Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 17:22



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Jeu 9 Juil 2015 - 17:25

Baldanders a écrit:Tu attendras longtemps, Jerzouille. Quand ta seule manière d'entamer une conversation, c'est de présupposer à haute voix la connerie de l'intéressé, tu peux rêver d'une réponse à ces "questions simples" qui te sortent du fion.

Tu as bel et bien commis une bourde de lecture grosse comme une baraque à frites, c'est pourquoi en effet je peux attendre longtemps que tu le reconnaisses, l'honnêteté intellectuelle n'étant pas ta qualité première.
Dévie sur la psychologisation burlesque tant que tu veux, tu n'y pourras rien changer.

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 17:28



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Jeu 9 Juil 2015 - 17:29

Le pauvre gars croit vraiment que j'attribue à D-H le commentaire sur son bouquin

C'est manifeste, suffit de lire.

Entourloupes enfantines pour détourner l'attention + méthode coué pour se préserver de ses propres âneries = comique troupier.


Dernière édition par syndic des dockers le Jeu 9 Juil 2015 - 17:31, édité 1 fois

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 17:31



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par scienezma le Jeu 9 Juil 2015 - 17:32

Le commentaire est proche de ce qui est effectivement dans le bouquin, mais il manque des choses (DH reproche à Godard sa posture d'autorité, de prise de parti, héritée aussi selon lui de la période maoïste) et ce n'est pas restitué dans le manière globale de penser de DH. Certains passages du livre m'ont fortement déplu.


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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 17:32



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Jeu 9 Juil 2015 - 17:34

Bien. Et si tu retournais manifester, en toute modestie fort autoritariste, manipulatoire et censeuse, sur ton fief d'enculture? Là, tu peux faire illusion, et c'est privé (quand tu ne verrouilles pas les topics pour empêcher qu'on réponde à tes manipes de révisionniste sous-préfectoral.)

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 17:34



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 17:38



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Jeu 9 Juil 2015 - 17:44

Entourloupe jerzyenne : traiter quelqu'un de con, puis lui reprocher de ne pas s'expliquer.

Faux: je dis que tu attribues à gdh le commentaire sur son texte, ce qui est évident. Et au contraire, je te demande où dans le texte de gdh se trouve ce que tu lui attribues.

Entourloupe baldandersienne au tarif syndical. Ne jamais répondre sur une erreur de lecture de sa part en clôturant tout échange qui la conteste par un sophisme navrant: ce n'est pas pourtant pas parce qu'on relève sa manipe (sans doute inconsciente, mais plus modestement fruit de son incapacité à lire) qu'il efface l'évidence de cette erreur.

Faux bis: je n'ai pas parlé de "connerie", mais bel et bien de "malhonnêteté intellectuelle". Travestissement de mon propos qui une fois encore démontre (tu aimes utiliser ce mot pour les autres, moins pour toi c'est tout aussi évident) cette malhonnêteté érigée au rang de quasi art de vivre (virtuellement, s'entend, puisque tu aimes à chanter sur tous les tons que dans la "vraie vie", t'es un type tellement honnête).

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Jeu 9 Juil 2015 - 17:51

Tu es flic ? Tu fais la circulation ? C'est ton domaine, ici ? Pas étonnant que tu voles au secours du spécialiste de la spécialité Didi-Huberman, une autorité. Quant à faire illusion, c'est bien vrai que tu n'y arrives pas : c'est gros comme ton nez que tu es à la fois stupide, borné, revanchard et aigri.


Blablabla, c'est ça, psychologise et ad-hominemise ad nauseam pour éviter de répondre à la fois sur ton erreur, et sur ton mensonge éhonté qui consiste à dire que l'autre est con au point de croire que tu confonds le propos de gdh et le commentaire dessus. En attendant, tu as bel est bien confondu, et toute contorsion psycho-sophistique ultérieure de ta part n'annule pas ce fait.

Non non: en matière "d'autorité", d'éthos de flic et de réglage de circulation avec un sifflet, tu es un champion insurpassable. Perso, je ne verrouille pas un topic pour me donner "raison" en empêchant techniquement qqun de me répondre. Je reviendrai sur ta conception très autoritaire de l'art de s'auto-donner raison tout seul.

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 17:59



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 18:05



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 18:08



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 19:05

wootsuibrick a écrit:Ah, ça rediscute ici. cool.

