allégresse toutes les limites épistémologiques et méthodologiques d'un humble réalisme critique (en vertu duquel tout objet de perception sensible ou non-sensible est certes informé dans les limites du savoir qui le médiatise, mais n'est pas produit par ces dernières).

Si, percevant un cube, ou l'image d'un cube dans un tableau ou dans un film, je suis persuadé de percevoir une sphère, qui est la traduction que je m'en donne en fonction de mon savoir, des mes affects, etc, il n'en demeure pas moins que ce cube résiste, dans son invariance de cube, qui ne dépend pas exclusivement de moi. Si, percevant un chien, ou l'image d'un chien dans un tableau ou dans un film, je m'accorde de percevoir un chat, il n'en demeure pas moins que l'essence "chien" et "chat" renvoient à deux réalités distinctes et relativement identiques à elles-mêmes à travers l'espace et le temps, du moins suffisamment pour qu'un chien ne se transforme pas en chat et un chat en chien sans prévenir ou sans autre forme de procès.

On peut voir des choses radicalement opposées dans une même séquence, certes, mais quand même pas au point où l'un verra quelqu'un embrasser tendrement quelqu'un d'autre, là où un autre le verra lui administrer une gifle, ou encore verra un personnage construire solitairement une cabane là où un autre le verra la construire en compagnie d'un autre, ou encore verra un personnage manifestement apaisé là où un autre le verra manifestement accablé, ou encore voit que x impose l'idée de construire d'une cabane à y et z qui n'en veulent, là où un autre voit que cette idée de x est été improvisée avec y pour répondre à lune mission conférée par y et z.

Certes, la plurivocité des perceptions et des interprétations est toujours de mise, qui le contesterait, mais pas au point de transformer l'eau en vin et l'or en plomb. Sans compter que s'ajoute chez toi le problème, déjà signalé, que tu sembles ne pas voir pas les choses changer d'une séquence à l'autre, entre un moment t et un moment t' du récit, parce que tu as décidé d'interpréter qu'elle restaient radicalement identiques à elles-mêmes du début à la fin, sans jamais nous expliquer pourquoi il en est nécessairement ainsi (quand bien même ce serait signifié par le réalisateur, il se tromperait et nous tromperait, pire, il se/nous mentirait).

Tu sembles également oublier, au passage, que les personnages et les situations qui se meuvent sous tes yeux et sous tes oreilles dans un plan, une séquence, sont agencés par un réalisateur, en concertation éventuelle avec un scénariste, un chef op, un cadreur, un éclairagiste, etc (quand il ne cumule pas ces fonctions), selon une perspective, des enchainements, concertés, en vue d'un effet déterminé à obtenir. Par la réduction, par exemple, de la multitude des choses possibles à voir, laquelle aurait noyé en une perspective dispersée l'unité "focale" de sens qu'on souhaite transmettre.

Sauf à considérer que les perso et les situations mènent dans le film une vie propre, totalement indépendante, déliée, du cadrage, de la composition, de l'horizon, bref de la configuration de sens que la réalisation imprime, même lorsque cette configuration se propose comme la plus ouverte possible au maximum d'interprétations possibles.

Tu ne peux en outre tout BONNEMENT pas décider, au nom de ton libre interprétationnisme en roue libre, de te mettre à "psychanalyser" à ta convenance ce qui ressemble, à te lire, à l'inconscient d'une séquence, d'un dialogue, d'un personnage, bref d'un film tout entier, qui deviennent, sous ta baguette magique de super-interprète de toutes les vérités cachées, des objets autonomes, des personnes réelles sortant de l'écran pour venir s'assoir dans ton divan d'analyste, aux fins d'une anamnèse détaillée par tes soins de leurs plus secrets états d'âme dans telle ou telle scène.





Prenons 2001: il est connu que ce film propose une configuration de sens ouverte à, disons, de nombreuses lectures. Cependant, ces lectures possibles sont en nombre limité, finies, sous la condition de contraintes perceptives comme le fait qu'on pourra difficilement décréter arbitrairement que l'objet "monolithe", qu'on a sous les yeux, est en fait une banane géante peinte en noir, ou un ornithorynque épilé auquel on aurait ôté les yeux, les nageoires et l'appendice caudal.
Le même genre de contrainte perceptive fait qu'on pourra difficilement décréter que deux boxeurs luttant sur un ring sont en fait des flans au caramel jouant aux cartes.
Ces exemples sont un peu grossiers, je le concède, pourtant à t'en croire, une telle diversité d'interprétation serait possible sinon en fait, du moins en droit.

Prenons un exemple plus délicat: la séquence dans shining où Nicholson discute avec le maitre d'hôtel dans les toilettes. La possibilité de déterminer ce qu'on voit précisément dans cette scène est beaucoup plus ambiguë, polysémique, etc: on ne pourra contester que l'on perçoit physiquement deux individus distincts se faisant face en symétrie, cependant on pourra à loisir interpréter ce plan comme montrant Nicholson converser avec un maître d'hôtel réel, ou un fantôme de maître d'hôtel surgi du passé, perceptible non seulement par N. mais aussi par d'autres que lui s'ils étaient dans la même pièce, ou encore une projection hallucinatoire de Nicholson, qui se parle à lui-même.
Si l'on adopte ce droit plénipotentiaire, que tu réclames comme une évidence incontestable au nom de la médiateté originaire de toute forme de perception, d'interpréter/"voir" à sa guise cette scène en fonction de son savoir, de son affect, de sa situation sociale, sans qu'aucun horizon de signification contraignant ne permette de départager la pertinence ou la non-pertinence de ce que verra untel ou untel, il n'en demeure pas moins que l'unité plurivoque de signification de cette scène est le fruit d'une décision de mise en scène autorisant une variété de perceptions possibles, en nombre non pas infini mais fini, dans le cadre limité du récit et du contenu de ce récit.
Tu ne pourras pas décider, par exemple, arbitrairement, que ce que tu vois dans cette scène, c'est un agent de police déguisé en Jack Nicholson pour confondre un pickpocket déguisé en maitre d'hôtel, à l'occasion d'une conversation qui, semblant porter sur un "cuisinier nègre", désigne en fait, sous cette expression codée, un inspecteur caché dans le hall d'entrée.

