Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Mar 27 Oct 2009 - 19:47

J'avais posté ça sur le forum des CDC :

http://www.cahiersducinema.com/forum/viewtopic.php?p=29126&highlight=tarantino+experts#29126

Je reviendrai sur l'épisode que j'avais vu à l'époque. Je crois que j'en avais déjà parlé quelque part mais je sais plus où ni quand !

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Largo le Mar 27 Oct 2009 - 20:04

Eyquem a écrit:
Oui, mais que l'on parle d'une série, n'importe laquelle, maintenant; on disait quelqu'un arrive et dit, hier j'ai vu ceci...

C'était pas hier mais guère plus vieux. C'était le début d'un épisode de "The Wire", un des derniers de la saison 2.

Ca a débuté comme ça.

(...)
Non seulement j'ai ri comme jamais, mais je me suis dit que ça faisait longtemps que j'avais pas vu un truc aussi bien vu sur que ce que c'est que la dignité des alcooliques.

Laughing Excellent, ça donne un peu plus envie de voir la série...
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Mar 27 Oct 2009 - 20:40

JM a écrit:J'avais posté ça sur le forum des CDC

Spoiler:
Ncis,Cold Case, Csi, Csi super miami, Csi super beach volley, Csi silicone valley, Csi Manhattan, Alias, FBI portés disparues mais retrouvés, FBI Opérations secrètes, Dexter, Brooklyn south,The Evidence, CIB : Criminal Investigation Bureau, Esprits criminels, Bones,Cold Squad brigade spéciale, City Homicide : l'enfer du crime, 24min Chrono, Police 911,Criminal Justice,CSI NY, Day Break, Prison cassée,NCIS Los Angeles,NYPD 24-7,NYPD Blues,The Mentalist etc :

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Eyquem le Mar 27 Oct 2009 - 20:44

salut Careful,
careful a écrit:
Spoiler:
Ncis,Cold Case, Csi, Csi super miami, Csi super beach volley, Csi silicone valley, Csi Manhattan, Alias, FBI portés disparues mais retrouvés, FBI Opérations secrètes, Dexter, Brooklyn south,The Evidence, CIB : Criminal Investigation Bureau, Esprits criminels, Bones,Cold Squad brigade spéciale, City Homicide : l'enfer du crime, 24min Chrono, Police 911,Criminal Justice,CSI NY, Day Break, Prison cassée,NCIS Los Angeles,NYPD 24-7,NYPD Blues,The Mentalist etc :


lol
Mais Lynch l'a fait, sans rire, dans un épisode de Twin Peaks.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par glj le Mar 27 Oct 2009 - 22:43

ici on veut parler de série mais on ne donne que des noms de réalisateurs de films; gloups...

je vais voir de mes yeux voir, comme dirait borges ce que ca regarde the wire, apres on verra...
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Mer 28 Oct 2009 - 7:35

Donc une petite liste inutile; clin d'œil pr un ami.



(Le premier qui sort sa calculette et ses chiffres...)
Ce fut le meilleur moyen d'apprendre l'anglais gratuitement,rapidement. La Fac ? Connais pas.




Poids lourds:

1 The Wire (David Simon - 5 saison - 58min pr 60 ep - 2002/2008 - HBO - us)

Spoiler:


Poids moyens:

2 The Corner (David Simon - mini série - 60min pr 6 ep - 2000 - HBO - us)

3 The Sopranos (David Chase - 6 saisons - entre 45 et 60 min pr 86 ep - 1999/2007 - HBO - us)

4 The West Wing (Aaron Sorkin - 7 saisons - 42min pr 155 ep - 1999/2006 - NBC - us)

5 Six Feet Under (Alan Ball - 5 saisons - 55min pr 63 ep - 2001/2005 - HBO - us)

6 Deadwood (meilleurs cours d'anglais,lol) (David Milch -3 saisons - 50min pr 36 ep - 2004/2006 - HBO - us)

7 Twin Peaks (Mark Frost, David Lynch - 2 saisons - 90 ou 45min pr 30 ep - 1990/1991 - ABC - us)

8 John from Cincinnati (David Milch - mini serie - 52min pr 10 ep - 2007 - HBO - us)

9 Generation Kill (David Simon - mini série - 52min pr 7 ep - 2008 - HBO - us) d'après un livre du journaliste Evan Wright de Rolling Stone sur la 1ère guerre en Irak.

10 Mad Men (Matthew Weiner - 3 saisons - 42min - 2007/en cours - AMC - us)

Spoiler:





Poids légers:

11 Profit (John McNamara, David Greenwalt - mini série - 45min pr 8 ep - 1996 - Fox - us)

12 The Simpsons (Matt Groening - 21 saisons - 22min pr 441 ep - 1999/en cours - Fox - us)

13 Extras (Ricky Gervais - 2 saisons - 33min pr 6 ep - avec Robert De Niro,David Bowie,Ben Stiller,Samuel L. Jackson,Sir Ian McKellen... - 2005/2007 - BBC mais produit par HBO- uk)

14 The Monty Pythons Flying Circus (Craham Chapman ,John Cleese,Terry Gilliam,Eric Idle,Terry Jones ,Michael Palin - 4 saisons - 30 min pr 45 ep - 1969/1974 - BBC 1 - uk)

15 The Office (Ricky Gervais - 2 saisons - 30min pr 14 ep - 2001/2003 - BBC 2 - uniquement la version uk et non la merde us)

16 Berlin Alexanderplatz (Rainer Werner Fassbinder - 60 min pr 14 ep - 1980 - ger)

17 Carnivàle (Daniel Knauf - 2 saisons avec Michael J. Anderson(Lynch) et Adrienne Barbeau(femme de Carpenter) - 55min pr 24 ep - 2003/2005 - HBO - us)

18 Oz (Tom Fontana - 6 saisons - 55 min pr 56 ep - 1997/2003 - HBO - us)

Spoiler:





Poids plumes:

