cinéma(s) asiatique(s) : infos, diffusions télé, sites...

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Message par Maya le Sam 20 Juin 2015 - 14:24

Merci libre Belgique mais le site de la cinemathèque est plutôt bien conçu ça vaut un petit détour

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Message par librebelgique le Sam 20 Juin 2015 - 15:22

arrête ton speed, spam.
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Message par Maya le Lun 22 Juin 2015 - 13:26

????

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Message par Invité le Lun 22 Juin 2015 - 14:07

Oui, Maya. Je me suis demandé également ce qui se passait.

Me suis demandé: est-ce un admin qui s'est emparé du profil de librebelgique pour écrire qu'il était temps qu'il arrête son "spam" (créer compulsivement des topics sans intérêt, remonter des vieux topics des caves, comme s'il était sous "speed")? Est-ce librebelgique qui décrit son propre comportement après un (bref) accès d'auto-lucidité? Ou encore (hélas le plus plausible): accuse-t-il qqun d'autre de faire ce qu'il fait précisément lui-même?

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Message par Invité le Lun 16 Nov 2015 - 14:20

Mec qui fait de la pub pour son forum moribond sur un forum totalement mort depuis des mois = lol

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Message par scienezma le Mar 17 Nov 2015 - 10:27

syndic des dockers a écrit:Mec qui fait de la pub pour son forum moribond sur un forum totalement mort depuis des mois = lol

De la "pub" ? ouais... bof... oui et non... pas plus pas moins que les 3/4 des liens de ce topic qui n'ont jamais été taxés de réclame...

"forum moribond" ? Mais non !

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Message par scienezma le Sam 21 Nov 2015 - 1:11

syndic des dockers a écrit:son forum moribond

Regarde, encore un beau topic sur les copains dans le cinéma récent, viens participer avant qu'ils ne viennent te chercher pour cyber-terrorisme intellectuel !

scienezma

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Message par librebelgique le Sam 9 Juil 2016 - 21:29

Pour rebondir sur Kaili blues, il est sorti en France le 23 mars 2016, assez indéchiffrable et peu convaincant (je rapporte ce que j'ai lu ça et là car je ne l'ai pas vu Wink ) semble-t'il alors que Locarno a décerné à son auteur Bi Gan le prix du meilleur réalisateur, comme hommage sans doute à l'héritage de JZK.
Et oui héritage car 20 ans déjà depuis l'excellent Xiao Wu, artisan pickpocket qui avait fait l'effet d'une bombe dans Landerneau.
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Message par Maya le Mar 22 Nov 2016 - 16:23

Merci Libre Bellgique

un bail que je n' étais pas intervenue sur ce site mais avec le boulot ,les déplacements, pas trop le temps. Néanmoins je vous lis de temps en temps. Je reviens d'un voyage en Asie ,du Sud Est cette fois ci, Thaïlande et Singapour. j'ai visité le musée "Cathay" à Singapour des fameux studio "Cathay" c 'est curieux de voire ce petit musée , très bien conçu par ailleurs, être situé en retrait au milieu de Karaoké, de coffee shops, dans un cinéma ancien qui s' est modernisé à l'image de Singapour un pays qui s'est enrichi au point de devenir le 3 e pays le plu riche du monde devant le Luxembourg et le Quatar (si l'on tient compte du PNB par habitant). J'ai mis en ligne des photos. Singapour c 'est une ville démesurée, très moderne et riche mais on y trouve aussi des quartiers moins urbanisés, des galeries d'art, des musées..Ce n'est pas uniquement un pays consumériste, une amie singapourienne me disait que le gouvernement a beaucoup investit dans la culture, musées, écoles d'art... Un pays aussi riche économiquement soit il peut il vivre sans vie culturelle ?

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10153947184961766&set=a.10151926706576766&type=3&theater

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Message par 에르완 le Ven 11 Jan 2019 - 10:27

