Habemus Papam ... en passant

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Lun 9 Avr 2012 - 12:51

l'image résiduelle du film reste cette fenêtre vide du vatican que le pape déserte.

ce "rien à filmer", cette bouche aveugle me paraît être contitutif de la manière anxiogène qui mène le dernier Moretti.








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Message par Invité le Lun 9 Avr 2012 - 16:13

c'est donc autant un son, qui ne vient pas, qu'une image qu'on attend de cette bouche de pierre dont je ne parviens pas à me rappeler le nom mythologique ni trouver l'image.

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Lun 9 Avr 2012 - 16:21

il faudrait peut-être chercher du côté de la musique chantante, de la voix chantante du Pape dont l'absence est bon mal an la pierre tombale de la déréliction de Moretti - et ses ouialles - cinématographiquement parlant.

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Message par Invité le Lun 9 Avr 2012 - 16:22

j'ai toujours vu en Moretti l'antithèse de Bunuel.

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Message par Invité le Lun 9 Avr 2012 - 16:25

un raisonneur qui se perd au bout de ses raisonnements.

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Dim 1 Juil 2012 - 13:47

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Dim 1 Juil 2012 - 14:21

breaker a écrit :
pas certain de très bien saisir l'énoncé : "Nanni Moretti, cinéma de l'impuissance"...

c'est toute l'Italie par certain côté ...

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Dim 1 Juil 2012 - 14:39

Moretti a hérité du néoréalisme : il a le désir éthique de s'engager avec le monde contemporain, même s'il ne peut pas le changer.
Les films de Moretti ne sont jamais purement autobiographiques : il se transforme en un masque grotesque sous lequel il collectionne tous les clichés et lieux communs de l'identité psycho-sociale italienne.
pour moi l'exemplarité est dans La chambre du fils et le bilan personnel que le chagrin fait faire au personnage du psychiatre.

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Message par Invité le Dim 1 Juil 2012 - 18:40

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Message par Invité le Dim 1 Juil 2012 - 18:44

c'est l'énergie du désespoir ...

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Lun 2 Juil 2012 - 6:31

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Message par Invité le Lun 2 Juil 2012 - 7:25

et l'ironie du désespoir ...

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Lun 2 Juil 2012 - 7:41



qu'importe le flacon ...

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Message par Invité le Lun 2 Juil 2012 - 7:50

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Borges le Lun 2 Juil 2012 - 9:10

hello,

"cinéma de l'impuissance", je l'avais écrit en pensant à Badiou...


Puisque nous sommes tous déprimés, la cure s’impose. Lacan disait que l’enjeu d’une cure c’est « d’élever l’impuissance à l’impossible ». Si nous sommes dans un syndrome dont le symptôme majeur est l’impuissance avérée, alors nous pouvons élever l’impuissance à l’impossible. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Beaucoup de choses. Cela veut dire trouver le point réel sur lequel tenir coûte que coûte. N’être plus dans le filet vague de l’impuissance, de la nostalgie historique et de la composante dépressive, mais trouver, construire, et tenir un point réel, dont nous savons que nous allons le tenir, précisément parce que c’est un point ininscriptible dans la loi de la situation. Si vous trouvez un point, de pensée et d’agir, ininscriptible dans la situation, déclaré par l’opinion dominante unanime à la fois (et contradictoirement…) absolument déplorable et tout à fait impraticable, mais dont vous déclarez vous-mêmes que vous allez le tenir coûte que coûte, alors vous êtes en état d’élever l’impuissance à l’impossible. Si vous tenez un tel point, alors vous devenez un sujet enchaîné aux conséquences de ce qui, unanimement tenu pour une désastreuse lubie heureusement tout à fait impossible, vous accorde au réel et vous constitue en exception au syndrome dépressif.

http://lesilencequiparle.unblog.fr/2009/01/11/sarkozy-lhomme-aux-rats-alain-badiou/


La cure ne passe jamais chez lui de l'impuissance à l'impossible :


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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Mar 3 Juil 2012 - 9:25

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Message par Invité le Mar 3 Juil 2012 - 9:37

Borges a écrit:
hello,

"cinéma de l'impuissance", je l'avais écrit en pensant à Badiou...


Puisque nous sommes tous déprimés, la cure s’impose. Lacan disait que l’enjeu d’une cure c’est « d’élever l’impuissance à l’impossible ». Si nous sommes dans un syndrome dont le symptôme majeur est l’impuissance avérée, alors nous pouvons élever l’impuissance à l’impossible. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Beaucoup de choses. Cela veut dire trouver le point réel sur lequel tenir coûte que coûte. N’être plus dans le filet vague de l’impuissance, de la nostalgie historique et de la composante dépressive, mais trouver, construire, et tenir un point réel, dont nous savons que nous allons le tenir, précisément parce que c’est un point ininscriptible dans la loi de la situation. Si vous trouvez un point, de pensée et d’agir, ininscriptible dans la situation, déclaré par l’opinion dominante unanime à la fois (et contradictoirement…) absolument déplorable et tout à fait impraticable, mais dont vous déclarez vous-mêmes que vous allez le tenir coûte que coûte, alors vous êtes en état d’élever l’impuissance à l’impossible. Si vous tenez un tel point, alors vous devenez un sujet enchaîné aux conséquences de ce qui, unanimement tenu pour une désastreuse lubie heureusement tout à fait impossible, vous accorde au réel et vous constitue en exception au syndrome dépressif.

http://lesilencequiparle.unblog.fr/2009/01/11/sarkozy-lhomme-aux-rats-alain-badiou/


La cure ne passe jamais chez lui de l'impuissance à l'impossible :


salut Borges,
est-ce ceci : que l'impossible dont parle Badiou, dont tu parles avec Badiou, a un rapport immédiat avec l'utopie ? que ce qui ne passe pas pour toi, ce serait le manque d'utopie chez Moretti - même si l'utopie en question, si je te connais un peu, n'est pas identifiable à une idéologie, justement pas ?