19 John Adams (réa ? - mini serie avec Paul Giamatti - 1h10 pr 7 ep - 2008 - HBO - us)

20 Flight of the conchords (Jemaine Clement,Bret McKenzie - 2 saisons - 23 min pr 22 ep - 2007/2009 - HBO - us)

21 The Alfred Hitchcock Hour (Hitchcock,Sydney Pollack, Robert Douglas etc... - 3 saisons - 50 min pr 93 ep - 1958/1965 - CBS puis NBC - us)

22 Mr Bean (Rowan Atkinson, Richard Curtis - 1 saison - 28 min pr 14 ep - 1990/1995 - ITV - uk)

23 In Treatment (Hagai Levi - 2 saisons - 25 min pr 78 ep - 2008/en cours - HBO - us)

24 Cowboy Bebop (Shinichiro Watanabe - 23 min pr 26 ep - 1998/1999 - TV Tokyo - jap)

25 Tales from the crypt (William Friedkin, Michael J. Fox, Tom Hanks, Kyle MacLachlan etc... - 7 saisons - 23 min pr 93 ep - 1989/1996 - HBO - us)

26 Breaking bad (Vince Gilligan - 2 saisons - 42 min pr 20 ep - 2008/en cours - AMC - us)

27 Heimat (Edgar Reitz, Peter Steinbach - 55 à 138 min pr 11 ep - ARD - ger)

28 Father Ted ( Graham Linehan, Arthur Mathews - 3 saisons - 24 min pr 25 ep - 1995/1998 - Channel 4 - uk)

29 Miracle’s Boy (Spike Lee, Bill Duke - mini série - 6 ep - 2005 - us)

30 The Addams Family ( David Levy - 2 saisons - 25 min pr 64 ep - 1964/1966 - ABC - us)

31 Columbo (Richard Levinso, William Link - 18 saisons - 70 à 95 min pr 69 ep(!) - 1968/2003 - NBC - us)

32 Hotel Room (David Lynch - 45 min pr 3 ep - 1993 - HBO - us)

33 Firefly (Joss Whedon - 1 saison - 45 min pr 15 ep - 2002 - Fox - us)

Spoiler:




Séries commencées mais jamais terminées :
Spaced (écrite et jouée par Simon Pegg mais réalisée par Edgar Wright - 2 saisons - 27min pr 14 ep - 1999/2001 - Channel4 - uk)
Absolutely Fabulous (Jennifer Saunders, Dawn French - 5 saisons - 25min pr 39 ep - 1992/2004 - BBC 2 - uk)
Big Love (Mark V. Olsen, Will Scheffer - 4 saisons - 40 min pr 44 ep - 2006/en cours - HBO - us)
A suivre...





Objet non identifié en cours de visionnage.
Découvert par GM et Zohiloff:
Freaks and Geeks (Paul Feig et produit par Jud Apatow - 1 saison - 42 min pr 18 ep - 1999/2000 - NBC - us)

Découvert par Dreampeace et GM:
Dollhouse (Joss Whedon - 2 saisons - 45 min pr 26 ep - 2009/en cours - FOX - us)

Découvert ici
Brotherhood (Blake Masters - 3 saisons - 50 min pr 29 ep - 2006/2008 - Showtime - us)
(Des ponts avec les Sopranos)
Spoiler:




Il me restera ensuite TREME drunken (mais en attendant le doc de Spike Lee le grincheux sur le même sujet)...et là j'en aurai fini avec ce médian.
Spoiler:


Dernière édition par careful le Jeu 29 Oct 2009 - 14:38, édité 16 fois
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par DB le Mer 28 Oct 2009 - 8:19

Freaks and geeeks, c'est en gros ce que continuera de faire Apatow dans ses films, mais faudrait convoquer Lolo.

Dollhouse je le regarde en ce moment, c'est un genre d'hybride dont je ne sais quoi penser, très honnètement.

Careful a fait une sacrée liste, mais il manque quand même des séries indiennes.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Mer 28 Oct 2009 - 8:28

Effectivement je n'ai jamais pris le temps de visionner des saisons entières de séries japonaises, indiennes, coréennes (assez horribles pr le peu que j'ai vues), africaines ou même d'Amérique latine ; juste quelques bribes de çi de là, lors de voyages ou bien d'actes de pirateries.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Mer 28 Oct 2009 - 12:27

Suivant le conseil de Eyquem, je déplace ici un message posté ailleurs.



Parler de Dr House, à cause de Zizek...



Vu un épisode à la télé de la série Dr. House, ils en montrent trois à la suite ; c’est affligeant , mais ça doit marcher comme le montre les tonnes de pubs qu’ils vous donnent en prime ; j’imagine qu’il doit y avoir des tas de cerveaux vides devant leur écran, à ce moment de la nuit , obsédés par leur santé ; pensez à la grippe, et vous verrez que c’est un sujet absolument central dans l’organisation psychique occidentale; plus la vie est seulement la vie, plus la santé est plus que la santé, l’âme, le salut, la transcendance ; vous pouvez penser aux aventures d’Obama, pour changer le système Usien ; c’est un communistes disent-ils ; cela veut dire quelque chose ; on ne peut pas être égaux devant la santé, c’est impossible, cela voudrait dire être en fait égaux, essentiellement égaux ; c’est sur ce truc que repose cette série ; le malade est une exception ; je sais, je dois développer ; tout le monde n’a pas le sens de l’intuition conceptuelle, comme moi ; mais c’est pas le lieu de développer ; ce que je conseille, c’est plutôt de voir comment cette série ne tourne jamais qu’autour d’un cas absolument atypique, au diagnostique impossible ; des symptômes, des signes, comme des indices pour un super flic ; le docteur est un flic ; alors qu’est donc le malade ? Je ne sais pas ; il n’est pas un criminel, ou parfois si …