Pas vraiment, Woots. Ça règle surtout des comptes. Mais puisque l'autre imbécile veut jouer à ça, il me trouve.

Quant à Didi-Huberman, j'ai toujours trouvé son autorité bien suspecte. C'est ça qui me faisait rigoler dans le compte-rendu de son bouquin : il est évident que lui aussi règle des comptes, mais d'où ? Telle est la question. Je n'en pose pas d'autre. Et je ne la poserai pas, bien évidemment, si Didi-Huberman ne faisait pas lui-même référence à la "poésie naïve".

La pesanteur oraculaire des derniers Godard vient exactement du même champ que les textes de D-H. et tout leur bla-bla sur "l'image", à ceci près que Godard a cette naïveté d'être malheureux, mais vraiment malheureux, pas comme le comédien D-H. Or, au lieu d'être seulement malheureux (et d'aller se tuer), Godard est en colère, il parle et filme.

Au début de ce topic, j'ai cité des propos de lui sur sa "dette". Si ce n'est pas naïf... Or, ce que D-H ne peut pas comprendre, d'où il est, c'est que Godard enthousiasme précisément par ce qu'il reste de naïveté chez lui. L'énorme mélancolie de ses films n'est qu'une chape qu'il tente (courageusement) de déplacer de quelques millimètres pour placer un geste, un mot, une idée, un silence, une citation qui frappent sans détour.

Le reste, ces détours que D-H semble prendre tellement au sérieux, c'est justement fait pour des gens comme lui, pour qu'ils puissent s'estimer bien plus malins et démocrates que cet artiste qui n'a aucun titre et se prend encore - à son âge ! - pour Malraux.

(Bien entendu, je ne crois pas une seconde que ce que j'écris là traversera sainement la cervelle d'un Pericolomachin, l'homme des "fiefs" et de "l'autorité" des "concepts". Chacun son camp.)
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Jeu 9 Juil 2015 - 19:22

Puisque l'enfant Jerzy ne s'en est pas remis, on va lui remettre le zen dans son trauma, ça vous dit ? etc etc ad libitum.


ça fait la 500è fois qu'à toute occasion, tu me ressors mes propos.

Et j'ai répondu pour la 500è fois à côté, sur le topic concerné, à ta manipe coué-répétitive: il est honnête que si, un soir de grande fatigue et confusion intellectuelle, on pense s'être trompé et avoir mal lu l'autre, on s'en excuse et lui donne raison. Ceci étant le temps A. Il est tout aussi honnête que, dans un temps B postérieur au temps A, une fois reposé et les idées plus claires, on se rend compte qu'on s'est trompé en lui donnant raison, parce qu'on avait pas aperçu l'entourloupe sophistique du temps A.

Baldanders reproduit donc, c'est son fameux toc, ces phrases, les figeant dans le formol de l'éternité pure (celle d'un temps où je lui avais dit qu'il avait raison et moi tort), en escamotant systématiquement tous les développements qui sont venus après (et qui ont duré plus d'un an), où son sophisme torsadé fut analysé par le menu.
Puisqu'il aime à y revenir sans cesse: révisionniste dans sa citation de mon propos à côté, puisqu'il opère une troncature de la deuxième partie, qui débute l'invalidation de son "analyse" textuelle désormais légendaire d'une phrase de sartre sur mp.

Et le brave homme honnête s'indigne:

C'est du révisionnisme, maintenant, de simplement citer quelqu'un ? Comme il est rigoureux, le filosofe. En plus d'être drôle à pleurer.

---> Eh oui, c'est drôle à pleurer, de pratiquer le révisionnisme comme l'autre la prose sans le savoir: baldanders ne cite nulle part "simplement" qqun, il choisit, sélectionne, prélève ce qui l'arrange, et escamote le reste, comme il escamote et tronque le contexte, ce qui en termes d'usage des citations relève d'un évident révisionnisme.
Sa mauvaise foi est tellement ahurissante, enfantine, qu'elle serait drôle à pleurer s'il ne continuait à s'attribuer on ne sait quelle "rigueur" en invoquant le seul souvenir d'un moment où on le crédita par erreur d'une rigueur qu'il n'a jamais eue.

