De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

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Message par Invité le Dim 22 Jan 2012 - 20:32

pratiquement, si : ce sont les même éléments de langage que l'on retrouve ici. ( appelle ça une longueur d'onde si tu veux, qui permet de tenir a distance ses adversaires et conforter ceusses du camp. t'arrête un peu de faire l'imbécile.

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par balthazar claes le Mar 7 Fév 2012 - 16:20

Propos Guéant: un député app. PS évoque le "nazisme", le gouvernement quitte l'Assemblée -

PARIS, 7 février 2012 (AFP) - Les membres du gouvernement, le Premier ministre François Fillon en tête, ont quitté mardi la séance des questions au gouvernement après qu'un député apparenté PS a évoqué "camps de concentrations" et "régime nazi" au sujet des déclarations de Claude Guéant sur "les civilisations".
Serge Letchimy, député de la Martinique, a provoqué aussi le départ en masse des députés UMP et la levée de la séance en déclarant : "Mais vous, M. Guéant vous privilégiez l'ombre, vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration" avant de se référer dans le brouhaha au "régime nazi".
Le président de l'Assemblée UMP, Bernard Accoyer, a vainement appelé au calme, puis demandé au ministre des relations au Parlement, Patrick Ollier, resté seul au banc du gouvernement, "si cette intervention appelait une réponse du gouvernement". En l'absence de réponse et alors que l'effervesence ne diminuait pas dans l'hémicycle, il a levé la séance.
Le 24 janvier, le président de l'Assemblée avait prévenu qu'il lèverait la séance en cas de nouveau dérapage, après un rappel à l'ordre du communiste, André Gérin, pour avoir perturbé les questions d'actualité.
Le 8 novembre, M. Accoyer avait levé la séance après des propos de François Baroin, ministre de l'Economie, qui avait provoqué une bronca des députés PS en accusant la gauche d'avoir pris le pouvoir "par effraction" en 1997.
Dans les couloirs, le président des députés UMP, Christian Jacob, a réclamé des "excuses" après ces "propos prémédités" de M. Letchimy. Le député a, quant a lui, rétorqué qu'il ne ferait "aucune excuse publique" et que c'était à au ministre de l'Intérieur de "s'excuser" pour ses propos.
Lors d'une réunion à huis clos samedi devant l'UNI, association étudiante proche de la droite, M. Guéant avait assuré que "toutes les civilisations ne se valent pas", ce qui a déclenché une vive polémique.

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Message par Borges le Ven 10 Fév 2012 - 14:11



Guéant a encore des efforts à faire, s'il veut placer la civilisation occidentale, européenne, voire française ( ce qui serait impossible) über alles


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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par IQI le Sam 11 Fév 2012 - 9:13

La citation réelle de SL est la suivante, et j'y souscris pleinement :

Mais vous Mr Guéant, vous privilégiez l’ombre !
Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial.
Monsieur Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, si hostile à toutes les différences, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ?
Il existe, M. le Premier Ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque que vous tentez de récupérer sur les terrains du front national.

Une énorme partie des réactions de gauche était catastrophique, en revanche, et faut pas se leurrer, c'est bien Guéant le gagnant sur un coup pareil...

A coté, on a un splendide retournement, vraiment splendide, une quasi expiation, de la part de Serge Klarsfeld :

Claude Guéant ne dit que "des choses évidentes", a renchéri Arno Klarsfeld. "Si la gauche veut faire campagne sur le fait que le nazisme hitlérien ou les talibans valent la civilisation française ou britannique, qu'ils le fassent", s'est agacé le président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

Comment et pourquoi le nazisme fut une parenthèse (une absence, dirait Jacques Chirac) dans la civilisation européenno chrétienne....Les doubles pages dans Le monde des livres sur le sujet pendant des années, c'était pas pour les chiens...


Ce qui devient dangereux avec tout ce mouvement, au fond, c'est ce mot "d'évident", que des wagons de gens de droite, qui à mon avis, ou du moins j'ose encore l'espérer (peut-être plein d'illusions, m'enfin ça fait vivre aussi), ont quand même sur la question un point de vue plus circonstancié, en viennent à suivre un petit **** comme Guéant, qui sent très fort les pages et les franges les plus noires et basses de la "République" française. C'est plus bas que du Le Pen des années 80 au plus fort de sa forme. Beaucoup moins vulgaire, mais bien plus n**i. Beaucoup plus froid.

Le Pen, y disait juste, les arabes je les aime pas. Point barre. Le Guéant construit le fonctionnaire zêlé qui nous dit qu'il faut expulser en fonction d'une raison supérieure. Y a une interview d'Hortefeux où il nous dit comme ça à quel point il fait du social dans sa mission de Ministre de l'intérieur.

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Message par Borges le Sam 11 Fév 2012 - 10:38

Hello IQI

IQI a écrit: Serge Klarsfeld :

Claude Guéant ne dit que "des choses évidentes", a renchéri Arno Klarsfeld. "Si la gauche veut faire campagne sur le fait que le nazisme hitlérien ou les talibans valent la civilisation française ou britannique, qu'ils le fassent", s'est agacé le président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).


là, il aurait pu ajouter aux nazis et aux talibans, les roms; on se souvient de ses propos :

« Vous avez suscité la polémique en déclarant au sujet des Roms : “ Ils vivent avec huit enfants dans une pièce, lorsqu’on n’a qu’une pièce, on ne fait pas huit enfants ! ”, vous regrettez ?

