Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

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Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Mer 14 Oct 2009 - 18:59

C'est une question possible.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Mer 14 Oct 2009 - 20:08

Parce que la personne qui doit rendre la saison 1 de The Wire en DVD à la médiathèque où je vais habituellement a déjà dix jours de retard.

C'est une réponse possible.

Y'a t-il une manière particulière de parler des séries ? Des mots fétiches, des trucs comme ça ? Je me renseigne, en attendant..

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Eyquem le Mer 14 Oct 2009 - 21:08

Cette médiathèque-là est toujours ouverte :

http://goodsites.kazeo.com/The-Wire,a308673.html
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par wootsuibrick le Jeu 15 Oct 2009 - 4:05

Gundam; c'est une série à la base... compilée en film (pratique très courante dans l'animation japonaise).
mais bon comme je suis le seul à connaître la chose. ce n'est donc pas une affaire des spectres. lol
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Jeu 15 Oct 2009 - 7:41

en effet !

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par adeline le Jeu 15 Oct 2009 - 20:46

Ah là là quel sujet !

Peut-être parce que tout le monde en parle sinon ? Je sens comme une espèce de course à la nouvelle série, partout autour de moi, chez les potes et sur les blogs. La dernière qu'on a vue est toujours magnifique, tel épisode de telle saison est génial, ou l'inverse, peu importe, ce qui importe c'est le flux tendu. Il faut toujours avoir vu la dernière nouvelle série, et que de préférence elle ne soit pas encore diffusée en France.

Moi, j'en suis restée au Cosby Show je crois, et à Friends et Seinfield, je rigole pas.

Je vois les premiers épisodes des séries, je m'intéresse, souvent je suis bluffée, et puis très vite tout tourne à vide. J'ai l'impression de voir encore et toujours la même chose, et le seul moteur de mon intérêt est celui du fait divers : et ensuite, qu'est-ce qui s'est passé ?

Je sais que ça ne se résume pas à ça, hein, les séries, et Careful me fera l'apologie de The Wire avec raison sans doute.
N'empêche, cette durée-là, et le mode assez passif que cela attend du spectateur, ça ne m'enthousiasme pas tout à fait.

adeline

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Ven 16 Oct 2009 - 13:59




adeline a écrit:
j'en suis restée au Cosby Show je crois, et à Friends et Seinfield, je rigole pas.

Je sais que ça ne se résume pas à ça, hein, les séries, et Careful me fera l'apologie de The Wire avec raison sans doute.
N'empêche, cette durée-là, et le mode assez passif que cela attend du spectateur, ça ne m'enthousiasme pas tout à fait.[/justify]

Salut Adeline,

Mode passif ?! Sans doute pr 95% d'entre elles sur la totalité produite des 14 dernières années. Bien entendu.
Aucune apologie à avoir.(Je déteste ce terme.) Juste les évidences. Ne le prends surtout pas mal Adeline, mais comment appréhender The Wire, ou discuter sérieusement des séries lorsqu'on se réfère à des trucs comme le Cosby Show,Seinfield ou Friends ? Cette production en lien avec les gens du stand up, des sitcoms débiles, où des Saturday Night Live, ne m'a jamais paru importante, pertinente . Dernier exemple en date Curb your enthusiasm que vs connaissez surement (Larry David). Cet esprit des représentations télévisuelles d'humour New yorkais me gonfle. De ce point, le Cosby Show ne peut rentrer aussi facilement ds cette catégorie, certes. Apatow vient de là aussi. Et pire encore. Les tracas nombrilistes ptits bourgeois blancs à la Woody.

J'ai du visionner un grand nombre de séries.
Mais au final, je le regrette; j'aurai du être intransigeant sur les choix. Ce fut en majorité une perte de temps considérable; il m'a fallu écumer un nombre incalculable de merdes pr dénicher quelques pépites.
Cela me rappelle cette phrase de Richard D James, où il lui fallait écouter 1000 vinyles de merde pr tomber sur un de qualité notoire. Il ne voulait plus de ça.
Là on pourrait rapprocher le terme de passivité. Je te rejoins ici.
N'importe quelles conneries d'Honoré ou de Jacques Audiard ne m'a jamais autant appris sur le "monde" que The Wire.
Cette comparaison est ridicule (comme comparer des Playmobils à une boite de petit pois), mais l'idée derrière est là. Les fameux films de renommés françaiiiises...

L'age d'or est fini en ce qui concerne les séries; c'est le crépuscule depuis belle lurette.
On pense alors aux clichés de M.B-Reymond.
TV est une expérimentation photographique sur l'association de deux matériaux très différents: le grain grossier et approximatif des écrans de télévision ainsi que l'image plus nette des arrières plans photographiés de manière traditionnelle. Dans les scènes urbaines, chaque fenêtre à été remplacée par une capture d'écran de télévision. Les personnages et animaux qui errent dans les vues plus serrées viennent aussi directement de programmes télévisés.
Spoiler:


Spoiler:
"Les séries policières américaines sont toujours construites sur le même modèle. Les scénaristes et les responsables du casting s’inspirent d’un monde qu’ils ne connaissent que par le cinéma et la télévision. Ils choisissent toujours les interprètes en fonction des mêmes stéréotypes et ce système se perpétue ad nauseam. Nous avons eu la chance de pouvoir travailler autrement avec des acteurs inconnus et des mômes de la rue qui rendaient le récit immédiatement crédible et lui donnaient une force documentaire que la télévision recherche rarement.

The Wire parle d’un système qui ne fonctionne plus. C’est une vision noire, mais nous avançons des solutions dans certains épisodes, notamment sur la décriminalisation de la drogue ou sur l’éducation. Le capitalisme tel qu’il s’épanouit aujourd’hui a perdu tout visage humain et nous sommes plus incapables que jamais de trouver une réponse sérieuses aux problèmes qui se posent à notre collectivité.

Comment est-il possible que le pays le plus riche du monde échoue si spectaculairement à intégrer les couches les plus pauvres de sa population ? Les Hollandais sont capables de s’organiser pour créer des polders et résister collectivement à l’avancée de la mer, alors que nous ne trouvons aucun moyen de sauver nos villes de la faillite.

Comme beaucoup de journaux américains, le Baltimore Sun a été racheté par un grand groupe de médias qui a choisi de réduire les coûts de fonctionnement pour améliorer la rentabilité et il s’est, peu à peu, détourné de sa fonction première. Au milieu des années 90, il y avait 500 journalistes. Après plusieurs plans sociaux, il n’en reste que 280. Et il est aujourd’hui question de supprimer 50 nouveaux emplois. Les premiers postes supprimés ont été ceux des journalistes de terrain. Alors que Baltimore est une des villes les plus pauvres des Etats-Unis, le journal s’est désintéressé du quotidien des habitants déshérités. Nous n’allions plus dans les tribunaux, parce qu’il ne fallait plus parler de crimes et de malheurs.
Même chose pour les syndicats dont Baltimore était un bastion, nous avons arrêté de parler d’eux alors qu’ils étaient à l’agonie. Il n’était plus question que d’info "choc" ("impact"). J’ai quitté le journal en 1995 sur un immense sentiment d’amertume. Et je n’imaginais pas une seconde que la fiction télévisée me permettrait de reprendre avec ce travail avec la liberté d’aborder la société américaine dans toute sa complexité. »

David Simon



La passivité de l'entretien: