Les permanents du spectacle

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Les permanents du spectacle

Message par Eyquem le Mar 6 Oct 2009 - 20:06

Il y avait les intermittents - mais on n'entend plus parler d'eux.

Tandis que les permanents, on peut toujours compter sur eux.

Chomsky, Bourdieu, Halimi ? "Les chiens de garde des grands pétroliers" : c'est dit noir sur blanc dans cette vidéo, par le permanent aux chemises blanches.



La réponse du Monde Diplomatique :
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-10-01-Le-n-importe-quoi-de-BHL
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Re: Les permanents du spectacle

Message par ^x^ le Mar 6 Oct 2009 - 20:46

Dix ans plus tard, l’auteur ultra révolutionnaire (BHL) est devenu, sinon le chien de garde, en tout cas l’allié de guérillas d’extrême droite, souvent terroristes, comme la « contra » du Nicaragua, au service de laquelle « BHL » se mobilisa en 1985.

Shocked

Videz votre esprit. Laissez vos jambes vous guider; et vous tomberez dans un studio-radio, face à un type en col blanc muni de son portable Blueberry connecté sur ainternette.

"L'armée israélienne est une armée démocratique."
Peut être l'a t il lu sur son Blueberry, aussi.
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Re: Les permanents du spectacle

Message par Eyquem le Mer 7 Oct 2009 - 10:39

Un livre qui a l'air de faire utilement le point sur le moment antitotalitaire de 1975-78, la conversion d'intellectuels français à l'état des choses, et l'adaptation de leur pensée aux tuyaux de l'information de masse, c'est celui de Michael Christofferson, qui vient d'être traduit chez Agone :


On en trouve un extrait dans le Diplo du mois (sur les raisons qui poussèrent Foucault à adouber Lévy et Glucksmann en 77) et pour la RILI n°1, Toscano avait écrit une recension qui donne une idée de la thèse défendue par Christofferson ("les origines politiques du moment antitotalitaire sont à chercher dans la promotion idéologique de la démocratie directe et dans l'opposition au PCF") :

http://revuedeslivres.net/articles.php?idArt=31
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Re: Les permanents du spectacle

Message par Eyquem le Mar 9 Fév 2010 - 11:51

C'est pour le moins comique :



Plaidoyer pro domo en faveur d'une œuvre injustement décriée, la sienne, ce second opus d'environ 130 pages, « De la guerre en philosophie », se présente comme le « livre-programme » de la pensée béhachélienne.
...
Il [BHL] s'en prend tout aussi fougueusement à Kant, « ce fou furieux de la pensée, cet enragé du concept ». Un peu audacieux de la part d'un penseur qui ne peut, somme toute, revendiquer à son actif qu'un brelan de concepts pour news magazines comme le « fascislamisme » ? Même pas peur. BHL a des billes. Le vieux puceau de Königsberg n'a qu'à bien se tenir. A la page 122, il dégaine l'arme fatale. Les recherches sur Kant d'un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l'auteur de « la Critique de la raison pure », « le philosophe sans corps et sans vie par excellence ».

Il en sait des choses, Bernard-Henri Lévy. Le néo-kantisme d'après-guerre. La vie culturelle paraguayenne. Seul problème, Jean-Baptiste Botul n'a jamais existé. Pas plus que ses conférences dans la pampa, auxquelles BHL se réfère avec l'autorité du cuistre. Ce penseur méconnu est même un canular fameux. Le fruit de l'imagination fertile de Frédéric Pagès, agrégé de philo et plume du « Canard enchaîné », où il rédige notamment chaque semaine « Le journal de Carla B.». Un traquenard au demeurant déjà bien éventé depuis la parution de « la Vie sexuelle d'Emmanuel Kant », pochade aussi érudite qu'hilarante, publiée en 1999 et rééditée en 2004 aux éditions Mille et une nuits, sous le pseudonyme de Botul. Une simple vérification sur Google aurait d'ailleurs pu alerter le malheureux BHL. Le même Botul y est en effet aussi répertorié pour avoir commis une œuvre au titre prometteur : « Landru, précurseur du féminisme ».