J’assume ce qui est une évidence. Ils devraient s’abstenir d’avoir huit enfants. Pour que les enfants puissent s’intégrer, il faut que les parents puissent s’en occuper [...]. Ils doivent savoir que leurs enfants vont être pris par les mafias, mis sur le trottoir. C’est inconscient. [...] Les associations disent : ‘Il faut les loger.’ Mais il n’y a pas de logements pour les Français et les étrangers. Alors il faut peut-être faire la révolution, couper des têtes… ” »



Publié le lendemain, l’article du quotidien régional relatant la visite du CADA de Tourcoing contient une nouvelle perle, inédite celle-ci :

« Il faut que l’Europe s’occupe de la question rom comme elle s’est occupée de la dette. C’est la solution à long terme. Après, à court terme, on les renvoie chez eux avec 300 euros, même si on sait qu’ils reviennent. On me dit de ne pas le dire, mais c’est un mal nécessaire. D’autant que ce n’est pas inhumain. Les associations qui le disent sont dans le blabla démagogique. »

il dit pas la solution finale;




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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par balthazar claes le Sam 11 Fév 2012 - 11:45

Parmi les réactions des grosses légumes de la gauche aux propos ineptes de Guéant, celle de Delanoë m'avait paru l'une des seules un peu adéquate. Mais c'est bien SL qui sauve l'honneur du débat public. La fuite de Fillon restera comme l'image du surgissement de la vérité au milieu de la nuit, quelque chose comme ça.

Delanoë :
« J’ai tenu des propos de bon sens et d’évidence ». Ainsi se justifie, ce lundi matin, le ministre de l’Intérieur. Le bon sens et l’évidence sont les pauvres recours que l’on invoque quand la raison, avec ses arguments, sa logique, et ses démonstrations, vous laisse sans armes et sans voix. Mais l’affaire est trop grave pour qu’il soit possible de s’en tenir là. Ce qui est en cause, c’est l’honneur de la politique.


La politique perd le sens de son propre honneur quand elle sacrifie sa fin à ses moyens, c’est-à-dire quand les responsables publics se révèlent prêts à tout pour gagner les élections. M. Guéant a-t-il agi (car de telles paroles sont des actes, et des actes lourds) par calcul ou par conviction ? Croit-il vraiment, sincèrement, au fond de sa conscience, que « toutes les civilisations ne se valent pas » ? Ou joint-il seulement sa voix au chœur affolé et égaré d’un pouvoir en perdition qui court derrière les idées et les électeurs du Front national ? Là n’est plus la question : ce qu’il a dit, il l’a dit, et les républicains ne peuvent le laisser sans réponse.


Inutile, d’abord, de se dissimuler derrière la sémantique : en évoquant une hiérarchie des civilisations, le ministre de l’Intérieur visait, très précisément et spécifiquement, l’islam. Il ciblait ces musulmans dont il disait l’année dernière qu’ils étaient trop nombreux en France, et qui aujourd’hui, sont décrits comme les représentants d’une civilisation inférieure notamment à cause des « prières de rue » (sic). Je ferai remarquer au ministre de l’Intérieur que le fait de prier dans la rue n’est pas plus le propre des civilisations musulmanes que des civilisations chrétiennes. Dans les pays de culture d’islam, les musulmans prient à la mosquée. Si, dans nos villes, ils prient trop souvent dans la rue, ce n’est ni par goût ni par défi, mais faute de pouvoir faire autrement.


Mais la question est plus profonde encore. Car en établissant un classement des civilisations, au bas duquel figure l’islam, M. Guéant a insulté, par ignorance et par malveillance, des cultures diverses, raffinées, extraordinairement ouvertes, hospitalières et tolérantes. Les civilisations musulmanes ont produit des esprits aussi généreux et mûrs qu’Ibn Khaldoun, Omar Khayam, l’émir Abd El Kader. Ces génies de l’islam ont illuminé leurs pays, mais aussi la culture universelle, de l’amour apaisé des découvertes désintéressées. Ils aimaient la vie, ils respectaient les autres, ils défendaient les femmes, ils n’offensaient pas les faibles. Les décrire comme les représentants de civilisations qui ne valent pas la nôtre, c’est plus que nous ne pouvons supporter en termes de vulgarité d’esprit et de langage. M. Guéant soutiendra-t-il que les musulmans d’aujourd’hui ont dévoyé cet islam des Lumières ? Mais les musulmans de notre siècle, Monsieur le ministre, ne s’appellent pas tous Ahmadinejad ou Ben Laden. Ils s’appellent Mohamed Charfi, Alaa Al Aswany. Lisez-les, entendez-les, comprenez-les, et osez revenir, en face, nous dire qu’ils incarnent une civilisation indigne de la nôtre.


