Le goût de la télévision

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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mar 30 Oct 2012 - 21:39

moi je suis même pas amateur de télé - lol -c'est dire c'est plutôt ne pas pouvoir entendre ce son qui en jaillit et qui provoque chez moi immédiatement le dégoût et puis ce format d'objet à la fois usuel et de décérébration.

quand on aime le cinéma qu'on en parle on essaie de ralentir son défilement, d'aller moins vite pour mieux le retenir, chacun à sa manière, peu importe, mais comment peut on ralentir ce flot télévisuel qui rivalise dans l'espace et dans le temps d'accélérés, de rythmes toujours plus trépidants, jamais de silences.

physiquement je ne supporte pas.

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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mar 30 Oct 2012 - 22:27

slimfast a écrit:moi je suis même pas amateur de télé - lol -c'est dire c'est plutôt ne pas pouvoir entendre ce son qui en jaillit et qui provoque chez moi immédiatement le dégoût et puis ce format d'objet à la fois usuel et de décérébration.

quand on aime le cinéma qu'on en parle on essaie de ralentir son défilement, d'aller moins vite pour mieux le retenir, chacun à sa manière, peu importe, mais comment peut on ralentir ce flot télévisuel qui rivalise dans l'espace et dans le temps d'accélérés, de rythmes toujours plus trépidants, jamais de silences.

physiquement je ne supporte pas.

Certes et j'entends bien, Slimfast. Ce discours sur la télé est des plus audibles, dans la sphère dite "cinéphile", surtout puriste, avec en sus ce mythe fameux, et persistant, du Format, du Grand format, en dehors duquel tout est usuellement rikiki. De cette affaire de format, on a souvent débattu, ici.
Je veux juste suggérer ceci, moi qui ai vu 85% des films sur mon écran de télé, et non en salles, depuis, donc, les antiques ciné-clubs de C.J. Philippe, Dimitri Balachov et autres:

Il n'y a pas "la télé", il y a "des télés". Tout comme il n'y a pas "le cinéma", mais "des cinémas". Enfonçons, sans crainte, ces portes ouvertes.
Il n'y a pas davantage un rythme spécifique de défilement, de vitesse, de ralentissement, d'accélération, du flot visuel ou sonore, qui seraient propres, l'un "à la télé", l'autre, "au cinéma". ça, c'est le mythe fondateur, bien sûr. A mettre en rapport, bien sûr, une fois de plus, avec le fantasme de la présence pure, directe, du privilège de l'instant irreproductible et magique de la projection vécue, ici et maintenant, etc etc, bref toute une affaire qui relève de la ritualisation et de la sacralité du spectacle des icones.

Il y a, même encore aujourd'hui, des types d'émissions, des régimes d'images, de discours, de temporalité, très distincts les uns des autres. Mais je ne m'attarde pas là-dessus. ça fait un certain temps que je ne fréquente plus mon écran de télé, qui m'a d'ailleurs lâché après 20 ans de service.

Mais laissons cela. (Pour le bouquin à venir, juste avant les calendes.)


Désormais, je redécouvre, comme je l'avais déjà dit, le plaisir de regarder un film, sur les écrans d'ordi à rétro-éclairage Led et à dalle IPS.

Cad, je le rappelle, à angle de vision large: on n'est plus gêné par l'obscurcissement du haut ou du bas de l'écran lorsqu'on change de position. Donc là, on peut regarder d'où on veut - et à plusieurs: d'un fauteuil, ou d'un lit, à la distance adéquate - et c'est la distance entre l'écran et l'oeil qui compte, surtout pour une résolution 1080 dp permettant une précision de détail même le nez collé sur l'écran. Et non pas la taille de l'écran. Et dieu sait que je suis difficile à contenter, en matière d'image et de son, qui figurent parmi mes dadas les plus obsessionnels. Avec le sexe, bien entendu.

En réalité et en vérité, que ne le note-t-on plus souvent, dès lors qu'on dispose d'un bon écran, bien calibré, et doté d'une bonne résolution, il importe peu que ce soit un écran géant, comme on dit: face à un écran géant, le spectateur va rechercher la bonne distance, celle qui lui convient, pour embrasser ce qu'il voit d'un regard synoptique, ni trop près, ni trop loin. Comme dans une salle. Dans une salle, si l'écran était gigantesque, je choisissais toujours une place située dans le dernier tiers des gradins, parce que c'était, pour moi, la distance en deçà de laquelle mes yeux se perdaient dans la grandeur de l'écran et ne pouvaient "synthétiser" l'information qu'ils en recevaient.