Dr House, c’est une série pour les filles, comme les Beatles étaient un groupe pour les filles, mais les temps ont changé, si les filles sont restées les mêmes ; le héros, l’un des plus artificiels, qu’on puisse imaginer, dans la série la plus artificielle, est étudié pour plaire spécialement aux filles ; les mecs peuvent s’identifier à lui, mais c’est surtout pour les filles, que la série marche réellement ; c’est de la psychologie de dernière zone ; si vous voulez que les filles vibrent, il faut leur donner un héros parfait, mais frappé de quelques mystérieuses tares, d’un handicap, qui le mette à leur portée, et éveille le côté maternel, et tout ça ; et le docteur House rentre dans ce cadre, caricaturalement ; il est beau, mal rasé, doué, hyper libéré, un peu le héros à la Eastwood, ou à la Sarkozy, il est comme on dit décomplexé, inhibé (il ne respecte rien, il est pas correct, comme on dit, politiquement ; comme il est malheureux, en plus d’être hyper doué, on le comprend ; surtout qu’au fond, il est bon ; là, il faut encore penser au dernier Eastwood) ; et je crois qu’on peut pousser loin la comparaison avec Sarkozy, du côté du corps qui permet l’empathie ;

il est aussi très original, jamais habillé comme les autres, et surtout il a un handicap, terrible, il boîte, et il a une canne, dont il se sert comme un de ces emblèmes qui configurent un personnage, et qu’on apprend dans les manuels de scénario, genre le chien, ou la voiture, ou l’imperméable de Columbo ; mais si Columbo est un mec heureux, le docteur Housse est malheureux ; le gars n’a pas de chez soi, de famille, d’amour, de femme , c’est pour ça qu’il s’appelle le docteur "house", il a tout sauf une maison, un foyer ; c’est en fait un docteur sans house (comme tous ces Américains qui ont perdu leur chez-eux ) ; alors c’est l’hôpital, sa maison, sa famille… et tout ça ; c’est un sitcom, presque ; tout se passe en un lieu, on marche dans les couloirs en discutant.

Dans l’épisode que j’ai vu, hier, on nous parle de la tuberculose, mais c’est pas la tuberculose, en fait, c’est autre chose ; je sais plus quoi ; un médecin humanitaire dénonce les morts en Afrique, scandaleuses, à cause de la pauvreté, Dr Housse, qui n’a rien d’un humaniste, humanitaire, philanthrope, s’en moque…


Voilà comment j’en arrive, sans savoir comment à Zizek :

First as tragedy then as a farce :

« Towards the end of 2008, a research group studying trends in tuberculosis epidemics in Eastern Europe over the last few decades made their main results public. Having analyzed data from more than 20 states, the researchers from Cambridge and Yale established a clear correlation between loans made to these states by the IMF and the rise in cases of tuberculosis-once the loans stop, the TB epidemics recede. The explanation for this apparently weird correlation is simple: the condition for getting IMF loans is that the recipient state has to introduce "financial discipline;' Le., reduce public spending; and the first victim of measures destined to reestablish "financial health" is health itself, in other words, spending on public health services. The space then opens up for Western humanitarians to bemoan the catastrophic condition of the medical services in these countries and to offer help in the form of charity. »


Pas de charité, ici ; dans cette série.

Dans un des épisodes on a aussi parlé des Noirs, non des afro-américains; dr House est-il raciste?

Y a-t-il des médicaments pour les Noirs, et pour les Blancs?



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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Mer 28 Oct 2009 - 12:42

careful a écrit:





Objet non identifié en cours de visionnage.
Découvert par GM et Zohiloff:
Freaks and Geeks (Paul Feig et produit par Jud Apatow - 1 saison - 42 min pr 18 ep - 1999/2000 - NBC - us)

Découvert par Dreampeace et GM:

Dollhouse (Joss Whedon - 2 saisons - 45 min pr 26 ep - 2009/en cours - FOX - us)


Trop marrant.

C'est au générique le nom de ces découvreurs?

J'imagine qu'ils ont aussi découvert l'Amérique; avec Joe Dassin; enfant, j'adorais cette chanson; je racontais à tout le monde que je l'avais découverte. Pas inventée, mais découverte;

(beau texte de Derrida, "invention de l'autre", sur l'invention, la découverte....

Derrida que j'ai découvert très tôt, mais moins tout de même que Pascal, et Spinoza, j'ai découvert Spinoza, à 11 ans; c'est pas un record, mais c'est pas mal).


Faire attention aux usage de cette expression "j'ai découvert", par exemple "j'ai découvert l'amitié", "j'ai découvert la méchanceté", ou encore "j'ai découvert telle ou telle chose, un pays, une oeuvre...."...



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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Mer 28 Oct 2009 - 12:57

On dit souvent que l'opposition télé-série/ cinéma-film est une opposition du genre minoritaire(populaire), majoritaire (élitiste), c'est oublier que la coupure, et le partage fonctionnent aussi dans le monde des séries : dans la liste de Careful, si j'ai bien lu, manquent des trucs aussi essentiels que "la petite maison dans la prairie"....les séries comme on dit familiales n'ont pas la côte (rupture adolescente)...
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Mer 28 Oct 2009 - 13:53

Hello Borges,

"J'ai découvert tel ou tel film par le biais de truc much ou machin ou tel article ou telle citation par Borges ou Napoléon " est une expression que j'ai du utiliser 41362 fois sur les cahiers du cinéma par exemple.
Bien entendu, puisqu'on souligne ici Z & son compagnon de chambre GM, forcement.
Y a t' il autre chose qu'il faudrait reprendre ? A part toute mon éducation bien sûr.