Quant à soutenir que nos sociétés chrétiennes offrent les exemples immuables de l’égalité entre les femmes et les hommes et du respect des différences… je voudrais simplement que l’on n’oublie pas que l’histoire est longue, compliquée et tragique. La civilisation occidentale, dans la faible mesure où cette expression a un sens, c’est aussi l’Inquisition, ce sont les Croisades, ce sont les bûchers de l’intolérance, c’est le mépris des femmes, c’est la persécution des minorités. De ce passé, qui a la réalité et la dureté des choses vraies, je ne déduirai rien qui porte un jugement sur notre culture, sur le fonds commun de nos paysages familiers. J’en conclurai seulement qu’aucune civilisation n’est réductible aux catégories du bien et du mal. Les civilisations sont soumises au temps historique. Comme les êtres, elles sont faites de nuances, de contradictions, d’évolutions. Elles contiennent le pire comme le meilleur. Et elles ont besoin les unes des autres pour donner, à travers le reflet de leurs miroirs jumeaux, une idée de l’esprit humain dans son universalité.


Au « bon sens » de M. Guéant, je souhaite que nous opposions le sens- je veux dire la volonté de trouver, à travers les tours et les détours d’une histoire tourmentée, des échos qui se rejoignent pour exprimer une certaine droiture, une certaine ouverture d’esprit et de cœur, un humanisme en somme qui n’est la propriété d’aucun continent ni d’aucun siècle. Sachons en un mot, rester civilisés, garder le sens de la vérité et de la mesure, ne jamais oublier qu’il y a des mots qui, dans la dureté de leurs simplifications, blessent au-delà du supportable. Et l’accumulation des blessures peut avoir des conséquences incalculables. Face à l’amoncellement des nuages du populisme et du ressentiment, souvenons-nous du mot qui ouvre l’essai auquel Paul Valéry a donné, précisément, le titre de Variété : « Nous autres, civilisations, nous savons que nous sommes mortelles ».

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Borges le Sam 11 Fév 2012 - 14:20

oui, mais ça se tient dans le même espace de sens que les propos de guéant; c'est un tas de lieux communs, de clichés : les musulmans aussi sont humains, gentils... ils ont eux aussi de grands hommes, des savants, blablabla...et que faire des cultures, des groupes, qui ne pourraient par produire un grand penseur, un grand héros, une grande individualité, pour prouver à guéant qu'elles ne lui sont pas inférieures? Sans compter qu'à ce jeu, on arrive encore à démontrer que la civilisation occidentale est supérieure à toutes les autres, avec toutes ses belles inventions, découvertes, et tout ça, étant à l'origine de tout ce qu'il y a de beau, de bien, de noble, de vrai...enfin de la plus grande partie de ces choses, démocratie, droits de l'homme, grands livres, grands peintres, bombe atomiques et sexuelles... Delanoë accepte les critères de guéant, il dit la même chose, en disant juste le contraire, de plus, il désigne l'islam comme la civilisation non nommée, or les critères de guéant, permettraient aussi de condamner la chine, l'inde, la Corée...tout le monde finalement, parce que toute civilisation est inférieure à l'idée de civilisation... même l'ump, pourtant plein de grands hommes très civilisés, n'échappe pas à cette hiérarchisation, si on fait intervenir le critère d'égalité-parité homme/femme. En ce sens, c'est un parti qui ne vaut pas les autres; mieux le pakistan est supérieur aux usa, à la france...qui n'ont jamais eu à leur tête (comme on dit) une femme...



y a pas à discuter des énoncés de ce type, pas plus que :

"je respecte beaucoup les autres civilisations mais j'ai le droit de penser que l'orchestre symphonique, c'est supérieur au tam-tam, même si le tam-tam c'est entraînant".


(Bruno Gollnisch)



comme le font rancière, et badiou, il faut partir d'un axiome d'égalité









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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par IQI le Sam 11 Fév 2012 - 16:03

Croit-il vraiment, sincèrement, au fond de sa conscience, que « toutes les civilisations ne se valent pas »
(BD)

Poser les choses comme ça n'a aucun sens, et ne mène nulle part, sinon à de gentils énoncés bisounours qui font sourire "les gens d'en face".

Un énoncé comme "Toutes les civilisations sont égales, se valent", pour moi n'a aucun sens, ou alors om shanti et allons planer en Californie en mélangeant bien des choses...Non, le problème c'est pourquoi et par quoi il entoure sa phrase, et tout ce qu'il oublie, le problème, c'est le révisionnisme général auquel s'adonne une partie de la droite, qui du passé fait table rase (pas de visite à Auschwitz pour le petit Nicolas...), assez malin pour englober des pages noires de l'histoire de droite comme de gauche.

Moyennant quoi, je comprends pas non plus l'axiome d'égalité dont tu parles, Borges.

Pas vraiment. Ou alors on oublie complètement le mot de civilisation, et faut avouer que pour acheter sa baguette de pain le matin, il est pas du tout indispensable.

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par IQI le Sam 11 Fév 2012 - 16:16

Parce que pour que Guéant parle d'humanisme (gloups), c'est bien qu'il y aura eu un problème de fond dans les formes et les modalités du discours de la gauche. Delanoé ne dit rien du tout, sinon "l'islam a produit de grands penseurs aussi". Bon d'accord, j'ai envie de dire - me faisant l'avocat du diable, ben heureusement en 14 siècles.....Il n'avance que des pseudo faits tautologiques (toutes les "civilisations" ont produit de "grands penseurs"), mais est incapable de produire un contre dogme, ou du moins un humanisme qui se différencierait de celui de Guéant.

Oui, c'est bien ça qui fait peur..Et la réponse de SL, au contraire, attaque selon l'angle juste.



L'énoncé de Gollnisch il est plus sympa....Logiquement il n'est pas discutable, et après tout il est plus privé.

