travellings

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Message par Invité le Ven 22 Mai 2009 - 11:40

oui c'est une bonne analyse que je partage sans oublier le foireux : " quel est ton nom camarade ?!".

Je suis allée a la librairie et me suis laissée séduire par le bouquin sur l'idéologie qui commence par l'utopie de la ville idéale.
Merci du tuyau.
Dans le Monde d'aujourd'hui il y a une belle interview de Badiou suite aux assises de la littérature de Lyon

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Message par Invité le Ven 22 Mai 2009 - 11:46

Et puis une citation de Comolli à propos de la TV, un type que je respecte beaucoup, beaucoup ! Son bouquin assez rare "Voir et pouvoir" est passionnant aussi.

camille a écrit:
Dans le Monde d'aujourd'hui il y a une belle interview de Badiou suite aux assises de la littérature de Lyon

Merci pour cette info. Le Monde semble être la tribune journalistique officielle de Badiou..

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Re: travellings

Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 10:43

A propos de ZP, on s'éloigne un peu des travellings, quoique :


Apparu il y a quelques semaines sur les murs de l'université Lyon1 en grève.

(on se passera de vos remarques sur les lacunes en orthographe des scientifiques ! Wink )

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Message par D&D le Dim 24 Mai 2009 - 10:59

JM a écrit:
(on se passera de vos remarques sur les lacunes en orthographe des scientifiques ! Wink )

Laughing

C'est ballo pour les ayatollahs du stabilo. I feel very frustrated drunken
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Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 11:05

D&D a écrit:
JM a écrit:
(on se passera de vos remarques sur les lacunes en orthographe des scientifiques ! Wink )

Laughing

C'est ballo pour les ayatollahs du stabilo. I feel very frustrated drunken

eh ouais, faudra te faire violence mon gars ! Wink

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Message par ^x^ le Dim 24 Mai 2009 - 13:19

JM a écrit:Tu veux voir un travelling dégoûtant Lionel ? Regarde ça

D'après mon informateur belligérant, Arnoh Masser est un con. Un number one.

entendu:
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "

"Mdr" comme on dit.
Voilà mon travelling.
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Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 13:22

tcho,

c'est la signature qui m'intrigue, c'est quoi, Freedoc, Frodon ?

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Re: travellings

Message par ^x^ le Dim 24 Mai 2009 - 13:31

Oui, tout à fait Lionel. C'est un extrait jpegisé d'un E Book libre de droit de Jean Mickael Frodon et de ma Sorcière bien aimée.
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Re: travellings

Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 14:45

Careful a écrit:
JM a écrit:Tu veux voir un travelling dégoûtant Lionel ? Regarde ça

D'après mon informateur belligérant, Arnoh Masser est un con. Un number one.

entendu:
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "
"quel est ton nom, camarade ? "

"Mdr" comme on dit.
Voilà mon travelling.

belligérant ?
Arnoh Masser ?

Ca ressemble plus à un stock-shot qu'à un travelling.. scratch

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Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 15:01

Jeudi dernier, le 21, je suis tombée sur france 5 sur un documentaire plutôt pas mal d'Antoine de Gaudemar sur le Mépris.
On y voit Godard, aujourd'hui, visionnant des extraits du film, Du dinosaure et du bébé d'André S. Labarthe, un producteur, Piccoli, Bergala, lol.
Il explique qu'après l'échec commercial de ses premiers films Carlo Ponti lui met dans les mains le Mépris. OK ça marche.
Il explique aussi qu'au 3/4 du temps seul le 1/4 du film était tourné. D'où le pari qu'il fait d'allonger la scène de ménage, centrale, à 30 m" (elle en fait 34).
Et dans cette scène en studio à Rome il y a un travelling lumineux : Bardot et Piccoli sont chacun au bout d'une table, et le ping-pong commence, les invectives etc la caméra très rapprochée va de l'un à l'autre mais entre, au milieu, il y a une lampe, qui s'allume et qui s'éteint au passage - et dont on ne sait pas qui a l'interrupteur - c'est à dire qui compte les points - enfin c'est comme au tennis, c'est moi qui rajoute.
Sinon il dit n'avoir pas lu le mépris avant, ne toujours pas savoir ce que c'estr, lol. D'autant que j'ai lu quelque part qu'il a dit que les images des films muets allemands se substituent à l'histoire de la période. L'Allemagne du Dernier des hommes, de la rue de Karl grune, les films de Lulu Pick seraient aussi véridique que l'Allemagne réelle, mais plus expressive.
C'est étrange ! Godard qui n'a jamais vécu dans l'Allemagne des années 20, affirme qu'il tient dans le cinéma de veritables critères d'authenticité. Au fond il estime que par le cinéma il connait la vie ( ? ) la vie de l'Allemagne des années 20, et que le monde atistique de Murnau et de Grune la reproduit adéquatement. Ce qui me laisse songeuse.