Bien sûr, le brave homme s'en tire sur cette éternelle pirouette psychologiste: je serais dans la revanche minable, parce qu'il m'aurait humilié, et tous mes propos ultérieurs s'expliquent par cette évidence (qui est de l'ordre d'un l'inconscient révélé par un psychanalysme très fin de sa part): il a révélé, comme tant d'autres avant lui, ma malhonnêteté, mon manque de rigueur, et je ne m'en serais jamais remis. Etre aigri, minable, revanchard, méchant et gluant comme il l'a toujours perçu dit-il. Et toute son "argumentation", pendant plus d'un an, a consisté à me le re-dire, à suspecter (comme il le faisait en "lisant" sartre depuis son fantasme de toute puissance psychanalytique démiurgique) dans chacune de mes réponses une dénégation, un refoulement, une peur d'être analysé, etc etc. Un athlète porté par la (mauvaise) foi inébranlable du charbonnier.


Mais son rappel téléphoné et compulsif à l'historique d'une "controverse" (le mot est trop beau pour ce qu'il en fit) ne change rien, hélas, au fait qu'il vient une fois encore de démontrer avec brio qu'il est tout simplement incapable de distinguer un texte, son sens, d'un commentaire ou présupposé interprétatif de ce texte, fusionnant les deux dans sa toute puissance interprétative qui se contente juste, en toute rigueur, de "citer". Hum.

Concernant le sens de ce texte, ce que gdh reproche à la conception godardienne du montage, baldanders n'a bien entendu pas du tout compris: réduisant cela, comme à son habitude, à de minuscules problématiques de "modestie" ou "d'autorité" réduites aux aléas des egos psychologiques. Or c'est de tout autre chose que GDH parle; il parle de la pratique rhétorique de plus en plus patente, chez godard, de l'associationnisme qui impose une signifiance, une intention de signifier (dans une position d'analyste, d'argumentateur), tout en présentant cette pratique comme une fulgurance de sens produite par la simple juxtaposition des images per se, à titre de phénomène esthétique pur ne devant rien, ou très peu, à l'intention de signifier sémantiquement hors et au delà de l'image per se.
Les associations signifiantes, par le forçage de sens du montage, équivaudraient chez godard à la pratique des calembours signifiants chez Lacan: les inductions de sens sont présentées comme internes aux mots eux-mêmes, sans l'intervention en surplomb (ou en position de maitrise) d'un sujet qui les organise: celui qui associe se contenterait d'enregistrer des événements de sens comme un sismographe, ou un révélateur magnétique. Alors que c'est tout le contraire. Et c'est cela, l'imposition autoritaire d'inférences signifiantes qui se présentent comme recueillant humblement un réel qui se signifie tout seul en soi. En vertu d'un "ontologisme" inhérent aux images et à la neutralité a-subjective de leur juxtaposition.
Cela déborde de loin la question située du jeu signifiant de montage consistant à induire, par l'autorité de l'image présentée comme vierge de combinaisons sémantiques extra-cinétiques, des symétries entre le sort des Juifs dans les camps de la mort et celui des Palestiniens en Israël: cette symétrie, on peut la discuter, la contester ou la trouver pertinente, c'est un autre problème. Le problème est de la présenter comme inclue dans le jeu objectif des associations ou combinaisons d'images, alors qu'elle est le fruit d'une décision qui ne se trouve pas dans les images. Godard ne cesse de se présenter comme proposant une "méthode" alternative de compréhension de la politique et de l'histoire, qui ne serait pas inféodée au discours de la propagande, mais sa dénonciation (même si elle peut être pertinente) puise elle-même dans cette technique d'écriture qui est celle de la propagande la plus classique. Son double discours est dans cette manière de faire croire que le sens se révèle comme produit par les seules images, les effets de résonance ou de magnétisation résultant de leur "simple" juxtaposition, alors que ce sens est juste produit par la position "autoritaire" ou démiurgique de celui qui organise ces combinaisons avec une intention signifiante déjà hors de l'image; et cette pratique somme toute textuellement classique de "signifier" dément de facto ce qu'il essaie de faire passer pour une logique poétique de révélation d'un sens qui serait la spécificité d'une potentialité purement "cinémato-graphique" et intra-cinématographique qui s'émancipe de la démonstration textuelle, par concepts, syllogismes, etc.