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par IQI le Dim 12 Fév 2012 - 8:30

Tout ce joue entre différence et classement. Là où ce qu'il dit n'est pas du tout inepte, c'est que cela lui permet de faire croire, et certains en face sont tellement c**s qu'ils se précipitent dessus, que la gauche nie toute différence, quand ce à quoi désormais, elle se livre - sans forcément grande conviction, et parfois avec pas mal d'hypocrisie, c'est à un refus du classement. Moyennant quoi, c'est pas la seule, il y a de toute façon fort longtemps que la mondialisation a rendu caduque pas mal de critères "de compétition" entre les peuples des années 70.

Alors il vise deux choses, qui ne peuvent être que très nationo-locales (comme la phrase d'Arno Klarsfeld, qu'il ne pourrait pas du tout répéter devant Angela Merkel) : le fond ouvrier droitiste, qui est encore attaché - ou convaincu par la force des choses, je ne sais pas, à ces compétions entre classes/culture/races des années 70, peut-être à raison en ce qui concerne le marché du travail (sauf que Guéant le marché du travail, il s'en tape le coquillard), et la vieille droite bourgeoise catholique qui croit qu'on va revenir un jour, enfin, à la France de Renan et Bernanos, et si il faut en passer par du simili OAS à l'occasion, et bien tant pis....

Mais ce qui m'effare, profondément, c'est le révisionnisme général latent derrière, à coté duquel celui de Le Pen n'est pas grand chose. Qu'un Arno Klarsfeld, la bouche en coeur, lui emboite le pas dessus, c'est pas rien.

Qu'il est loin le temps où la collaboration était d'actualité "forcée". Comment peut-on séparer, et je veux croire qu'il n'y a pas que des visées électoralistes derrière, il y a bien une intention plus profonde, une visée à plus long terme, à ce point Allemagne et France dans leur développement civisationnel et de pensée?

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par IQI le Dim 12 Fév 2012 - 8:48

Parce que le fond, le fond du fond, c'est que le père Guéant fait du Pétainisme bon teint, tout en occultant précisément le pétainisme de l'histoire de France. "Pétain, connait pas", il pourrait presque dire en toute honnêteté.

Et le seul qui l'a très bien senti, c'est SL, certainement pas Delanoë.

Ah ah, c'est qu'ils ont pas la même histoire, c'est deux là....

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par IQI le Dim 12 Fév 2012 - 9:00

Et Arno Klarsfeld rajouterait "Mon papa, oui, mais moi non..."

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Invité le Mar 14 Fév 2012 - 18:55

Guéant n'est pas un mauvais bougre. J'ai vu un reportage sur Loana, la lofteuse de 2001... D'abord interrogée parce qu'elle avait encore confondu ses smarties avec ses somnifères, elle revenait ensuite sur sa victoire de Loft Story, elle était à la fenêtre d'une bagnole de la productionM6 qui roulait sur les Champs Elysées et Loana disait qu'elle n'avait pas compris, les gens lui sautaient dans les bras, désiraient la toucher, une mèche de ses cheveux, etc., Loana avait cette dimension des grandes fêtes de libération. Loana n'est pas un mauvais bougre. Loana et Guéant ont sensiblement la même puissance intellectuelle, et ils ne comprennent pas très bien pourquoi on leur saute dessus.
Ce qui me sidère le plus, c'est l'immense champ d'escroquerie de la télévision ou des médias qui font mine de ne rien comprendre, quand des soldats américains pissent sur les corps de leurs ennemis, ou quand Guéant parle des civilisations. Ces grands médias fabriquent leur petite île de moralité, il faudrait y croire, se sentir concerné, alors qu'ils passent leur temps à engraisser des "idéaux" de saccage social.
Loana va bientôt sortir sa deuxième biographie, et aussi elle va être journaliste à Téléfoot.

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Invité le Jeu 16 Fév 2012 - 1:32

A ce niveau de pouvoir supposer une naïveté brute chez Guéant ou une innocence liée à un désintérêt rédempteur pour Vichy me paraît être la forme suprême de la naïveté voire de la connerie.
Ce n'est pas un hasard si le rapprochement vers l'extrême droite, l'idée de construire (et faire bouffer) une idéologie du juste degré de bon sens xénophobe qui peut légitimer des calculs électoraux est porté par des hommes politiques comme Buisson ou Guéant qui n'ont justement jamais été élus. Bizarrement le fait quils tirent leur influence précisément du mépris du pouvoir législatif ne semble pas choquer grand-monde en France, il y a une alliance objective entre la désaffection pour le parlementarisme chez les citoyens et la banalisation de l'extrême droite. La référundum sur l'identité française était déjà présenté comme une loi qui aurait été directement dérivée d'une sorte de gigantesque sondage (Besson lui aussi n'a jamais du faire campagne pour être élu, je crois un apparathick de partit PS).

Du reste la pricnipale séaration entre le droite et les restes de Vichy en France était la référence gaulliste, complètement paradoxale dans son origine, car de Gaulle c'est quand même une droite nationaliste (excusez-moi de vous bassiner mais Léon Werth en parle très bien dans son journal de guerre quand il pointe que le principal facteur qui l'amène à croire en l'honnêteté de de Gaulle est qu'il assume son ambition, que son arrogance est plus franchement assumée comme individuelle que celle des gens de Vichy, qui eux n'utlisent jamais une formule comme "l'espoir de peser sur les évènements", leur racisme étai la prolongation d'un fatalisme historique). Maintenant qu'ella a disparue en France on découvre la permanence d'un positionnement idéologique et d'un vide non pas moral mais éthique total dans la manière de gérer la cité (la gérer coûte trop cher, il faut la rétrécir). Du reste Hollande avec son idée de "norme" politique (qui ne s'applique qu'à l'exécutif) est tout à fait dans la même conception du pouvoir.