Tu ne pourras pas décréter, malgré tout le libre arbitre qui t'est alloué, en prétextant que toute vision est médiate et "qu'il n'y a aucun spectateur de film qui ne se livre immédiatement à une interprétation" (ainsi que l'inverse: "aucune interprétation ne se livre immédiatement, ou médiatement, à un spectateur" - ce qui déjà limiterait ton droit à décider, du point de vue de sirius infalsifiable, l'interprétation qui te convient), que ma perception n'est ni plus ni moins pertinente que la tienne si je dis: "non, tu confuses, ce n'est pas un agent de police invoquant sous l'expression codée "cuisinier nègre" un inspecteur caché dans le hall d'entrée, c'est juste le perso joué par Jack Nicholson qui est barjo et qui se parle à lui-même à travers l'hallucination du gardien de l'hôtel qui occupait sa propre fonction dans le passé".
Tu pourras dire, à la limite, que ma lecture est pauvre, plutôt plate, parce que collant trop servilement au schéma narratif que, fourbement, le réalisateur veut m'imposer. Empreinte à moi infligée d'un fascisme ordinaire

Tu pourras certes à loisir stigmatiser mon inclinaison trop naïve à me laisser manipuler, à me laisser bercer d'illusions sur la nature réelle de mon émotion liée à cette scène, et rétorquer que toi, on ne te la fait pas. Quand t'étais petit, oui, peut-être, on te faisait gober que des types déguisés en J. Nicholson causant en 1979 à des maitres d’hôtel de 1921 étaient des schizos se causant à eux-mêmes. Mais depuis, tu as largement eu le temps de t'élever à cette idée "qu'on ne 'voit" pas tout bonnement un film", "mais déjà la traduction qu'on s'en donne en fonction de son savoir, de ses affects, de sa situation sociale", etc.

Et te livrer, en amont, pour justifier l'évidence de ta lecture, à une glose erratique sur une conf de presse, dans laquelle Kubrick a répondu, agacé, à une journaliste qui l'interrogeait sur le vol de portefeuilles dans sa chambre d'hôtel, que son film traitait précisément de l'augmentation d'la recrudescence des pickpockets dans les hôtels de Cannes, et constituait un plaidoyer pour une augmentation des effectifs policiers dans les zones pavillonnaires.


Bien sûr, c'est un peu hénaurme, tout ça. Et pourtant, c'est l'application à peine hyperbolique de tes subtils préceptes herméneutiques.
Ce sont toutes ces délimitations de l'horizon ou cadre de réception du sens d'un film que tu ne cesses d'exploser allègrement à ta convenance, en bricolant à présent, pour justifier tes contorsions interprétatives tout aussi hasardeuses que débridées, une théorie farfelue maximalisant sans reste l'esse est percipi du bon évêque Berkeley.


Tu n'arrêtes pas de faire tout ça, à micro ou macro-échelle, enfermé dans ta toute puissante bouteille de Klein qui tourne en rond sur elle-même sans jamais voir que tel l'ouroboros, tu te consommes et ne valides que toi-même, ne voyant jamais que ce que tu interprètes. Au lieu, de temps en temps, de revoir tes prétentions à la baisse, et d'essayer humblement, du moins en première analyse, minimalement, d'interpréter les données que tu vois sur l'écran. Par prudence, interpréter ce qu'on voit, plutôt que voir ce qu'on interprète. Quitte à complexifier plus tard la donne, qu'on se mette au moins d'accord sur le fait que nous voyons au moins tous les deux une Locomotive et non une licorne ailée, deux personnages bâtissant une cabane et non un, une expression d'apaisement et non une expression d'angoisse, etc.
Non, tu en es à ce point de toute puissance inquiétante qu'au besoin, tu inventes des scènes qui n'existent pas, repeins un affect x en un affect y qui est son contraire, etc, juste parce qu'ainsi "revues et corrigées", ces scènes confirment ton interprétation forgée bien en amont.


Enfin bon, je ne sais plus quoi dire, tellement y aurait encore des choses à dire...

[...]

Sans compter qu'indépendamment de savoir si nous voyons une même chose et non pas deux choses distinctes, le problème de la métamorphose d'une chose en une autre se pose tout autant dans la perception d'un moi livré à lui-même sans vis à vis:

J'ai conscience d'un moi relativement identique à lui-même, unifié, par rapport au divers des représentations qui me sont données dans l'intuition (réceptrice, cad "perception"), parce que j'appelle "miennes" les représentations qui n'en forment qu'une. Si je ne pouvais pas lier ces représentations comme étant relativement "une" (cad unifiées) , je ne pourrais pas même dire que sont les "miennes". J’aurais autant de « moi », aussi bigarrés et d'autant de couleurs, que j'ai de représentations, et le cinabre serait tantôt noir, tantôt rouge, etc.
ah non, c'était pas tout à fait ma question. et ta réponse est toujours aussi HENAURME, comme tu dis. j'ai l'impression que tu utilises l'HYPERBOLE (pour prouver à quel point ce que tu avances est EVIDENT, contre ce qui serait mes petites constructions paranoïaques. libre à toi. mais je ne suis pas assez con, ni assez exotique, pour ne pas voir moi aussi ces EVIDENCES. je me demande juste si elles ne sont pas EVIDENTES comme le fait que le soleil se lève, se couche et tourne autour de la terre est une EVIDENCE.

sinon, ma question portait plutôt sur la dose d'imagerie socialement dominante qu'il faut accepter pour adhérer à la logique de cette série. et sur l'exemplarité, et les limites de l'exemplarité, que cela implique. tu as partiellement répondu à ça plus haut : la logique propre à la série, au "policier", etc... la loi du genre en somme, ou la logique du genre si tu préfères, qui a son intérêt propre même en tant que divertissement. d'accord sur tout ça. mais ce qui fait la qualité de cette série (ou de ce roman d'A.Christie ou de LeCarré), c'est d'opposer une autre loi ou une autre logique, d'autres conventions. c'est sur le contenu conventionnel de ce qui est ajouté, de ce qui distingue, que je posais ma question - d'ailleurs sans aucune fourberie, tout juste taquin.