Renseignement pris, personne ne s'était encore jamais pris sans airbag cet énorme platane. C'est désormais chose faite. Toutes proportions gardées, c'est un peu comme si Michel Foucault s'était appuyé sur les travaux de Fernand Raynaud pour sa leçon inaugurale au « Collège de France ».
http://bibliobs.nouvelobs.com/20100208/17560/bhl-en-flagrant-delire-laffaire-botul

Quelle bourde quand même. Un étudiant l'aurait évitée dans une dissert'. Mais comme dit la 4e de couverture :
De la guerre en philosophie rassurera les détracteurs de l’auteur du Siècle de Sartre (Grasset, 2000, 55.000 exemplaires en édition courante) : Bernard-Henri Lévy n’est pas près de déserter le terrain de la pure philosophie.
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Re: Les permanents du spectacle

Message par Invité le Mer 10 Fév 2010 - 14:31

Botul disait: «L'existence précède l'essence, mais de peu.» En l'occurence, on voit bien que la citation de Botul dans un texte de Bernard-Henry Lévy lui donne enfin la présence qu'il méritait d'avoir dans le paysage philosophique français.
[…]
C'est aussi une question philosophique que l'on pourrait se poser: BHL existe-t-il en tant que philosophe ? C'est une piste de recherche.
[…] On pourrait avoir des révélations très prochaines, à savoir comment Botul a pressenti l'irruption du BHLisme en France, et comment le BHLisme est un botulisme. Ou l'inverse, je ne sais pas…

L'hommage des Amis de Botul à BHL (Mediapart)
envoyé par Mediapart. - L'info internationale vidéo.

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Re: Les permanents du spectacle

Message par Largo le Jeu 18 Fév 2010 - 13:27

En fait il faut lire aussi le texte de présentation de Transfuge, qui vaut son pesant de gomina :

Entretien
Transfuge n°37 / Janvier 2010

Bernard-Henri Lévy

Le dernier engagé


©️ Copyright
Intellectuel curieux et engagé, Bernard-henri Lévy fait paraître Pièces d'identité, un recueil de tous ses textes et interventions depuis 2004. Transfuge ­saisit l'occasion pour rencontrer le philosophe. Retour sur un parcours littéraire.

Avez-vous déjà rencontré un extraterrestre ? Nous oui : Bernard-Henri Lévy, dit BHL.
11 heures du matin, dans le hall de l'hôtel Raphaël, nous attendons. Après trente minutes de retard, il arrive, se dirige vers nous, sa femme, Arielle Dombasle, au bras. Ils s'embrassent, se disent au revoir, se vouvoient. La mise en scène est parfaite, comme dans un film de Visconti. « Venez jeunes gens, allons plutôt dans ma chambre, ce sera plus tranquille ». Après quelques mots anodins échangés dans l'ascenseur, on entre dans sa suite, on passe un boudoir, BHL s'allonge sur un petit sofa, retire ses chaussures, se décontracte. Un major d'homme - d'origine indienne me semble-t-il - vient nous servir du thé. Tout ici a le charme d'un monde enfoui, quelque chose de désuet. Désuet, voilà le mot. Il y a du désuet chez cet homme. Intellectuel d'un ancien régime, du régime de Voltaire, de Malraux, de Sartre. D'un régime où les intellectuels avaient les yeux rivés sur l'état du monde, où l'on s'emportait sur n'importe quel sujet. Ou le sort du monde importait plus que tout quand on était écrivain. La définition même de l'écrivain engagé. Un monde enfoui, vous dis-je. À quoi pensent nos romanciers aujourd'hui ? Où sont les romanciers qui montent sur des tonneaux pour dénoncer les inégalités dans le monde ? Dans les usines ? Où sont les romanciers partis à Sarajevo, au Darfour, en Irak, pour faire du Hemingway ou du Orwell ? Soyons clairs, en France du moins : nulle part. Cette manière d'être au monde, pour les romanciers, a disparu. BHL, lui, résiste. Part sur les conflits. S'époumone sur les plateaux télé pour faire entendre sa voix. C'est un extraterrestre, vous dis-je. C'est pour ça que beaucoup de gens ricanent. Ce qui n'est pas dans l'air du temps paraît toujours ridicule - triste constat. Il y a donc bien quelque chose de désuet chez lui. Et c'est avec cet homme-là que nous avons discuté passionnément, près d'une heure et demie, de littérature, à partir de ses deux livres à paraître, près de mille cinq cents pages de chroniques. Désuet, BHL, mais si jeune : l'âge d'or du roman français va arriver, et j'ai des noms ! clame-t-il, en se levant brusquement de son sofa. Comme un jeune étudiant qui annoncerait une révolution. Je vous ai dit : un extraterrestre. D'un autre temps, de notre temps, et sûrement, à l'avant-garde : parions qu'un jour, dans dix ans, dans vingt ans, je ne sais pas, le modèle de l'intellectuel engagé fera son retour. Et on dira : vous vous souvenez, il y en avait un qui n'avait jamais lâché l'affaire, on disait à l'époque que c'était un extraterrestre !
Rencontre.

