Guillietta Massina

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Guillietta Massina

Message par Invité le Jeu 5 Mai 2011 - 18:11

Je trouve qu'il y a un mystère attaché au couple Giullietta Massina, une actrice hors norme, et Federico Fellini, ce fou, au monde de démiurge.
Je n'arrive pas à me représenter quelle a été sa place dans la galaxie de l'homme, du créateur etc ...

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Re: Guillietta Massina

Message par Borges le Ven 6 Mai 2011 - 6:37

les mac-mahoniens trouvaient les films de Fellini grotesques parce qu'il avait a épousé Giuletta Massina;

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Re: Guillietta Massina

Message par Invité le Ven 6 Mai 2011 - 8:10

au fond les mac-mahoniens me font rire et peut être ne suis-je pas loin, ici, de penser comme eux mais il est difficile d'écarter ce qui pour moi pose question, par une formule.

ce qui a déclenché ça est qu'au moment de la sortie de 8/2 ( que les mac-mahoniens pour le coup devaient trouver grotesque ! ) Fellini s'est révélé avoir un complexe disons qu'il souffrait de ne pas être un intellectuel et qu'il déniait toute influence de lectures comme Poust etc ... qu'on lui opposait.

En revanche pour ce film il n'a jamais démenti avoir en tête la notion d'inconscient collectif de jung.

Et par un cheminement non moins singulier de ce que je sais de lui, Fellini, j'ignore comment, pourquoi, associer Massina au processus de maturation des idées "chez eux" ?

Finalement les Mac-Mahoniens n'énoncent pas autre chose qu'il ne font qu'un partout, dans la vie, à l'écran.

Je pense la même chose mais à leur différence je ne rejette pas cela d'un revers de main. J'ai envie de savoir.

Tu ne connais pas un bonne bio ?

Je ne vois pas l'équivalent chez un autre couple. Cassavetes par ex c'est autre chose : ils étaient en tout points semblables ...

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Re: Guillietta Massina

Message par Borges le Sam 7 Mai 2011 - 7:10

salut slimfast, désolé; je connais pas; j'ai pas lu grand chose sur fellini;

Wink



oui, le truc des mac-m: c'est aussi la beauté, leur fascisme des beaux corps;



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Re: Guillietta Massina

Message par Invité le Sam 7 Mai 2011 - 8:51

j'ai lu ça depuis sous la plume de Christian Gaillard :

Fellini lisait Jung, mais dans le désordre. On ne sait dont pas s'il a lu l'essai de de Jung sur Picasso. Dans cet essai assez sombre du début des années trente, Jung s'intérroge sur le mauvais pas où se trouve le peintre à cette époque de sa vie et de son oeuvre.

Il s'en inquiète, et tente de comprendre la présence alors insistante dans sa peinture des gens du cirque, en particulier celle des clowns et celle d'Arlequin. Il évoque à ce propos la figure du danseur de corde dans le Zarathoustra, et le sort tragique qui le menace.

Sur un dessin de la collection de la fondation Fellini à Sion, on remarque précisément un habit d'Arlequin, fait de pièces et de morceaux. Si Fellini a lu Jung, il sait de quelle menace d'éclatement intérieur il peut s'agir. [ ... ] Sous ses airs de magicien cinéaste il est hanté par un sacrifice impossible - celui des figures idéales de son imaginaire, de lui même en maestro, et de sa lanterne magique.

Le Libro dei sogni vient d'être publié. La recherche à son propos ne fait que commencer. Avec pourtant déjà cet effet de nous amener à renouveler assez radicalement l'approche en matière d'analyse des oeuvres, de psycho-biographie, et surtout de processus de création - les trois orientations majeures de la psychanalyse de l'art. Et aussi à propos des échanges qui se nouent et se créent entre imaginaire et vie symbolique.

Au diable les mac-mahoniens. Tous ces points, et l'exemplarité de ce cinéaste, de ce point de vue, me passionnent.

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Re: Guillietta Massina

Message par Borges le Ven 20 Mai 2011 - 7:02

je parcours en ce moment le recueil de textes critiques du critique Mourlet, "sur un art ignoré" (idéologiquement c'est la droite la plus extrême, l'extrême droite comme on disait avant);

y a le fameux texte "fellini et masina" :

on peut y lire des trucs du genre :

"fellini aime diriger masina, par conséquent ses films ne peuvent être que détestable."