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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Jeu 21 Fév 2013 - 14:37

slimfast a écrit:d'ailleurs on dit je regarde un film, ou je vois un film : pas je pense un film ou je raisonne un film
si on ne le pense pas, on nous le pense. il n'y a pas d'émotion qui ne soit pas l'effet d'une pensée préalable - que tu as produite ou qu'on t'a infligée. c'est comme ça Slimfast, tu es un être humain, pas un crocodile ou un panda, et ton néo-cortex est un médiateur essentiel de toutes tes émotions à peu près depuis que tu as 5 ou 6 ans. c'est physiologique, pas une affaire d'opinions.


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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Jeu 21 Fév 2013 - 17:36

alors ça l'histoire des films qui pensent, non on ne ma la fait plus.
depuis que j'ai (pas) lu cette merde :



l'autre jour j'ai encore vu Moonfleet le film sur lequel Daney base sa cinéphilie
mais désolé ce film ne pense pas pour moi. plus exactement il m'ennuie prodigieusement sauf 5 m' au milieu.
y'a pas de loi j'en revient toujours a ça. on peut discuter s'influencer découvrir ok
mais on ne peut pas démontrer qu'un film est (on peut le montrer comme dirait jlg
avant de démontrer il faut d'abord montrer, le cinéma ne pense pas il montre : et
d'abord sais-tu qui j'étais à 6 ans : un autiste.)

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Jeu 21 Fév 2013 - 17:52

Borges a écrit:

A la fois une explosion et une boucle...
L'acteur donne l'impression d'être payé pour cela de manière juste convenable. Sa monture de lunette est trop fine par rapport à l'état présent de la mode.
Visiblement expérimenté, mais peu connu avant la série et lui-même un peu aigri, il acquiert enfin une visibilité internationale, mais doit rester sous-estimé pour que la série dure. On ne commentera toujours que son personnage, les répliques qu'on lui fait dire, les situation où d'autres sont payés pour le plonger.
La série lui assigne cette position précise et passe son temps à la malaxer.


Dernière édition par Tony le Mort le Jeu 21 Fév 2013 - 18:19, édité 2 fois

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Jeu 21 Fév 2013 - 18:06

Breaking Bad, Walking Dead, Mad Men, Dexter, Walkthrough, West Wing, How I met your Mother, the Big Bang Theory, the Wire, Treme, NCIS, the 4400, Lost.
Aucun de ces titres n'est capable de nommer une situation, de lier un état avec un sujet et une durée, comme par exemple "Rififi", ou "Naked City". Ils durent par la séparation du "Mad" et du "Max", du "Lost" et de son autoroute.



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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Jeu 21 Fév 2013 - 18:22

En fait la série c'est un peu l'équivalent à l'image du morceaux de rock progressif de 30 minutes.
C'est intéressant quand c'est bien fait, mais pour la première fois seulement.
Un peu comme Marillion. Ils sont au delà de la logique de genre, mais aussi de celle de la légitimité artistique complète, mais pas vulgaire pour autant, juste super-chiants et on ne peut que l'écouter tout seul.

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Ven 19 Juil 2013 - 21:30

Baudouin II de Barvaux a écrit:Le même principe d'incertitude opère dans Breaking bad: le personnage-repère, Walt (ainsi que les autres: son "partenaire", sa femme, son beau-frère), change de nature, se transforme, de relativement brave type en ordure abjecte, mais cette métamorphose elle-même n'est pas garantie ou assurée une fois pour toutes. Il y a un mélange de "bon" et de "mauvais", plusieurs facettes coexistantes, une forme d'indétermination de ce personnage qui, en fonction des événements, par les choix qu'il sera amené à faire, peut faire basculer le spectateur dans l'empathie ou l'antipathie, y compris un mélange indécidable des deux...

http://spectresducinema.1fr1.net/t1463p75-game-of-thrones-colombo-et-la-mise-en-scene-d-un-certain-rapport-de-classes#41490
il n'y a pas tellement d'audace dans Breaking Bad, la parole n'aboutit jamais nulle part, le trajet névrotique paraît sans fin, et toujours la régression prend le chemin de la toute puissance. Je ne vois pas de changement de nature non plus, le personnage est mauvais dès le départ, parcouru en profondeur par le ressentiment. Mais il faut attendre le 10ème épisode de la saison 4 pour en arriver à cette séquence du récit de la mort du père de Walter White qui est sans doute le refoulé pathogène qui fixe l'origine de la dynamique criminelle, son véritable cancer ; faut a priori le comprendre comme ça. Le personnage va du sale type à la loque autistisée, on ne peut pas vraiment dire qu'il change de nature...




Le teaser de la fin de la série est vraiment à chier :

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Ven 19 Juil 2013 - 22:19

breaker a écrit:

il n'y a pas tellement d'audace dans Breaking Bad, la parole n'aboutit jamais nulle part, le trajet névrotique paraît sans fin, et toujours la régression prend le chemin de la toute puissance. Je ne vois pas de changement de nature non plus, le personnage est mauvais dès le départ, parcouru en profondeur par le ressentiment. Mais il faut attendre le 10ème épisode de la saison 4 pour en arriver à cette séquence du récit de la mort du père de Walter White qui est sans doute le refoulé pathogène qui fixe l'origine de la dynamique criminelle, son véritable cancer ; faut a priori le comprendre comme ça. Le personnage va du sale type à la loque autistisée, on ne peut pas vraiment dire qu'il change de nature...