Simple petit test: quand vous regardez un écran, tv, ordi, ou dans un cinéma, placez vos mains verticalement et latéralement, de part et d'autre de vos tempes, jusqu'à la limite du champ de vision que vous avez de cet écran, et à la distance que vous avez choisie: celle qui vous est la plus confortable pour une vision à la fois détaillée et synoptique. C'est ça, votre angle de vision en question. Mesurez-le, en cm, horizontalement et en diagonale, et vous verrez que vous tendez, plus ou moins machinalement, à rechercher cet angle là (chez moi, +- 20 cm). Et en conséquence, à établir entre l'écran et vous une distance déterminée, variable en fonction de la taille de cet écran, qui vous permettra de retrouver ledit angle. Quelle que soit la taille de l'écran. Chez soi ou en salle.
C'est pourquoi, mes zamès, cette affaire de "Format", le fameux format dit originaire en deçà duquel on ne verrait plus un film, selon Godard lui-même, mais une "carte postale" du film, si elle avait sa pertinence du temps des écrans cathodiques chiches en résolution (et du choix exclusif de ne voir un film que diffusé par la télé, dans une copie plus ou moins pourrave, doublé et haché de pubs), n'a plus guère de sens, et peut être rangée une fois pour toutes dans le domaine des arlésiennes et des spéculations vaines contribuant à déboiser l'Amazonie.

Contrairement à ce que j'ai lu ici, un (bon) écran d'ordi, 22 ou 23 pouces (55 à 58 cm de diagonale, couleurs justes calibrées en usine, à IPS LED, j'insiste, et pas cher, en plus: 139 euros seulement, comme disait Bellemarre) produit une image d'une qualité ahurissante (même pour du 720 dp, qui est la résolution d'un dvd), et me permet un confort de visionnage que je n'avais jamais expérimenté, même sur un écran de salle de cinéma.


Pourquoi je bosse pas comme vendeur au rayon électro-ménager d'une grande surface? Mystère. C'était peut-être ma vocation profonde...
Wink

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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mer 31 Oct 2012 - 9:04

mes premiers souvenirs télé très forts, sont ceux où j'ai commencé à prendre conscience du pouvoir de la télévision. Les journaux télévisés par exemple, comme les a décrits plus haut Balthazar Claes, ont fait un dégât considérable sur ma famille, incapable de se défendre contre ce cercle vicieux de l'information. Pour moi, la télé restera très marquée par cette expérience... A la fin de la fameuse émission d'Arrêt sur images avec Schneidermann, Guillaume Durand, Pascale Clarke, Cavada, et Bourdieu, on laisse 15 secondes à Bourdieu pour conclure, comme une ultime gifle au sociologue. Bourdieu répond :
"Le monde du journalisme qui implique beaucoup d'inconscience fait peser son inconscience sur les autres, c'est un médium très puissant, et au fond ce que je voudrais prêcher c'est le travail de lucidité..."
La présence de Bourdieu sur ce plateau me paraît extraordinaire, comparable à certains moments aux fulgurances des films de Bruce Lee. Au tout début, quand Bourdieu répond à Pascale Clarke c'est le même sourire de Bruce Lee avant d'assommer son adversaire, dans Opération Dragon il me semble. Il faudrait détailler tout ça, les expressions du visage du sociologue, que ça soit son désarroi, son ironie, son indifférence, sont d'une grande puissance à l'image.



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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mer 31 Oct 2012 - 11:38

sur le format Baudoin je ne dis rien compte tenu que je vois la quasi totalité des films sur un lecteur de DVD portable de 10 pouces !

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Re: Le goût de la télévision

Message par DB le Mer 31 Oct 2012 - 13:20

salut baudoin, slimfast, c'est intéressant et amusant ta façon de calculer l'angle de vision mais c'est pas tout à fait exact.

En fait, et c'est une nouvelle pour personne : tout est relatif.

Ce que tu regardes (noir et blanc / couleur / beaucoup de mouvement / plans fixes / etc etc), le format numérique de ce que tu regardes (dvd 480p, HD 720/1080p, 2k,4k ou 35mn), la qualité du matériau d'origine sont une première chose; en suite, le deuxième paramètre c'est la taille de l'écran, son ratio (4:3, 16:9,16:10 etc...) et le troisième ta distance, c-a-d ton recul par rapport à cette diagonale.

Quelque soit ta préférence, le fonds du rang ou bien le premier rang, l'oeil ne distingue pas la même chose s'il est à 15m d'un écran de 10m ou bien s'il est à 1m d'un écran de 55cm.

