Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

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Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Borges le Mer 14 Oct 2009 - 18:59

C'est une question possible.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Mer 14 Oct 2009 - 20:08

Parce que la personne qui doit rendre la saison 1 de The Wire en DVD à la médiathèque où je vais habituellement a déjà dix jours de retard.

C'est une réponse possible.

Y'a t-il une manière particulière de parler des séries ? Des mots fétiches, des trucs comme ça ? Je me renseigne, en attendant..

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Eyquem le Mer 14 Oct 2009 - 21:08

Cette médiathèque-là est toujours ouverte :

http://goodsites.kazeo.com/The-Wire,a308673.html
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par wootsuibrick le Jeu 15 Oct 2009 - 4:05

Gundam; c'est une série à la base... compilée en film (pratique très courante dans l'animation japonaise).
mais bon comme je suis le seul à connaître la chose. ce n'est donc pas une affaire des spectres. lol
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Jeu 15 Oct 2009 - 7:41

en effet !

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par adeline le Jeu 15 Oct 2009 - 20:46

Ah là là quel sujet !

Peut-être parce que tout le monde en parle sinon ? Je sens comme une espèce de course à la nouvelle série, partout autour de moi, chez les potes et sur les blogs. La dernière qu'on a vue est toujours magnifique, tel épisode de telle saison est génial, ou l'inverse, peu importe, ce qui importe c'est le flux tendu. Il faut toujours avoir vu la dernière nouvelle série, et que de préférence elle ne soit pas encore diffusée en France.

Moi, j'en suis restée au Cosby Show je crois, et à Friends et Seinfield, je rigole pas.

Je vois les premiers épisodes des séries, je m'intéresse, souvent je suis bluffée, et puis très vite tout tourne à vide. J'ai l'impression de voir encore et toujours la même chose, et le seul moteur de mon intérêt est celui du fait divers : et ensuite, qu'est-ce qui s'est passé ?

Je sais que ça ne se résume pas à ça, hein, les séries, et Careful me fera l'apologie de The Wire avec raison sans doute.
N'empêche, cette durée-là, et le mode assez passif que cela attend du spectateur, ça ne m'enthousiasme pas tout à fait.

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Ven 16 Oct 2009 - 13:59




adeline a écrit:
j'en suis restée au Cosby Show je crois, et à Friends et Seinfield, je rigole pas.

Je sais que ça ne se résume pas à ça, hein, les séries, et Careful me fera l'apologie de The Wire avec raison sans doute.
N'empêche, cette durée-là, et le mode assez passif que cela attend du spectateur, ça ne m'enthousiasme pas tout à fait.[/justify]

Salut Adeline,

Mode passif ?! Sans doute pr 95% d'entre elles sur la totalité produite des 14 dernières années. Bien entendu.
Aucune apologie à avoir.(Je déteste ce terme.) Juste les évidences. Ne le prends surtout pas mal Adeline, mais comment appréhender The Wire, ou discuter sérieusement des séries lorsqu'on se réfère à des trucs comme le Cosby Show,Seinfield ou Friends ? Cette production en lien avec les gens du stand up, des sitcoms débiles, où des Saturday Night Live, ne m'a jamais paru importante, pertinente . Dernier exemple en date Curb your enthusiasm que vs connaissez surement (Larry David). Cet esprit des représentations télévisuelles d'humour New yorkais me gonfle. De ce point, le Cosby Show ne peut rentrer aussi facilement ds cette catégorie, certes. Apatow vient de là aussi. Et pire encore. Les tracas nombrilistes ptits bourgeois blancs à la Woody.

J'ai du visionner un grand nombre de séries.
Mais au final, je le regrette; j'aurai du être intransigeant sur les choix. Ce fut en majorité une perte de temps considérable; il m'a fallu écumer un nombre incalculable de merdes pr dénicher quelques pépites.
Cela me rappelle cette phrase de Richard D James, où il lui fallait écouter 1000 vinyles de merde pr tomber sur un de qualité notoire. Il ne voulait plus de ça.
Là on pourrait rapprocher le terme de passivité. Je te rejoins ici.
N'importe quelles conneries d'Honoré ou de Jacques Audiard ne m'a jamais autant appris sur le "monde" que The Wire.
Cette comparaison est ridicule (comme comparer des Playmobils à une boite de petit pois), mais l'idée derrière est là. Les fameux films de renommés françaiiiises...