Je ne vois pas ça comme ça.

Il me semble que cette interprétation, un peu massive, déterministe, en termes de "refoulé pathogène", si elle se défend, pourquoi pas (mais pourquoi parler de "refoulement"? Si c'est un "refoulé pathogène", il ne pourrait même pas en parler. Et pourquoi la "parole" devrait "aboutir quelque part"? Il ne suit pas des séances chez Jacques Lacan. Mais même si c'était le cas, la parole ne le conduirait peut-être pas davantage quelque part, ou alors à une cure interminable...), d'abord n'annule pas d'autres interprétations possibles du parcours opéré par le personnage. Mais surtout, il me semble que ta perception du personnage ne peut être déduite a priori, mais justement a posteriori, depuis le regard rétrospectif que tu jettes en amont sur les épisodes précédents depuis cette scène tardive. C'est depuis cet épisode tardif que tu relis le personnage en termes de fixation pathogène livrant la clé, l'origine de sa dynamique criminelle: et s'il faut attendre le 10è épisode de la 4è saison, c'est donc qu'elle n'est pas donnée d'emblée, et même dans le cadre de ton interprétation "psychanalytique", elle intervient alors à titre de "révélation", qui ne contrevient en aucune manière à la perception, par le spectateur, d'une transformation de Walter, d'un changement de sa nature, au cours d'épisodes développés sur 4 saisons.
Où vois-tu au juste, dès le début, que le personnage est "mauvais depuis le début, parcouru en profondeur par le ressentiment"? Cela, tu ne peux le saisir que rétrospectivement, par la considération des différentes phases de sa transformation, qui sont un processus - qui est l'histoire même que raconte la série -, processus que tu peux appréhender comme résultat et non pas donné initialement. Il y a une histoire du trajet névrotique, sinon c'est pas un trajet et y a pas d'histoire... S'il faut parler d'audace (je n'ai pas parlé d'audace, en ce qui me concerne), c'est précisément dans l'histoire d'un trajet qui n'est pas fixé dès le début, et qui constitue justement le moteur de la narration qui a mobilisé l'attention de la plupart des spectateurs, les perturbant et faisant naitre un doute progressif sur la valeur d'un personnage pour lequel ils pouvaient au départ ressentir une empathie.

La saisie de Walter en tant que "sale type" n'est donc pas donnée depuis le début, selon moi. Je ne vois pas trop comment on peut parler de fixation ou de stagnation, même sous l'angle d'un résultat révélé tardivement, et susceptible lui-même de changer.
Au contraire, on voit un Walter qui, s'il est en proie à des phases critiques, ultérieures, de doute, de dépression, a surtout suivi un arc de "vitalisation" frappante comparé à sa dépression initiale. Qu'il guérisse soudain de son cancer n'est pas la moindre des surprises, et ça peut d'ailleurs être interprété comme lié à la découverte de sa "nouvelle vocation". De même que la perception d'une "loque autistisée", si elle est induite par un flash forward dans la saison 5 (brève séquence nous informant d'un exil, d'une disparition de walt dans un bled indistinct - pour protéger sa famille et en vertu d'un "contrat" qu'il a passé), n'est pas donnée depuis le début. Elle ne nous livre d'ailleurs pas nécessairement l'image d'un type au bout du rouleau... Il a l'air plutôt serein, fait un brin de conversation au bar, plutôt bienveillant. On en sait pas plus à ce stade... Et les "flash forward" dans cette série ont également une nature ambiguë : on ne comprend pas a priori ce dont ils nous "informent".

Ces diverses données "psychologiques" viennent longtemps après, au 10è épisode de la saison 4, donc: et si on est libre de leur accorder une portée "psycho-génétique" aussi déterminante, elles peuvent être interprétées différemment. Ma perception, c'est que cette scène montre plutôt comment Walt s'analyse, s'interprète lui-même, devant son fils -  et dans ce contexte précis d'une scène qui est une confession (rare) faite à son fils (lui-même handicapé par la maladie), pour modifier son image de la "toute puissance des pères". Mais je n'accorde pas à cette scène cette importance si décisive, univoque et déterminante que tu lui accordes. Pour moi, ça livre une des facettes du personnage, mais ça n'épuise pas le personnage. Je ne vois pas bien en quoi cette scène de l'évocation de la mort du père nous renseignerait précisément sur son "ressentiment" fondamental, qui est nourri par d'autres motifs (déception d'ordre professionnel, la question du brevet qu'on lui a volé, etc: comment relies-tu cette affaire à la "mort du père", sinon par un travail d'interprétation?) ...


Ce reproche, ou en tout cas ce manque d'audace que tu sembles reprocher à la série, à son récit ou au traitement du personnage, tu pourrais tout aussi bien l'appliquer à Tony Soprano, non? Je n'ai pas (encore) vu cette série, mais corrige moi si je me trompe: n'est-il pas dès le début présenté comme un bon époux ou un "bon père de famille" et en même temps un psychopathe complet?
Il change de nature à un moment donné? Est-ce qu'il est mauvais dès le départ ou est-ce qu'il le devient? A-t-on de l'empathie pour lui, de l'antipathie, un mélange des deux? Y a une intrigue unifiée qui se développe tout au long des saisons? Si oui, surprend-elle le spectateur? Est-ce que c'est audacieux? Suit-il une thérapie psychanalytique qui permettra que sa "parole aboutisse quelque part"?
Peut-on aisément déduire, sans grande surprise et ce dès le tout début, que son "parcours névrotique parait sans fin", ou bien faut-il attendre tel épisode de telle saison (avec la confession d'un "refoulé pathogène") pour bien s'en rendre compte?