Le grand entretien n'est pas disponible en ligne.

Le vouvoiement des amants, le petit serviteur indien, le boudoir... Tant de détails savoureux...

On est en plein dans le fantasme de l'homme blanc humaniste et valeureux, celui qui a le courage de porter le flambeau de son intelligence au coeur des ténèbres du monde sauvage.

Ce ton béat d'admiration est confondant. On a du mal à croire que l'article est au premier degré, mais si.

Ah, oui, et puis cette couverture, hein tout de même (attention, âmes sensibles s'abstenir) :



(au passage le recueil de ses textes publiés depuis 2004, pèse 1400 pages !! J'espère que dans le tas il a pas oublié son éloge de Cinéman)
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Message par ^x^ le Jeu 18 Fév 2010 - 17:09

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Message par Invité le Jeu 18 Fév 2010 - 17:28

c'est aussi le rose du PS, non ?

On se souvient que Rancière remet en cause cette image de Sartre palabrant sur des tonneaux..


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Re: Les permanents du spectacle

Message par Eyquem le Jeu 18 Fév 2010 - 17:29

En tout cas, on bronze vachement sous les lampes de la BNF, à potasser les gesammelte Schriften de Botul...

(je viens seulement de remarquer que ses chemises blanches sont pas juste des chemises blanches : vous avez vu le col ? C'est "style". Aucune de mes chemises n'a un col comme ça.
Un logo à lui tout seul, ce type.)



En pensant à cette affaire Botul, j'avais presque de la peine pour ses amis de la presse, pas avares d'éloges à son égard d'habitude. Comment ils allaient s'en sortir ? Mince, quand même, ils ne pouvaient pas passer cette bourde sous silence - ça allait être coton de parler de son génie, tout en reconnaissant qu'il ne lisait sur Kant que des bouquins Mille et Une nuits, à 3 euros.
C'est Josyane Savigneau qui s'y colle dans Le Monde, et c'est du grand art.
Avec l'air de prendre toutes les distances requises par sa profession de journaliste critique, elle range l'erreur de BHL aux côtés de celle de Heidegger.
Et de se poser les vraies questions, ouvertes, qui s'imposent, dont, bien entendu, la réponse n'est pas du tout - mais alors, pas du tout - orientée. Du genre :
Faut-il, parce qu'il s'est malencontreusement piégé, éviter de lire Bernard-Henri Lévy, tenir pour nuls ses reportages, ses prises de position, ses réflexions sur la littérature, sur la religion ?
C'est sûr. On y réfléchit profondément. On hésite, on tergiverse, on atermoie, à lire de telles questions. On songe à l'albatros, à ses ailes de géant.
Ah BHL ! Ah malencontreuse destinée du génie !
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Message par ^x^ le Jeu 18 Fév 2010 - 18:41

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Re: Les permanents du spectacle

Message par Invité le Ven 19 Fév 2010 - 21:13

il vaut mieux s'attaquer au vrai nocif, Onfray.
BHL, lui, ne l'est pas.