Je n'ai cité que les séries visionnées intégralement. La petite maison ds la prairie, Starsky et Heutch, Cosby Show, Arnold et Willis, Dallas, Alf, L'homme qui valait 3 milliards, V, Manimal, Magnum, l’Agence tous risques,Thierry la Fronde, etc...ne valent pas la peine d'être visionnés pr moi, aujourd'hui. Elle sont liées à la famille, ces horribles pères et mères, aux devoirs après l'école, la petite enfance, les rages de dents, M6, tout ce foutu business de l'adulescence etc...qui ne vaut guère mieux que tout ce rayon actuel de série US qui devient aussi imposant que celui des films ds les supermarchés types Fnac, Virgin.
J'espère bien qu'à 40 ans je détesterai pr la plupart toute la liste laissée ds mon post précédent. Vraiment. Sinon, il y aura du soucis à se faire.
"(rupture adolescente)" Oui, c'est en parti cela.
Mais il faut préciser que ce dont tu appelles séries "familliales" ont été diffusés par les grandes chaines Fr (M6 et TF1)
Par contre si tu observes bien ma liste, tu remarqueras qu'on y trouve plusieurs séries que tu nommes,distingues comme familiales (contexte; époque etc)
"Familiales" rime avec audience pr toi ? Entendons nous bien.
ex:
The Sopranos
The Simpsons
Extras
The Alfred Hitchcock Hour
The Addams Family
Columbo
Absolutely Fabulous


Toutes ces séries ont été des cartons comme ils disent, ds leurs pays respectifs, mais plus rarement en dehors de leurs frontières.
Là on touche un autre point qui peut nous ramener sur diverses pistes; nouvelle génération, nouvelles méthodes de remplissages, de bourrages, téléchargement, snobisme, geeks, fétichisme, cibles, moutons, etc...


Le jour où Z et GM seront des "découvreurs" de quoi que ce soit, je lirai du Derrida pdt le gouter de mes enfants et du Spinoza à la garderie.
Wink


Borges a écrit: manquent des trucs aussi essentiels que "la petite maison dans la prairie"
C'est intéressant pr la suite, ça.
Comment peut on les ordonner, distinguer ? Essentiel ou pas.
Quels sont tes critères par ex Borges (ou quelqu'un d'autre évidemment) pr procéder à cette distinction.
Des exemples ?



Allez un peu de pipeau pr tout le monde. Jusqu'à ce que l'on trouve sur quel pied danser ds ce topic. lol


Du jamais vu.
TF1 va programmer pas moins de 14 épisodes de la série les "Experts" en 6 jours entre le 14 novembre et le 19 novembre.
Voilà ce que l'on peut découvrir dans la grille des programmes publiée mardi après-midi par la Une.

Samedi, quatre épisodes seront diffusés pendant toute la soirée, dimanche un épisode l'après-midi et trois dans la soirée, mardi trois épisodes en Prime et jeudi encore trois épisodes en deuxième partie de soirée.

Laughing

Pr les moins convaincus, il peut vs rester la solution dites de la pierre moussue:
"Tenter cette expérience intéressante; allumez votre TV. Ouvrez une anthologie de poésie et lisez quelques vers, notez l'action et les paroles sur l'écran. Vs rejetterez surement quelques associations ratées mais les allusions seront impressionnantes. Suis sûr."


Vous iriez relire Crin Blanc ou Jonathan Livingston le goéland pdt 60 Heures ?
(joke...)
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Mer 28 Oct 2009 - 19:59

Eyquem a écrit:(ce message devait pas aller dans le topic des séries ?)

Y a t il des médicaments pour les Noirs, et pour les Blancs?
(en Allemagne, en ce moment, gros scandale : les vaccins anti-grippaux pour la population et pour les hommes politiques ne sont pas les mêmes )
D&D a écrit:Shocked

(Sinon, moi qui commençais à bien saturer des séries, je crois que je m'arrêterai à ces présentations pour le Dr House Laughing )
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Mer 28 Oct 2009 - 20:07

Hello Careful; oui, je suis d'accord; on doit distinguer bien des usages de cette expression :

-"Christophe Colombe a découvert l'Amérique"
-"Giotto a découvert la perspective" (j'ai découvert ça dans "Amarcord", un des instits raconte ça, mais je sais pas s'il faut le croire)
-"j'ai découvert Dr. House"
-"C'est Jim Morrison qui m'a fait découvrir Joyce et Nietzsche"
-"Mon amie a découvert les Stones"
-Tel entraîneur, tel metteur en scène a découvert X

etc.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Mer 28 Oct 2009 - 20:27

Hello Borges,

-"C'est Stéphane qui m'a fait découvrir Imbert "
-"j'ai découvert Borges"
-"Mon amie a découvert Stian Hole"

Merci. Wink


Dernière édition par careful le Jeu 29 Oct 2009 - 18:11, édité 1 fois
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par glj le Jeu 29 Oct 2009 - 10:42

je trouverais cela plutot inintéressant de mettre dans la revue des spectres un dossier série puisqu'il y a débat sur le sujet. Bien sur la défense de certaine séries ( faudra vraiment voir lesquels ) mais aussi ce que viens de faire borges, c'est à dire un démontage en règle de certaines autre. La critique négativ/e des séries américaines est rarement faite ne serait ce que dans la presse imprimé. Docteur house vu par borges par exemple, c'est impertinent : qui aujourd'hui critique les series us de ce type ?
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Jeu 29 Oct 2009 - 11:02

Salut GLJ

Ici ou là on lit des trucs sur l'idéologie réactionnaire de 24, par exemple.. mais bon là on rejoint le cinéma. La presse ciné faisant quasiment globalement fi de l'idéologie au cinéma, pourquoi s'intéresserait-elle plus à celle contenue dans les séries ?!