Et si oui ou non, est-ce que tout ça constitue en soi un problème pour apprécier cette série?

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Sam 20 Juil 2013 - 13:06

Baudouin II de Barvaux a écrit:Si c'est un "refoulé pathogène", il ne pourrait même pas en parler...
ce passage intervient tardivement dans la série(fin de la saison 4), c'est ce qui me laisse penser qu'on doit le considérer comme refoulé pathogène sur ce qui est passé. C'est effectivement une clé qu'on nous donne sur le personnage, mais je crois que les intentions de la série, c'est surtout la baston, la petite histoire mafieuse qui est bien menée. A côté de ça, l'intrigue sentimentale entre Walter et Skyler est très faible, même souvent idiote.

Baudouin II de Barvaux a écrit:Où vois-tu au juste, dès le début, que le personnage est "mauvais depuis le début, parcouru en profondeur par le ressentiment"? Cela, tu ne peux le saisir que rétrospectivement, par la considération des différentes phases de sa transformation
le personnage a assez peu d'épaisseur, très vite on apprend qu'il est  souvent découragé d'avoir un fils handicapé(beaucoup de regards dans le vide qu'on peut interpréter comme une partie de son ressentiment général), on apprend aussi qu'il s'est fait rouler par ses amis qui sont devenus très riches (toujours la saison 1 il me semble), et qu'il se considère lui comme un minable prof de lycée. Il séquestre et tue dès le début de la série, ce qui en fait à mes yeux un sale type(!).  Ces choses arrivent parce qu'il est englué(pas seulement dans la maladie) dès le départ dans une vengeance qui le déborde totalement. Et je crois que son cancer importe peu, il est prétexte à engager ce récit d'homme ordinaire dans des situations extraordinaires. Le personnage est quand même souvent magnifié dans sa production de came ou son ascension mafieuse(c'est aussi le cas dans Les Sopranos). Un scénario assez con, mais je n'ai pas dit que je n'appréciais pas la série. lol
Il y a tout un assemblage de situations qui fonctionne bien... L'avocat me paraît particulièrement crédible!, il me semble qu'il y a un projet de nouvelle série autour de son personnage. Hank est intéressant, c'est aussi un personnage de la série qui crève l'écran, la scène où il fait la leçon à Walter Junior pour un joint de cannabis est très drôle...

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Sam 20 Juil 2013 - 18:47

Salut breaker. Quelques chipoteries, si tu permets, pour bien nous comprendre Very Happy 

breaker a écrit:
Baudouin II de Barvaux a écrit:Si c'est un "refoulé pathogène", il ne pourrait même pas en parler...
ce passage intervient tardivement dans la série(fin de la saison 4), c'est ce qui me laisse penser qu'on doit le considérer comme refoulé pathogène sur ce qui est passé. C'est effectivement une clé qu'on nous donne sur le personnage, mais je crois que les intentions de la série, c'est surtout la baston, la petite histoire mafieuse qui est bien menée. A côté de ça, l'intrigue sentimentale entre Walter et Skyler est très faible, même souvent idiote.

- Vraiment, en quoi l'évocation de son père en train de mourir constitue un "refoulé pathogène"? En quoi ça donnerait une clé du caractère mauvais du personnage? Mais surtout: quelle que soit l'interprétation qu'on a de cette scène, elle est tardive; si "clé" il y a (ce que je ne crois pas tellement), elle n'est pas donnée au départ: je ne dis pas plus que ça, ici. Simple question de logique.


breaker a écrit:
Baudouin II de Barvaux a écrit:Où vois-tu au juste, dès le début, que le personnage est "mauvais depuis le début, parcouru en profondeur par le ressentiment"? Cela, tu ne peux le saisir que rétrospectivement, par la considération des différentes phases de sa transformation
le personnage a assez peu d'épaisseur, très vite on apprend qu'il est  souvent découragé d'avoir un fils handicapé(beaucoup de regards dans le vide qu'on peut interpréter comme une partie de son ressentiment général)

- J'ai pas vu ça. On voit qu'il aime bcp son fils, au contraire, tout au long de la série.
- Qu'il ait bcp de regards dans le vide, ça indique sûrement des tas de choses, mais pas nécessairement qu'il est mauvais dès le départ, ce que tu soutiens. Je dis juste qu'il se transforme, ce qui est quand-même peu douteux, quoi.

, on apprend aussi qu'il s'est fait rouler par ses amis qui sont devenus très riches (toujours la saison 1 il me semble),

C'est ce que je dis plus haut (histoire du brevet qu'ils lui ont selon lui volé, sentiment d'avoir été relégué dans sa profession à cause d'eux: c'est un des motifs principaux de son ressentiment, qu'il rumine), mais c'est pas donné dès le début.

et qu'il se considère lui comme un minable prof de lycée.

- Oui, mais il fait ses cours avec amour et entrain. Et jusqu'assez tard dans la série.


Il séquestre et tue dès le début de la série, ce qui en fait à mes yeux un sale type(!).

- Quand ça? Et qui? Si tu parles du flashforward du début, dans la caravane: c'est un événément qui intervient bcp plus tard. Il ne faudrait pas confondre, me semble-t-il, entre: on nous informe au départ que le personnage est mauvais, ou l'est devenu, et: il est mauvais au départ...
 
Ces choses arrivent parce qu'il est englué(pas seulement dans la maladie) dès le départ dans une vengeance qui le déborde totalement.

- oui, mais ces choses n'arrivent pas dès le début. La transformation du personnage tient notamment au fait qu'il est englué au début et qu'il se désenglue (à sa façon, qui n'est pas recommandable ce n'est pas contesté).