L'age d'or est fini en ce qui concerne les séries; c'est le crépuscule depuis belle lurette.
On pense alors aux clichés de M.B-Reymond.
TV est une expérimentation photographique sur l'association de deux matériaux très différents: le grain grossier et approximatif des écrans de télévision ainsi que l'image plus nette des arrières plans photographiés de manière traditionnelle. Dans les scènes urbaines, chaque fenêtre à été remplacée par une capture d'écran de télévision. Les personnages et animaux qui errent dans les vues plus serrées viennent aussi directement de programmes télévisés.
Spoiler:


Spoiler:
"Les séries policières américaines sont toujours construites sur le même modèle. Les scénaristes et les responsables du casting s’inspirent d’un monde qu’ils ne connaissent que par le cinéma et la télévision. Ils choisissent toujours les interprètes en fonction des mêmes stéréotypes et ce système se perpétue ad nauseam. Nous avons eu la chance de pouvoir travailler autrement avec des acteurs inconnus et des mômes de la rue qui rendaient le récit immédiatement crédible et lui donnaient une force documentaire que la télévision recherche rarement.

The Wire parle d’un système qui ne fonctionne plus. C’est une vision noire, mais nous avançons des solutions dans certains épisodes, notamment sur la décriminalisation de la drogue ou sur l’éducation. Le capitalisme tel qu’il s’épanouit aujourd’hui a perdu tout visage humain et nous sommes plus incapables que jamais de trouver une réponse sérieuses aux problèmes qui se posent à notre collectivité.

Comment est-il possible que le pays le plus riche du monde échoue si spectaculairement à intégrer les couches les plus pauvres de sa population ? Les Hollandais sont capables de s’organiser pour créer des polders et résister collectivement à l’avancée de la mer, alors que nous ne trouvons aucun moyen de sauver nos villes de la faillite.

Comme beaucoup de journaux américains, le Baltimore Sun a été racheté par un grand groupe de médias qui a choisi de réduire les coûts de fonctionnement pour améliorer la rentabilité et il s’est, peu à peu, détourné de sa fonction première. Au milieu des années 90, il y avait 500 journalistes. Après plusieurs plans sociaux, il n’en reste que 280. Et il est aujourd’hui question de supprimer 50 nouveaux emplois. Les premiers postes supprimés ont été ceux des journalistes de terrain. Alors que Baltimore est une des villes les plus pauvres des Etats-Unis, le journal s’est désintéressé du quotidien des habitants déshérités. Nous n’allions plus dans les tribunaux, parce qu’il ne fallait plus parler de crimes et de malheurs.
Même chose pour les syndicats dont Baltimore était un bastion, nous avons arrêté de parler d’eux alors qu’ils étaient à l’agonie. Il n’était plus question que d’info "choc" ("impact"). J’ai quitté le journal en 1995 sur un immense sentiment d’amertume. Et je n’imaginais pas une seconde que la fiction télévisée me permettrait de reprendre avec ce travail avec la liberté d’aborder la société américaine dans toute sa complexité. »

David Simon



La passivité de l'entretien:



Sur ce, bon débat, et au plaisir de vous lire.
J'arrête là pr l'instant; le temps,la patience me manque cruellement en ce moment. Smile



Edit:

Le mois dernier.
Mais ce qu'il y a de sérieux sur le net autour de l'œuvre de Simon, c'est ici avant tout. Six parties qui s'abstiennent du rendu passionnel classique autour de The Wire. Mais c'est en anglais. Twisted Evil

it’s become a cliché to call The Wire the best TV show ever made, but the real thrust of statements like that is the claim that the show has transcended the medium of television; that, in contrast to the mediocrity of TV more generally, The Wire approaches the status of real literature.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Eyquem le Ven 16 Oct 2009 - 20:46

Je ne suis qu'au milieu de la saison 2 de The Wire, mais je trouve un peu lassant que tout le monde soit aussi cool ou sympa dedans.

(Careful : merci de m'insulter poliment.)
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Ven 16 Oct 2009 - 21:22

Salut Eyquem,

Si tout le monde il est beau, il est "sympa et cool", ds The Wire, j'accepte bien volontiers d'aller me pendre.

