Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

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Message par Invité le Lun 3 Aoû 2009 - 20:34

Eyquem a écrit:marrant le bandeau de pub juste en haut du Forum :

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Le quotidien est toujours riche de facéties - pour peu qu'on soit attentif aux petites choses de la vie, comme dirait Luc Ferry.

C'est normal, les moteurs des pubs travaillent avec les cookies (pas les gâteaux qui font grossir, hein) ou un truc comme ça, celui qu'ils ont choppé doit provenir de la partie privée, de notre sujet pour le dossier du prochain numéro : "comment maigrir avant les vacances pour rentrer dans son maillot : 100 conseils".

(Malheureusement, au rythme où ça va, on aurait mieux fait de réaliser un dossier "comment ne pas se mouiller en automne si vous avez oublié votre parapluie chez vous")


Dernière édition par JM le Lun 3 Aoû 2009 - 20:44, édité 1 fois

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par adeline le Lun 3 Aoû 2009 - 20:40

Hé hé,

meuh non JM, t'inquiètes, le numéro sortira sous le soleil, exactement, et les lecteurs pourront aller faire les beaux sur la plage, sunglasses et Spectres à la main Cool

adeline

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Dim 23 Aoû 2009 - 16:24

Qu'est-ce qu'un forum internet, justement?

C'est un espace de discussion ouvert à tous, transversal par rapport à une revue qui l'héberge. En l'occurrence, y avait les CDC, où l'administrateur n'intervenait jamais et laissait les participants du forum développer - ou non - tout ce qui leur tenait à coeur, y compris, dès le début, leur critique à l'endroit de la revue.

Faute de n'être jamais parvenu à distinguer l'objet "forum" et l'objet "revue", une fois encore, dans un militantisme surtout pétri de rivalité mimétique ridicule et d'un ressentiment mal placé dont tu as fait une affaire hautement personnelle (derrière des proclamations éthico-politiques largement bidon et surdimensionnées), n'as-tu pas le sentiment, JM, de porter certaine responsabilité active dans le risque de la disparition du forum des cdc?

Oh, bien sûr, le site s'est crashé, comme cela lui arrive parfois. Mais dès lors que Laborie part en vacances pour ne revenir qu'en septembre, et alors que les autres années était encore actionnée la "routine" permettant minimalement à l'espace de fonctionner, cette fois semble-t-il, il n'a pas eu le souci, ou le goût ou l'envie, de laisser le forum continuer à exister jusqu'à son retour de vacances. Et après?

N'as-tu pas le sentiment assez net, JM, que par ton Hubris désinhibée, liée à cette haine de la revue qui ne trouve pas son unique racine dans des motifs de politique éditoriale et politique au sens le plus large, dès lors que tu t'es senti le droit plénipotentiaire d'insulter publiquement Laborie sur ton propre espace des Spectres, alors qu'il y passait dans l'optique, discutable ou non selon les points de vue, d'un dialogue, tu cherchais à accomplir la disparition de ce lieu, par visée inadéquate de ton désir;

n'as-tu pas le sentiment assez cybernautique, JM, que dans ta croisade don-quichottesque selon les points de vue, et qui ne trouve pas son unique racine dans un souci non-personnel de parler au nom d'un "tous", présent ou à venir, ce "tous" a été pris en otage dans ta gigantomachie un peu au dessus, rien qu'un peu, de tes compétences ou de tes ressources réelles dans l'art et la manière d'instituer de nouvelles terres;

n'as-tu pas, JM, la conscience, plus ou moins claire, selon les degrés plus ou moins maîtrisés et plus ou moins rationalisés de ton Hubris et des obsessions qui la commandent, que tu pouvais entrainer par cette Hubris et ces obsessions, la disparition du forum des cdc qui donnait l'occasion à d'autres forumeurs de s'exprimer en toute liberté, en dehors du schéma binaire de résistance que tu imposes ici et de querelles d'égo clochemerlesques parisiano-centrées dont pas mal n'ont rien à fiche;

n'as-tu pas le sentiment sans état-d'âme, jm, que tes caprices d'enfant gâté non-reconnu par des maîtres fantasmés et surdimensionnés, et largement moins importants aux yeux de beaucoup pour qui le destin du rafiot d'une institution faisant naufrage depuis belle lurette ne commande ni leur désir ni leur détermination à écrire dans un espace ouvert de communication, que ces caprices, donc, excédaient un chouïa les limites où ils auraient du s'épanouir, par simple respect pour les autres forumeurs des cdc;

n'as-tu pas ce sentiment, jm, d'avoir sans grand esprit de partage, ni d'éthique, unilatéralement décidé, pour tous ceux là, que tes propres bisbilles personnalisantes à l'endroit de l'administrateur du forum des cdc, devaient déterminer la coupure du robinet d'alimentation du forum?

Que tu te sois sentis, par le haut sentiment de ton intégrité et de ta mission, d'effacer tous tes posts sur les cdc (qui n'est qu'un forum), n'impliquait nullement, JM, que tu insultes chez toi, avec l'assurance du maître prodigue de ses caprices en son palais, l'administrateur des forums venu discuter chez toi, risquant ainsi, par feedback, de profiter à l'effacement de milliers de pages déposées et qui, quoi qu'on en pense, avaient le droit que leur trace perdure, pour consultation, pour visibilité, utiles à certains dans un cheminement de pensée moins communautariste.


Et si, qu'à dieu ne plaise, le forum refait son apparition en septembre, tu devrais peut-être méditer un peu, JM, sur le sens de la responsabilité pour autrui, et apprendre à contrôler davantage tes nerfs hyper-sensibles, avant de lâcher ton ire sur la personne qui officie à la maintenance d'un espace de discussion qui ne t'agrée plus;
apprendre, donc, à respecter les désirs des autres d'y écrire, pour des tas de raisons qui ne se réduisent pas aux tiennes;
apprendre enfin, que ce n'est pas parce que tu te vis avec quelques autres comme le dernier bastion d'une résistance germanopratine au délitement d'un discours sur le cinéma qui ne mobilise pas la planète, malgré le surinvestissement mimétique consenti, non avare de poches de résistance narcissique plus ou moins détournées au nom d'un bien commun, que ce n'est pas pour autant donc, que tu as le droit pour les autres, de provoquer, par ton ire et ton mépris à l'endroit d'un Laborie ou autre, les conditions possibles d'une négligence du maintien en vie, techniquement, de l'espace virtuel du forum des cdc.


Bien cordialement,

Jerzy P.


Dernière édition par Simon Cussonaix le Dim 23 Aoû 2009 - 17:22, édité 1 fois

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Dim 23 Aoû 2009 - 17:08

Hello jerzy

Merci pour ton mot. Cependant je n'y répondrai pas avec la même emphase, ne rentrant pas dans ton jeu, je connais ton talent dans ce type d'exercice rhétorique humoristique (et à mon sens parfois un peu stérile) et mon ego surdimensionné, tu t'en doutes, ne souhaite pas s'y brûler les ailes..désolé pour le spectacle.

