Mon Cannes 2010 ou comment je me sens à nouveau cinéphile.

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Re: Mon Cannes 2010 ou comment je me sens à nouveau cinéphile.

Message par Largo le Mar 25 Mai 2010 - 11:15

Je vois pas du tout en quoi AW peut être moralisateur...

Ce n'est pas je crois un film qui défend des "valeurs", qui donne des "leçons" ou quoique ce soit de ce genre. Rien de moins didactique qu'un film d'AW...
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Re: Mon Cannes 2010 ou comment je me sens à nouveau cinéphile.

Message par Largo le Mar 25 Mai 2010 - 11:33

Oulà y'a un bug ici ? C'est moi qui aurais merdé en répondant ? :S
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Re: Mon Cannes 2010 ou comment je me sens à nouveau cinéphile.

Message par Le_comte le Mar 25 Mai 2010 - 12:36

J'ai supprimé mes messages, je n'étais pas frais hier soir en les écrivant.

J'ai donc vu deux chefs d'oeuvre : Ha ha ha de Hong Sang-Soo et Uncle Boonme de Weerasethakul. J'admire le premier, par son approche tragico-comique du quotidien. C'est aussi grand et drôle que La garçonnière, aussi libre qu'Opening night, et aussi profond qu'un Rohmer. C'est un film indispensable pour la "survie" du cinéma, qui égale les plus grands films de l'histoire.

Trois films remarquables : le Godard (bien trop aigri, et assez différent, dans le ton et dans la forme, que ses deux précédents films) , le Kiarostami (théoriquement passionnant) et le Wiseman (un cinéma de l'égalité des hommes. Le film parle aussi, bien entendu, de la violence, mais de manière étonnante, moins brutale, plus légère.)

Un bon "teen movie" français, 1000x supérieur aux Beaux gosses : Simon Werner a disparu.

Des films qui ne me touchent pas : Poetry, Rebecca H et My Joy

Des navets : Fair game, La nostra vita de Luchetti (un profonde merde berlusconienne), et des trucs formatés et déjà-vu à la quinzaine.

Maintenant, je dois écrire sur ces films.

Et toi Largo, qu'as-tu vu et aimé ?

ps : je retire ce que j'ai dit du Weerasethakul. Le film est trop beau et j'ai déconner. C'est que je n'aime pas trop la fin, avec le moine et les 2 parentes de Uncle Boonme, cette opposition qu'il construit. Pourtant, très vite, grâce au "dédoublement" (si tu as vu le film, tu vois ce que je veux dire), qui sonne comme un invitation, il offre au moine un nouvelle route, une nouvelle direction. Magnifique film.

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Re: Mon Cannes 2010 ou comment je me sens à nouveau cinéphile.

Message par Borges le Mar 25 Mai 2010 - 12:57

t'es pas sérieux lecomte; on ne peut pas discuter dans ces cas, avoir des avis différents, différentes perspectives sur les choses, et les films; s'il suffit que l'on te dise que l'on pense autrement pour que tu changes complètement d'avis, c'est plus du jeu...

que d'histoires de moines!
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Re: Mon Cannes 2010 ou comment je me sens à nouveau cinéphile.

Message par Le_comte le Mar 25 Mai 2010 - 13:20

- Le film d'Haroun, Un homme qui crie, que j'ai oublié de citer, est aussi très réussi. Il s'inscrit dans la tradition africaine de la "distance morale", dans la lignée de Ouedraogo et cie. Voilà un film dont il faudrait parler aussi.

Oui Borges, mais bon, pour encore être humilié pcq je ne pense pas comme il faut, ça me dit plus grand chose. Surtout que j'avais oublié que le film se clôturait sur un "dédoublement" (tu verras) qui annule en quelque sorte le ton moralisateur dont je parlais.

Ce qui me plaisais beaucoup dans les premiers films d'AW, ce sont ces gens qui quittaient la difficulté de leur quotidien pour vivre autre chose. C'est Blissfully yours. Ou, dans Tropical Maldy, cette reconstitution mythique du couple et de la rupture, du désir, de l'amour, etc. Mais avec Syndrome and century, ainsi qu'à la fin (et seulement à la fin, quant il suit d'autres personnages) de Uncle Boonme, AW ne part plus des êtres eux-mêmes. Il semble les regarder autrement, comme s'ils n'étaient plus capable de retrouver le patrimoine, la tradition, les légendes, la vie spirituelle... Par exemple : les moines plus préoccupés par leurs petites affaires que par la vie spirituelle. C'est très clair à la fin de la palme d'or aussi. Et, donc, je trouve cela moins intéressant, plus binaire et manichéen (?).

C'est comme dans Poetry, de Lee chan-dong : la jeunesse et la société sont corrompues, irrespectueuses, meurtrières, aliénantes, alors il faut retrouver ces bonnes vieilles valeurs, la poésie ou la sagesse. Ça ne m'intéresse pas, ça freine la passion que je pourrais porté au film. Ce n'est qu'un détail, mais c'est tout le film qui se construit sur des oppositions classiques, celles dont tu parlais ailleurs Borges, le bien et le mal, etc...

Le_comte

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Re: Mon Cannes 2010 ou comment je me sens à nouveau cinéphile.

Message par Invité le Ven 28 Mai 2010 - 13:11

Salut Le_Comte,

Est-ce que tu as vu les deux canards du festival de Cannes ?

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