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Invité le Jeu 16 Fév 2012 - 10:31

salut Tony.

D'un côté désaffection pour le parlementarisme,
et de l'autre une norme politique non affiliable.
Et au milieu de ça, de Gaulle c'est la droite nationaliste.

Tout est dit, on peut plier bagage en direction du cosmos.

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Invité le Jeu 16 Fév 2012 - 12:35

le Niger fait-il partie du territoire français?

a priori oui, en tout cas pour l'extraction de son uranium, puisque la France ne parle pas d'importations et qu'elle affirme par là son indépendance énergétique.
http://atheles.org/agone/dossiersnoirs/arevaenafrique/index.html

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Invité le Dim 19 Fév 2012 - 21:59

Sinon Sarko a envoyé un mail à ma mère. Il lui demande de se souvenir de penser à lui, mais fort pris par son emploi du temps ne songe pas à lui demander comment elle va, ce qui en un sens vaut mieux car elle est décédée il y a un an. Par contre le reste de la famille n’a pas reçu ce mail
De deux choses l’une :
-soit un ordinateur a analysé qu’elle était forcément de droite car née à Neuilly
-soit un ordinateur a croisé différentes données de son profils socio-économique et en arrivé à la conclusion que les morts sont un électorat cible pour l’UMP. En effet ils aiment la tranquillité, les valeurs traditionnelles, et ne sont pas susceptibles de voter FN à la prochaine élection.

Il faut dire que le texte c’est du 33% Churchill, 33% Pétain et 33% Gramsci des références qui datent un peu.

« Mes chers amis,

J'ai annoncé cette semaine ma candidature à l'élection présidentielle.

Pendant cette campagne qui commence, je veux aller à votre rencontre pour écouter, échanger et proposer.

Pendant cette campagne, je veux insuffler une énergie nouvelle à la France, cette France que nous aimons, pour laquelle je n'ai cessé d'agir, et que j'ai toujours cherché à protéger de la crise et de l'adversité.

Le seul sujet de cette campagne, c'est la France. Qu'allons nous faire pour elle en cette période faite de risques, de difficultés mais aussi d'opportunités et d'espoir ?

Un ancien monde a du mal à mourir. Un nouveau monde a du mal à naître. Et dans cet entre-deux, nous devons faire un choix. Nous pouvons choisir d'attendre et de subir, ou nous pouvons agir et prendre en main notre destin en relevant les défis du présent, en poursuivant le train des réformes dont notre pays a besoin.

C'est cette voie du courage que je vous propose aujourd'hui. Celle du travail, de l'effort et de la responsabilité. Celle d'une France forte.

Cette France, c'est avec vous que je veux la bâtir et la faire grandir.

Voilà pourquoi je veux parler avec les Français.

Voilà pourquoi j'ai décidé d'être candidat.

Vous pouvez compter sur ma détermination. »

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Invité le Dim 19 Fév 2012 - 22:06

breaker a écrit:le Niger fait-il partie du territoire français?

a priori oui, en tout cas pour l'extraction de son uranium, puisque la France ne parle pas d'importations et qu'elle affirme par là son indépendance énergétique.
http://atheles.org/agone/dossiersnoirs/arevaenafrique/index.html

Bonne question. Dans la presse ("la Vie" et "le Monde") j'ai lu les articles qui tentent d'adoucir le profil de Lauvergnon en disant qu'elle est "proche du PS" ce qui augure mal d'un débat sur ce sujet en France

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Borges le Lun 5 Mar 2012 - 10:50

Sauvons le peuple grec de ses sauveurs!


Au moment où un jeune Grec sur deux est au chômage, où 25 000 SDF errent dans les rues d’Athènes, où 30% de la population est tombée sous le seuil de pauvreté, où des milliers de familles sont obligées de placer leurs enfants pour qu’ils ne crèvent pas de faim et de froid, où nouveaux pauvres et réfugiés se disputent les poubelles dans les décharges publiques, les «sauveurs» de la Grèce, sous prétexte que les Grecs «ne font pas assez d’efforts», imposent un nouveau plan d’aide qui double la dose létale administrée. Un plan qui abolit le droit du travail, et qui réduit les pauvres à l’extrême misère, tout en faisant disparaître du tableau les classes moyennes.

Le but ne saurait être le «sauvetage» de la Grèce : sur ce point, tous les économistes dignes de ce nom sont d’accord. Il s’agit de gagner du temps pour sauver les créanciers tout en menant le pays à une faillite différée. Il s’agit surtout de faire de la Grèce le laboratoire d’un changement social qui, dans un deuxième temps, se généralisera à toute l’Europe. Le modèle expérimenté sur les Grecs est celui d’une société sans services publics, où les écoles, les hôpitaux et les dispensaires tombent en ruine, où la santé devient le privilège des riches, où les populations vulnérables sont vouées à une élimination programmée, tandis que ceux qui travaillent encore sont condamnés aux formes extrêmes de la paupérisation et de la précarisation.