J'espère que tu retrouveras bientôt votre forum des Cahiers victime d'un vilain bug..ah, la technique, mon brave monsieur..

Cordialement

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Dim 23 Aoû 2009 - 17:24

Y a aucun humour là-dedans. Ou alors c'est ma nature comique qui échappe.

Et je synthétise là, non sans emphase, une série de préventions et d'avertissements largement formulés ailleurs et depuis longtemps.

La dénomination "votre" forum, par sa binarité burlesque, est hautement révélatrice d'un fantasme de territorialité. Ce n'est pas "notre" forum, c'est ou c'était "un" forum.


Salut.


J.

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Dim 23 Aoû 2009 - 18:04

Jerzy, c’est bien toi?! Je me suis dit : c’est un fake, Jerzy est à peine levé à cette heure-là… Smile
Sinon ton avatar a une bonne tête de curé qui aime bien les enfants.
JM responsable du crash des forums Cahiers, tu crois?



Dernière édition par breaker le Lun 24 Aoû 2009 - 1:07, édité 1 fois

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Dim 23 Aoû 2009 - 18:24

breaker a écrit:JM responsable du crash des forums Cahiers, tu crois?

Pourquoi pas, après tout, un délire en vaut bien un autre.. J'espère que Laborie pourra confirmer, à mes dépends, ici même, que Jerzy est homme aux vérités solennels à qui pourrait en douter encore. Au moins à propos du forum des cdc, parce que pour le reste..

Si j'avais rien d'autre à faire je proposerais bien mon interprétation aussi sur cette tragique disparition probablement momentanée de ce forum que vous aimez fréquenter (coupant provisoirement le robinet ... de tes auto-référencements Jerzy ?), en reprenant certains des arguments ci-dessus d'ailleurs, mais bon, ..

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Dim 23 Aoû 2009 - 18:52

Il suffit de lire ce que j'ai écrit plus haut: ce n'est pas si benoîtement "jm responsable du crash des cahiers", c'est - plus humblement - si on concède que LL ne passe pas son temps à lire les fora des CDC -, un indice, en effet confirmable ou non, que suite aux algarades musclées et très n'enfantinantes entre JM et LL passé par ici (voir plus haut, et faisant suite à la dynamique très prévisible déjà décodée en amont), que, peut-être, cette année, et contrairement aux autres années, laborie se soit dit: je vois pas pourquoi je continuerais à assurer la routine technique d'un forum dont de hauts-représentants sécessionnistes me crachent allègrement dessus quand je passe les voir sur le leur, de forum.

Après tout, chacun a ses zones de vanité ou d'amour-propre, ses points de chatouillement, et sans incriminer un délire interprétatif de ma part, c'est de l'ordre d'une possibilité que, jusqu'à preuve du contraire, je maintiens dans l'analyse ci-dessus.
D'où une négligence, plus patente que les précédentes par sa durée, même quand LL partait en vacances.

L'analyse en question, aussi emphatique et pompière soit-elle, lol, déborde d'ailleurs ce seul plan anecdotique, vers un point de vue plus "holistique" déjà exprimé, je le répète. Et pour moi, plus qu'empiriquement confirmé à de nombreuses reprises.

Pour Breaker, petite dédicace en passant: merci de m'éclairer.
A mon sens, tu te signales plus souvent qu'à ton tour par ceci que tu es sujet à moult revirements, parfois micro-instantanés. Comme quelqu'un ne sachant trop à quels saints se vouer et cherchant peut-être, je dis bien peut-être, la figure rédemptrice d'un curé débonnaire (lol) qui a l'air de bien aimer les chiens perdus sans collier.

D'ailleurs, après avoir exercé ta verte rhétorique à l'égard des spectres, t'en souvient-il, tu as retourné ton positionnement en sucre et miel béni-oui oui, et tu as, avec beaucoup de courage, faut-il le dire, saisi l'opportunité, dans le mini-clash supra, pour exercer toi aussi quelques passes de punching-ball bien senties sur la tronche du Laborie, et ainsi marquer symboliquement que tu passais - avec brio - le rite initiatique. C'est à la fois signe de courage, d'intégrité, et signal fort d'une véritable entrée en résistance. lol

Là-dessus, je vous laisse, j'ai mon footing.


Dernière édition par Simon Cussonaix le Lun 24 Aoû 2009 - 0:59, édité 1 fois

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Dim 23 Aoû 2009 - 20:00

JM a écrit:confirmer, à mes dépends [?], ici même, que Jerzy est homme aux vérités solennels [?] à qui pourrait en douter encore. Au moins à propos du forum des cdc [?], parce que pour le reste.. [?]


PS: à propos de délires circonstanciés, il te resterait à expliciter ce genre de salmigondis vaporeux - avec un petit effort de syntaxe - à propos d'un "reste" imaginaire sur lequel je t'incite à t'avancer avec prudence, car il se pourrait que tu t'engages là sur un terrain pour lequel tu n'as franchement pas les épaules assez solides, comme "du reste" sur bien des points, dès qu'on place un délire en face de la réalité. Courage.

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Lun 24 Aoû 2009 - 1:07

Yo Jay, alors c’est bien toi, c’est pas un fake! je me dis, aucun intérêt de participer à un forum pour rentrer dans la gueule des autres, c’est mon (nouveau?) credo en dur, en phase avec la Terre Mère, le notre Père, la danse des Haoukas, et le vieux hippopotame barbu. Concernant Laborie aussi, j’ai enlevé ma participation à l’invective, il me semble(pas le goût de vérifier non plus)… T’as une façon de tourner les choses bien perverse... qu’est-ce que tu fais de toutes ces médailles?
A+.

EDIT, 7h30:

un petit mot finalement, histoire d’alimenter la doom machine. Quand je suis arrivé sur le forum Cahiers, j’avais pas du tout pris l’option du petit jeu qui consiste à tourner en ridicule la proposition de l’autre ; et très vite, ça a été la seule option possible, répondre aux provocations, avec le même ton d’arrogance ou de mépris. Ça m’a réellement gonflé quand Ourlé s’en est trouvé éjecté du forum(donc c’était avant l’arrivée de la revue des Spectres), avec d’autres qui ont tenté une parole qui ne convenait pas aux conférenciers, ceux que Laborie appelle "les barons" du forum je crois. J’ai ma part de bêtise dans cette dynamique, et aujourd’hui je dis clairement que tout ce bazar ne m’intéresse pas…. Dommage que ton premier message sur ce forum ait cette teneur de règlement de comptes, Jerzy… Pas tellement envie de commenter, dire à quelqu’un qu’il n’a pas les épaules assez larges pour te répondre?!, tu te goures, imbécile! J’avais buté sur une chose à mon arrivée sur les forums Cahiers, c’est l’utilisation faite des pensées de Deleuze, Foucault, Bourdieu, Debord, Rancière, Derrida, qui devenaient des dispositifs pour tout écraser la plupart du temps… et ça continue aujourd’hui, sans discernement… Là-aussi on peut s’interroger sur la qualité du détournement…
Mettre en balance le temps à lire ces auteurs, avec le temps passé à composer du lien social, aider, servir… voir si l’équilibrage se fait.
Allez bonne journée, fais chier. Place à l'équipe de jour, comme dit Jerz.