Cela ne veut pas dire que ton confort de visionnage va en être atteint mais tout simplement que tu ne verra pas la même chose quand bien même ton angle de vision n'a pas changé. C'est ta perception qui sera différente.

Par exemple, comme ça juste, du chapeau, Barry Lyndon, en dessous de 2m de diagonale ça perd énormément, c'est riche de détails que l'écran de 55cm ne rendra tout simplement pas. Ça ne généra pas ta vision parce que tu ne le percevras pas mais ça l'aura perdu quand même.

Un truc qu'il faut savoir aussi c'est que pour l'instant, le numérique ça ne vaut la pellicule (donc le 35mm) que depuis quelques années et seulement en 4 k :



(dvd c'était 480p au mieux sinon 480i, 720p c'est de la HD)

On perd en détail, en nuances de colorimétrie, en profondeur, etc... C'est plus ou moins visible.
Généralement, les écrans calibrés en usine le sont selon des standards qui n'ont rien à voir avec l'étalonnage d'un film donc là aussi pareil, la reproduction ne va pas terrible.

Je dis pas, je regarde aussi pas mal de films sur des petits écrans, des écrans d'ordinateur mais même sis c'est devenu confortable (et que l'on peut les étalonner avec des sondes pas très chers ou soi même si on a l'oeil affuté), que les résolutions HD font des miracles en restaurant les films, et ben y'a pas photo (sans jeu) quand même.

On oublie un truc capital dans cette histoire c'est que dans la bataille projection/télévision (ou bien toile/écran), dans un cas la lumière vient de derrière et c'est une ombre que l'on regarde ; dans l'autre la lumière nous est envoyé en pleine face et c'est comme ça que l'image se forme.
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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mer 31 Oct 2012 - 14:51

tu mets tout le monde d'accord !

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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mer 31 Oct 2012 - 15:06

Salut DB: tout est relatif, en matière de distance, entre l’œil et l'écran, n'est-ce pas le sens de mon msg plus haut? Mon propos supra, pour qui en douterait, relève d'une sorte de pataphysique parfaitement douteuse. Néanmoins, j'y tiens, à mon histoire de distance relative à chacun, donc rendant caduque la question du bon format originaire (c'est une problématique un peu derridienne, mais on va pas...)

Bon, quand je parle de la résol. d'un dvd, je veux dire 720 x 576.

Pour tout le reste, certainement, certainement, mais quand je parle de couleurs justes, étalonnées en usine, je ne dis pas par là qu'elles correspondent à l'étalonnage de la pellicule du film. Cependant, si le film est mastérisé de façon honnête sur un dvd, et que tu disposes de couleurs justes sur ton écran, tout étant bien sûr relatif, tu ne seras quand-même pas très éloigné des couleurs dites "justes".

Perso, je préfère quand la lumière vient de derrière, comme tu le rappelles, et notamment par rétro-éclairage LED, que projetée sur une toile. C'est une préférence tout à fait subjective, arbitraire, hautement discutable en termes de purisme cinématographique, j'en conviens et j'acquiescerai à toute condamnation de mon point de vue comme s'écartant de façon ubuesque de la vérité en cinéma ou en peinture ou n'importe quoi d'autre. On pourrait avoir le même genre d'échange à propos d'échantillonnage de musique, et de la différence (passive ou active) entre la manière dont les basses sont diffusées sur un caisson entre deux satellites du style 2.1 ou un Subwoofer de baffle hi-fi traditionnel....


Alors, pour la marrade, je viens de capturer à la volée quelques imgs de 2001 au format où je les vois sur mon écran. Sans retouches. Pour remplir l'écran 16/9, je choisis un petit rognage des bandes noires depuis le vlc player. Pour Barry Lyndon, je peux avoir par ce biais une image remplissant l'écran, au bon format (j'en ferai, si tu veux voir ce que ça donne).
Bien sûr, en tant que captures d'écran, elles témoignent du contraste et de la luminosité que j'ai choisis, en fonction de l'éclairage de ma pièce...
Maintenant, j'ai pas de blu ray. Le "bien voir" que j'invoque ne dépend pas de questions de résolution, mais du confort de vision invoqué, pour un petit consommateur lambda disposant d'un matos standard, peu onéreux. Y a bien sûr un port hdmi auquel on peut brancher un blu ray.




Pour visionner en plein écran, si vous êtes sur Mozilla, touche F11, bien sûr.