Et je crois que son cancer importe peu, il est prétexte à engager ce récit d'homme ordinaire dans des situations extraordinaires. Le personnage est quand même souvent magnifié dans sa production de came ou son ascension mafieuse(c'est aussi le cas dans Les Sopranos). Un scénario assez con, mais je n'ai pas dit que je n'appréciais pas la série. lol

D'accord, mais je nuancerais: c'est un homme assez ordinaire qui devient progressivement extra-ordinaire lui-même, indépendamment des situations. Puisque tu le dis toi-même: c'est un sale type. Moi, je dis juste: il devient progressivement un sale type (un assassin), ce n'est pas donné dès le début. Les gens ordinaires ont ceci d'ordinaire que ce ne sont pas des sales types (enfin, ça se discute, lol), ni surtout des assassins, me semble-t-il.
Une donnée très importante de l'affaire: c'est quand même lui qui crée sa nouvelle situation, la suscite, qui va au devant de cette nouvelle situation; sa transformation, son changement de nature, il les désire, ça nous est bien signifié et je ne dis pas le contraire: il n'en demeure pas moins que c'est une transformation, un changement...

Il y a tout un assemblage de situations qui fonctionne bien... L'avocat me paraît particulièrement crédible!, il me semble qu'il y a un projet de nouvelle série autour de son personnage. Hank est intéressant, c'est aussi un personnage de la série qui crève l'écran, la scène où il fait la leçon à Walter Junior pour un joint de cannabis est très drôle...

Ben ouais. lol. J'aime bcp le personnage Hank.
J'ai écrit bcp plus haut, que pour moi, la saison 1 fonctionnait pas très bien, que ça peinait à se mettre en place au niveau de la création des personnages, et que j'avais le sentiment que c'était parce que ça se goupillait scénaristiquement au petit bonheur la chance. Après, ça s'est amélioré. Avec des défauts, c'est évident (que j'ai aussi soulignés), mais la série s'est elle-aussi progressivement transformée... en une bonne série.

Tu as vu les 5 saisons?

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Sam 20 Juil 2013 - 20:20

Baudouin II de Barvaux a écrit:
Il séquestre et tue dès le début de la série, ce qui en fait à mes yeux un sale type(!).

- Quand ça? Et qui? Si tu parles du flashforward du début, dans la caravane: c'est un événément qui intervient bcp plus tard. Il ne faudrait pas confondre, me semble-t-il, entre: on nous informe au départ que le personnage est mauvais, ou l'est devenu, et: il est mauvais au départ...
 
salut Jerzy,
je reviens un peu plus tard  sur ton post, mais oui j'ai tout vu à ta façon(généralement une saison en une seule fois), jusqu'aux 8 épisodes de la saison 5. Au départ de la série, le premier meurtre de Walter, c'est ce jeune dealer séquestré dans le sous-sol, j'ai un peu oublié tous les détails mais c'est en rapport  avec toute cette fameuse scène de la baignore ensuite qui traverse les étages(je n'ai rien gardé de la série, je ne peux pas vérifier). Il s'agit bien des trois premiers épisodes de la saison 1?

Je ré-essaie la saison 1 de The wire, j'en suis au 6ème épisode et je veux la terminer cette nuit. Pour l'instant, je trouve ça toujours aussi mal fichu, je comprends pas grand-chose...

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Sam 20 Juil 2013 - 20:38

breaker a écrit:
Baudouin II de Barvaux a écrit:
Il séquestre et tue dès le début de la série, ce qui en fait à mes yeux un sale type(!).

- Quand ça? Et qui? Si tu parles du flashforward du début, dans la caravane: c'est un événément qui intervient bcp plus tard. Il ne faudrait pas confondre, me semble-t-il, entre: on nous informe au départ que le personnage est mauvais, ou l'est devenu, et: il est mauvais au départ...
 
salut Jerzy,
je reviens un peu plus tard  sur ton post, mais oui j'ai tout vu à ta façon(généralement une saison en une seule fois), jusqu'aux 8 épisodes de la saison 5. Au départ de la série, le premier meurtre de Walter, c'est ce jeune dealer séquestré dans le sous-sol, j'ai un peu oublié tous les détails mais c'est en rapport  avec toute cette fameuse scène de la baignore ensuite qui traverse les étages(je n'ai rien gardé de la série, je ne peux pas vérifier). Il s'agit bien des trois premiers épisodes de la saison 1?

Spoiler:
Je ne sais plus trop quand ça intervient, l'histoire du jeune dealer séquestré dans le sous-sol, mais si je me souviens bien, Walt se prend d'amitié pour le mec, et il décide de le libérer. C'est en voyant les bris de miroir qu'il comprend que ce dernier a l'intention de le tuer une fois délié, ce qu'il tente effectivement. On peut pas dire que cette scène nous informe que Walt est mauvais au départ. Dans ce cas, il avait juste le choix entre tuer ou être tué. On peut cependant dire que c'est une scène-clef, car elle nous montre la première étape de son devenir-assassin...
La scène de baignoire, c'est Jessie Pinkman: qui essaie de dissoudre le corps de l'autre dealer.

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 11:20

breaker a écrit:





Exploitation insincère et complètement putassière de la maladie comme mcguffin scénaristique, des personnages qui parlent comme cela (le deuil comme reproduction du diagnostic, ce dernier qui devient l'objet d'un aveu psychanalytique, les maladie dégénérative orphelines comme "super-maladies", opposées au terre à terre et sans doute trop plébéien au niveau symbolique cancer ) et ont ce regard, cette manière de se tenir dans l’espace, qui ont besoin d'un tel éclairage en ombre portées pour rendre crédible leur propos sur la maladie n'existent tout simplement pas, et les scénaristes n'ont sans doute jamais rien vécu de leur vie et essayent de dériver un procédé d’écriture de cette naïveté. Pas vu cette série qui m'a m'a l'air bidon, j'ai l'impression que même "Seconde B" était plus subtil et moins larmoyant.