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Largo le Lun 24 Aoû 2009 - 10:02

Hello Jerzy,

N'as-tu pas l'impression que ce que tu avances là :

Simon Cussonaix a écrit:n'as-tu pas ce sentiment, jm, d'avoir sans grand esprit de partage, ni d'éthique, unilatéralement décidé, pour tous ceux là, que tes propres bisbilles personnalisantes à l'endroit de l'administrateur du forum des cdc, devaient déterminer la coupure du robinet d'alimentation du forum?

...Entre en contradiction avec ce point-ci :

Ce n'est pas "notre" forum, c'est ou c'était "un" forum.

Et ce d'autant plus que JM avait cessé d'écrire sur le forum depuis quelques temps... Je veux bien comprendre que tu sois déçu de voir ton jouet cassé par la trêve estivale, mais venir avec ce genre d'accusations, c'est un peu faire tienne la paranoïa vindicative dont tu accuses JM, non ?

En revanche, je ne peux que souscrire à ça :

Que tu te sois sentis, par le haut sentiment de ton intégrité et de ta mission, d'effacer tous tes posts sur les cdc (qui n'est qu'un forum), n'impliquait nullement, JM, que tu insultes chez toi, avec l'assurance du maître prodigue de ses caprices en son palais, l'administrateur des forums venu discuter chez toi, risquant ainsi, par feedback, de profiter à l'effacement de milliers de pages déposées et qui, quoi qu'on en pense, avaient le droit que leur trace perdure, pour consultation, pour visibilité, utiles à certains dans un cheminement de pensée moins communautariste.

Toujours est-il que venir pour s'épuiser à raviver ce genre de vieilles querelles qui n'intéressent pas grand monde comme tu l'as lucidement souligné plus haut, et en plus avec aussi peu d'humour et de détachement, c'est un peu dommage.
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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par lorinlouis le Lun 24 Aoû 2009 - 12:10

Je ne sais pas si JM a quoi que ce soit à voir avec le délitement du forum des Cahiers. Les coupes franches et autres sévices du Sek(t)ateur ont eu lieu bien avant la passe d'armes entre LL et JM...

De plus, certaines atmosphères n'étaient plus tenables sur le forum. Comment concevoir un espace d'expression alors que celle-ci est instantanément réprimée par les automatismes de certains ? Automatismes qui n'avaient en aucun cas comme motivation la discussion et le partage des idées mais l'insulte et la diffamation.
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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Lun 24 Aoû 2009 - 19:52

breaker a écrit:dire à quelqu’un qu’il n’a pas les épaules assez larges pour te répondre?!, tu te goures, imbécile! J’avais buté sur une chose à mon arrivée sur les forums Cahiers, c’est l’utilisation faite des pensées de Deleuze, Foucault, Bourdieu, Debord, Rancière, Derrida, qui devenaient des dispositifs pour tout écraser la plupart du temps… et ça continue aujourd’hui, sans discernement… Là-aussi on peut s’interroger sur la qualité du détournement…
Mettre en balance le temps à lire ces auteurs, avec le temps passé à composer du lien social, aider, servir… voir si l’équilibrage se fait.

---> De quoi tu causes, l'ami? Je répondais par là à une formule lourde de sous-entendu, et laissée en "suspens", qui a "échappé" à JM (un homme très important et très occupé - et certainement pas par des vétilles stériles, comme on a pu le constater dans ses diatribes & rancœurs à la fois personnelles et maîtrisées - des nerfs - à l'égard de LL, de l'espace forum de la revue, de la revue, de la carrière d'untel ou d'untel, et pas que sur des questions éthico-politiques. On me dira "tout est lié". Certes. Heureux prétexte: lire plus haut, c'est clair, emphatique et limpide. La rivalité mimétique, ça a des fondements très concrets dans une dialectique de la reconnaissance, et au sein d'une disputatio assez douloureuse - c'est clear - pour la compétence et l'expertise).

Concède qu'en ce qui me concerne, y a jamais de sous-entendus. Je dis ce que dis, et je termine mes phrases, moi. Je réponds donc, par les termes que tu cites, très précisément à la formule "homme aux vérités solennels, à qui pourrait en douter encore. Au moins à propos du forum des cdc, parce que pour le reste.. ", qui semble viser ma personne, ou disons mes "vérités solennelles" en dehors du forum. Si en effet JM prétend placer sa réaction sur ce terrain extérieur: oui. Et ça ne concerne pas je ne sais quel lieu d'autorité ou de légitimité. Ce n'est pas mon genre et ça ne l'a jamais été. Inutile donc de tenter une interprétation biaisée de ce passage, merci. C'est toi qui te goures, là.

Sinon, je suis de ceux qui recourent le moins à des références et à des citations. ça me vaut divers titres: borborygme, auto-référence, dilettantisme, ampoulé, logorrhéique, rhétorique vide, manque de sérieux et de rigueur, voire absence de pensée. Là-dessus, j'ai rien à répondre. C’est comme ça, et pas autrement. Ah oui, stérile. Par pudeur, je n’entrerai pas dans ce débat.




Largo a écrit:Hello Jerzy,

N'as-tu pas l'impression que ce que tu avances là :

Simon Cussonaix a écrit:n'as-tu pas ce sentiment, jm, d'avoir sans grand esprit de partage, ni d'éthique, unilatéralement décidé, pour tous ceux là, que tes propres bisbilles personnalisantes à l'endroit de l'administrateur du forum des cdc, devaient déterminer la coupure du robinet d'alimentation du forum?

...Entre en contradiction avec ce point-ci :

Ce n'est pas "notre" forum, c'est ou c'était "un" forum.

Et ce d'autant plus que JM avait cessé d'écrire sur le forum depuis quelques temps... Je veux bien comprendre que tu sois déçu de voir ton jouet cassé par la trêve estivale, mais venir avec ce genre d'accusations, c'est un peu faire tienne la paranoïa vindicative dont tu accuses JM, non ?