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Jeu 29 Oct 2009 - 17:24

Dans l'épisode des Experts réalisé par Tarantino, il s'agit d'une histoire de vengeance. Je vous vois venir d'ici : Non sérieux, comme c'est original ? Oui, sérieux ! Il parait que cet épisode c'est carrément exceptionnel, du jamais vu pour Les Experts, il ont d'ailleurs sortis un DVD seulement avec ce double épisode, sans bonus parce que un épisode comme ça, déjà il est double, en plus il est signé par un expert du cinéma, Monsieur Tarantino, ça se suffit largement à soi-même faut pas trop exagérer. Bon, moi ça m'a pas spécialement frappé, faut dire que je connaissais déjà les coups d'éclat du petit génie au cinéma et que j'ai jamais vu d'autres épisodes de cette série avant celui-ci. Vous allez me dire c'est pas très sérieux de pas avoir étudié un peu cette série avant d'en parlé, c'est vrai que je me la suis pas trop joué expert sur ce coup-là, ceci dit je crains un peu de trouver beaucoup de médiocre si j'enquête… Ca me gêne pas trop que Tarantino il fasse un épisode des Experts, qu'il vienne frimer de temps en temps sur les plateaux TV, seulement à mon avis il se fait pas que des amis, y'en a qui doivent lui en vouloir de marcher sur leurs plate-bande, et avec quelle virtuosité ! Faut qu'il fasse gaffe à la vengeance des réals de séries de seconde zone, c'est pas à lui que je vais l'apprendre de toute façon. Mais bon, c'est pas trop du jeu, lui si il devait écrire et tourner dix épisodes par jours pendant six mois d'une série X ou Y, il ferait peut-être moins le malin. Quoique qu'il doit quand même être bien robuste le Tarantino, à chaque fois maintenant, quand il sort un film, il nous dit qu'il a encore de quoi faire une ou deux séries dans sa manche. Peut-être que c'est de l'intox mais je crois pas. Parfois il fait carrément la gueule quand ses réalisateurs préférés font pas des suites à ses films favoris, il est comme ça Tarantino. Il se plaint même aux Cahiers du cinéma, revue prestigieuse s'il en est, pour dire les proportions que ça prend. Mais bon aussi prestigieuse qu'elle soit, son ancien rédacteur en chef d'avant, E. Burdeau, n'a jamais réussi, quelle tristesse, à obtenir un entretien avec le réalisateur en question qui est Shyamalan, il aurait entre autre pu lui faire part de la requête de Tarantino : je veux un Incassable 2, et que ça saute ! Burdeau, messager de Tarantino : c'est beau. Bref, revenons aux Experts et à cet épisode, pardon ce double épisode (les frères Miramax n'y sont pour rien sur ce coup !), formidable. Vaguement, - parce que c'est déjà assez dur comme ça de se souvenir de tous les films qu'on a vu, alors les séries je vous raconte même pas - il s'agit d'un mec un peu rancunier qui kidnappe un flic parce que ce salaud l'avant envoyé en prison il y a des années de cela. Pour se venger, le mec, il trouve rien d'autre à faire que de l'enterrer vivant dans une boite quelque part et prévenir la police que dans quelques heures il le fait sauter. C'est assez sadique mais le personnage a des circonstances atténuantes, il sort du cerveau de Tarantino, en plus le flic dans son futur cercueil il est filmé et tout, il y a une Webcam pour qu'à la police ils voient carrément rouge et que nous on se rende bien compte que le type il est dans de beaux draps. Ça filme la torture en live, comme on dit, en plus après il y a le passage avec les fourmis et tout, mais ça franchement c'est la cerise sur le gâteau pour remercier ceux qui sont restés pour le deuxième épisode.. Bon, oui ça fait penser à cette scène trop flippante de Kill Bill qui commençait comme du Scorsese, continuait comme du Chang Che et se terminait comme du Argento. On pourrait disserter sur l'aspect politique de cette mise en scène, là où dans Kill Bill on était dans le pur trip jouissif. Quelques années dans une prison de haute sécurité aux USA valent bien quelques heures passées dans un cercueil enterré au milieu de nulle part. Ca pourrait presque passer pour une sorte de critique de l'espace de confinement des prisons états-uniennes.. Il parait qu'aux USA dans certaines prisons, les condamnations à perpétuité sont plus dures à vivre qu'une sentence de mort, pour les condamnés. Bon, je sais pas, ça casse un peu l'ambiance ce que je raconte là, je sais pas si les téléspectateurs qui avaient regardé avec moi l'épisode sur TF1 ont tous pensé à ça, mais c'est une hypothèse, je sais même pas si Tarantino il a pensé à ça, je peux pas vous dire, qui peut savoir ?

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par glj le Ven 30 Oct 2009 - 10:59

Je viens de voir un episode de the wire, j'en parle bientot ici même
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Ven 30 Oct 2009 - 12:46

J'espère que je n'aurai pas à signaler que les tics de montage et de mise en scène (un flashback à la con fort appuyé,un ralenti etc...) du 1er ep (pilot) restent inédits, marginales par rapport aux 59 autres ep. Very Happy

Erwan a eu le temps d' écouter les microfilms.
Microfilm, Serge Daney en conversation avec Jacques Demy

Daney: ... _Pour en revenir sur ce débat sur le cinéma populaire, qu'est toujours un débat un peu rance, mais à force de ne pas l'avoir, on finit aussi par devenir bête, faut l'avoir de temps en temps; par exemple, moi je remarque autour de moi, et moi le premier, que j'ai pas mal de plaisir à voir les feuilletons américains de la 5, ... alors ils sont basiques, ils sont ... c'est pas filmé disons, c'est un point zéro du cinéma, mais les histoires que ça raconte, le temps qu'ils se donnent, du fait que tous les soirs, ça revient, ça crée quelque chose qui manque terriblement dans le cinéma français, qui manque tout simplement ... l'esprit de série: on a fait quelque-chose ... heuu ... comme un prototype, ça marche un peu, on l'épuise, le cinéma marchait comme ça avant, et ça donne une sorte de fond véritable où en plus on comprend beaucoup de choses de la société américaine _ et en France, on a le sentiment que même les films "grosses machines" , même les films à vocation populaire sont lancés comme des films d'auteurs, c'est à dire que si ça marche pas, on en fera pas un deuxième, bon alors Belmondo, ça a marché donc on en a fait une ... presque dix, puis ça marche moins et Belmondo craque ... donc il y a une sorte de compte à rebours qui est presque plus vrai pour les grosses machines que pour les petits films, qui eux, après tout, ont des sorties plus modestes, et ...