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Re: travellings

Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 15:55

camille a écrit:
C'est étrange ! Godard qui n'a jamais vécu dans l'Allemagne des années 20, affirme qu'il tient dans le cinéma de veritables critères d'authenticité. Au fond il estime que par le cinéma il connait la vie ( ? ) la vie de l'Allemagne des années 20, et que le monde atistique de Murnau et de Grune la reproduit adéquatement. Ce qui me laisse songeuse.

critère d'"authenticité" ou de vérité, camille ?

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Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 16:30

l'authenticité est ce qui est conforme à la vérité, non ?

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Re: travellings

Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 18:52

Honnêtement, je ne crois pas que ça soit la reproduction adéquate seulement qui fasse dire à Godard que l'Allemagne des années 20 est dans les films de Murnau. Il est aussi question de poésie chez Murnau et c'est peut-être autant par là que transite la vérité de l'époque. Vérité qui selon moi peut tout à fait échapper, dans d'autres contextes, à qui souhaite faire dans l'authentique (les exemples sont légion).

Il faudrait pour que cette hypothèse soit vérifiée que Godard aie du coeur, donc réfuter les propos de Macha Meril... ?

et qui donc est sans travail, mademoiselle

il est des temps qui ont trop de mains

et pas assez de cœurs

oui , des temps sans cœur

mais pas sans travail

lorsqu’une époque est malade

et n’a pas de travail pour toutes les mains

c’est une nouvelle exhortation

qu’elle nous adresse

l’exhortation à travailler avec nos cœurs

au lieu d’y employer nos mains

et je ne connais pas d’époque

pas encore

qui n’eût pas d’emploi pour tous les cœurs



Dernière édition par JM le Dim 24 Mai 2009 - 19:11, édité 1 fois

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Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 19:08

mais c'est ce qui me fait dire qu'il ne peut pas ignorer le mépris dans les années 60 alors qu'il a lui même été le premier "voyeur" de son film.
Il voit en metteur en scène il "oublie" de prendre en compte la déformation subie par les événements que leur fait forcément subir l'instrument de leur enregistrement, la caméra.
Il ne s'agit pas de poésie, car alors là, c'est la porte ouverte à toutes les interprétations mais de physique. Quand décider où est l'authenticité, tu sais toi ?
quant aux propos de Macha Meril, lol, on peut tout aussi bien leur donner comme sens que Gilles n'a pas de cerveau ...

bye

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Re: travellings

Message par wootsuibrick le Dim 24 Mai 2009 - 20:18

J'avoue mal comprendre de quoi il est question, lorsqu'on parle d'une perception authentique...
Faut-il avoir été en allemagne durant les années 20 pour avoir une idée authentique de cette époque? Avons nous une idée plus authentique de notre lieu d'existence que les gens qui le regarderait depuis ailleurs, ou depuis le prisme des arts? On parle bien d'avoir une idée, ici, pas de sentir physiquement l'espace où naîtrait cette idée?
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Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 20:28

moi en plus je ne comprends pas le lien entre Le Mépris de Moravia/Godard et l'Allemagne des années 20, je n'ai pas vu l'émission dont parle Camille, c'est probablement pour ça ?

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Re: travellings

Message par Invité le Dim 24 Mai 2009 - 23:42

je serai brève :
1 - il ne s'agit pas de "vague" idée exotique mais de conception du cinéma.
2 - il ne peut pas ne pas connaitre le sentiment du mépris comme il l'affirme puisqu'il l'a filmé ( c'est le critère d'authenticité appliqué à lui même).
douce nuit

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Message par Invité le Lun 25 Mai 2009 - 7:50

hello,

dans ce même ordre d'idée on peut mettre le doigt sur une autre contradiction chez Godard quand il affirme que le cinéma s'apparente à la psychanalyse : ici on cherche la parole refoulée, là l'image refoulée.

Ce qui en d'autres termes veut dire que pour lui une image peut en cacher une autre.

Quid alors de l'authenticité dont il prétendrait avoir la clef ? Et vous avec, non ?

Une autre question en découle, celle du capital confiance qu'on peut accorder à son cinéma, lui dont la personnalité tend, tend, tend, à éclipser les oeuvres ?

Bien sûr je me fait l'avocate du diable. mais je suis traversée par cette question de la perspective pertinente encore à l'oeuvre aujourd'hui dans le cinéma.

Ce qui m'apparait évident, puisque tout est parti du Mépris, est que l'on peut tenir ce film pour le plus important des années 60. Point.

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Message par Invité le Mar 26 Mai 2009 - 19:36

hello,

Godard dit au sujet du Mépris : ce sont des gens qui se regardent et se jugent, puis sont à leur tour regardés et jugés par le cinéma ( ( c'est déjà en germe l'idée de Daney, des films qui ont regardé notre enfance etc...) ou mieux dit par Duras : si on montre une scène, on peut aussi bien montrer comment elle est filmée, comment une caméra filme cette scène : pas de pathos, c'est net, tranchant ), lequel est représenté par Fritz Lang jouant son propre rôle ; en somme la conscience du film, son honnêteté.

Toujours ce besoin d'aller chercher comme Haneke le blanc des origines, une caution morale, où, dans l'Allemagne des années 20.