Je ne vois strictement aucune contradiction. Cette phrase répond circonstanciellement à la formule « votre forum » de JM usitée dans sa réponse.
Précisément, JM avait cessé d’écrire sur le forum avec lequel il ne veut plus rien à voir (pour qui en douterait encore: "vous"/"moi"; "votre forum", "them or us" comme disait Zappa, "deguello", comme disait ZZ-Top, "bisque bisque rage", comme dirait Iznogoud), certes, mais ça n’empêche nullement, au contraire même, qu’associant dans son esprit le forum et la revue, dans une réactivité pour le moins vindicative, il semble ne jamais finir d'en finir, n’est visiblement pas en paix avec ça (faut ne pas l'être pour effacer consciencieusement un millier au moins d'interventions, ça donne à penser), au point de se comporter en dictateur hystérique quand un Laborie est passé par là. Ce sont des choses que j’ai dites ailleurs, et que j’ai redit ici, en plaçant cette remarque dans une analyse plus globale (et précise dans les termes qu'elle utilise, malgré l'aspect "barnum" revendiqué, inutile de déformer mes propos, et j’y termine mes phrases), laquelle ne me semble pas spécialement paranoïaque de ma part (à savoir un feedback indirect tel que mon hypothèse l'a avancé, sans exclure la possibilité de me tromper).
D’ailleurs, le forum des cdc a été rétabli aujourd’hui. Je n’avancerai par la moindre hypothèse d’un lien de cause à effet avec mon intervention de cette nuit (je me suis laissé dire que LL ne repasserait pour le site qu'en septembre, après ses vacances, mais qu'il est passé aussi cette nuit lire ici), ce serait l’expression d’un fantasme de toute puissance.


Et enfin:
Je veux bien comprendre que tu sois déçu de voir ton jouet cassé par la trêve estivale

Je ne passe plus que rarement, j'y suis plus un "ayant-été", et je me préoccupais surtout des archives. Chacun ses soucis.


Don’t acte, donc. Je repars comme je suis arrivé, avec la lourdeur éléphantesque qui m’est coutumière. Grosses baises à tous. C’est une expression belge, pas de malentendus.

Pas lol, mais pas loin non-plus.

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Mar 25 Aoû 2009 - 1:18

Bon, moi je prépare mon concours d’entrée aux CRS en décembre, donc plus trop le temps aussi d’engager de belles discussions ici. Salut à vous tous, prenez soin de vous.
blue sky…


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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par balthazar claes le Mer 26 Aoû 2009 - 18:25

Hello Jerzy,

je crois que tu n'as pas compris... franchement, relis, je suis certain que tu t'es gouré... tu as lu trop vite. JM n'a pas à proprement parler insulté Laborie... D'autre part celui-ci venait faire semblant de lancer un dialogue forcément biaisé, que ce soit à propos de personnes qui sont ses collègues ou à propos de ses employeurs ; il était tellement évident qu'il n'avait rien à nous dire... En outre il a bel et bien effacé quatorze pages de topic sur son forum... ensuite il l'a nié... ensuite il a prétendu en arrivant ici qu'on avait effacé son premier post : grotesque... comment une telle idée aurait pu nous venir, pour une fois que quelqu'un de connu passe...

Bref tout cela est particulièrement douteux.

Et tu viens parler du ressentiment de JM... bof... celui-ci supposé, aurait dû s'incliner devant celui de Laborie... à cause des archives... il fallait à tout prix préserver la bonne humeur de Monsieur Laborie, qui lui n'est pas n'importe qui... il pourrait s'énerver, et ivre de ressentiment envers nous, éradiquer un forum - que tu ne fréquentes plus, d'ailleurs... Mais, au nom du passé, des grandes heures... le topic "Lettes ouvertes de Jerzy"... ce serait moche de perdre ça ; qu'est-ce qui nous resterait après ça ? Non, fallait pas, n'aurait pas fallu l'énerver, msieur Laborie... On est qui nous ma pôve dame pour la ramener, si msieur Laborie vient discuter faut enlever son chapeau, et pis c'est tout...

Mais au fait, si tu gratifies JM de toutes ces fines remarques sur son illettrisme et son manque de sens de la hiérarchie, c'est toujours au nom de ta bonne vieille stratégie du in situ, pas vrai ?... taper dans la fourmilière au hasard, pour réveiller un peu tous ces causeurs falots... Rien de personnel de ta part... juste faire entendre la discordante voix de la raison au milieu du concert de mensonges... ça c'est la vraie politique de terrain. Ça ça fait un peu avancer les choses, et rentrer toutes ces petites bites molles... ah, heureusement que t'es là... qu'est-ce qu'on ferait sans toi.

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Mer 26 Aoû 2009 - 19:54

... son manque de sens de la hiérarchie ...


---> Tu n'y es vraiment pas du tout, je moquais au contraire un goût prononcé pour la hiérarchie (mais dénié), une façon d'abriter, d'intérioriser en soi une figure de maître fantasmé, dans une rivalité mimétique stérile, dont un des effets classiques est de se vivre en tant que victime perpétuellement bafouée par les puissants. A travers le rapport conflictuel JM/"la revue-son forum", n'est donc pas la personne-personnelle de JM l'objet de mon exercice, mais un schème éprouvé, une illustration, prévisibles et d'ailleurs prévus. Ce qui m'intéresse, de façon générale, c'est la mauvaise-foi "en situation" au sens sartrien.
Bien sûr, on peut gratouiller de mon côté pour exhiber les vilains ressorts qui sous-tendent mes interventions. Je m'intéresse à la vérité, j'aime voir clair en moi, donc j'écoute toujours avec intérêt et profit ce qu'on a à me raconter. Bien sûr, je fais le tri, comme tout le monde, lol, mais j'essaie dans la mesure de mon masochisme modéré d'être intraitable avec moi-même. Le goût d'apprendre, vois-tu, ça tient chez moi à distance toute tentation de croire que "c'est arrivé", toute illusion de maitrise. Non pas que je me vive comme un esclave pétri de conscience malheureuse. Je considère que je suis en phase d'apprentissage permanente. On apprend bcp sur soi-même dans l'opposition, encore faut-il se réapproprier de manière réflexive le matériau engrangé. Ce n'est facile pour personne. Nous succombons tous, à un moment ou à un autre, à l'hubris de l'orgueil (ça doit être une tautologie, mais j'ai pas le temps de vérifier, lol)

Et je relève souvent, oui, une certaine forme burlesque d'incompétence fond/forme dans la prose de JM, parce que ça m'interpelle par rapport à l'ambition qu'il se propose et les moyens que cette ambition requiert.
Distorsion qu'il ne faut surtout pas relever, sinon on passe pour un agent de l'ordre dominant, un élitiste, un hiérarchiste, un écraseur de chrysalides, mon dieu. Si le langage est l'apanage des dominants, l'instrument par excellence de la domination (et encore, ça se discute, mais pour cela faut se donner et travailler les outils pour le dire. Foucault maitrise sa grammaire et ses concepts, s'il se propose d'analyser le langage comme dispositif de pouvoir), et bien faut travailler à le maîtriser donc, plutôt que de liquider la question en se consacrant avec passion à la dénonciation de la nullité textuelle-conceptuelle des représentants de la "critique" en place. C'est moins stérile, et ça permet de continuer à apprendre, tout en évitant une certaine forme de ridicule.

Pour ce qui est de la "castration symbolique", par ailleurs, JM a choisi son maître: pas un gugusse, un "plouc" qui se plait à souligner les fautes de syntaxe et les syllogismes de la mauvaise-foi existentielle, non, un penseur, un vrai, exigeant et rigoureux (ceci dit sans la moindre ironie), un qui ne plaisante pas avec l'à peu près, ne tolère pas le poncif, et qui lui en fera bien baver, d'ailleurs ça a déjà commencé, plus mieux que dans Full Metal Jacket.
Une autre forme du sens de la hiérarchie, et par rapport à ça, mon intervention, c'est de la roupie de sansonnet.