... et puis on voit ces vieilles séries américaines, d'ailleurs aussi bien les vieilles que les récentes, parce que le temps n'existe plus _ Columbo, qui a vingt ans, est aussi moderne que un truc plus récent _ et on retrouve quelque chose qui a dû être le plaisir du cinéma, heu ... quand on était plus jeune, et avant nous, qui était simplement qu'on se donne le temps de s'amuser avec une hypothèse, fut-elle très vulgaire, très basse, et moi c'est vrai que _je le dis en provocation_ moi je donne 15 "out of africa" pour un seul "Supercopter", parce qu'il y a là quelque chose de la bonne santé fondamentale de l'Amérique, très peu raffiné, mais réel, contre quelque-chose qui est guetté lui aussi par l'académisme d'auteur _: on dit : "sydney Pollack est un auteur" , ça tient pas debout! C'est un cinéaste impersonnel ... // ... la différence, c'est que les USA ont investie la télévision, et produisent à la chaine des séries très très inégales dont beaucoup sont très curieuses, c'est à dire font réfléchir un petit peu, alors qu'en France, on est un peu acculé au cinéma de prototype, puisqu'il n'y a plus de séries.

Je pense qu'il aurait mal fini, et aurait participé avec les ptits inrocks à la mise au trône de trucs comme Alias, Dexter ou 24H et consorts, Laughing
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Ven 30 Oct 2009 - 14:04

ouais, Daney dit pas grand chose dans ces citations, pour pas dire rien du tout..devait pas être très inspiré ce jour-là l'ami..

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Ven 30 Oct 2009 - 14:45

Daney: ... _Pour en revenir sur ce débat sur le cinéma populaire, qu'est toujours un débat un peu rance, mais à force de ne pas l'avoir, on finit aussi par devenir bête, faut l'avoir de temps en temps; par exemple, moi je remarque autour de moi, et moi le premier, que j'ai pas mal de plaisir à voir les feuilletons américains de la 5, ... alors ils sont basiques, ils sont ... c'est pas filmé disons, c'est un point zéro du cinéma, mais les histoires que ça raconte, le temps qu'ils se donnent, du fait que tous les soirs, ça revient, ça crée quelque chose qui manque terriblement dans le cinéma français, qui manque tout simplement ... l'esprit de série: on a fait quelque-chose ... heuu ... comme un prototype,


Daney, il lui arrive d’être bête et rance, comme tout le monde. Quelle posture, au fond, ce moment : "moi Serge Daney, je suis comme tout le monde, j’ai des plaisirs populaire, je vois des trucs qui, d’un point de vue esthétique, cinématographique, ça vaut pas grand-chose, c’est zéro".

Vieillerie de la mise en scène, le doublet intellectuel-peuple.

Soit on est d’un côté, soit de l’autre ; soit on est l’intellectuel, le critique, c’est la même chose, qui condamne les goûts du peuple, soit on est avec le peuple, on aime ce qu’il aime, et on méprise les intellectuels. Le populisme, ou l’élitisme. Bon, il va pas choisir entre les deux positions ; il va plutôt se la jouer être métaphysique (le critique de cinéma comme être métapopulaire, à la fois dans le peuple et au-delà, à la fois avec le bas, le peuple, le populaire, ses plaisirs, et ses goûts, et en même temps, dans le même moment, au-delà du peuple, parce que évidemment, il n’est pas le premier venu)

Dans le cas de Daney, aimer les feuilletons de la 5, basiques, ce ne sera pas la même chose que pour le gars ordinaire ; la différence, c’est lui, qui il est ; il est serge daney, et du fait qu’il est serge daney, le fait qu’il regarde des trucs basiques ça change à la fois qui il est, l’idée que l’on se fait du critique, mais aussi la série, l'idée que l'on s'en fait, sa valeur.

La différence est là, on s’étonne que serge Daney regarde la 5 et ses feuilletons, lui, qui est si malin, si critique, si intellectuel, lui qui sait ; on peut appeler ça de la condescendance esthétique, s’abaisser à des goûts, à des objets, au-dessus desquels nous sommes, par notre image, notre identité culturelle. James Joyce lisant un roman policier.

La, il y a déchirure entre l’intellectuel, le critique, l’amateur, connaisseur de grand cinéma, et les gens du peuple, le populaire, la télé... et la solution c'est le retour au fond, à ce que fut le cinéma...à la jeunesse...



« Le cinéma populaire ».

Le débat est rance, mais en même temps ne pas l’avoir c’est devenir bête ; rance, c’est la vieillesse, l’odeur désagréable ; il le sait, ça n’a rien de neuf, mais en même temps, il ne faut pas se refuser à ce truc sans originalité, vieux, puant, parce que c’est risquer de devenir bête.

Rance, naturellement, non pas pour le peuple, dans le peuple ; parce que le peuple ne se pose pas la question de savoir ce que son ses goûts, son cinéma ; c’est plutôt chez les critiques, les intellectuels que ce discours date.

Donc, être bête, ou mener un débat rance ; daney choisit de ne pas être bête, et de transformer le rance, la vieillesse du débat, en jeunesse du plaisir vulgaire, et provocateur...


Comment ça commence; ce débat?


Là, il parle de lui-même, de ce qu’il observe, il part de ce qu’il observe, du savoir immédiat du plus immédiat ; il ne commence pas par la théorie (fidélité sans doute au discours du peuple), mais par l’expérience, par ce qu’il observe autour de lui.

Quoi de plus proche de soi que soi, que le soi, et ses habitudes?

C’est de lui-même qu’il va parler ; après tout c’est comme ça que faisait descartes ; le cogito de daney, c’est celui du plaisir immédiat ; il ne dit pas j’ai des amis, des potes, je connais des gens qui ne regardent que des feuilletons, qui préfèrent l’agence tout risque, à Bresson, il va plutôt nous donner son cas, sa pratique, son comportement, qui peuvent être ceux d’un gars, ou d’une femme du peuple, mais qui étant de daney ne seront jamais identiques, n’auront jamais la même valeur culturelle, symbolique, la même valeur paradigmatique.