Et la manière dont Godard appelait son film me fait hurler de rire : c'est "un film fritz" !

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Message par Invité le Mar 26 Mai 2009 - 20:46

Enfin si le film s'est vraiment imposé comme une méditation sur le cinéma, c'est en sourdine durant longtemps. Car le Mépris doit à sa réédition de 1981 son ... désensablage ; comme si une part essentielle de l'héritage du cinéma restait enfouie, comme si un enseignement avait été donné en pure perte.

Il n'est guère que Daney, qui dans la rampe et un texte en apparence sur la publicité avait su écrire sa dette : "tout film est un palimpseste."

En fait, et à l'instar de Wittgenstein, il est préférable d'escompter de
l'exercice de la critique, comme de celui de la philosophie, un effet thérapeutique : l'échelle ne sert à rien en elle même ; elle doit permettre d'arriver à un point, d'où l'on peut, sagement et sans dommage, se débarrasser de l'échelle.

Dont acte.

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Message par wootsuibrick le Mer 27 Mai 2009 - 9:22

Je crois ne rien comprendre à cette histoire.
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Message par Invité le Mer 27 Mai 2009 - 13:26

lol.
rendez vous sur le topic Pasolini

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Re: travellings

Message par lorinlouis le Mer 27 Mai 2009 - 13:44

camille a écrit:
Ce qui en d'autres termes veut dire que pour lui une image peut en cacher une autre.

Quid alors de l'authenticité dont il prétendrait avoir la clef ? Et vous avec, non ?

Salut Camille,

Excuse-moi, mais je suis aussi incertain que mes acolytes. Seulement, la question de l'authenticité d'une image "refoulée", donc double et signifiante, semble être contenue en elle-même. Les psychanalystes te rétorqueraient, selon l'idée, qu'une parole "authentique" est une parole qui mène vers un ailleurs, et c'est là le gage de son authenticité.

Cependant, je ne sais pas si le terme ambigüe d' "authenticité" est très usité dans le milieu psychanalytique. Tout au moins, de nos jours... silent
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Message par Invité le Mer 27 Mai 2009 - 15:31

non mais il l'est par Godard qui faisait le parallèle avec la psy.
ça n'est pas moi, ni toi ni tes acolytes ou les chinois qui sommes en cause, mais godard himself.

Mais je sens que l'on va toucher là du doigt cette polémique avec PPP, qui m'intéresse tant justement pour ne pas l'avoir comprise.

Car si quelque chose m'intéresse c'est bien cette polémique là dont je sens qu'elle est féconde pour, non pas l'un ou l'autre des protagonistes, mais pour le cinéma.

De ce cinéma qui perdure au delà des milliers de noms qui l'ont fait, et dont je me bats l'oeil comme de mon premier imperméable.

Mais voila je n'en sais pas assez. Je n'ai jamais eu le temps d'approfondir.

C'est mur, maintenant.

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Message par Invité le Ven 29 Mai 2009 - 17:02

il y a chez Godard quelque chose évidemment de l'ordre de la citation, mais la citation c'est très ambigu et lui même est ambigu , raison pour laquelle sans doute il cherche systématiquement, à ses débuts, tout au moins, quand il faisait du cinéma, soit à s'approprier, lang par exemple, le faire sien, le mettre dans son camp pour rechercher l'approbation , pour n'avoir pas à faire faces aux critiques, voyez j'ai lang, allez vous rhabiller, soit a contrario, s'opposer et j'aimerais bien savoir pourquoi à pasolini ou à truffaut qu'il traine dans la boue après son film sur le cinéma.
Dans la citation chez godard il y a bien sûr l'emprunt a l'auteur qui valorise, celui que quasi-militairement l'on cite à l'ordre du mérite; godard distrubue ainsi la distinction ; mais il y a aussi l'action à comparaître, godard rendant la justice sous son chêne ( à ce propos savez vous que saint louis le seul roi de france canonisé, et bien que surveillé de près par une mère très stricte, montait voir sa femme deux fois par jour, montait est bien le terme et qu'il a été le roi le plus prolifique de france, 10 enfants ), bon revenons à godard qui n'est point roi et qui n'a été prolifique que de films et bien si godard désigne le plus souvent même dans ses propos, s'il cite, c'est presque pour dénoncer, il cite à comparaître, il trie, il a toujours trié pour savoir où il en était.

truffaut dans son célèbre article de 1954 avait ouvert la voie qu'a reprise godard sans jamais l'abandonner. les voies de godard sont pénétrables, elles viennent toujours de droite ou de gauche, jamais de lui. et quand elle viennent de lui elles sont reprises par d'autres. godard ne sait pas faire cavalier seul.

truffaut oui. il a écrit ce qu'il avait à dire pour ouvrir la voie à d'autres et à lui. et il a suivi son bonhomme de chemin , son amour de la littérature et son amour des femmes et ça l'a tué.

godard, lui est resté scotché je ne sais où. franchement je ne sais où.

mais qui s'en soucie ?

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