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Re: Les permanents du spectacle

Message par Largo le Sam 27 Fév 2010 - 18:37

BHL, François Mitterrand, la meute et moi

La polémique mesquine contre BHL éclipse injustement l'intellectuel curieux et engagé


Je lis ce qui s'écrit, tous ces jours-ci, sur Bernard-Henri Lévy. J'observe l'incroyable chasse à l'homme déclenchée contre lui pour une obscure histoire d'auteur sous pseudonyme qui l'aurait prétendument piégé. Et je trouve que le débat intellectuel tombe vraiment, en la circonstance, sous le niveau zéro (le journal Libération n'a-t-il pas été contraint de fermer tous ses forums de discussion " accrochés " aux articles de et sur Bernard-Henri Lévy, tant ils étaient envahis de commentaires antisémites ?).

Je suis plongée, à l'instant où j'écris ces lignes, dans Pièces d'identité - Grasset, 1 340 p., 29 ¤ - , qui est le plus gros des deux livres publiés, il y a quelques jours, par lui. J'ai retrouvé la passion et la voix de l'un de ceux qui m'ont soutenue jusqu'au bout, et au-delà, sans jamais douter ni se lasser. J'ai retrouvé ses textes théoriques, souvent polémiques, parfois injustes, mais toujours stimulants, sur la gauche, son avenir, ses valeurs, sa nécessaire reconstruction.

J'ai lu ses analyses prémonitoires, parues pour la plupart dans la presse américaine et inaccessibles à l'essentiel des lecteurs français, sur celui qui n'était encore que le très futur président Barack Obama. Mais j'y ai trouvé tant d'autres richesses sur des sujets qui me sont peut-être moins familiers, mais qui passionnent infiniment et dont je serais consternée qu'ils passent à la trappe de ces polémiques mesquines et injustes qui le poursuivent à chacun de ses livres, mais qui me semblent, cette fois-ci, prendre une importance inédite et se nourrir d'une cruauté nouvelle.

Les pages sur Romain Gary, par exemple, sont bouleversantes de vérité. Le portrait d'Alberto Moravia, ce grand vivant et grand écrivain antifasciste, est saisissant. J'ai énormément appris au fil des 300 pages, qui sont le coeur battant du livre, et qui s'intitulent Le Génie du judaïsme. J'ai aimé ses pages sur Jean Genet à Tanger. J'ai dévoré la série des grands reportages qui ont mené cet infatigable globe-trotteur d'un bout du monde à l'autre. Et tout cela sur quatre ans seulement !

Ces mille trois cents et quelques pages comme témoignage de quatre années, seulement, de travail tous azimuts et frénétique ! Et je ne parle pas de la partie proprement philosophique du livre : ces portraits de Louis Althusser qui fut, dans sa jeunesse, le maître de Bernard-Henri Lévy et des jeunes de sa génération... cette réflexion sur le Mal dont ce serait tellement bien que s'inspirent les politiques... ou bien ces pages sur Spinoza, " le philosophe qui donne de la joie "...

C'est drôle, quand même, tous ces roquets qui lui reprochent une ligne sur le désormais fameux " Botul " et qui, avec ce reproche, tiennent ou croient tenir une bonne raison de " trapper " Spinoza, Althusser, le psychanalyste Jacques Lacan, le charismatique commandant Massoud ou le mystérieux Emmanuel Levinas ! Moi qui connais pourtant bien BHL, j'avoue avoir été toujours entraînée par l'ampleur de son érudition, l'élan de ses curiosités et, à chaque fois, son esprit de nuance. Intellectuel " mondain " ? Ou " médiatique " ? Ce n'est pas le Lévy que je connais. Ce n'est pas non plus celui que je retrouve au fil de ma lecture et que je recommande à celles et ceux qui ont envie d'avancer.