Voilà ce qu'on pourrait souligner, a minima, si on ne se contentait pas comme Baldanders de surfer paresseusement sur des citations, en les isolant, segmentant, confondant avec le commentaire qui les entoure. Peut-être que Baldanders, en butte à tous les autoritarismes, est fasciné par la manière godardienne, par cet art de magnétiseur ou prestigidateur (qu'il pratique modestement, dans le cadre de son effort rigoureux de réflexion - sic - sur le cinéma français et la critique française de cinéma, objets qui le passionnent comme d'autres se passionnent pour les timbres-postes ou les capsules de bière, c'est évidemment son droit inaliénable). Peut-être que Baldanders aime à congédier prestement tout discours critique qui exigerait de lui un effort d'analyse qu'il n'est pas en mesure de fournir, l'obligeant à produire un minimum d'analyses sortant de son habituel mix d'adhominémisme, de psychanalyse de bastringue et de verroteries caraxiennes qu'il prend pour rubis. Comme disait l'autre: la beauté impuissante hait l'entendement, parce qu'il exige d'elle ce dont elle n'est pas capable.
Baldanders mérite peut-être ces critiques dont il pointe mollement l'infâmie, alors que de plein droit, celui de ses exigences de pensée, il appartient au même monde, qui se contente de peu. C'est un art mondain de l'enfance parigote, en somme.

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 19:53

syndic des dockers a écrit:Concernant le sens de ce texte, ce que gdh reproche à la conception godardienne du montage, baldanders n'a bien entendu pas du tout compris: réduisant cela, comme à son habitude, à de minuscules problématiques de "modestie" ou "d'autorité" réduites aux aléas des egos psychologiques. Or c'est de tout autre chose que GDH parle; il parle de la pratique rhétorique de plus en plus patente, chez godard, de l'associationnisme qui impose une signifiance, une intention de signifier (dans une position d'analyste, d'argumentateur), tout en présentant cette pratique comme une fulgurance de sens produite par la simple juxtaposition des images per se, à titre de phénomène esthétique pur ne devant rien, ou très peu, à l'intention de signifier sémantiquement hors et au delà de l'image per se.
Les associations signifiantes, par le forçage de sens du montage, équivaudraient chez godard à la pratique des calembours signifiants chez Lacan: les inductions de sens sont présentées comme internes aux mots eux-mêmes, sans l'intervention en surplomb (ou en position de maitrise) d'un sujet qui les organise: celui qui associe se contenterait d'enregistrer des événements de sens comme un sismographe, ou un révélateur magnétique. Alors que c'est tout le contraire. Et c'est cela, l'imposition autoritaire d'inférences signifiantes qui se présentent comme recueillant humblement un réel qui se signifie tout seul en soi. En vertu d'un "ontologisme" inhérent aux images et à la neutralité a-subjective de leur juxtaposition.
Cela déborde de loin la question située du jeu signifiant de montage consistant à induire, par l'autorité de l'image présentée comme vierge de combinaisons sémantiques extra-cinétiques, des symétries entre le sort des Juifs dans les camps de la mort et celui des Palestiniens en Israël: cette symétrie, on peut la discuter, la contester ou la trouver pertinente, c'est un autre problème. Le problème est de la présenter comme inclue dans le jeu objectif des associations ou combinaisons d'images, alors qu'elle est le fruit d'une décision qui ne se trouve pas dans les images. Godard ne cesse de se présenter comme proposant une "méthode" alternative de compréhension de la politique et de l'histoire, qui ne serait pas inféodée au discours de la propagande, mais sa dénonciation (même si elle peut être pertinente) puise elle-même dans cette technique d'écriture qui est celle de la propagande la plus classique. Son double discours est dans cette manière de faire croire que le sens se révèle comme produit par les seules images, les effets de résonance ou de magnétisation résultant de leur "simple" juxtaposition, alors que ce sens est juste produit par la position "autoritaire" ou démiurgique de celui qui organise ces combinaisons avec une intention signifiante déjà hors de l'image; et cette pratique somme toute textuellement classique de "signifier" dément de facto ce qu'il essaie de faire passer pour une logique poétique de révélation d'un sens qui serait la spécificité d'une potentialité purement "cinémato-graphique" et intra-cinématographique qui s'émancipe de la démonstration textuelle, par concepts, syllogismes, etc.

L'honnête homme s'est fatigué, félicitons-le. Et il a réussi à se retenir de me traiter d'animalcule ou d'excrément, double bravo.