Toute la bande dit "les grecs" : cool ou sympa ?!
Maurice 'Maury' Levy : cool ou sympa ?!
Russell 'Stringer' Bell : cool ou sympa ?!
Chris Partlow : cool ou sympa ?!
Slim Charles : cool ou sympa ?!
State Sen. R. Clayton 'Clay' Davis : cool ou sympa ?!
Commissioner Ervin H. Burrell : cool ou sympa ?!
Dep. Comm. for Operations William A. Rawls : cool ou sympa ?!
Avon Barksdale: cool ou sympa ?!
Councilman Thomas 'Tommy' Carcetti : cool ou sympa ?!
Joseph 'Proposition Joe' Stewart : cool ou sympa ?!
Marlo Stanfield : cool ou sympa ?!
Michael Lee: cool ou sympa ?!
Mayor Clarence V. Royce: cool ou sympa ?!
Maj. Stanislaus Valchek : cool ou sympa ?!
Det. Vernon Holley : cool ou sympa ?!
Felicia 'Snoop' Pearson : cool ou sympa ?!
Off. Anthony Colicchio : cool ou sympa ?!
Melvin 'Cheese' Wagstaff : cool ou sympa ?!
Brianna Barksdale : cool ou sympa ?!

Etc...

La liste est bcp trop longue.

Si juste ceux là tu les trouves soit "cool ou sympa", je pense sincèrement que tu perds ton temps et devrais arrêter de suite, passer à autre chose, oublier la série. Donc les séries. Vraiment. Le temps est précieux,lol.
Ou peut être attendre passivement l'arrivée des grosses ordures de la s3.
Mais effectivement pr les 2 premières saisons je crois percevoir ce que tu veux dire.

Wink
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par adeline le Sam 17 Oct 2009 - 0:00

Hey Careful,

c'était un peu une blague, tu sais, le Cosby Show, Friends et Seinfeld...

sauf que,

sauf qu'il y a eu Beverly Hills, dont tout le monde parlait autour de moi (je n'avais pas la télé alors), puis Friends, que je voyais chez des copines et dont mes nièces ont rapidement eu l'intégrale à Noël, puis Desperate Housewives. Pour les séries de prison, c'était Oz, Point Break ou je ne sais plus trop quoi et autre chose. Même chose pour les séries hospitalières, avant c'était Urgences, today Dr. House.
Chaque décénie a sa boîte de prod et son créateur génial, et ça passe. À chaque fois une esthétique, et surtout, de plus en plus d'argent et de moyens dans la réalisation.
Mais pourquoi devrait-on nécessairement penser que les séries d'aujourd'hui sont mieux que Dallas et les Feux de l'Amour, ou Derick et Columbo ? Je ne dis pas qu'on devrait penser qu'elles sont moins bien, pas du tout. Et j'avais vu un jour un travail de fin d'année des Arts Déco à Strasbourg qui dressait l'arbre généalogique et relationnel des Feux de l'Amour en miroir de celui de la mythologie grecque : c'était probant, et cette série devenait soudain un objet à penser réellement.

Je ne dis pas que certaines séries ne sont pas des œuvres, ou que ne peut pas en faire la critique et les penser.

Je trouve seulement que le principe de base de la série, qui est celui du roman à feuilleton et n'a pas été inventé par la télé, ne me satisfait pas, comme spectatrice, me laisse sur ma faim, me lasse et me semble un argument de fidélisation. J'ai rarement été émue par un épisode de série, touchée ou marquée.

Tu dis "discuter sérieusement" des séries, mais que ça ne serait pas possible si on prend Friends ou Seinfeld comme objet. Moi je dis au contraire qu'on peut discuter sérieusement de toute les séries, comme productions d'une société qui en disent long sur celle-ci, mais qu'il y a très peu de séries qu'on puisse réellement extraire du lot et dire d'elles qu'elles forment une œuvre. Combien de Balzac pour tous les feuilletonnistes du XIXe ?
Peut-être The Wire. Je ne sais pas, à vrai dire, je n'ai vu finalement qu'une partie de la première saison. Rapidement eu la même impression qu'avec Six feet under et les Sopranos. Un milieu, des personnages, des trucs de scénario et de mises en scènes. Soit le sujet en soi me passionne (et en ce moment de ma vie, ça n'est pas le cas), soit cela me lasse assez rapidement, et le ressort de mon intérêt m'est pénible : abrutissement, curiosité, un peu beaucoup de voyeurisme...

ps : jamais vu aucun Honoré, mais le mettre sur un même plan que Jacques Audiard, ça me semble bizarre. Tu as vu "Un prophète" ?