Pour le reste, c'est ta lecture et ta perception, je te les laisse, tu me prêtes des intentions à des années-lumières de mon propos, je ne me prends pas et ne me suis jamais pris pour un situationniste, quelle idée saugrenue de ta part que d'imaginer que tu vas toucher là un point sensible (sans doute confonds-tu régulièrement dans mes propos le goût de la "situation" et la pratique "situationniste"), et je ne pense pas me gourer pour l'essentiel.

Ta lecture et ta perception, de mon point de vue, sont orientées par cette conviction hypnotique que tu participes sérieusement à une action politique d'envergure par le prisme d'une opposition mimétique à un ordre régnant de la cinéphilie (alors que sur bien des aspects, la contre-attaque entretient et réactive en miroir pas mal de schémas du "prêt à penser" qu'elle stigmatise avec véhémence: le coup de la loupe grossissante, c'est imparable), et alors que toi aussi, dans ton post même, tu joues - avec brio - au même petit jeu de règlements de compte personnels et stériles.

Bon, allez, bye. Je préfère de loin continuer à vous lire qu'intervenir. Je passe surtout par ici pour lire les interventions de Borges, qui sont parmi les rares que je trouve intéressantes, avec de la substance (pour Tarantino, d'accord à 100%). Pour le reste... j'observe la suite des événements.

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par balthazar claes le Mer 26 Aoû 2009 - 21:57

Ta lecture et ta perception, de mon point de vue, sont orientées par cette conviction hypnotique que tu participes sérieusement à une action politique d'envergure par le prisme d'une opposition mimétique à un ordre régnant de la cinéphilie

Franchement, tu n'y es pas. Je me fiche pas mal de l'ordre régnant de la cinéphilie. J'ai bien conscience de ne participer sérieusement à aucune action politique que ce soit, étant bien incapable de parvenir à démêler quelles sont mes propres orientations en la matière.

Et d'ailleurs ce n'est même pas la question. Si on en revient au seul sujet qu'on a ici, il me semble qu'il s'agit des rapports des forumeurs avec les organes de presse qui les hébergent. J'ai pas mal écumé cette mare, c'est un peu comme ça que j'ai connu le net. Je me suis toujours retrouvé du côté des bizuteurs de forum, c'était tellement plus marrant. C'était juste plus marrant. J'ai observé des journalistes hautains, des craintifs, des faussement amicaux ; toujours j'ai vu chez eux la panique face à cette expression impure, déchaînée, qui venait faire exploser le cadre assurant du traditionnel courrier des lecteurs. Je me suis documenté et j'ai découvert que la presse allait mal, qu'elle était soit vendue, soit trahie, soit en banqueroute pour toutes sortes de raisons qu'on connaît.

Et puis j'ai vu arriver un nouveau style de journaliste qui avait intégré la violence des échanges du net et qui savait s'en servir. Mais en général, ils avaient acquis ces nouvelles techniques en abandonnant toute forme de déontologie. C'était une nouvelle espèce : des requins du débat à thèse, des spécialistes du duel de vaines paroles, des orfèvres de la polémique inconsistante, de médiocres sophistes montés sur leurs ergots. Il n'y a rien de pire, tu es payé pour le savoir, que les faux débats de faux spécialistes jouant au ping pong verbal, pour détruire toute possibilité d'une parole dans un champ médiatique donné. Et c'est pourtant ce qu'on voit partout, des bullies de plateau télé, des éditorialistes aux avant-bras velus, toute une brutalité qui se lève et se pavane, triste époque.

Voilà le raisonnement, qui ressemble sans doute un peu trop à un conte, qui oriente mon point de vue sur le sujet. Mais je ne suis qu'un modeste bizuteur non repenti. Pour le reste, qui n'a rien à voir, la politique, la cinéphilie, ni toi ni moi n'en parlons ici. Mais comprends simplement que cet espace que nous avons ouvert ici ne se pose pas du tout dans un quelconque rapport avec les cdc ou qui que ce soit : c'est précisément pour éviter d'avoir à se poser ce genre de question que nous l'avons fait.

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Mer 26 Aoû 2009 - 23:00

Fais-tu exprès de déformer mes phrases, qui bien qu'alambiquées (pour tester l'attention, lol), sont construites de façon précise?

Franchement, tu n'y es pas. Je me fiche pas mal de l'ordre régnant de la cinéphilie. J'ai bien conscience de ne participer sérieusement à aucune action politique que ce soit, étant bien incapable de parvenir à démêler quelles sont mes propres orientations en la matière.

---> J'ai écrit: "par le prisme d'une opposition mimétique à un ordre régnant de la cinéphilie". Je sais très bien que tu te fiches autant que moi de l'état de la critique cinéscope dominante. L'important, dans la phrase, c'est "par le prisme", et sur ce point, j'y suis tout à fait, ce que tend à corroborer la suite de ta réponse.

Et d'ailleurs ce n'est même pas la question. Si on en revient au seul sujet qu'on a ici, il me semble qu'il s'agit des rapports des forumeurs avec les organes de presse qui les hébergent. J'ai pas mal écumé cette mare, c'est un peu comme ça que j'ai connu le net. Je me suis toujours retrouvé du côté des bizuteurs de forum, c'était tellement plus marrant. C'était juste plus marrant. J'ai observé des journalistes hautains, des craintifs, des faussement amicaux ; toujours j'ai vu chez eux la panique face à cette expression impure, déchaînée, qui venait faire exploser le cadre assurant du traditionnel courrier des lecteurs. Je me suis documenté et j'ai découvert que la presse allait mal, qu'elle était soit vendue, soit trahie, soit en banqueroute pour toutes sortes de raisons qu'on connaît.

---> Je salue cette patiente recherche socio-critique nourrie à une observation lucide, qui a permis de dégager, enfin, certaines vérités trop longtemps tenues sous le boisseau.
Bref, cette porte ouverte sur un univers totalement insoupçonnable, c'est quelque chose qui m'interpelle, car même si je n'ai jamais réussi à m'intéresser ne fut-ce qu'une nano-seconde aux "courriers des lecteurs", "chattings avec un invité prestigieux" et autres privilèges de pouvoir "dialoguer en direct avec la rédaction", au grand jamais je n'aurais pu soupçonner les agencements proprement balzaciens que tu décris, là. Comme quoi, je ne m'intéresse pas suffisamment à la politique au sens large, et c'est bien dommage.
Par contre je suis sensible au fait que ça ait permis, te concernant, de te forger une conscience politique, cette épreuve du "désenchantement du monde", comme aurait dit l'autre.