(Si vous trouvez la colorimétrie à chier, c'est que votre écran est nase Rolling Eyes )


Spoiler:

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Re: Le goût de la télévision

Message par DB le Mer 31 Oct 2012 - 15:54

Yo,

Non mais j'avais bien compris que pour le DVD tu parlais de sa longueur et pas hauteur mais pour pas que y'ait angoisse j'ai précisé.

Oui on pourrait avoir le même échange rapport à la musique mais peut être est ce encore pire, où on multiplierait les écoutes à l'aveugle, nous tuerions pour tel ou tel woofer. Avec l'image on peut pas le faire, une image dégaleussement étalonnée, ça reste dégueulasse.

Bon sinon, puisqu'on est dans les captures :

http://www.dvdbeaver.com/film/DVDCompare5/2001.htm

http://www.dvdbeaver.com/film2/DVDReviews33/2001_HD_Blu-ray.htm

On voit assez bien les différences de colorimétrie, de détail, de définition, tout ça.
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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mer 31 Oct 2012 - 16:20

Oui, mais on compare quoi, là?
Tes liens concernent une comparaison entre le dvd et le blu-ray de 2001, entre diverses éditions, etc.

Moi, je parle pas de ça, je parle de la qualité de l'écran sur lequel tu visionnes ces différentes éditions de dvd ou de blu-ray.


Maintenant, en considérant juste les captures, pas autre chose (les leurs comme les miennes sont faites depuis un écran de résol. 1920x1080), ose soutenir (et indépendamment de mon léger rognage qui fait que l'image n'est pas tout à fait au même format) que l'avant dernière capture du second lien (gros plan du visage du cosmonaute), faite depuis un blu ray, est plus belle, mieux étalonnée, tant sur le plan de la colorimétrie que sur celui de la profondeur de l'image ou autre, que celle de mon screenshot 060, faite depuis un dvd.
Sans invoquer la résolution supérieure du blu-ray, puisque ça va de soi. Non, juste du point de vue de la couleur, de l'étalonnage, du rendu pictural.

En tenant compte également du fait que les deux captures en question sont faites depuis des paramétrages différents de lum. et de contraste (les miennes dépendent de mon goût perso, les leurs prétendent à une neutre "objectivité", mais de mon point de vue, elles sont complètement ternes et délavées).

Celle du site beaver:

http://www.dvdbeaver.com/film2/DVDReviews38/2001%20blu-ray/2.jpg

La mienne:

http://img15.hostingpics.net/pics/526062ScreenShot060.jpg


Honnêtement.



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Re: Le goût de la télévision

Message par DB le Mer 31 Oct 2012 - 16:31

Oui, oui mais je voulais juste montrer que pour un même film donné, les sorties DVD ne sont pas forcément toujours au top. Parce qu'il faut encoder, compresser le film, etc, etc...

Donc d'un écran à l'autre à change, oui, mais d'une sortie DVD à l'autre aussi (voir carrément d'un divx à l'autre parce que souvent les films de 600 mo c'est bonjour la cata).

Ce qui revient à dire que l'endroit où l'on a le plus de chance de voir un film dans les conditions ... et bien c'est une projection optique 35mm. Oilav.
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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mer 31 Oct 2012 - 16:33

ça, je suis au courant, merci. Quand-même. Very Happy

Je passe mon temps à comparer différentes éditions et me plaindre des différences d'encodage, de compression.

Nan, détourne pas le propos: réponds à ma demande précise, simplement, honnêtement. lol


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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mer 31 Oct 2012 - 17:24

En attendant ton verdict, je dirai pour ma part que point n'est besoin de s'appeler Œil de Lynx pour s'apercevoir aussitôt, par juxtaposition rapide en passant d'un onglet à l'autre (et à condition bien sûr d'avoir un écran bien étalonné), que la capture beaver souffre d'un gamma trop élevé, et que les teintes tirent vers le jaune-vert, alors que la mienne est plus fidèle à l'équilibre des noirs dans la composition et au rendu de la chair.
Quant à la définition: alors que la capture beaver est faite à partir d'un BR, la mienne, faite à partir d'un dvd, lui cède de peu. En cliquant sur l'img pour la visionner dans son format de capture 23 pouces (coins légèrement rognés), l'écart de définition, s'il est perceptible, ne l'est pas de beaucoup.