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 13:15

salut Tony,
je m'essaie à dire que c'est une des clés du personnage qu'on nous donne, et je l'envisage comme toi, le scénario  est complètement à la ramasse avec ce genre de scène. Au moment où elle intervient dans la série, c'est une caractérisation vraiment faiblarde sur le trajet criminel du personnage. Surtout que ce récit de la mort du père n'est pas simplement effleuré, toute la scène déroule en détails  la déchéance du père. J'en fais pas tellement une interprétation psychanalytique(j'en serai incapable), mais pour dire surtout que le scénario fonctionne  de cette façon "un peu massive, déterministe". La série a bien des qualités, mais pas celle de la transformation du personnage principal.

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 20:15

Vos trucs de "mcguffin scénaristique" et de "scène-clef", et en général, vos démonstrations et interprétations, c'est du grand n'importe quoi, un nième délire à côté de la plaque, pour dire les choses clairement.

Et tony le mort, qui commente la scène d'une série qu'il n'a visiblement pas regardée...

On va en rester là, en ce qui me concerne, ce pseudo-échange ne menant nulle part. Saut vot' respect. Si vous vous comprenez l'un et l'autre, tant mieux: vous partagez la même "méthode", en gros, que vous parliez de trucs que vous aimiez ou que vous détestiez. Et pour un résultat très édifiant : affirmations et certitudes assénées, zéro-argumentation.
Commenter, chez l'un, une série qu'on a pas regardée, juste sur la base des habituels prélèvements/montages/associationnismes tendancieux chez l'autre, où l'interprétation dirige/commande toujours la lecture et jamais l'inverse.
Rebelote, donc.

Basta, c'est pas la peine d'essayer de "communiquer" avec vous, avec un tant soi peu de diplomatie. Y a un moment où il faut savoir où dilapider son énergie en vain; amusez-vous à vous auto-confirmer l'un par l'autre dans des ratiocinations du plus haut ridicule: finalement, c'est plus reposant pour moi de ne plus vous lire.

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 21:07

PS: tu concevras aisément, tony le mort, que je ne vais pas faire l'effort de lire ton MP. Mais je m'abstiendrai de le commenter, pour prendre le contrepied de ta méthode: interpréter des trucs que t'as pas regardés. Sur la base d'un montage/prélèvement arbitraire qui dit d'avance comment les regarder. Question de logique.

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 21:19

Dont évidemment tu es le dépositaire autoproclamé.

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 21:43

Face à une totale absence de logique s'auto-proclamant comme logique, on n'a pas besoin d'en être le dépositaire auto-proclamé. On n'a pas besoin non plus d'être le dépositaire auto-proclamé de la logique pour saisir que ça fait longtemps que tu as bravement largué les amarres dans ce domaine.

Mais appelons délire imagination créatrice, fulgurance, génie sauvage et brut, et opposons-les, bien sûr, à coups de citations inspirées disant mieux tout ce qu'on a l'humilité de ne pas dire soi-même, et dans une nième geste de résistance héroïque autoproclamée, aux brigades autoritaristes et séquestrantes... Révérées par des "suce-boules" et autre "lèche-bottes".
La routine, quoi. Rhzz

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 21:56

non pas besoin : le répéter à tout bout de champ est d'autant plus suspect, y'a les suce-boules et les suspects - c'est les mêmes, et y'en a pour se sucer leurs boules, ce que tu démontres souvent, mister gomina.

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 22:01

Tu confuses, comme dab.
Ceux qui répètent, sans jamais argumenter, sont les proprios de la gomina: c'est de cette gomina qu'ils badigeonnent les efforts des autres pour proposer un développement un peu cohérent.

Pour le reste, je pige que dalle à ta prose invertébrée, sorry.

Va donc sniffer ta poudre dans ton topic fait pour, le push push-bouton compulsif.

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 22:16

Evidemment quand la logique vient te heurter, tu déguerpis. Disons que ton premier admirateur, après ta maman, c'est indéfectiblement toi. Et c'est ainsi que j'imagine tes cheveux gominés, mais hélas toujours la queue entre les jambes si l'on en juge par l'écart entre le feu d'artifice à produire par tes messages et le peu d'intérêt qu'ils procurent.

Mais sais-tu qu'il n'y a pas une logique la tienne, mais celle de chacun. Sait-tu que nous sommes différents et qu'à raboter ce qui chez nous n'est pas toi finit par ne plus trouver d'approbation guerre, je parle sérieusement, que chez Borges pour je ne sais quel lien.

Sais-tu que tu es imbuvable.

Moi je sais être chiant car je n'ai aucun orgueil, aucune vanité et encore moins rien à prouver. Zazen en somme.

Very Happy 

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Dim 21 Juil 2013 - 22:48

slimfast a écrit:Evidemment quand la logique vient te heurter, tu déguerpis. Disons que ton premier admirateur, après ta maman, c'est indéfectiblement toi. Et c'est ainsi que j'imagine tes cheveux gominés, mais hélas toujours la queue entre les jambes si l'on en juge par l'écart entre le feu d'artifice à produire par tes messages et le peu d'intérêt qu'ils procurent.

Mais sais-tu qu'il n'y a pas une logique la tienne, mais celle de chacun. Sait-tu que nous sommes différents et gniagniagnia...



Merci pour cette leçon de vie, le Yoda des pissotières, tu m'as méchamment mouché la morve au nez, avec tes paroles frappées au coin d'un bon sens que je dénie au degré d'un refoulé pathogène.
Quel camouflet.
Et toujours je déguerpis, j'élude, j'escamote, je ne réponds jamais à aucune des questions de logique qu'on me pose; je me contente de répéter, asséner l'évidence de ma certitude, de ma logique personnelle à moi-même, qui se confirme toute seule simplement en se répétant en boucle, en circuit fermé.
Pris en flagrant délit de mépris autiste de la logique des autres, la leur à eux-mêmes. Chacun sa logique, à lui-même, qui est différente de la logique d'un autre... Le nier, c'est refuser l'autre, la différence. Et toujours, j'occulte cette évidence, trop couvé par ma maman; mauvais dès le départ, dans mon placenta, et loque autistisée dès mon sortir, déjà; pour un trajet névrotique paraissant sans fin, et toujours ma régression a pris le chemin de ma toute puissance, incapable de changer de nature; une parole n'aboutissant jamais nulle part...
Si j'étais un peu attaché aux familles, un poil mafieux qu'a des couilles, un poil voyou-voyou burné de la couenne, je ferais ma propre justice moi-même. Je m'appellerais Tony Soprano, et je péterais les dents de tous les sales types, flicaillons autoritaires, qui respectent pas ma propre logique personnelle bien à moi.

Il en faudrait plus, des hommes humbles et lucides comme toi, qui nous rappellent les évidences fondamentales de la communication charitable et bien ordonnée, sait-tu.

Tes mots simples et justes m'ébranlent au point que sincèrement, je dois chercher les mots pour en saluer la..., le...

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Lun 22 Juil 2013 - 1:32

Si vous vous comprenez l'un et l'autre, tant mieux: vous partagez la même "méthode", en gros, que vous parliez de trucs que vous aimiez ou que vous détestiez. Et pour un résultat très édifiant : affirmations et certitudes assénées, zéro-argumentation.
éyo, yo, ça va ou bien? T'as pas l'impression des fois que certaines "propositions" dans cette série sont un peu cucu-la-praline(ça se dit aussi en Belgique?). La proposition de base : "le mec a un cancer, il panique, il veut mettre de l'argent de côté pour protéger sa famille, il devient dealer...", c'est pas tellement intéressant  à décortiquer...
Ne revenons pas vers nos funestes dérives "chaudasse et suces-boules", jerzy, jerzy maille maine, redeviens l'homme-océan indépassable.
Toute la séquence du premier meurtre dans Breaking bad, c'est terriblement bavard, prévisible (après vérifications, c'est bien le début de l'histoire). J'ai failli lâcher dès ces épisodes là à vrai dire...
Pour The Wire, je me suis accroché aussi... Tu verras si tu t'en sors mieux... Pourquoi vouloir contester ma puissance intellectuelle, la toujours dénoncer en montages/associationnismes tendancieux?
Breaking bad c'est un peu (beaucoup) l'usine à gaz, et la conclusion semble s'orienter vers une baston(prévisible?) entre quelques personnages, alors que la série aurait pu être dédiée à l'Inquisition comme  le Waiting Period de Selby qui partage à peu près le même sujet. La fin de Breaking bad, je la vois pas tellement dans une guerre totale... Il y a pas tellement d'options.
Sinon j'ai mis 11 épisodes à comprendre que "renoi" dans l'histoire de The wire c'était vraisemblablement la traduction de
Spoiler:
noir

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Re: Breaking Bad

Message par Invité le Lun 22 Juil 2013 - 4:40

Breaker, je vais pas perdre mon temps à lire ta dernière livraison, puisque ma réponse argumentée à ta sollicitation sur ce topic, tu t'en tamponnes manifestement le gloubitchouk. Vu que tu te livres simplement ici, c'est mon interprétation (toute puissante), à un navrant jeu de macaronis, ou de tir de baltrap, dont tu escomptes que je sois la nouille ou l'assiette pigeonnaire électifs. Mais destiné à partir en eau de boudin... dès le départ, ou assez rapidement après le départ.

Juste ceci avant de te laisser en tirer les conclusions qui t'agréent:

ne prends pas l'idiot que je suis pour plus imbécile qu'il ne l'est hein, cher ami, lol: tu prélèves un segment d'un truc général que je dis à côté (je parle de personnage principal d'une série qui se transforme, en disant que ça caractérise une tendance relativement récente dans les séries).
Segment que tu te fais un devoir d'exporter ici, avec pour mission d'établir, à coups de montages/associations/interprétations farpaitement fumeux - selon un procédé qui t'est cher et dont manifestement tu es assez content - , qu'il n'en est rien du tout.
T'essayant bravement, il faut au moins te reconnaitre une certaine opiniâtreté, à m'appliquer le running gag savoureux de l'arroseur arrosé.
Ce qui donc m'oblige à répondre, point par point (ne me dis pas, saint innocent, que cela tu ne le voulais pas, ou que tu ne l'attendais pas), à tes inférences bricolées à coups de psychanalyse de grand-bazar, en en relevant les contradictions logiques et chronologiques manifestes. Et pour ne pas désavouer la grande tradition du burlesque, tu éludes toutes mes objections, pour répéter, à l'identique, comme un 33 tours rayé, ton affirmation bidon. Tout simplement comme si j'avais uriné dans le vaste océan, pour me bien faire sentir, quelque part au niveau du vécu, que quoi que je puisse écrire, tu t'en tamponnes allègrement.

Si j'étais fan de psychanalyse à trois-deux balles, je supputerais que ce schéma répétitif est "inconscient", une sorte de refoulé pathogène ou génopathe, ou nouillopathe, s'tu veux, sans m'aventurer à postuler que le plat de nouilles en question est "mauvais dès le départ".

Dire que ça m'intéresse peu de poursuivre ce petit jeu pervers et stérile est fort en dessous de la vérité. Je me suis fait gentiment ch... à répondre du mieux que j'ai pu, mais là, c'est time. Trouve toi un autre plat de nouilles, avec la bienveillante complicité objective de morbidus et mouslinet, toujours sur la brèche pour tenter (louablement) d'exploiter la situation, et "démontrer" - à cette occasion qui fait les larrons - tout leur talent dans l'art envié de la confusionite indigeste.

Caramba, encore raté... 


Bonne journée, fieux.

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Re: Breaking Bad

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