Et puis j'ai vu arriver un nouveau style de journaliste qui avait intégré la violence des échanges du net et qui savait s'en servir. Mais en général, ils avaient acquis ces nouvelles techniques en abandonnant toute forme de déontologie. C'était une nouvelle espèce : des requins du débat à thèse, des spécialistes du duel de vaines paroles, des orfèvres de la polémique inconsistante, de médiocres sophistes montés sur leurs ergots. Il n'y a rien de pire, tu es payé pour le savoir, que les faux débats de faux spécialistes jouant au ping pong verbal, pour détruire toute possibilité d'une parole dans un champ médiatique donné. Et c'est pourtant ce qu'on voit partout, des bullies de plateau télé, des éditorialistes aux avant-bras velus, toute une brutalité qui se lève et se pavane, triste époque.

---> Dis donc, t'en as vu arriver des choses c'est effarant. Je n'aurais pas aimé être à ta place, je te le confesse, car être le témoin privilégié de la résistible ascension d'une nouvelle classe, insoupçonnée là-encore, de battants, de winners, de killers, mâtinés de sophistes, de pongistes, de pseudo-penseurs médiatiques, etc. Mais quel est ce monde, dis-moi? ça doit être Ho-rrrrible. Je... je... je ne sais que dire, je... ne savais pas, pardonne moi, et même si je ne suis justement pas payé pour le savoir, je ne savais pas ce que tu as enduré, cette perte d'innocence brutale qui vous... comment dire... jette dans les tréfonds d'un monde de brutes. Et là-dedans, pas un seul philosophe sérieux? Pas un seul micro-poil de penseur du cinéma, même dans un coin du studio, tout là-bas, caché, presque honteux? Mais enfin, c'est invraisemblable! De qui se moque-t-on? Les arrivistes, les cuistres et les charlatans ont investi la place publique, les médias, les organes de presse, et on ne m'avait rien dit?

Voilà le raisonnement, qui ressemble sans doute un peu trop à un conte, qui oriente mon point de vue sur le sujet. Mais je ne suis qu'un modeste bizuteur non repenti. Pour le reste, qui n'a rien à voir, la politique, la cinéphilie, ni toi ni moi n'en parlons ici.

----> Je suis obligé, comment dire, de protester sur ce point dialectique. Car tu viens précisément de me démontrer - avec brio, et un sens du contage, enfin, de la comptine pédagogique édifiante -, comment la conscience politique s'acquiert. Moi, perdu dans mes bizutages stériles, je me suis complu, irresponsable, dans ma phraséologie égotiste et pompeuse. Par contre, il m'arrive de parler de cinéma, si si, plus que toi figure-toi. Je vois bcp de films, je suis un enthousiaste, ça me perdra. Je crois me souvenir que sur ce point, tu as aussi perdu quelques illusions en route. J'essaie, moi aussi, de ne plus voir que les trucs et les ficelles dans les produits de l'industrie du divertissement. Il m'arrive encore de prendre un pied formidable en découvrant après tout le monde Hellboy 1 & 2, mais ça me passera, j'espère.

Mais comprends simplement que cet espace que nous avons ouvert ici ne se pose pas du tout dans un quelconque rapport avec les cdc ou qui que ce soit : c'est précisément pour éviter d'avoir à se poser ce genre de question que nous l'avons fait.

----> Mais dis-donc, c'est la méthode coué pour m'expliquer ce que je n'ai toujours pas compris, visiblement, et simplement. En plus.

Que dire, sans refaire le tour de manège stérile qui a justement présidé à ma sotte intervention, ainsi qu'à ma pénultième clarification ci-dessus - encouragée par la tienne -, plus didactique mais de toute évidence inadéquate ?

Que tu te trompes d'interlocuteur: ce n'est précisément pas à moi que tu dois expliquer cette évidence qui ne semble pas très évidente à ma perception.

Comment on entretient, intériorise en soi la figure du maître tout puissant. Comment briser la dépendance, la rivalité mimétique, comment s'affranchir, et jusqu'où cette dépendance peut aller se nicher. En souffrir. En pâtir. Du Système. Encore. Penser contre, contre, tout contre. Mais plutôt que de livrer croisade avec toute l'énergie de la révolte contre la dernière critique inepte de Jean-Jacques Tartenpion dans cinéscope mag-trend tendance, insane parvenu intriguant à la cour d'Espagne, libérer du temps, pour approfondir un peu la lecture de Foucault, de Derrida, de Deleuze (non pas pour refaire Deleuze, le répéter, bien entendu, mais pour le tenter), et en amont, peut-être, je sais pas, de Spinoza, de Kant, de Hegel, de Heidegger. Qu'on a pas forcément d'ores et déjà compris, intégré, malgré les "merci de nous instruire, on sait tout ça, on sait". Et aussi de Grevisse, ou de Bled (ouuuuuh).
Mais bon, si on est très occupé parce qu'on a d'autres chats à fouetter, de vilaines bêtes noires qui vous empêchent de vous consacrer aux trucs vraiment importants (comme effacer, un par un, 3000 posts qui seront autant de repères manquants, brisés pour les générations futures), et ça, mon dieu, je peux comprendre, d'ailleurs, plus souvent qu'à mon tour... C'est justement sur cela que ma dernière intervention portait.

Non, non, et cent fois non, de cela il ne saurait être question. Pas du tout, mais alors Paaaas du tout. Jamais. Impossible. Scientifiquement prouvé. Rien à voir, justement, pas de chance! Bien tenté mais c'est raté! Ceusse qui l'disent qu'y le sont, d'abord! Merci donc de m'éclairer, une bonne fois, sur ce fait: je me suis complètement gouré, donc. N'en parlons plus. lol

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par balthazar claes le Jeu 27 Aoû 2009 - 0:26

Mouais. Du découpage de post à la Tuttle. Mais tu vas m'expliquer que non. Bravo, t'es un génie. Tu vas me démontrer que tu existes et que je n'existe pas. Je me disais bien qu'il était inepte de répondre poliment à Simon Cussonnaix. Oui, tu as écrit que je croyais m'investir dans une action politique d'envergure. Non, je te confirme, je ne crois pas. Ce que tu dis est effectivement inadéquat. Le mouvement est joli, mais je me fiche bien réellement de la dernière critique. Je dois me situer en-dessous de ta jauge d'analyse ; je m'hypnotise sur des choses beaucoup plus petites que ça. Peut-être plus tard, ces précieuses analyses pourront m'être utiles. Merci pour le prêche, en tout cas.

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Jeu 27 Aoû 2009 - 1:41

Justement, du découpage, pour se marrer un peu, et te prendre au mot, puisque c'est que ce tu fais avec le plus grand sérieux.

C'est peut-être aussi que tu ne saisis pas que je ne m'adresse pas spécialement à toi en la personne de toi-même, tu n'es pas en l'occurrence le destinataire privé de ce que j'écris, puisque bizarrement tu réponds pour quelqu'un d'autre à une critique qui ne t'est pas adressée, mais dans laquelle tu t'investis au point de détourner mon propos sur ta petite personne personnelle. Or, c'est si peu intéressant ce que t'as à raconter, tellement bateau. Et j'ai fait un gros effort pour donner un peu de relief à tes rodomontades. Et tu me remercierais d'avoir un peu meublé l'ennui qui s'en dégage? Ah ben j'avais cru, naïvement. Tu es bien impoli, ma foi.