depuis quelque temps je découvre le cinéma du réalisateur japonais Heinosuke Gosho; Il s'agit d'un réalisateur qui a commencé à l'époque du muet; Son égérie sur de nombreux films était l'actrice et metteuse en scène Kinuyo Tanaka avant qu'elle ne tourne ses chefs d’œuvres avec Mizoguchi.
L'un des films les plus connus de Gosho doit être "une auberge à Osaka" de 1954; c'est le premier que j'ai pu voir, par pur hasard, sur Youtube, où quelques films sont disponibles avec sous titrage.
Tout de suite je me suis senti en harmonie, en concordance avec le style et la manière dont le réalisateur appréhende le temps. La première partie du film est très belle;
l'histoire se concentre sur un salarié d'une boîte qui est déplacé du siège de tokyo à son antenne à Osaka parce qu'il fait des vagues, qu'il refuse la violence immanente à la compétition, à la hiérarchisation; il trouve une auberge sans étoile où demeurer et y observe de manière à la fois distante et compatissante la vie des pauvres gens; en parallèle il se lie d'amitié avec une geisha un peu portée sur le saké et qui semble l'estimer mais comme il est un peu soucieux des statuts sociaux, il lui fait comprendre qu'il est inutile d'espérer l'épouser; sans doute parce qu'il ne veut pas déplaire à sa mère vieillissante.
l'idée du réal, je crois, c'est de montrer un personnage qui soit toujours dans l'affect, l'intériorité, qui refuse toute velléité d'action ou en est incapable, moralement; ce donne la force de ne pas agir. Le salaryman semble seulement préoccupé par ne pas être mêlé à une action immorale ou indigne, mais finalement, côtoyant pas mal de personnages en lutte avec la misère ou soumises à une violence sociale, il lui est difficile de ne pas être saisi,  à quelque ou autre moment;
la geisha lui fait le reproche d'ailleurs je crois, qu'il vit, lointainement, dans les étoiles, alors qu'elle pense, elle _témoignant de son expérience_  qu'il n'y a qu'un seul monde, qui englobe toutes les subjectivités, tous les réels. Mais c'est une leçon qui ne porte pas.

le second film que j'ai vu, "le fusil de chasse" de 1961, est une histoire d'adultère assez étonnante; un homme d'affaire dans la cinquantaine marié à une jeunette de 20 ans s'éprend d'une amie de cette dernière plus classique qui vient de se séparer de son époux grand chirurgien parce que ce dernier avait une fille naturelle. L'épouse de 20 ans se rend compte de leur relation mais ne dit rien pendant 8 ans lol.
Sa copine voit son ex mari deux ou trois fois, alors qu'il souhaite essayer de s'expliquer, et lui dit qu'il est impossible de parler, même après huit ans ... c'est bien cette idée d'une action rendue impossible par un critère morale, alors qu'elle même trahit sa meilleure amie.
Cependant à la fin, quelques années ou mois après, une tierce personne lui révèle que son ex s'est remarié; là c'est l'effondrement de tout la fragile structure qui la maintenait debout.
La mise en scène met en valeur l'aspect oppressant de l'architecture, de l'écoulement du temps, de l'aplat maussade de couleurs ternes et automnales.

Beaucoup de sujets portés à l'écran par Gosho semblent se focaliser sur les classes populaires comme en témoigne un autre film là encore hanté par le thème de l'impossibilité d'agir, "Là d'où l'on voit les cheminées" de 1953; Au début du film, d'un geste vigoureux, quasi juvénile, Gosho trace un réseau de mouvements de caméras qui indiquent les relations des gens entre eux et entre les espaces. Le titre du film renvoie à la différence de perception des cheminées d'une Usine sise au milieu d'un quartier pauvre de Tokyo selon où l'on se trouve. Certains ne voient que deux cheminées, d'autres trois. Ce semble être le second axiome du cinéma de Gosho, la multitude des visions du monde, des subjectivités qui cohabitent.


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Message par 에르완 le Dim 13 Jan 2019 - 11:05

un autre film de Gosho Heinosuke, L'élégie du nord, de 1957, me permet ,je crois, de préciser, approfondir, sérier, ajouter à cet avis sur ce que Gosho veut produire comme sens à travers ses films.
C'est à nouveau une histoire d'adultère avec, c'est essentiel, une différence d'âge; il y a chez Gosho, dans certains de ses films, la captation d'une différence générationnelle entre ses personnages; présentement on pourrait dire, peut-être, que cette différence est toute entière contenue dans le marqueur historique de la guerre: Il y a ceux qui sont nés avant et ceux qui sont nés après.
Le personnage principal de l'élégie du Nord, je ne sais pas si le titre français rend bien le titre original ..., est une jeune femme émancipée, orpheline de mère, habillée garçonne, des codes de la France du Montmartre d'après guerre; elle passe une grande partie de son temps dans un café installé dans une cave à côtoyer des artistes désargentés, des étudiants.
Au début du film, elle apparait comme un fantôme, marchant lentement et s'éloignant de fumerolles blanches montant des flancs d'une montagne. Tout le film semble essayer de l'embrasser dans le flou du brouillard, de la fumée, de lumières vaporeuses, comme si elle ne pouvait regarder en arrière sans que le fond des choses ne se retire, sans laisser d'empreinte. Si ensuite elle s'éprend d'un homme plus âgé, marié et père de famille, si l'épouse de cet homme, elle s'en rapproche, comme d'une nécessité, elle l'appelle même mère, elle en vient à l'aimer, à la jalouser peut-être, c'est bien je crois une tentative désespérée et trop cohérente dans son incohérence même, ingénue dans l'immixtion et le flux des désirs, de se raccrocher à une simple chose, un simple fil rompu, d'un passé qui s'est effondré dans le gouffre de la guerre et de la défaite.
Il y a dans le Japon de l'après guerre tel que vu par Gosho une modification des places de chacun _ dans le film c’est l'irruption de la jeune femme, à la fois fille de l'épouse, amante du mari, trop de rôles impossibles à réunir, dans la maison au style européen du couple _ , sur le mode particulier de l'influence culturelle occidentale dans un champ des relations humaines traditionnelles largement délabré.