Ce qui tend à confirmer ma simple déclaration ci-haut: en disposant d'un écran de qualité, genre (selon moi bien sûr) à rétro-éclairage led et à dalle IPS (à angle de vision homogène - quasi 180 degrés - n'altérant donc pas les teintes et la luminosité dans les coins quand on bouge la tête), et disposant d'une entrée hdmi pour y brancher un lecteur BR, on peut jouir d'une belle image (quand le master du dvd ou du bluray est bon), et d'un confort de visionnage plus que satisfaisant, sans se ruiner, et sans se laisser intimider par les puristes qui n'aiment rien tant qu'à vous expliquer que, technologiquement, avec votre matos de petit consommateur lambda consumériste, vous êtes loin, déchu, de la vérité première, originaire, sacrée, procurée par le visionnement par projection sur une toile géante, parce que c'est ainsi, et pas autrement, que, technologiquement, ça a été conçu, ça devrait être vu.

Quant au format, disais-je, ce fameux format "originaire", c'est un mélange d'arlésienne et de fondamentalisme esthético-idéologique, puisqu'il se mesure, relativement, et non absolument, à la juste distance, pour chacun, entre l’œil et l'écran, fut-il éclairé par devant ou par derrière. Sous ma plume, Format signifie ici, depuis le début, dimension de l'écran, et non, bien évidemment, Ratio - 4/3, 16/9, etc -, cadre de vision voulu par le cinéaste, qui ne dépend pas de moi, même si, en fonction de ce ratio imposé, je choisis, moi, telle ou telle distance de regard la mieux adaptée à ma saisie synoptique.

La lumière (ou image-lumière) projetée sur ou devant une toile-écran n'est pas en soi plus "juste", ou "vraie", ou "naturelle", etc, qu'un rétro-éclairage, et partant ne détermine pas plus la nature d'une image cinématographique. Ce n'est pas parce que le cinéma est né techniquement de cette façon, comme projection de lumière sur un écran-toile, en fonction des contraintes et limitations spécifiques imposées par la technologie de l'époque, que c'est cette technique qui définit, une fois pour toutes, selon on ne sait trop quelle invariance absolue, une image cinématographique sous sa forme "matérielle" et "essentielle".
ça, ça m'amuse beaucoup, par contre, et c'est typiquement le genre de considération fumeuse, s'abritant sous des considérations "techniques" et invoquant une "empirie" première, inaltérable, qui en réalité renvoie à un ésotérisme archaïque, sur l'ombre et la lumière (qu'est-ce qui vient en premier, l'ombre ou la lumière, l’œuf ou la poule, blablabla), à une métaphysique-théologie ininterrogée de la Donation, de la Lumière de la Vérité, du Rayon miraculeux, etc etc.

Bien entendu, derrière ce genre d'assertions parées d'un objectivisme techniciste indiscutable, se cachent des problèmes empiriques d'une autre nature: la question du privilège, de la ligne de démarcation, d'une coupure "magique" (comme la Lanterne du même nom), sociale mais redistribuée dans le champ esthétique, entre ceux qui auraient accès à cette Lumière, d'origine, et les autres. Entre ceux qui ont un accès direct, vrai, premier, inaltéré, à la Lumière, et ceux qui n'y ont un accès que dérivé, faux, succédané, altéré, etc. Entre ceux - et ce genre de discours fait encore flores dans la "cinéphilie" fondamentaliste et aristocratique à l'insu de son plein gré - qui seuls ont accès à l'expérience véritable, authentique, du "cinématographe", et le tout venant, le vulgum pecus consumériste à qui sont destinés les petits postes de tv, petits postes, petits écrans, rikiki, mal étalonnés, mal réglés, et qui l'aliènent, bien sûr, l'hypnotisent, le massifient, lui font tout voir tout petit, le pauvre, l'aliéné, le passif. Aux uns le soleil, aux autres la caverne; aux uns les tableaux, grandeur nature, vus comme ils doivent l'être, aux autres les cartes postales. Aux uns le Concert a la salle Pleyel, aux autre la bouille de mp3, etc, etc.

Il en va de même avec tous ces discours clé-en-main, prémâchés, corporatistes, ressassés par les "spécialistes", de la photo, de l'argentique, de la hi-fi authentique du vrai son, etc, qui se font un devoir sacré de vous rappeler que le "numérique", c'est quelque part comme le bonheur: l'infini à la portée des caniches, l'horreur, l'horreur, tout ce qu'on a perdu, du mouvement, de la texture, du grain, de la voix, de la tessiture, de tout.
Alors que pas du tout, tsss. Allons. Tout ce débat sur le bon vieil analogique réglé à la main, menacé par l'automate digital. Le bon vieil artisan menacé par l'inhumaine et froide technologie. La plume d'oie menacée par Gutenberg. Discours de spécialistes veillant jalousement à leurs prérogatives, à leur domaine de compétence, car ce qui les menace, les terrifie ( tout comme la dispersion des sources du savoir et du discours, par le numérique, menace de délégitimation les Compétents organiques qui craignent pour la pérennité de leurs chapelles et moquent rageusement l'insondable ignorance de tous les anonymes qui s'intronisent, à leur place, journalistes, commentateurs, penseurs, artistes, sociologues, chanteurs, etc.) c'est qu'une des dimensions de la technologie consiste à rendre accessible à un nombre toujours plus inquantifiable les outils que maitrisaient seuls, ou prétendaient maitriser seuls, quelques uns.