N'en fais pas une affaire personnelle, lol, mais puisque tu pinailles âprement sur chaque mot sans saisir le mouvement général, ta défense illustre plutôt ce que je dis, à savoir que tu "participes", et en l'occurrence, là, tu rationalises, pour un autre, avec des comptines édifiantes assez pathétiques.
Ai-je dit que tu croyais "t'investir"? Nenni. Tu t'investis dans quoi, exactement, toi même sembles te le demander, te sentant bien incapable selon tes propres termes de " parvenir à démêler quelles sont tes propres orientations en la matière". Et alors? Pourquoi te sens-tu en devoir de me répondre et de m'infliger tes mignardises vaporeuses? Et moi, bien poli, encore, je réponds, et je tente de mettre quelques lampions, un peu de fantaisie, dans ta casuistique d'expert-comptable découvrant la vilenie du monde sans pour autant trop bien savoir où se situer dans tout ça, au hasard Balthazar.

Mais dieu que tu es constipé.

Y a aucun prêche. Tu me lis aussi bien que Harry Tuttle. Mais par goût du babil, cette manifestation puérile de la joie un peu sauvage et un peu cruelle d'être en vie, je t'ai répondu. Mais tu ne vois que de la prêtrise. T'es ptêt un prêtre contrarié.
Et si c'était ta vocation enfin révélée? L'itinéraire d'un bizuteur, n'aimant pas le cinéma, hésitant en politique, offusqué par les manières inélégantes des organes du pouvoir, même sur internet, et pis s'investissant, pour de bon, dans la vie communautaire ecclésiastique, comme préposé sourcilleux aux sceaux et aux tampons.

Mais finalement, dis-moi, n'était-ce pas toi Tuttle depuis le début?

Pas la peine de répondre, je déconnecte. Enfin. Sinon tu pourrais croire que je m'intéresse à tes investissements ou non-investissements, et que j'ai à coeur de te démontrer quelque chose, de te convaincre, alors que tu me convaincs parfaitement sans trop d'effort qu'en effet tu t'hypnotises aisément sur des petites choses, ces petits riens de la vie. C'est pas grand-chose, mais ça fait du bien. lol

Non non, je suis déjà parti. C'est rien. C'est pas grave. jocolor

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par balthazar claes le Jeu 27 Aoû 2009 - 9:44

C'est difficile de partir, n'est-ce pas Simon Cussonaix ? Vraiment, depuis le début il n'y a rien à dire, tu l'as remarqué, je l'ai remarqué ; et voilà, je réponds encore à ta dernière démonstration. C'est par pure graphomanie et masochisme, note-le. Quelle était ta question ? Les problèmes de constipation des Spectres. Il faut vraiment encore te remercier de l'intérêt que tu nous portes. C'est autrement plus constructif que du Lionel Simon tes interventions. On a là du bon diagnostic, de la maîtrise dans le verdict. Voilà un médecin de campagne qui aime son travail. Merci aussi pour toutes ces allusions à ma petite personne, ma cinéphilie en berne, ma participation non-désintriquée à un projet creux et délirant. C'est finalement le premier feedback un peu consistant qu'on ait eu sur nos derniers efforts. Il faut vraiment nous porter un touchant intérêt pour avoir pris le temps d'observer nos ânonnements scolaires, et celui de corriger patiemment. Pourtant tu n'es pas payé à la ligne, toi. Tu es parfaitement désintéressé. Tu n'es pas un Spectre, mais un simple être de chair venant crever nos baudruches et piétiner nos barrages de sable, railler nos silences gonflés d'importance et nos paroles prétendument réservées. Tu n'as pas peur de t'exposer. Tu as résolu dieu merci ces questions d'ego mal placé, tu n'as plus peur de paraître nu, tu n'as plus rien à prouver à personne. Homme admirable, vraiment, homme véridique agité par le rire du sage en contemplant nos timidités, nos insuffisances. Tout le monde dans le fond aurait besoin de son Simon Cussonaix, maître zen rigolard, anti-professeur de pédanterie. Et ne crois surtout pas que tu n'es pas compris. C'est simplement le principe de contradiction que tu aimes tant susciter, qui pousse à contester tes propos, pas du tout pour se voiler la face – évidemment, pour tenter de la sauver -, juste pour essayer de te rendre la monnaie de ta pièce, te faire chier un peu. Du reste je maintiens que la portée de tes révélations tend à se rapprocher de zéro, surtout à mesure qu'elles s'allongent. Mais ça fait aussi partie du programme, n'est-ce pas, mouche du coche, sniper pour ambulances, et qui s'en fout royalement.

Tout ce qu'il faut soulever pour montrer qu'on est coincés ! Tout ce procès à faire de nos attitudes et de nos penchants secrets. Et tout ça au prétexte de ton juste souci de la préservation des archives des cdc. Mais Careful a déjà expliqué qu'on pouvait aisément en faire une sauvegarde. Mais tu t'en fous autant que moi, à vrai dire, ce n'était qu'un prétexte. C'est dommage, c'était tout de même une question ; mais pas le temps de s'arrêter, il fallait aller au plus pressé, saisir sur le vif ce remarquable échantillon de rivalité mimétique non assumée et stérilisante, prendre un instantané de l'inexistante et fascinante bête noire. Bah, tout ce que Girard propose en fin de compte, c'est une espèce de retour au catholicisme comme manière indépassable d'assumer la réalité de la violence mimétique. Girard est bien seul à poncer et vernir ses théories qui s'emboîtent si proprement entre elles. Ce n'est pas qu'il ait tort, mais tout ça est tellement aride, tellement peu stimulant pour des petits jeunes avides d'en découdre. La voie du renoncement est longue et morne, surtout au début. On préfère les immoralistes, on a l'impression d'avancer plus vite. Plus facile, plus rapide, mais pas plus forte... Et ces petits jeunes qui se tiennent bêtement au milieu, c'est d'un triste, d'un ridicule.

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par wootsuibrick le Jeu 27 Aoû 2009 - 9:53

J'ai de plus en plus de mal à vous suivre, camarades. lolol
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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par glj le Jeu 27 Aoû 2009 - 12:59

salut jerzy, tu n'aime pas le style de jm et cela depuis longtemps ( idéja dit sur le site de cahiers ), tu n'aimes pas non plus sa manière de polémiqué ( déja dit sur le même site ), ce n'est pas un scoop. Rien de neuf à l'horizon.