Mais pour que cette offensive du néolibéralisme puisse arriver à ses fins, il faut instaurer un régime qui fait l’économie de droits démocratiques les plus élémentaires. Sous l’injonction des sauveurs, on voit donc s’installer en Europe des gouvernements de technocrates qui font fi de la souveraineté populaire. Il s’agit d’un tournant dans les régimes parlementaires où l’on voit les «représentants du peuple» donner carte blanche aux experts et aux banquiers, abdiquant leur pouvoir décisionnel supposé. Un coup d’Etat parlementaire en quelque sorte, qui fait aussi appel à un arsenal répressif amplifié face aux protestations populaires. Ainsi, dès lors que les députés ont ratifié la convention dictée par la troïka (l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international), diamétralement opposée au mandat qu’ils avaient reçu, un pouvoir dépourvu de légitimité démocratique aura engagé l’avenir du pays pour trente ou quarante ans.

Parallèlement l’Union européenne s’apprête à constituer un compte bloqué où serait directement versée l’aide à la Grèce afin qu’elle soit employée uniquement au service de la dette. Les recettes du pays devraient être en «priorité absolue» consacrées au remboursement de créanciers, et, si besoin est, directement versées à ce compte géré par l’Union européenne. La convention stipule que toute nouvelle obligation émise dans son cadre sera régie par le droit anglais, qui engage des garanties matérielles, alors que les différends seront jugés par les tribunaux du Luxembourg, la Grèce ayant renoncé d’avance à tout droit de recours contre une saisie décidée par ses créanciers. Pour compléter le tableau, les privatisations sont confiées à une caisse gérée par la troïka, où seront déposés les titres de propriété de biens publics. Bref, c’est le pillage généralisé, trait propre du capitalisme financier qui s’offre ici une belle consécration institutionnelle. Dans la mesure où vendeurs et acheteurs siégeront du même côté de la table, on ne doute guère que cette entreprise de privatisation soit un vrai festin pour les repreneurs.

Or toutes les mesures prises jusqu’à maintenant n’ont fait que creuser la dette souveraine grecque et, avec le secours de sauveurs qui prêtent à des taux usuraires, celle-ci a carrément explosé en approchant des 170% d’un PIB en chute libre, alors qu’en 2009 elle n’en représentait encore que 120%. Il est à parier que cette cohorte de plans de sauvetage - à chaque fois présentés comme «ultimes» - n’a eu d’autre but que d’affaiblir toujours davantage la position de la Grèce de sorte que, privée de toute possibilité de proposer elle-même les termes d’une restructuration, elle soit réduite à tout céder à ses créanciers sous le chantage de «la catastrophe ou l’austérité».

L’aggravation artificielle et coercitive du problème de la dette a été utilisée comme une arme pour prendre d’assaut une société entière. C’est à bon escient que nous employons ici des termes relevant du domaine militaire : il s’agit bel et bien d’une guerre conduite par les moyens de la finance, de la politique et du droit, une guerre de classe contre la société entière. Et le butin que la classe financière compte arracher à «l’ennemi», ce sont les acquis sociaux et les droits démocratiques, mais au bout du compte, c’est la possibilité même d’une vie humaine. La vie de ceux qui ne produisent ou ne consomment pas assez au regard des stratégies de maximisation du profit, ne doit plus être préservée.

Ainsi, la faiblesse d’un pays pris en étau entre la spéculation sans limites et les plans de sauvetage dévastateurs, devient la porte dérobée par où fait irruption un nouveau modèle de société conforme aux exigences du fondamentalisme néolibéral. Modèle destiné à toute l’Europe et plus si affinités. C’est le véritable enjeu et c’est pour cela que défendre le peuple grec ne se réduit pas à un geste de solidarité ou d’humanité abstraite : l’avenir de la démocratie et le sort des peuples européens sont en question. Partout la «nécessité impérieuse» d’une austérité «douloureuse, mais salutaire» va nous être présentée comme le moyen d’échapper au destin grec, alors qu’elle y mène tout droit.

Devant cette attaque en règle contre la société, devant la destruction des derniers îlots de la démocratie, nous appelons nos concitoyens, nos amis français et européens à s’exprimer haut et fort. Il ne faut pas laisser le monopole de la parole aux experts et aux politiciens. Le fait qu’à la demande des dirigeants allemands et français en particulier la Grèce soit désormais interdite d’élections peut-il nous laisser indifférents ? La stigmatisation et le dénigrement systématique d’un peuple européen ne mériteraient-ils pas une riposte ? Est-il possible de ne pas élever sa voix contre l’assassinat institutionnel du peuple grec ? Et pouvons-nous garder le silence devant l’instauration à marche forcée d’un système qui met hors la loi l’idée même de solidarité sociale ?

Nous sommes au point de non-retour. Il est urgent de mener la bataille des chiffres et la guerre des mots pour contrer la rhétorique ultralibérale de la peur et de la désinformation. Il est urgent de déconstruire les leçons de morale qui occultent le processus réel à l’œuvre dans la société. Il devient plus qu’urgent de démystifier l’insistance raciste sur la «spécificité grecque», qui prétend faire du caractère national supposé d’un peuple (paresse et roublardise à volonté) la cause première d’une crise en réalité mondiale. Ce qui compte aujourd’hui ne sont pas les particularités, réelles ou imaginaires, mais les communs : le sort d’un peuple qui affectera tous les autres.