Donc, nous dit serge daney, fameux critique de cinéma : moi, serge daney, je regarde des feuilletons américains ; et bien entendu, on ne peut qu’être surpris, on doit être surpris.

Serge Daney regardait des séries de la 5 !

Oh, quel étonnement! Non seulement il les regarde, mais cela doit étonner qu'il les regarde, et cela étonne. Seul cela peut réellement étonner, s’il avait commencé en parlant de je ne sais pas qui, par exemple, de sa concierge, on n’aurait pas eu d’étonnement, de surprise. Car dans le cas de la concierge, l’étonnement aurait plutôt été qu’elle regarde des films expérimentaux.

On regarde des séries de la 5 autour de lui ; et lui le premier…

( moi je remarque autour de moi, et moi le premier (moi le premier, c’est important ce « moi le premier ») que j'ai pas mal de plaisir à voir les feuilletons américains de la 5, ... alors ils sont basiques, ils sont ... c'est pas filmé disons, c'est un point zéro du cinéma,
Donc, c’est pas filmé, c’est pas du cinéma, c’est basique ;



On va retirer à ces séries tout ce qui fait la grandeur du cinéma, c’est pas filmé, c’est basique ; on les dépouilles ; la série, le cinéma populaire, le peuple, c’est d’une certaine manière une manière de dépouillement, à ne pas confondre naturellement avec la sobriété ; le populaire, c’est ce qui manque de quelque chose, ce qui manque du film, du filmé ; c’est le point zéro du cinéma.

On se souvient encore de Descartes, naturellement ; et de son analyse du morceau de cire, arriver à la substance pensante, et à la substance étendue ; ici, c’est la substance cinéma qui va être donnée, la substance zéro cinéma, mais aussi la substance zéro spectateur ; on va arriver au spectateur basique, et au cinéma basique ; observez le mouvement, à la fois ontologique, et historique ; voyez les termes ….et comment on ne peut arriver qu'à l'Amérique, à sa jeunesse, à sa réalité, à son réel, et à sa santé... (ici, Daney fait du Nietzsche ; l'Amérique, c'est la Grèce ; l'enfance authentique du cinéma)










Moi le premier ; il est le premier ; naturellement, il faut bien que d’une manière ou l’autre, il marque cette différence, cette primauté, comment il l’emporte sur les autres, ceux qui comme lui regardent les séries de la 5 ; il ne dit pas moi comme eux ; pas d’égalité, ici ; on dira qu’étant premier dans une pratique qui n’est pas valorisante, il est dernier ; ce serait en sa défaveur cette hiérarchie ; le croire ce serait une terrible erreur ; ce qu’il faut lire, c’est bien plutôt, la volonté du « moi », d’être premier, même là ; même là ; le moi dont il est question n’est pas le moi du premier venu, c’est le moi du critique, du grand critique ; on imagine un roi disant moi, louis 14, je suis le premier à aimer les plaisirs simples ; condescendance, naturellement ; ce qui s’exprime dans daney, c’est la bêtise du moi qui croit avoir un nom, un nom qui à la fois le distingue, l’élève et le justifie, signe d’élection, comme il dirait ; être serge daney, justifie, et élève ; le spectateur de série, de cinéma populaire, et ce cinéma populaire, ces séries... On imagine pas une concierge nous dire, « moi la première, je regarde la 5 » ; on le sait, et elle ne va pas s’en vanter…


« le cinéma marchait comme ça avant, et ça donne une sorte de fond véritable où en plus on comprend beaucoup de choses de la société américaine »


Du côté du peuple, ce sera donc la substance ; on va revenir à du premier, à du basique, à du zéro (pas la mise en scène mais l’histoire, la société, le retour, la répétition) ; d’abord, et puis le cinéma, comment il marchait « avant » ; daney parle du fond véritable (le fond) ; le prototype (le retour, mais aussi l’éternité, le temps n’existe pas ; voyez comment le rance, devient ici une sortie hors du temps ; toutes les séries sont aussi vieilles…)
Suivre la piste de Platon ( "et on retrouve quelque chose qui a dû être le plaisir du cinéma, heu ... quand…") ; mais naturellement ce que Daney retrouve c’est pas le ciel des Idées, le vrai, le beau, etc, c’est juste l’inverse, c’est la jeunesse bête, c’est la base, c’est le vulgaire, un plaisir d’avant la séparation entre le haut et le bas… sans mauvaise conscience ; la présence, sans représentation ; sans partage de la réflexion.

Ensuite on a le vieux couplet, sur eux, les Américains, et les Français ; naturellement les Américains, c’est meilleurs… Ce que les Américains ont, ce que les Français n’ont pas… (cf ce que dit Badiou sur le côté pétainiste de ces oppositions où les Français sont toujours donnés perdants, moins bons)


Le peuple, alors, c’est le plaisir, la jeunesse bête, vulgaire, le temps de l’amusement « avec une hypothèse, fut-elle très vulgaire, très basse »
Naturellement, tout en le disant, il s’en distingue ; condescendance, encore.

« moi c'est vrai que _je le dis en provocation_ moi je donne 15 "out of africa" pour un seul "Supercopter", parce qu'il y a là quelque chose de la bonne santé fondamentale de l'Amérique, très peu raffiné, mais réel, contre quelque-chose qui est guetté lui aussi par l'académisme d'auteur _: on dit : "sydney Pollack est un auteur" , ça tient pas debout! C'est un cinéaste impersonnel ... // ... la différence, c'est que les USA ont investie la télévision, et produisent à la chaine des séries très très inégales dont beaucoup sont très curieuses, c'est à dire font réfléchir un petit peu, alors qu'en France, on est un peu acculé au cinéma de prototype, puisqu'il n'y a plus de séries. »

Quelle provocation ; on croirait madame de Guermantes ; snobisme.