Pour le coup sur les cahiers, force est de constater que le site se délite et que les interventions interresantes se font rares. Force est de constater également qu'une bonne partie de ceux qui intervenaient avant sur le site et qui ne le font plus ou alors de manière parcimonieuse, ont pris part au projet "spectres". Peut-etre que Laborie fait ce qu'il peut mais il se trompe tout autant que nous lorsqu'il efface le topic consacré aux spectres. A bien y reflechir, c'est ( surement ) un hommage et une reconnaissance indirect de notre webzine .
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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par Invité le Jeu 27 Aoû 2009 - 13:20

Dernière réponse à Balthazar:

Ce n'est pas du tout à Girard que je pensais, même s'il exploite cette thématique. Renseigne toi. C'est un autre type d'analyse qui est convoquée. Girard n'est pas le propriétaire de la notion, et je ne m'en inspire pas du tout.

Pour le mimétisme, je confirme: tu essaies vainement d'imiter, mais sans le talent, une prose que je connais bien, puisant dans une petite mythologie portative ayant déjà servi, et de toucher - avec brio - mon noumène. Mais ça fait un peu duplicata. Je dirai même que ton truc, là, c'est tellement lassant et prévisible, tentant d'exploiter un filon déjà maintes fois sillonné, mais en mieux, qu'on peine à ne pas décrocher.
T'y mets un peu de cœur, du bout des lèvres, j'ignore pourquoi cet investissement (tu t'ennuies, peut-être, comme moi à essayer de comprendre où tu veux en venir), mais ça tombe des yeux quand-même, ces calembredaines d'emprunt. C'est un canon polyphonique qui murmure dans ta tête, et tu en nous ressers la trace mnésique, mais appauvrie par l'abus d'imitations diverses. T'es assez influençable, finalement. lol.

Pour ma part, j'ai dis tout ce que je voulais dire: y a eu de la provocation, de la pédagogie, de la patience, de la politesse, de la détente, de l'autosatisfaction, de l'agacement, un drive monstrueux et un brio dantesque. En témoigneront les générations futures, qui diront :"mais bon sang de bois, Jerzy avait raison!".
C'est pour ça qu'y faut archiver, comprends-tu?

Non, je pense que tu ne comprends pas tout, malgré un début d'investissement. Je t'incite donc à relire avec attention l'ensemble. Mais y aura plus de retour. Car ton service-volée, tout en échoplex mal réglé, abîme la beauté lumineuse de mon jeu. Tout simplement.

J'ai une grosse production "in progress" sur un troisième site où je cause cinéma; sur un quatrième, généraliste, où je fais énormément de philo, plus technique, à la demande, depuis 7 ans (matrice d'un manuel de philo "non conventionnel" que je compte ficeler dans les mois à venir: y a dans les 600 pages, sur une multitude de thèmes, mais avec un fil d'ariane, puis j'élague, je remonte, je simplifie et je relie. Un secret de fabrication en passant - ne me remercie pas - c'est la prolifération baroque, en guise d'échauffement. Une fois le flux émis, je peux alors me canaliser sur une "ligne claire", épurée. J'ai besoin du double mouvement tensionnel: contraction/expansion; systole/extra-systole); un cinquième, où on cause musique. Bien sûr, les développements en cours sont archivés en vue de plusieurs élaborations menées de front, opérant dans des registres et des tonalités très différents. Et le tout, c'est une façon ludique de "travailler" tout en n'ayant pas l'impression d'y être contraint. Chacun ses "trucs".

Veuille m'excuser, donc. Pas trop le temps de te coacher, là. Juste merci pour le feedback mou du bide et d'la glotte, ça fait gaz de propulsion. J'ai parfois besoin de heurter une matière inerte - une pensée qui fait du 5 à l'heure pépère - ça "débouche" des solutions pour les parties plus difficiles à négocier. elephant

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Re: Les Cahiers du Cinéma depuis 2008 : petites histoires sans devenir

Message par balthazar claes le Jeu 27 Aoû 2009 - 15:08

Hum, voyons voir... je ne suis pas tout à fait d'accord quand tu parles de la beauté lumineuse de ton jeu. Il y a tous ces passages terribles où tu dis "je", où tu nous enjoins à croire que tu aimes ton style, force lols à l'appui, où tu affirmes que tu parviens à trouver l'exact point de rencontre entre ce qui remonte de ton inconscient le plus nocturne, et le plus haut degré de contrôle de son expression. Quand tu te laisses attendrir à propos de ton amour de la vérité, de ton humilité qui te pousse à toujours te remettre en question. Du pur Rousseau, dirait l'autre, quand tu verses dans l'introspection à ciel ouvert. On pourrait citer les lignes. C'est alors un tel décrochage de ton, on te voit soudain en quête désespérée d'un peu de chaleur ; mais c'est trop tard, bien sûr. Ici on t'a toujours tous trouvé tellement attachant, tellement brillant ; mais à ce moment-là on ne peut plus te le dire.

Et puis tu tombes si facilement dans le premier panneau rhétorique venu. Des années à observer les actes de langage, et comme quoi tout ça n'est qu'affaire de places et de positionnement, de miroirs et de psittacisme ; et tu ne sais toujours pas te servir de ça. Tu prends tout pour argent comptant. Tu ne sais intervenir qu'à ce niveau-là. Tous tes efforts ne te servent qu'à t'enferrer davantage dans le piège de la structure. C'est parce que tu es fixé sur le mode passif-agressif, en quelque sorte. Il faut toujours que tu répondes, en faisant passer ça pour des éclaircissements, pour des mises au point. De quoi ? De ton explication. Des mises à jour, des précisions, et des précisions de précisions ; et encore un petit adjectif pour infléchir – avec brio – le sens de tel sous-paragraphe. Et des protestations de bonne foi par-dessus, lol, je vous jure que je vous le jure. En faisant ça tu ne limes pas du tout ton mur, tu ne fais qu'ajouter des annexes à ton propre labyrinthe. Tu mets des boîtes dans des boîtes, etc. Les travaux de Sisyphe. "Mais il ne s'y rencontre que voûtes, voûtes têtues, cependant qu'il faut qu'elles se brisent et s'abattent. Il s'agit ensuite de désencombrer ce lieu conquis des débris qui masquent ce qui vient au-delà, que je ne devine d'ailleurs que trop, car il m'est évident qu'il y a encore une voûte, plus loin, plus haut, qu'il faudra abattre aussi."

Ce n'est pas tellement plus constructif que la nôtre ta démarche, dans l'absolu. On pourrait appeler ça le complexe de Cyrano. D'abord, seul contre cent, zéro allié, zéro truquage, une victoire impossible à obtenir. A quoi ça sert de se battre contre cent. Ensuite, personne ne dira de moi le quart du mal que je dirai ; c'est à moi que revient de faire la preuve de mon humiliation, foi de Simon Cussonaix. Enfin, l'amour du ventriloque, façon abbé Herrera en quête de son petit Lucien. Et quand ça se sera révélé une chimère, les bagnards peuvent toujours finir à la police ; ils feront les pandores les plus tendres, les plus tolérants. Mais ces impressionnants flots de testostérone sont décidément bien mal canalisés. Ça court après sa tragédie, après sa grande scène des adieux. Jerzy, un coup sur deux c'est le lac des cygnes. Et l'autre un cours magistral sur la bonne façon de faire ses lacets. Bâillement.

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