Bien des solutions techniques ont été proposées pour sortir de l’alternative «ou la destruction de la société ou la faillite» (qui veut dire, on le voit aujourd’hui : «et la destruction et la faillite»). Toutes doivent être mises à plat comme éléments de réflexion pour la construction d’une autre Europe. Mais d’abord il faut dénoncer le crime, porter au grand jour la situation dans laquelle se trouve le peuple grec à cause des «plans d’aide» conçus par et pour les spéculateurs et les créanciers. Au moment où un mouvement de soutien se tisse autour du monde, où les réseaux d’Internet bruissent d’initiatives de solidarité, les intellectuels français seraient-ils donc les derniers à élever leur voix pour la Grèce ? Sans attendre davantage, multiplions les articles, les interventions dans les médias, les débats, les pétitions, les manifestations. Car toute initiative est bienvenue, toute initiative est urgente.

Pour nous, voici ce que nous proposons : aller très vite vers la formation d’un comité européen des intellectuels et des artistes pour la solidarité avec le peuple grec qui résiste. Si ce n’est pas nous, ce sera qui ? Si ce n’est pas maintenant, ce sera quand ?

Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue «Alètheia», Athènes, Michel Surya, directeur de la revue «Lignes», Paris, Dimitris Vergetis, directeur de la revue «Alètheia», Athènes.

Et : Giorgio Agamben, Diamanti Anagnostopoulou, Enzo Apicella, Albena Azmanova, Daniel Alvara,Alain Badiou, Jean-Christophe Bailly, Etienne Balibar, Fernanda Bernardo, David Berry, Sylvie Blocher, Laura Boella, Carlo Bordini, Hervé le Bras, Roberto Bugliani, Daniela Calabro, Claude Cambon, Maria Elena Carosella, Barbara Cassin, Bruno Clément, Danielle Cohen-Levinas, Christiane Cohendy, Yannick Courtel, Martin Crowely, Rolf Czeskleba-Dupont, Michel Deguy, Michel Didelot, Didier Deleule, Claire Denis, Georges Didi-Huberman, Costas Douzinas, Riccardo Drachi-Lorenz, Marie Ducaté, Leili Echghi, Les Economiste Atterrés, Roberto Esposito, Camille Fallen, Celine Flecheux, Chiara Frugoni, Ivetta Fuhrmann, Enzo Gallori, Jean-Marie Gleize, Francesca Isidori, Clio Karabelias, Jason Karaïndros, Stathis Kouvelakis, Pierre-Philippe Jandin, Fréderic Lordon, Jeremy Leaman, Jérôme Lèbre, Marie-Magdeleine Lessana, Jacques Lezra, Gianna Licchetta, Marco Mamone Capria Jean-Clet Martin, Pr. Jobst Meyer, Pierre Murat, Jean-Luc Nancy, Maurizio Neri, Gloria Origgi, Marco Palladini, Timothy Perkins, Matthaios Petrosino, Nicola Predieri, Stefano Pippa, Philippe Rahme, Jacques Rancière, Haris Raptis, Judith Revel, Elisabeth Rigal, Franco Romanò, Avital Ronell, Jacob Rogozinski, Alessandro Russo, Hugo Santiago, Ingo Schmidt, Beppe Sebaste, Giacomo Sferlazzo, Amalia Signorelli, Michèle Sinapi, Maria Giulia Soru, Benjamin Swaim, Bruno Tackels, Enzo Traverso, Gilberte Tsaï, Catherine Velissaris, Frieder Otto Wolf



Si vous souhaitez associer votre nom à cet appel :

http://www.editions-lignes.com/sauvons-le-peuple-grec-de-ses.html

Borges

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Invité le Lun 5 Mar 2012 - 12:39

merci pour l'info. c'est important !!


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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Invité le Lun 5 Mar 2012 - 15:48

c'est un scandale cette pétition, ça va renforcer des discours de globalisation, d'homogénéisation des luttes. J'envoie tout de suite mon exemplaire de La nuit des prolétaire à un Grec.

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Eyquem le Sam 24 Mar 2012 - 16:17

Au Monde, ils abordent la question du tirage au sort des représentants dans les pages Sciences. Rolling Eyes

Et si on tirait au sort nos députés ?

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 23.03.2012
Par Pierre Barthélémy, chronique Improbablologie

En cette année d'élections présidentielle et législative, les Français vont pour la plupart glisser quatre fois un bulletin dans l'urne. A voté, a voté, a voté, a voté ! Ce choix des responsables politiques par l'électorat améliorera-t-il la situation de la société pour autant ? C'est la question iconoclaste qu'a posée en 2011 un quintette de chercheurs italiens (deux physiciens, un politologue et deux statisticiens) dans un article paru sur le site de prépublications scientifiques arXiv. Leur idée n'était pas de jeter la démocratie aux orties, mais de rappeler que le gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple ne passait pas forcément par le bureau de vote : on peut très bien tirer au sort celles et ceux qui auront la responsabilité de diriger le pays et d'en faire les lois, tout comme le hasard désigne les jurés des tribunaux populaires.

Après tout, la démocratie athénienne ne procédait pas autrement pour choisir bouleutes et archontes.