Ça me fait pas mal penser à un film très différent de Kurosawa, un merveilleux dimanche; sur le thème de l'après-guerre. A la fin de ce film triste, le couple se trouve dans un amphithéâtre ouvert au milieu des habitations en ruine. Là l'homme semble vouloir donner à l'enceinte vide, mais pleine des hommes encore à naître, sans les moyens réels mais avec la suppléance du cinéma, une symphonie qui serait invisible, silencieuse et qui redonnerait places à chacun pour s'asseoir dans une communauté symbolique renouvelée (et la possibilité du couple de s'unir). Il serait passionnant de voir comment et par quels biais, par la suite, Kurosawa se donnera en quelque sorte cette responsabilité; responsabilité de cinéaste d'offrir une image reconstruite du Japon à ses spectateurs.

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Message par 에르완 le Jeu 25 Juil 2019 - 21:26

dans les cahiers d'Octobre 1970
Yoshida Yoshishige a écrit:
(…) En y réfléchissant, si je cherche à définir le cinéma japonais avant notre génération, celui des films de Kurosawa et de Kinoshita, je dirais que c'était des films humanistes d'après-guerre ; autrement dit, dans tous ces films, l'homme devait traiter les autres en tant qu' »hommes », et l'on avait toujours une croyance infinie en l'homme, capable de tout. C'était l'humanisme japonais, c'est-à-dire importé par les américains. Cependant, il y a eu vers 1950 le guerre de Corée, qui a forcé les japonais à s'apercevoir que la démocratie américaine, ou la démocratie japonaise d'importation américaine, n'était pas du tout une démocratie. A partir de ce moment là, les Japonais se sont aperçus de la nécessité de penser toutes choses en considérant l'homme-dans-telle-situation. C'est en ce sens que, à partir de 1955, les Japonais en général, et surtout nous, avons commencé à entreprendre une politique anti-humaniste.
(…)
CAHIERS Vous avez parlé de l'humanisme de l'après-guerre et cité Kurosawa. Nous aimerions avoir votre opinion sur quelqu'un de la génération précédente, qui est Mizoguchi.
YOSHIDA Tout d'abord, Mizoguchi est un cinéaste qui a fait des films avant-guerre, pendant la guerre et après la guerre ; tandis que Kurosawa a commencé pendant la guerre. Mizoguchi, lui, a commencé à faire du cinéma tout au début de l'ère Showa, c'est-à-dire vers 1925, donc avant l'époque du militarisme japonais. En ce sens il avait la liberté de faire un cinéma d'auteur. Il y a une continuité dans le cinéma de Mizoguchi, qu'on pourrait résumer par la formule : « le cinéma du peuple ». Mais grâce à l’ambiguïté même de de cette formule, il a pu continuer à tourner librement jusqu'après la guerre.
Kurosawa, lui, a fait sont premier long métrage, Sugata Sanshiro (La Légende du Grand Judo), pendant la guerre, au moment où le cinéma japonais était sous la coupe de l'Etat militariste --- ce qui, à mon avis, aurait pu avoir une influence même sur ses films d'après-guerre. Le grand sujet des films de Kurosawa est le stoïcisme, thème auquel il a été amené par le militarisme. C'est un thème qu'il a conservé dans ses films d'après-guerre, et c'est cela que, dans les années cinquante, nous avons critiqué dans ses films.
Je m'explique : pendant la guerre, les Japonais ont été mis dans un système en forme de pyramide, où tout le monde subissait le même sort. Au sommet de ce système, il y avait l'Empereur, puis l'Etat, la Famille, et finalement la mort, pour tous les Japonais... Dans les films de Kurosawa, il y a toujours, comme vous savez, le conflit du bien et du mal, hérité de Dostoïevski, pour qui il a une grande admiration. Et s'il n'a fait que répéter ce thème dans tous ses films, c'est qu'il y avait seulement un espace fermé, et pas de temps, pas de futur, pas d'avenir. C'est la limite de l'humanisme d'après-guerre.
(...)

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