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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Mar 3 Juil 2012 - 9:48

breaker a écrit:
slimfast a écrit: La chambre du fils

J'ai détesté. Difficile de faire plus rance dans le genre familialiste.
salut breaker,
je crois qu'il y a un choix de lecture à faire face au film. soit : comment faire son deuil, recoller la famille face au drame, etc..., version effectivement familialiste, là je te suis. soit : la famille c'est le deuil, un enfant est toujours décédé pour ses parents et la mort de ce fils commence bien avant sa noyade, dans le vol qu'il commet, dans la compétition qu'il refuse, dans ce qui ressemble bizarrement à un suicide, dans tout ce qui fait qu'il n'est pas ce que son père en attend.
il y a une foule d'avatars à ce fils : gentil garçon victime, menteur et voleur, renonçant suicidaire, parfait étranger qui est venu remplacer Andrea comme copain de sa copine. bien peu correspondent au souhait du père.
le dernier plan, c'est les trois survivants, le père, la mère et la fille sur une plage. dans les entretiens qu'il a donné à je ne sais plus qui (un gros bouquin), Moretti dit qu'il ne sait plus s'il sont réunis ou séparés, s'il la famille se ressoude ou au contraire finit d'éclater. et peut-être les deux.

aussi : merci pour toute la lecture que tu nous donnes... Wink


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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Mar 3 Juil 2012 - 9:55

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Message par Invité le Mar 3 Juil 2012 - 10:36

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Mar 3 Juil 2012 - 11:11

Breaker a écrit :

J'ai détesté. Difficile de faire plus rance dans le genre familialiste

Difficile de rendre compte d'une plus grande non-compréhension de Moretti que par ces mots : en parler de cette façon étriquée est ne vraiment rien comprendre à son univers. C'est en parler très exactement avec les vieux mots de daney et sa vieille manière faite de gouaille et d'orgueuil : attention je suis pd, je suis plus que vous ... ça existe encore ce truc congelé il y a 25 ans ?
bravo breaker de reprendre tous ces trucs pourris.

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Mar 3 Juil 2012 - 11:14

il y a 25 ans daney disait rance et "pétainisme" c'était du dernier chic, impasse de la boule blanche.
maintenant c'est du dernier plouc ...

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Invité le Mar 3 Juil 2012 - 11:31

mais de toutes façons que ce soit pour Daney, Moretti, Scorcese ou d'autres durant les 60 dernières années du cinéma et de la vie une des grandes affaires est encore d'accoucher d'un modèle de masculinité crédible.

breaker si tu ne vois pas ça chez moretti, que vois tu ?

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Re: Habemus Papam ... en passant

Message par Borges le Mar 3 Juil 2012 - 11:39

Stéphane Pichelin a écrit:
salut Borges,
est-ce ceci : que l'impossible dont parle Badiou, dont tu parles avec Badiou, a un rapport immédiat avec l'utopie ? que ce qui ne passe pas pour toi, ce serait le manque d'utopie chez Moretti - même si l'utopie en question, si je te connais un peu, n'est pas identifiable à une idéologie, justement pas ?



salut S.P. :





En résumé : une utopie politique vraie – un mensonge vrai – est la dimension imaginaire d’une Idée. Sa valeur critique est de représenter la possibilité d’une autre organisation collective contre l’idée que cette organisation est naturelle.

L’utopie a rapport au réel à trois niveaux :

-celui de la société (imaginaire constructif),
-celui de l’action politique (imaginaire régulateur),
- celui de l’État (imaginaire abolitionniste : l’État doit être aboli). L’État est sa butée principale.

L’exigence ultime est de passer de l’utopie à l’Idée complète (thème platonicien de l’éducation), ou de l’impuissance de l’imaginaire au possible politique mais aussi à l’impossible symbolique. Cette dernière tâche est proprement infinie et il est essentiel d’accepter ce caractère infini. Le communisme n’est pas la fin de l’histoire, il est le début d’une autre histoire et donc d’une relance symbolique de la représentation.

L’ennemi objectif de ce que Platon nomme éducation c’est la propriété privée. Le communisme est l’auto-éducation de l’humanité. Le caractère maléfique de la propriété privée ne tient pas principiellement aux inégalités dont elle est le support, mais au fond d’animalité de l’espèce humaine qu’elle résume (l’axiome « Vis sans Idée ! »).




http://www.entretemps.asso.fr/Badiou/09-10.htm
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Message par Invité le Mar 3 Juil 2012 - 11:48

vous vous éloignez du sujet, mais si ça peut vous faire plaisir ...

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