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Sam 17 Oct 2009 - 2:24

Salut Adeline,
Il est tard, je vais donc être bref...xcuse d'avance.
adeline a écrit:Hey Careful,
c'était un peu une blague, tu sais, le Cosby Show, Friends et Seinfeld...
Autant pr moi.
adeline a écrit:Moi je dis au contraire qu'on peut discuter sérieusement de toute les séries, comme productions d'une société qui en disent long sur celle-ci
C'est un point que j'aurai du préciser oui, tu as raison. J'ai même pensé à éditer mon petit message par la suite.
Mais on peut discuter d'une prise électrique avec une certaine idée de la rhétorique également. C'était le sport national aux Beaux Arts. Mais j'y suis un peu moins attaché. Je serai bien incapable d'écrire sur G.I.Joe, Ultimate Game et Lost, Dr House par ex.
adeline a écrit:jamais vu aucun Honoré, mais le mettre sur un même plan que Jacques Audiard, ça me semble bizarre. Tu as vu "Un prophète" ?
Bien entendu ce n'est pas sérieux. Mais pourquoi allez voir "Un prophète" lorsqu'on a détesté De battre mon cœur s'est arrêté, Sur mes lèvres et Un héros très discret (léger bémol pr Regarde les hommes tomber) ? Tout comme juger les enjeux de The Wire en une petite demi-saison, même deux saisons, sur les cinq qu'il la constitue. L'erreur est la même au fond. Disons qu'elle joue sur un front commun. Il faut croire à l'évolution (croyant ?) , la qualité n'est pas la même au fil des histoires. Cette assise fort connue autour de la passivité et de l'abrutissement plaquée autour du travail de David Simon est absolument insensée. S'il y a bien un film américain à sauver de ces années 2000, c'est bien celui ci.
Je peux comprendre que cela ait pu t'ennuyer au bout de 7 ep, mais la comparer avec des divertissements comme les Sopranos ou Six Feet Under, ça me touche un peu. Que font les scénaristes des Sopranos ? Que fait Allan Ball ? respectivement Mad Men et une série débile nommée True Blood. Qu'ont fait D.Simon et E.Burns ensuite ? Enfin, bref. Je suis un peu fatigué...Pardon. Je ne connaissais presque rien à la politique, au système éducatif, à la communauté noire, aux services sociaux,à la traite des blanches, des syndicats, de la littérature noire US etc...avant cela. Il existe tellement de référents sur la toile pr expliquer ce que cache les soixante-deux heures de The W... A la manière de Satantango, Berlin Alexanderplatz,A l'Ouest des rails, The Wire restera un grand film.

La dictature du script est ailleurs. (dixit Mulder)



Mon dernier message ne veut pas passer on dirait. Il est temps de partir,lol
J'espère ne pas avoir été aussi pédant et con que cette Nathalie Loubeyre. Je viens tout juste de lire ses messages sur votre blog...c'est l'hallu.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par lorinlouis le Sam 17 Oct 2009 - 8:49

L'en démord pas, le Careful. On touche un nerf, là. Wink

Faut dire que les productions HBO ont quelque chose de singulier. Je ne suis pas trop série -la forme, qu'elle soit "extensiblement" filmique ou non, ne me convient pas- mais j'avais suivi un temps Six-Feet Under qui avait réussi à me captiver pendant une ou deux saisons.

Pour ce qui est du Cosby Show, vous êtes un peu durs... Rappelez vous votre enfance, rappelez vous Fat Albert... Laughing Laughing
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Largo le Sam 17 Oct 2009 - 10:17

Moi, c'est simplement une question de temps. Vous vous rendez compte du nombre de grands films qu'on peut découvrir en 62 heures ?!

Cela dit, je ne doute pas de la qualité de The Wire qui est la seule série que j'ai envie de regarder.

(moi aussi je me suis arrêté à Friends qui me fait toujours beaucoup rire quand je tombe sur de vieux épisode :-D)
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Eyquem le Sam 17 Oct 2009 - 11:22

Pourquoi les Spectres ne parlent pas des séries ?
Autre question possible : peut-on parler sérieusement des séries ? Le serial est-il sérieux ?