Aux uns, gardiens de la Vérité templière, de la Haute Culture, menacée par la dégradation, la dégénérescence dans la consommation nivelante de tout ce qui fut le Beau, avant, le Trésor civilisationnel, de claironner partout que cette Culture décline, car tout le monde prétend, fantasme, y avoir égalitairement accès, prenant l'ombre pour la lumière. Cela, ils le claironnent sur le petit écran, édifiant les petits, leur montrant de quelle hauteur précise descend la lumière de la Vérité, du Savoir et du Beau, avant de repartir, satisfaits, s'émouvoir sur les grandes toiles, qui sont à leur bonne dimension, hauteur, de vie, de vue, et de savoir.

Rancière a bien raison de souligner que le partage social renvoie essentiellement au partage esthétique, au partage du sensible, au double sens du mot partage, ce qui divise, et ce qui unit. Preuve en est: est toujours crainte, redoutée quelque part, affectée d'un voile de mépris en sourdine, celui de celui qui Sait (par exemple, qui Sait ce qu'est le cinéma, dans son Essence, sa Praxis et sa Tèchnè, ce qu'est Aimer le cinéma, etc; bref qui en détient la spécialité, la prérogative), l'émancipation du spectateur, à savoir le fait qu'il s'accorde, s'autorise, de consommer, lui aussi, les images, l'imaginaire, sans se sentir tenu de respecter les autorisations, mesures et partitions qui l'assignent à tel lieu, tel espace, tel format réservés...


Dernière édition par Baudouin II de Barvaux le Mer 31 Oct 2012 - 21:10, édité 5 fois

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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mer 31 Oct 2012 - 19:49

beuh ça vole vachement haut en technique ; ça m'épuise vous volez haut en tout. Moi en ce moment je me penche sur l'utilisation du téléphone, à cadran, à touches, ou digital au cinéma histoire de faire mon malin : j'ai un bon premier terrain de réflexion avec le film de Kiarostami.

quand je pense que je regarde ce qui défile devant mes yeux sans me poser aucune question, de fond, de forme, technique ... c'est nul.

Wink






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Re: Le goût de la télévision

Message par DB le Mer 31 Oct 2012 - 23:19

Je t'ai lu un peu rapidement alors je te ferais une réponse plus développée demain mais comme ça, je peux difficilement te répondre par rapport à ta capture vis-à-vis de celle de beaver puisque je les vois sur mon écran et pas le tien !

Et qu'en passant d'un écran à l'autre ( le premier sur lequel j'étais il y a quelques heures) et celui duquel je réponds tout de suite, et bien, pouf, patapoum il y a un sacré écart et que je suis tout perdu dans la translation des images.

Bon sinon, rapîdement, je sais que je suis ne pas très amateur des dalles LED en tout cas, et que j'ai du mal avec les écrans plats en général. Ils me donnent mal au crâne, produisent une image assez plate (et c'est assez dingue quand je passe devant les magasins où il y en a une quinzaine cote à cote, je trouve l'image plus nulle d'un écran à l'autre qu'ailleurs - peut être est ce aussi que ce sont souvent des navets ?) et n'égalent pas pour moi les cathodiques (parait il que les japonais ont inventé le cathodique plat). EN tout cas, je sais que les meilleurs écrans que j'ai vu c'étaient dans des salles d'étalonnage et c'était des cathodiques. Certes, réservés à une élite de la teinte, du contraste et des courbes.

Enfin, comme ça mais il faut que je te relise oui je pense que ta diatribe anti-gardiens du temple (les écoutes à l'aveugle dont je parle plus haut) , je la partage assez. Je n'adore rien de plus que ces types qui dépensent 500€ pour des cables audio et s'extasient devant la "pureté" du son, la "précision" des aigus, la "profondeur" des basses, la "minauderie" des médium, etc, etc....