"c'est la créature la moins élégante, la moins mystérieuse, la moins femme qui soit. il faut voir ce petit monstre mafflu...."

"aucun film de fellini, dans la mesure où masina et son jeu en sont l'objet idéal, ne peut comporter un seul plan noble"


la fin du petit texte est consacrée à la relation du cirque au cinéma : mourlet les déclare incompatibles; le cirque est inacceptable à l'écran....





Dernière édition par Borges le Ven 20 Mai 2011 - 7:47, édité 1 fois
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Re: Guillietta Massina

Message par Invité le Ven 20 Mai 2011 - 7:35

je l'ai je vais jeter un oeil mais ce que tu en dit là ne me fait pas tellement rire

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Re: Guillietta Massina

Message par Invité le Ven 20 Mai 2011 - 21:11

justement dans ce texte surréel tu sais à quel autre texte de Bazin Mourlet fait référence ?

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Re: Guillietta Massina

Message par Borges le Sam 21 Mai 2011 - 7:51

slimfast a écrit:justement dans ce texte surréel tu sais à quel autre texte de Bazin Mourlet fait référence ?

"Cabiria ou le voyage au bout de néo-réalisme"

c'est dans "qu'est-ce que le cinéma?"

( p. 337 )

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Re: Guillietta Massina

Message par Invité le Sam 21 Mai 2011 - 10:26

vu

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Re: Guillietta Massina

Message par Borges le Mer 20 Juil 2011 - 18:58

toujours dans le même petit livre "abbas kiarostami"; après avoir affirmé qu'il n'a vu que très peu de films, à peine une 50, ça nous change des tarantino : "j'ai vu à la télé iranienne "la strada", c'était au moment où je me brossais les dents, juste avant d'aller dormir. J'ai regardé tout le film debout."


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Re: Guillietta Massina

Message par Invité le Mer 20 Juil 2011 - 19:12

c'est vrai qu'il a les dents blanches !!

ça a quelque chose d'émouvant qu'il ait vu ainsi le film et Giullietta debout, sans penser à s'asseoir. quel bel hommage, venant de lui.

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Re: Guillietta Massina

Message par librebelgique le Mar 10 Jan 2017 - 21:05

Borges a écrit:
je parcours en ce moment le recueil de textes critiques du critique Mourlet, "sur un art ignoré" (idéologiquement c'est  la droite la plus extrême, l'extrême droite comme on disait avant);

y a le fameux texte "fellini et masina" :

on peut y lire des trucs du genre :

"fellini aime diriger masina, par conséquent ses films ne peuvent être que détestable."

"c'est la créature la moins élégante, la moins mystérieuse, la moins femme qui soit. il faut voir ce petit monstre mafflu...."

"aucun film de fellini, dans la mesure où masina et son jeu en sont l'objet idéal, ne peut comporter un seul plan noble"


la fin du petit texte est consacrée à la relation du cirque au cinéma : mourlet les déclare incompatibles; le cirque est inacceptable à l'écran....




j'ai justement ce bouquin entre les mains : les provocations de ce mec, Mourlet, ne sont pas drôles. Il est de la génération des jeunes turcs. Il faudrait un autre Modiano pour conter les années séditieuses et avant-gardistes d'après la libération dans le cinéma français. L'étage supérieur de la fusée néo-réaliste et sa composante morale-plus : ainsi aurait pu persifler Jean-François Jardie (Jean-Pierre cassel) dans L'armée des ombres de Melville au sujet de "Saint Luc" comme il surnomme son frère (Paul Meurisse) soit disant mathématicien érudit en fait patron du réseau de résistance, ce que Cassel qui vient de s'engager ignore quand il lui rend visite  dans le  XVI ème arrondissement de Paris. Cela donne une scène d'anthologie entre Luc et Jean- François - ou François et Jean-Luc c'est selon - où l'aîné mystifie son frère en lui cachant son engagement dans la résistance tout en lui donnant le spectacle du couillon absolu, parfait débrouillard pour contourner les restrictions et continuer à se chauffer et bien manger ce qui est pour Cassel la confirmation de la frivolité navrante de son frère. Scène mémorable et  jeu de cache-cache à trois, les deux frères et le public, averti qui montre comment sont difficiles les relations entre les hommes, bah !
Wink
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