Qu'il me soit permis, pour finir, de citer un texte qui n'est ni de Lévy ni de moi, mais d'un illustre socialiste : " J'ai connu Bernard-Henri Lévy, écrivait-il, dans une page superbe de L'Abeille et l'Architecte, alors qu'il venait d'entrer à Normale supérieure. Je me flatte d'avoir pressenti en ce jeune homme grave le grand écrivain qu'il sera. Un danger le guette : la mode. Mais la souffrance, amie des forts, le sauvera. Tout l'y prépare. Je ne m'inquiète pas de ce goût de plaire qui l'habite et l'entraîne aujourd'hui hors de son territoire. Quand il s'apercevra qu'il possède en lui-même ce qu'il cherche, il reviendra à sa rencontre. Le voudrait-il qu'il n'échapperait pas au feu qui le brûle. Il a déjà dans le regard, ce dandy, de la cendre. Peut-être me trompé-je, peut-être cédera-t-il aux séductions du siècle au-delà du temps qu'il faut leur accorder. J'en serais triste. J'accepte qu'il dépense encore beaucoup d'orgueil avant de l'appeler vanité. J'ai apporté de France avec moi La Barbarie à visage humain que j'annote pour mes chroniques. C'est, à l'image de son auteur, un livre superbe et naïf. Superbe par le verbe, le rythme intérieur, l'amère certitude qu'il n'est qu'incertitude. Naïf par l'objet de sa quête, qui le fuit dès qu'il en approche. Le mouvement dialectique monte haut. " L'auteur de ces lignes, c'est François Mitterrand !

Ce texte a trente-deux ans. Mais il n'a pas pris une ride. Le Bernard-Henri Lévy que je connais, dont je sollicite parfois les conseils, l'homme droit et engagé que j'apprécie profondément, c'est exactement, au fond, celui qu'avait pressenti François Mitterrand. Ça vous étonne ? Moi pas.

Ségolène Royal

Présidente de la région Poitou-Charentes

©️ Le Monde


Alors, il est pas beau le renvoi d'ascenseur ?

Rien que le titre est génial.
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Re: Les permanents du spectacle

Message par Invité le Lun 1 Mar 2010 - 18:10


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Re: Les permanents du spectacle

Message par Invité le Lun 1 Mar 2010 - 21:47

ccamille a écrit:allez encore une couche d'antisémitisme !

de quoi, de qui tu parles au juste ?

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Re: Les permanents du spectacle

Message par Invité le Mar 2 Mar 2010 - 2:52

au juste ? he he c'est le mot ! .
feins de croire que BHL est attaqué pour ce qu'il écrit quand l'antisémitisme est le fonds de commerce de cette polémique.
évidemment on peut toujours fermer les yeux, genre largo

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Re: Les permanents du spectacle

Message par adeline le Mar 2 Mar 2010 - 8:48

Tu dis que la lettre de Vidal Naquet contre le bouquin de BHL de 78 est antisémite ?

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Re: Les permanents du spectacle

Message par Largo le Mar 2 Mar 2010 - 10:12

ccamille a écrit:au juste ? he he c'est le mot ! .
feins de croire que BHL est attaqué pour ce qu'il écrit quand l'antisémitisme est le fonds de commerce de cette polémique.
évidemment on peut toujours fermer les yeux, genre largo

Cite des propos, démonte les argumentaires, analyse le vocabulaire utilisé dans les attaques qui lui sont adressées. Bref, fais-nous partager tes lumières et ta sagacité ; ouvre moi l'oeil, Ccamille ! cyclops
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Re: Les permanents du spectacle

Message par Eyquem le Mar 2 Mar 2010 - 11:15

ACRIMED a bien montré ce qu'il en était, au juste, de cette "polémique" :