Une Assemblée nationale complètement tirée au sort sera-t-elle plus efficace que celle élue ou bien faut-il concocter un cocktail des deux ? C'est là que la science improbable intervient avec une magnifique modélisation parlementaire basée sur les dernières avancées de la physique statistique. La Chambre aléatoire à 100 % est un échec retentissant. Certes, les projets de loi adoptés profitent tous au plus grand nombre, mais les 500 députés virtuels décrits par ce modèle sont tellement indépendants les uns des autres que la plupart des textes n'obtiennent pas la majorité suffisante pour être votés ! Efficacité presque nulle.

Les partis politiques ont donc un peu de bon. Encore faut-il se débrouiller pour qu'aucun d'entre eux - ou qu'aucune coalition - ne détienne la majorité absolue, car si c'est le cas les textes de loi ne viseront plus à régler les problèmes collectifs mais plutôt à satisfaire des intérêts clientélistes ou corporatistes. Toute l'astuce consiste à réserver aux députés tirés au sort, censés avoir une vision plus altruiste de la politique, une part suffisante des sièges pour que les politiciens de métier soient contraints de déplacer le curseur de leur action législative vers l'intérêt général.

Cette étude sur les mérites de la "lotocratie" est une récidive. En 2010, la même équipe avait montré qu'en raison du principe de Peter - lequel dit que, dans une entreprise ou une administration, tout employé finit, grâce au jeu des promotions, par atteindre son niveau d'incompétence - il était plus efficace, lorsqu'un poste à responsabilités devenait vacant, de désigner son titulaire par tirage au sort.

Je ne connaissais pas ce "Principe de Peter" : "Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence"
Par hypothèse :
- un employé compétent à un poste donné est promu à un niveau hiérarchique supérieur ;
- un incompétent à un poste donné n'est pas promu à un niveau supérieur.
Donc :
-un employé ne restera dans aucun des postes où il est compétent puisqu'il sera promu à des niveaux hiérarchiques supérieurs ;
-par suite des promotions, l'employé finira (probablement) par atteindre un poste auquel il sera incompétent ;
-par son incompétence à ce poste, l'employé ne recevra plus de promotion, il restera donc indéfiniment à un poste pour lequel il est incompétent.

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Eyquem le Ven 30 Mar 2012 - 13:26

Plus de 11 millions de Français sont touchés par la pauvreté ou l'exclusion, selon le rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), publié jeudi.

11,2 millions de personnes étaient en effet touchées soit par la "pauvreté monétaire", soit par "des privations matérielles sévères" soit par une "très faible intensité de travail", trois critères définis et mesurés par la Commission européenne. Parmi elles, 700.000 personnes cumulaient les trois indicateurs.

Si l'on considère les données de l'Insee, le taux de "pauvreté monétaire" 2009 retrouvait son niveau de 2000, à 13,5% de la population, après un "point bas à 12,6%" en 2004, rappelle le rapport. 8,2 millions de personnes vivaient ainsi en 2009 avec moins de 60% du niveau de vie médian, soit 954 euros. L'Onpes insiste aussi sur "la grande pauvreté" (40% du revenu médian) dont la hausse est "lente et progressive (et) difficilement enrayée par notre système de protection sociale" : près de deux millions de personnes vivaient en 2009 avec moins de 640 euros par mois, soit 3,3% de la population. Un taux "en nette progression (depuis) 2005, et sensiblement plus élevé qu'au cours de la première partie de la décennie" .

http://www.onpes.gouv.fr/

Eyquem

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Re: De la politique, du politique, des politiciens, des politiques...

Message par Invité le Ven 30 Mar 2012 - 18:36

Eyquem a écrit:
Plus de 11 millions de Français sont touchés par la pauvreté ou l'exclusion, selon le rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), publié jeudi.

11,2 millions de personnes étaient en effet touchées soit par la "pauvreté monétaire", soit par "des privations matérielles sévères" soit par une "très faible intensité de travail", trois critères définis et mesurés par la Commission européenne. Parmi elles, 700.000 personnes cumulaient les trois indicateurs.

Si l'on considère les données de l'Insee, le taux de "pauvreté monétaire" 2009 retrouvait son niveau de 2000, à 13,5% de la population, après un "point bas à 12,6%" en 2004, rappelle le rapport. 8,2 millions de personnes vivaient ainsi en 2009 avec moins de 60% du niveau de vie médian, soit 954 euros. L'Onpes insiste aussi sur "la grande pauvreté" (40% du revenu médian) dont la hausse est "lente et progressive (et) difficilement enrayée par notre système de protection sociale" : près de deux millions de personnes vivaient en 2009 avec moins de 640 euros par mois, soit 3,3% de la population. Un taux "en nette progression (depuis) 2005, et sensiblement plus élevé qu'au cours de la première partie de la décennie" .

http://www.onpes.gouv.fr/

salut Eyquem,
"Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale", ça a un rapport avec l'Observatoire National des Planètes et des Etoiles Filantes(ONPEF)? Parce que j'imagine bien des mecs avec un téléscope, qui observent les pauvres. Perso, j'attaque la Direction des Solidarités devant un tribunal, la procédure a déjà plus d'un an... S'il n'y a pas de report d'audience, je devrais passer le mois prochain... Je peux pas en dire plus pour l'instant, mais j'aimerais bien venir en parler ici quand les décisions de justice seront rendues, si ça intéresse quelqu'un...

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