Je cite Adeline :
Je sens comme une espèce de course à la nouvelle série, partout autour de moi, chez les potes et sur les blogs. La dernière qu'on a vue est toujours magnifique, tel épisode de telle saison est génial, ou l'inverse, peu importe, ce qui importe c'est le flux tendu. Il faut toujours avoir vu la dernière nouvelle série, et que de préférence elle ne soit pas encore diffusée en France.
Je suis d'accord. Il s'agit peut-être de voir de quoi on parle et ce qui nous fait parler.

Le discours sur les séries est presque toujours lié à une contestation du cinéma actuel : les séries feraient ce que le cinéma ne fait plus. Pourquoi ce rapport ? Que faut-il comprendre ?

C'est très souvent dans le même mouvement qu'on élève les séries au rang d'art et qu'on fait déchoir le cinéma de son piédestal. La défense et illustration des séries américaines me paraît très souvent tout embarrassée d'un discours pseudo-minoritaire (la minorité "série" contre le dominant "cinéma"), qui se paie de mots (ce serait quand même nouveau que la minorité créative soit du côté des productions télévisuelles, américaines qui plus est : c'est un renversement de tout ce sur quoi le discours cinéphilique s'est construit depuis quelques décennies. Pourquoi pas, après tout, mais faudrait y réfléchir, quand même) - discours de "résistance" d'autant plus âprement défendu qu'il se joue généralement sur des blogs (la minorité "blog" contre le dominant "revue de cinéma").

Une autre détermination du cadre dans lequel la dispute s'inscrit, c'est celle-ci : il s'agit toujours d'opposer la production us à la production française.
Là encore, c'est très curieux : c'est comme si on se désolait que la télé américaine ne domine pas encore assez partout dans le monde, tout en présentant ça comme une lutte minoritaire, une forme de résistance contre les formes dominantes locales (ici, "Julie Lescaut" et autres nullités).

Je veux bien que "The Wire" soit meilleur que "Julie Lescaut", ou même que les films d'Honoré (quoiqu'il n'y ait aucun rapport de l'un à l'autre, à mon avis - sinon celui que Careful établit par un travers qui ne me plaît pas trop, et qui consisterait à présenter une série comme une oeuvre qui doive être défendue en tant que série contre n'importe quel film**) ; mais il me paraît plus important de le critiquer que de le défendre comme si c'était un objet culturellement illégitime, politiquement minoritaire - ce qu'il n'est pas.


** je sors la phrase de son contexte, Careful ; j'ai lu aussi que tu détestais 95% des séries, et que tu ne les défendais pas en tant que telles ; mais du coup, je me demande pourquoi tu fais ce lien entre "The Wire" et les films d'Honoré
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Sam 17 Oct 2009 - 12:35

Eyquem a écrit:
C'est très souvent dans le même mouvement qu'on élève les séries au rang d'art et qu'on fait déchoir le cinéma de son piédestal. La défense et illustration des séries américaines me paraît très souvent tout embarrassée d'un discours pseudo-minoritaire (la minorité "série" contre le dominant "cinéma"), qui se paie de mots (ce serait quand même nouveau que la minorité créative soit du côté des productions télévisuelles, américaines qui plus est : c'est un renversement de tout ce sur quoi le discours cinéphilique s'est construit depuis quelques décennies. Pourquoi pas, après tout, mais faudrait y réfléchir, quand même) - discours de "résistance" d'autant plus âprement défendu qu'il se joue généralement sur des blogs (la minorité "blog" contre le dominant "revue de cinéma").

En somme, on retrouve plus ou moins le discours des années 50, réunificateur mais foncièrement de partage, entre les petites productions de série B et les grands films de studio. Pas étonnant qu'on retrouve les Cahiers dans l'affaire (à mon avis la minorité "blog" contre le dominant "revue" ne tient pas trop, les Cahiers défendent certaines séries au moins depuis l'époque Tesson, même si il y a eu plus ou moins une période de pause avec l'arrivée de Frodon mais les rédacteurs continuaient à s'y intéresser, je pense. Et puis les Inrocks et d'autres aussi même si je lis pas trop mais je crois qu'ils en parlent de temps en temps), mais aussi quelqu'un comme Skorecki..

Il me semble que tous ces textes sur les blogs relèvent plutôt d'une rhétorique d'escrocs mais c'est dans l'ensemble plutôt amusant.

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Eyquem le Sam 17 Oct 2009 - 13:23

JM a écrit:Il me semble que tous ces textes sur les blogs relèvent plutôt d'une rhétorique d'escrocs mais c'est dans l'ensemble plutôt amusant.
Ouais mais bon, faut pas s'exclure trop vite du rang des escrocs.