Ce qui me fait doucement ricaner, malgré tout, dans cette "interprétation" de ma prétendue interprétation des propos tenus sur le livre de D-H mais non-tenus par lui (tout le monde suit ?), c'est d'une part que Jerzy nous ferait presque croire qu'il a lu le livre (ce qui n'est certainement pas le cas, mais laissons-le nous le confirmer), et d'autre part, qu'en prétendant anéantir ma critique de la position de D-H, il... l'invente pour la démolir d'autant plus facilement qu'elle n'existe pas. Victoire pyrrhusienne qui redonnera confiance en lui-même à Jerzy, allez, dix minutes, avant que je ne lui montre qu'il a, une fois de plus (soupir) supposé ce que je pensais au lieu de se le demander... Mais passons. Je n'en attendais pas moins de notre cow-boy philosophe qui pense avant vous ce que vous alliez de toute façon penser (il est fort, hein ?)

Alors comme ça ce contrebandier de Godard ferait passer des démonstrations sommaires et parfois même dogmatiques (voire antisémites) pour de la "poésie" née de rapprochements prétendument hasardeux d'images soit-disant objectives...

Voilà tout le propos de Jerzy et, paraît-il, de D-H. Sérieusement, si tel est le cas, j'ai été franchement timide avec mon sourire en coin, j'aurais dû me bidonner. Mais le plus drôle reste encore que Jerzy a eu besoin d'expliciter ça en vingt lignes quand une seule suffisait (je viens de le prouver), et aussi qu'il croit vraiment que ça a le moindre intérêt, dit comme ça, comme d'autres diraient "j'ai faim" ou "je reviens".

Godard est parfois court ? Tu devrais aller le claironner sur FdC, Jerzy : ta réputation d'intello s'en trouvera confirmée à jamais ! Godard fait de la provoc quand il juxtapose Golda Meïr et Hitler ? Alain Fleischer et Jean Narboni, qui le répètent en choeur depuis quinze ans, n'ont qu'à bien se tenir : tu vas leur donner une bonne leçon ! Les combinaisons d'images de Godard aboutissent parfois à des ambigüités, qui jouent avec le feu du simplisme du discours militant ? Il faudrait que je revoie Luttes de classes en Italie, tiens : je m'en souvenais comme d'un monument de scepticisme et de modestie...

Non mais franchement, il fallait une pointure comme Didi-Huberman, le penseur des images, pour nous rappeler que parmi les mille et une associations d'images faites par JLG, il y en a pas mal qui témoignent d'une "intention signifiante"... Chapeau, l'artiste.

Baldanders mérite peut-être ces critiques dont il pointe mollement l'infâmie, alors que de plein droit, celui de ses exigences de pensée, il appartient au même monde, qui se contente de peu.

Oui, sans doute. De la même manière que tu me mérites, et d'autant plus que tu me cherches.
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 20:32



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Jeu 9 Juil 2015 - 22:18

Parmi ce blabla désolant de vacuité phatique et psychologisante au rabais, j'extrais quand-même ceci:

Alors comme ça ce contrebandier de Godard ferait passer des démonstrations sommaires et parfois même dogmatiques (voire antisémites) pour de la "poésie" née de rapprochements prétendument hasardeux d'images soit-disant objectives...

Je n'ai écrit cela absolument nulle part. Exemplaire de la méthode baldandersienne de non-lecture, qui, faute de comprendre le moindre de vos propos, les déforme, les travestit, jusqu'à tant et si bien qu'il disent retraduits sous sa plume des trucs qui viennent d'on ne sait quel sous-texte ou matériel qu'il importe d'ailleurs et plaque sur vos mots.

Je n'ai jamais parlé d'antisémitisme potentiel de godard, là n'était pas mon propos. Pour n'importe qui sachant lire avec un minimum d'attention, ce que je dis, c'est: que les "analyses" de godard sur la question juive et la question palestinienne soient pertinentes n'est pas le problème (et sur ce forum, j'ai émis des critiques bien plus virulentes tant à l'égard d'Israël que concernant l'instrumentalisation du concept d'antisémitisme et le chantage à la shoah).