Le lynchage médiatique de Bernard-Henri Lévy : c’est assez !
Publié le 1er mars 2010 par Mathias Reymond


Alors qu’il vient de sortir deux ouvrages, Bernard-Henri Lévy s’est fait plutôt rare dans les médias : on ne l’a pas vu dans « Télé Foot » sur TF1, ni lu dans Le Journal de Mickey, et même pas entendu sur Fun Radio. Un scandale. Mais, plus grave, il a fait l’objet d’un acharnement qui s’apparente à un véritable lynchage. Qu’on en juge par cet inventaire (suivi de « l’article auquel vous avez échappé »)

« Pourquoi BHL a-t-il autant de détracteurs ? »

Dans L’Express du 4 février 2010, le directeur du journal, Christophe Barbier, assassine « l’intellectuel engagé du début du XXIe siècle » dont l’un des deux livres publiés ne serait que « poli et tranchant ». Il ne parle même pas de chef-d’œuvre. Puis il s’emballe : « De ces deux travaux très différents se dégage le portrait d’un homme affairé, presque dispersé, mais apte à ramasser soudain sa pensée, autour d’une lutte majeure ou d’un concept neuf. » Irrévérence ultime : Barbier n’interviewera le philosophe que sur quatre pages…

Dans Le Point (hebdomadaire dans lequel BHL tient pourtant un bloc-notes…) du 4 février, l’écrivain Christine Angot a fait du philosophe un portrait épouvantable. Extraits : « Il cherche la vérité. C’est un philosophe. Ça existe. Il y en a. Mais pas dans son coin, il aime bien parler, il aime bien aller leur dire. En tout cas il aimait bien. (…) Il pense à toutes les parties de flipper qu’il a jouées. Il était le meilleur. »

Le comportement du Figaro n’est pas plus glorieux (6 février). Un portrait à charge en dernière page du journal, signé Renaud Girard : « Dans son dernier essai, De la guerre en philosophie (Grasset), BHL parvient superbement – car sa prose a, dans ce livre, la respiration de celle d’un Péguy – à théoriser le destin qu’il s’est fixé jeune homme, celui d’être un "intellectuel engagé". » Et le journaliste, de poser la bonne question : « Pourquoi Bernard-Henri Lévy a-t-il autant de détracteurs à Paris ? » C’est vrai, pourquoi ?

Pourquoi l’hebdomadaire Paris Match (4 février) n’a-t-il consacré que trois pages à BHL en le couvrant d’insultes ? Un « cerveau brillant » peut-on lire ici, un « flamboyant virtuose » peut-on lire par là. En somme, « un type comme lui est un exemplaire unique. »

Pourquoi ne lui offrir que huit pages dans Marianne (6 février) pour qu’il s’explique face à des contradicteurs, alors qu’il en aurait fallu seize ? [1]

Pourquoi l’interviewer dans le Journal du Dimanche (7 février) et ne pas lui consacrer un numéro entier ? Pourquoi Le Figaro Magazine (11 février) se rabaisse-t-il à consacrer un article à ses débuts en philosophie et non pas à toute sa vie ? Et pourquoi, dans le Libération du 11 février, le massacrer, et massacrer l’un de ses ouvrages ?

Cette campagne de promotion en demi-teinte, économe en louanges et en papier, a de quoi surprendre ! Un vrai lynchage !
Ce n'est que le début de l'article : la suite, ici :

http://www.acrimed.org/article3319.html
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Re: Les permanents du spectacle

Message par Largo le Jeu 3 Juin 2010 - 11:44

"On peut et on doit apprendre d'Israël. Je n'ai jamais vu de ma vie une armée qui se pose autant de questions morales"

BHL, 30 mai 2010, Tel-Aviv
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Re: Les permanents du spectacle

Message par Borges le Jeu 3 Juin 2010 - 17:18

c'est le fameux, je tue et je me pose des questions morales en pleurant; quelques lignes intéressantes dans le dernier zizek sur cette humanité des soldats israéliens; des monstres, mais tellement humains;
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