Juste pour finir, parce que ça ne vaut rien comme mot de la fin (pour l'instant), j'ai construit une grande partie de ma cinéphilie et de mon amour des films via la télé, les cinés clubs puis les cassettes mais j'ai souvent eu (parfois encore) cette espèce de sentiment que je ne rendais justice à un film que j'aimais vraiment beaucoup que lorsque j'étais (enfin) allé le voir en salles. Pourquoi, je peux pas trop l'expliquer, c'était une sorte de rituel ou plutôt de consécration de quelque chose.

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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Jeu 1 Nov 2012 - 0:07

Hey DB.

Bon sinon, rapîdement, je sais que je suis ne pas très amateur des dalles LED en tout cas, et que j'ai du mal avec les écrans plats en général. Ils me donnent mal au crâne, produisent une image assez plate (et c'est assez dingue quand je passe devant les magasins où il y en a une quinzaine cote à cote, je trouve l'image plus nulle d'un écran à l'autre qu'ailleurs - peut être est ce aussi que ce sont souvent des navets ?) et n'égalent pas pour moi les cathodiques (parait il que les japonais ont inventé le cathodique plat). EN tout cas, je sais que les meilleurs écrans que j'ai vu c'étaient dans des salles d'étalonnage et c'était des cathodiques. Certes, réservés à une élite de la teinte, du contraste et des courbes.


Bon, bien, ok.

Perso, j'ai longtemps été fan intransigeant du cathodique, notamment du cathodique trinitron (Sony). Jusqu'à ces derniers mois, avec défection de mon cher T. 55cm de diagonale, perclu de faux contacts à sa peritel et son unique entrée rca. Ce serait facile à réparer, mais je suis pas soudeur, je connais pas de soudeurs, et en bon parano, j'ai trop peur qu'on m'arnaque financièrement.

Mais à l'inverse de toi, je suis littéralement envoûté par ce qui, dans ma perception, m'apparaît comme une profondeur d'image qui rend plate même ma référence cathodique. Attention: uniquement sur un certain modèle, que je mentionne plus bas. Et j'y redécouvre film par film en me disant: putain, j'avais pas vu ça, et ça. J'avais pas capté cette teinte, cette nuance, cette ligne de fuite, ce relief, cette dénivellation, la portée de ce lampadaire, la texture de ce gravier, la forme de ce cumulonimbus, etc. Une volupté qui me donne presque envie d'habiter dans l'image.

D'ailleurs, j'ai, depuis, 2 écrans IPS (lg flatron, lâchons le morceau), pour tout dire. Un de 23 pouces (IPS 235), dans la zone pré-nocturne bureaucratique (bavasser, mater des imgs, les retoucher, surfer, m'instruire de la marche du monde), et un de 22 pouces (IPS 224), dans la zone litière, placé au bout de mes pieds, pour les séances ciné.
Et pour sûr, après longue investigation, ces LG sont parmi les très rares, sur le marché, à proposer 1) des couleurs véritablement justes, certifiées et "scientifiquement" approuvées, si si; 2) un angle de vision large (178°, l'IPS, donc) qui n'a plus rien à voir avec la majorité des écrans d'ordi, lesquels donnent mal à la tête, et à la nuque, parce qu'ils n'éclairent pas uniformément toute la surface de l'écran, obligeant à se placer bien en face. Mes parents ont une télé Sony bravia, pourtant réputée, grande, qui offre un angle de vision désastreusement étroit (l'img devient blanche et terne si on couche sur le canapé, et si on se place plus loin à gauche ou à droite).

Il y a peu, je m'inquiétais encore de trouver une bonne téloche (à bas prix) pour y connecter mon HDD multimédia, lui-même connecté à mes disques durs contenant les films. Depuis, j'ai même plus eu le désir d'allumer la tv, ce qui fait que je ne regarde même plus les talk-shows...




Donc, plus que jamais, comme disait Albert, relu et corrigé par Goossens, tout est relatif (sauf le romantisme, qui est absolu).


Vive la société de consommation et du spectacle, vive le consumérisme. lol.


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Re: Le goût de la télévision

Message par Dr. Apfelgluck le Ven 2 Nov 2012 - 11:15

balthazar claes a écrit:
Un JT c'est précisément cela, le montage schizophrène de la mise en scène de la violence du monde et de la mise en scène de la normalité.