(J'aurais dû ajouter ceci au message précédent : je me demande si ceux qui défendent les séries contre le cinéma ne confondent pas le discours de ces séries avec la manière dont ils les consomment - à savoir clandestinement, en les piratant sur internet.
Toutes ces séries seraient sans doute moins sublimes si la télé les diffusait toutes en boucle, non ?)
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Sam 17 Oct 2009 - 18:23

adeline a écrit:
Tu dis "discuter sérieusement" des séries, mais que ça ne serait pas possible si on prend Friends ou Seinfeld comme objet. Moi je dis au contraire qu'on peut discuter sérieusement de toute les séries, comme productions d'une société qui en disent long sur celle-ci, mais qu'il y a très peu de séries qu'on puisse réellement extraire du lot et dire d'elles qu'elles forment une œuvre. Combien de Balzac pour tous les feuilletonnistes du XIXe ?

Dans cette société, il y a beaucoup de gens qui les regardent ces séries, on peut aussi avoir ce type de regard. Plutôt que d'étudier le contenu des séries pour dire dans quelles "proportions" elles sont le reflet de la société dans laquelle nous vivons, peut-on aussi s'interroger sérieusement sur le fait que cette même société accepte de s'abreuver des heures durant de celles-ci ?

C'est la société qui produit ces séries ou c'est ces séries qui produisent la société ? Il me semble qu'il y a ici un effet de vases communicants. La série, c'est avant tout un truc dont tu parles avec tes collègues le lendemain matin au travail.

On peut regarder les séries de manière très utilitaire, je crois.

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par adeline le Sam 17 Oct 2009 - 20:38

Eyquem a écrit:
(J'aurais dû ajouter ceci au message précédent : je me demande si ceux qui défendent les séries contre le cinéma ne confondent pas le discours de ces séries avec la manière dont ils les consomment - à savoir clandestinement, en les piratant sur internet.
Toutes ces séries seraient sans doute moins sublimes si la télé les diffusait toutes en boucle, non ?)

Hé hé hé, ceux qui sont visés trouveront sans doute que tu leur prêtes une confusion un peu rapide, mais sans doute ils ne viendront pas te le dire ici.


Ceci dit, la question se pose : étant donné que regarder des séries non françaises non encore diffusées en France distingue de ceux qui regardent les séries françaises diffusées en France, il y a forcément dedans une forme de pose. La pose ultime étant ensuite de trouver des qualités aux séries les "pires" comme si on avait un nouveau regard, réellement "juste" (Guillaume Massart qui trouvait que les silences de Derrick étaient soit bressoniens, soit straubiens, soit ruiziens soit tout à la fois).

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Sam 17 Oct 2009 - 21:21

adeline a écrit:
Eyquem a écrit:
(J'aurais dû ajouter ceci au message précédent : je me demande si ceux qui défendent les séries contre le cinéma ne confondent pas le discours de ces séries avec la manière dont ils les consomment - à savoir clandestinement, en les piratant sur internet.
Toutes ces séries seraient sans doute moins sublimes si la télé les diffusait toutes en boucle, non ?)

Hé hé hé, ceux qui sont visés trouveront sans doute que tu leur prêtes une confusion un peu rapide, mais sans doute ils ne viendront pas te le dire ici.

Je ne sais pas si "ceux qui sont visés" y comprendront grand chose, en tout cas moi je vois pas ce que signifie la citation d'Eyquem.

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par ^x^ le Sam 17 Oct 2009 - 23:08

Je te copie colle la phrase qu' Adeline est allée voir sur IR, c'est plus simple:

Roger Corman ? Putain quelle bonne idée! Bien entendu je te le (...) l'oeuvre de Kotting que j'avais déjà passée à l'ami Erwan...je vais voir; j'ai pas mal de choses.

Par contre je suis un peu embêté; si je vois en boucle les films de Roger Corman sur le cable, ai je des chances de moins les apprécier que si je les visionne clandestinement en divx ?
C'est mieux comme ça ?

je me demande si ceux qui défendent les séries contre le cinéma ne confondent pas le discours de ces séries avec la manière dont ils les consomment - à savoir clandestinement, en les piratant sur internet.
Toutes ces séries seraient sans doute moins sublimes si la télé les diffusait toutes en boucle, non ?
Non? Rien à redire là dessus ? Bon.
JM a écrit:Je ne sais pas si "ceux qui sont visés" y comprendront grand chose
...