Le problème n'est pas là, le problème est dans ce que j'explique plus haut, que je ne vais pas répéter comme une toupie, et que bien évidemment tu ne comprends pas puisque tu t'acharnes comme dit supra à retraduire n'importe quel de mes propos dans des directions qui n'ont rien à voir avec ce que j'écris, pourvu que tu y niches tes projections psycho de pacotille sur mézigue. Preuve lassante de ton incapacité à lire et comprendre ce qui excède les limites assez vites atteintes de ton champ intellectif très axé sur l'ad hominem.



Oui, sans doute. De la même manière que tu me mérites, et d'autant plus que tu me cherches.

Je ne te cherche pas, je te rappelle, menteur quasi-professionnel, que c'est toi qui t'es invité dans un différend avec "jamaisla" pour me "recadrer" gentiment (comme on cause à une sorte de pauvre bougre pathologique) à l'occasion fournie par tiny de chez smith en face. Tout est lisible à côté, pas la peine de. Mais redire juste que c'est toi qui y es venu administrer en petit flic, c'est le mot, le coup de grâce sur ce topic consacré à ma pomme, en le verrouillant pour te donner en toute malhonnêteté le mot de la fin. Fidèle en cela à une obsession qui est manifestement centrale sur ta petite et dérisoire carrière forumique: consacrer des topics à ma perversité de pourave, etc, et autres traits pathologiques que tu as su si bien débusquer en moi concentrant à peu près toutes les tares humaines.
Je te lis, en soupirant, et comme il en fut toujours, aucun contenu, rien à se mettre sous la dent: que des projections obsessionnelles sur "moi", ta rivalité mimétique triste à pleurer à en devenir rigolote tant tu es dépourvu d'humour jusqu'à la moelle du fémur, raide comme un rutabaga sec; et le reste, des lieux communs assommants de prétention, des analyses de bistrot, du vent.

Oui, y avait cette paix romaine, jusqu'à ce que tu viennes me chercher à nouveau, dans le contexte mentionné. Je ne feedbackais plus depuis longtemps sur les âneries que tu postes, en me disant qu'il valait mieux avoir un roquet comme toi avec moi que contre moi. Il a fallu que tu rappelles à mon souvenir ému que, très honnêtement, t'avoir comme "allié" est presque pire que de t'avoir comme ennemi, tant il faut souffrir de te lire sans broncher.

Brave homme si émouvant dans son authenticité, t'imaginais ptêt que j'allais avaler tes petites pilules de cyanure hypocrites en te faisant des petits bisous d'amour...


Dernière édition par syndic des dockers le Jeu 9 Juil 2015 - 22:47, édité 1 fois

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 22:31



Dernière édition par Baldanders le Dim 5 Mar 2017 - 23:01, édité 3 fois
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Jeu 9 Juil 2015 - 22:31

Et ce vieux clochard de Godard (dixit Brigitte Bardot, l'ex-femme de Didi-Huberman) ce n'est ni un nul ni un philosophe, et pourtant il a un peu des deux, pas vrai ? Voilà un type trop indéterminé pour te plaire.... blablabla


N'importe quoi, encore des projections à la diable et la hussarde, comme toujours: j'ai toujours eu une grande admiration pour Godard, et je connais très bien toute sa filmo, l'ayant bien plus fréquentée, j'en suis sûr, que toi.

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Jeu 9 Juil 2015 - 22:33



Dernière édition par Baldanders le Ven 16 Sep 2016 - 20:09, édité 2 fois
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Jeu 9 Juil 2015 - 22:35

Tu me le répètes, etc, etc. Je n'ai pas du tout l'intention, au cas où ça t'aurait échappé, d'être drôle, intelligent et sympa avec toi ici. Je te dis juste ce que tu m'inspires.

Je suis sans doute gluant et méchant et tu m'as toujours trouvé ainsi, mais pour ma part, chaque fois que tu m'administres tes constipés "aigri", "médiocre", "revenchard" "gluant", etc, je pressens très clairement que c'est de toi que tu causes. Car à te lire, à lire ta prose constipée de mec qui n'en a jamais fini de me régler mon compte, l'insistance est trop obsessionnelle pour ne pas "masquer à peine" (sans nul recours à la psychanalyse de bazar) que tu monologues avec ton Ombre, comme dirait Jung.

Allez, bonne nuit, l'ennuyeux.


Dernière édition par syndic des dockers le Jeu 9 Juil 2015 - 23:15, édité 1 fois

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

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