Y a un type, Ross Kemp (c'est un ancien acteur d'une série TV britannique "The Eastenders") qui réalise une émission intitulé "Le reporter de l'extrême". En fait, il fait le tour de plusieurs pays (Pologne, Russie, Afrique du Sud, Canada, Nouvelle-Zélande, USA) et y réalise des reportages sur des gangs, des hooligans, des néo-nazis, des pseudos-terroristes etc... En fait c'est un peu le Loonely Planet de la criminalité et de la peur. Les émissions sont toujours montées selon le même procédé : d'un côté les néo-nazis russes réclamant du sang de Tchétchène et de l'autre une famille dont le fils/cousin/oncle/tante ont été tués ou molestés par les dit néo-nazis. L'émission passe constamment de l'un à l'autre. Kemp choisit toujours les plus cons pour représenter les extrêmistes (ceux qui n'ont aucune conscience politique, qui sont là car ils aiment taper, toujours des chômeurs désoeuvré). De l'autre côté, les familles des victimes sont toujours clean et bien propre sur elles. Ce sont à chaque fois des bons travailleurs, bien intégrés, avec leur petit appartement ou pavillons qu'ils ont payés en bossant dur. Bref, des gens "normaux" vs "la violence du monde".
Y a évidemment le message : "finalement on est bien chez nous. On est pas si mal comparé à la décadence du monde".
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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Sam 3 Nov 2012 - 22:47

hello,

une autre archive INA datée de 91, où Bourdieu rêve d'un club de judo contre les mauvais usages du langage :



La formule reviendra dans le fameux film de Carles sur Bourdieu quant à l'avenir martial de la sociologie.

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Re: Le goût de la télévision

Message par DB le Mer 7 Nov 2012 - 17:49

Oui bon ben j'avais dis que je repondrai plus en détail et je trouve rien de mieux à ajouter que voilà tu as tout résumé là :

Aux uns, gardiens de la Vérité templière, de la Haute Culture, menacée par la dégradation, la dégénérescence dans la consommation nivelante de tout ce qui fut le Beau, avant, le Trésor civilisationnel, de claironner partout que cette Culture décline, car tout le monde prétend, fantasme, y avoir égalitairement accès, prenant l'ombre pour la lumière. Cela, ils le claironnent sur le petit écran, édifiant les petits, leur montrant de quelle hauteur précise descend la lumière de la Vérité, du Savoir et du Beau, avant de repartir, satisfaits, s'émouvoir sur les grandes toiles, qui sont à leur bonne dimension, hauteur, de vie, de vue, et de savoir.

Rancière a bien raison de souligner que le partage social renvoie essentiellement au partage esthétique, au partage du sensible, au double sens du mot partage, ce qui divise, et ce qui unit. Preuve en est: est toujours crainte, redoutée quelque part, affectée d'un voile de mépris en sourdine, celui de celui qui Sait (par exemple, qui Sait ce qu'est le cinéma, dans son Essence, sa Praxis et sa Tèchnè, ce qu'est Aimer le cinéma, etc; bref qui en détient la spécialité, la prérogative), l'émancipation du spectateur, à savoir le fait qu'il s'accorde, s'autorise, de consommer, lui aussi, les images, l'imaginaire, sans se sentir tenu de respecter les autorisations, mesures et partitions qui l'assignent à tel lieu, tel espace, tel format réservés...

Et on est d'accord, les images que postent slimfast sont quasi tout le temps moches et personne ne les regarde. Je pense qu'on peut conclure comme ça.

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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Mer 7 Nov 2012 - 18:03

où est le blème ? en dédicace :


Couteau silex petit courbe bois de cerf 1 (68,25 €)

Wink

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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Dim 18 Nov 2012 - 14:14


une autre archive INA datée de 91, où Bourdieu rêve d'un club de judo contre les mauvais usages du langage :



La formule reviendra dans le fameux film de Carles sur Bourdieu quant à l'avenir martial de la sociologie.

selon la petite formule de Godard dans Soft and Hard,
La télévision ne projette pas, elle nous projette,
on est assujetti, les sujets du rois...

Et ce projet de grandir, de devenir des sujets,
ouaére-azid gone? questionne Godard :


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Re: Le goût de la télévision

Message par DB le Ven 25 Jan 2013 - 18:29

Hey baudoin,

http://prolost.com/blog/2013/1/22/4k-in-the-home.html

ça reprend pas mal de choses dont on a discutaillé
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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Dim 3 Fév 2013 - 18:49

http://www.franceculture.fr/player

écouter vers 19h20 la partie sur netflix

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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Jeu 31 Oct 2013 - 12:34

_______


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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Jeu 31 Oct 2013 - 13:47

_________


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Re: Le goût de la télévision

Message par Invité le Jeu 31 Oct 2013 - 13:48

__________


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