Ceci dit, la question se pose : étant donné que regarder des séries non françaises non encore diffusées en France distingue de ceux qui regardent les séries françaises diffusées en France, il y a forcément dedans une forme de pose.
Donc après la passivité maintenant c'est aussi une pose ?!
Je fais de la pose, Sarah fait de la pose, on fait de la pose, nous sommes bien accablés, tu ne trouves pas Adeline ?
C'est presque inquiétant.
Prendre GM, pour exemple est une chose très astucieuse pr appuyer son discours sur les nombreuses séries minables.

Le discours sur les séries est presque toujours lié à une contestation du cinéma actuel : les séries feraient ce que le cinéma ne fait plus. Pourquoi ce rapport ? Que faut-il comprendre ?
Oui, mais sur des blogs ou forums tenus par des ados en général, Eyquem, non ? Rien de sérieux il me semble, mais peut être que je ne lis pas assez la presse cinéma.
Bref.

Qu'importe le format vidéo, le dispositif. L'essentiel est une question de mise en scène. Et de cela, je n'en trouve pas vraiment ds la grande majorité des séries. Mais de là à accepter toute cette pose, justement, que je lis là...
Je comprends.







Bonne vie, les Spectres.


Dernière édition par careful le Mar 20 Oct 2009 - 21:05, édité 1 fois
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par wootsuibrick le Dim 18 Oct 2009 - 5:35

Du mal à voir où vous voulez en venir...
Beaucoup de mal.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par wootsuibrick le Dim 18 Oct 2009 - 5:46

Je sens comme une espèce de course au nouveau costa, klotz, monteiro, partout autour de moi, chez les potes et sur les blogs. Le dernier qu'on a vue est toujours magnifique, tel séquence est géniale, ou l'inverse, peu importe, ce qui importe c'est le flux tendu. Il faut toujours avoir vu le dernier costa, klotz, huillet, et que de préférence il ne soit pas diffusé hors Paris.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par wootsuibrick le Dim 18 Oct 2009 - 5:52

Ceci dit, la question se pose : étant donné que regarder des films non encore diffusés hors Paris distingue de ceux qui regardent des films diffusés partout ailleurs en France, il y a forcément dedans une forme de pose. La pose ultime étant ensuite de trouver des qualités aux films les "plus chiants" comme si on avait un nouveau regard, réellement "juste" (truc muze qui trouvait que les longs plans embarqués dans un wagon de Wang Bing donnaient une idée de l'étendu d'un territoir, ou renvoyaient à la peinture sur rouleau, soit Song, soit Ming, soit Qin, soit tout à la fois).
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Eyquem le Dim 18 Oct 2009 - 9:48

JM a écrit:
adeline a écrit:
Eyquem a écrit:
(J'aurais dû ajouter ceci au message précédent : je me demande si ceux qui défendent les séries contre le cinéma ne confondent pas le discours de ces séries avec la manière dont ils les consomment - à savoir clandestinement, en les piratant sur internet.
Toutes ces séries seraient sans doute moins sublimes si la télé les diffusait toutes en boucle, non ?)

Hé hé hé, ceux qui sont visés trouveront sans doute que tu leur prêtes une confusion un peu rapide, mais sans doute ils ne viendront pas te le dire ici.

Je ne sais pas si "ceux qui sont visés" y comprendront grand chose, en tout cas moi je vois pas ce que signifie la citation d'Eyquem.
Je suggérais que les conditions dans lesquelles on voyait un film ou une série déteignaient sur la manière de l'évaluer - et je me demandais si, en voyant clandestinement une série mainstream piratée sur le net, on en venait pas à lui trouver des qualités clandestines.
Y a absolument rien de nouveau là-dedans. Et ça ne vaut pas que pour les pirates du net : ça vaut aussi pour les spectres qui hantent les salles art & essai, comme Woot' le fait justement remarquer.
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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

Message par Invité le Dim 18 Oct 2009 - 10:29

Ah bon, j'avais plutôt l'impression que l'intervention de woot faisait ressortir le côté paresseux et nul de ce genre de commentaire, qu'il s'agisse de cinéma ou de séries.. mais bon only woot knows..

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Re: Pourquoi les spectres ne parlent pas des séries?

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