Là, c’est naturellement le pire, du pire, l’idéologie de la santé, du réel… l’image d’une Amérique de la bonne santé….

Je me marre… mais il faut aussi penser ceci :



mais les histoires que ça raconte, le temps qu'ils se donnent, du fait que tous les soirs, ça revient, ça crée quelque chose qui manque terriblement dans le cinéma français, qui manque tout simplement ... l'esprit de série: on a fait quelque-chose ... heuu ... comme un prototype….


L'esprit de série,
contre
le prototype ;

l'esprit de série, c'est ce qui revient tous les soirs...

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Ven 30 Oct 2009 - 15:28

Et bien...! Quelle analyse en si peu de temps.
Je retiens surtout la grande condescendance du propos de D, ici.



"les Américains, et les Français (cf ce que dit Badiou sur le côté pétainiste de ces oppositions où les Français sont toujours donnés perdants, moins bons) ; ce que les Américains ont, ce que les Français n’ont pas…"

Je précise; quand je dis en provoquant que The Wire vaut n'importe quel J.Audiard, c'est comme si je comparais Paprika à n'importe quel M.Satrapi ou bien JF.Laguionie. Et non Japon/France.


"Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries ?"

careful a écrit:
Borges a écrit: manquent des trucs aussi essentiels que "la petite maison dans la prairie"
C'est intéressant pr la suite, ça.
Comment peut on les ordonner, distinguer ? Essentiel ou pas.
Quels sont tes critères par ex Borges (ou quelqu'un d'autre évidemment) pr procéder à cette distinction.
Des exemples ?

?
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Mar 3 Nov 2009 - 13:57

"Que ce soit l’art, l’archive, la photographie, l’image et le film, je crois qu’on est toujours renvoyé aux mêmes choses: qu’est-ce que sont ces réalités, sinon des dialogues spécifiques avec le temps, avec ses rythmes? (…) il faut du temps pour penser (…) un réalisateur de films numériques nous expliquait que, dans un film comme Gladiators (…) le temps des plans n’excède jamais cinq secondes, c’est-à-dire que le spectateur n’a jamais le temps de se mettre en pensée, déjà il y a une autre image qui arrive, un autre type d’image qui arrive. Je crois que ce qui serait bon, c’est justement de se donner le temps de faire les choses. (…) le dispositif de l’interrogation est la condition nécessaire de la possibilité du temps de la réflexion. Que les choses se fassent sans urgence, sans zapping, sans coupure, avec respect, avec rythme, et en sachant aussi qu’à la fin on sera tout juste au début."

(Derrida)





Il serait bon que l'on reparte depuis la citation de Daney donnée par Erwan et redonnée par Careful, qu'on approfondisse cette idée du temps du retour, du revenant, et de la revenance...ce serait cette temporalité qui ferait la différence dans la série, de la série. Si la série va vite (en elle-même), elle revient, par contre... elle prend du temps dans le temps de sa donation... deux régimes du temps, de la temporalité (5 secondes, dans la série, intratemporalité), des années dans le temps du retour...le temps d'une autre subjectivation...d'un autre mode de la pensée... alors la série, c'est ce qui ne donne pas le temps de penser, pour se donner le temps de revenir, d'(y) revenir, à elle, et bien entendu à la pensée, au fait que l'on ne pense pas, que l'on n'a pas le temps de penser; c'est comme quand on dit, "j'ai pas le temps, mais j'(y) reviendrai"... à quoi, à la pensée, plus tard; je pense ici, comme Daney, à Proust; Daney, je crois dans le temps de ce retour fait allusion au temps mythique du retour de la mère, à la scène du baiser, je penserai plutôt au temps de Swann, qui remettait toujours à plus tard, la pensée, l'approfondissement d'une chose, d'une idée, d'une sensation... se promettant d'y revenir, mais gâchant sa vie finalement, et ne créant rien, n'atteignant aucune vérité, sinon celle du temps passé, perdu, du temps gâché...Cela nous le savons tous, que la télé est la perte du temps, le moment de l'absence de la pensée, de l'absence de vie... mais en même temps, il y a cette idée de retour, de revenance, qui n'est pas seulement celui de la perte du temps, du manque à la pensée, ou de la pensée, mais quelque chose d'autre... c'est ce qu'il faut penser, depuis l'un ou l'autre exemple, et cela ne sera pas la même chose, même si c'est toujours d'une même idée, de l'idée même de revenance qu'il sera question....identité, et différence, répétition et différence....
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Mar 3 Nov 2009 - 17:15

Puisque il est question de temps, de penser, et de plans...:

Les plans se succèdent rapidement, arpentant de manière chaotique le terrain. Le spectateur n’a pas le temps de se poser trop de questions. C’est aussi pour le mettre dans la peaux des marines. Lorsque, durant ce type d’intervention, ceux-ci arrivent sur place, l’urgence est de sécuriser la zone. Une fois que la situation s’est tassée et que le champ est libre, on y voit plus clair. Le spectateur suppose peut-être mais ne réalise pleinement que par la suite que les équipes spéciales de démineurs ne peuvent pas attendre que leur camarades aient sécurisé le terrain pour mettre en place leur dispositif. Le compte à rebours a commencé avant même qu’ils arrivent sur place. Ils sont contraints d’agir sur le champ

http://www.independencia.fr/indp/8.9_DEMINEURS_KATHRYNBIGELOW.html



On peut lire ça sur le site des "Indépendants", des conneries comme ils les aiment sans une seule seconde penser ce qu'ils écrivent; ici, c'est, ER, qui peut prétendre au titre du roi des ânes de la critique.


Ne pas laisser le temps de se poser des questions, pour se mettre dans la peau des marines; dit-il; et si on en a rien à foutre de la peau des marines, de se mettre dans leur peau, et si on préfère penser, prendre le temps de penser, de se poser des questions...?


Il met 8.9 à ce film; c'est tout dire de sa capacité à juger.


Il faudra revenir sur ces âneries de ER.
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