Pride! de Matthew Warchus (2014)

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Pride! de Matthew Warchus (2014)

Message par Invité le Ven 31 Oct 2014 - 15:37

L'histoire qui a servi de base à l'édification de ce film, finalement très actuel, est fascinante. Le film l'est beaucoup moins par contre. Le cinéma britannique propose parfois, sur des sujets de société, une manière assez caricaturale de regarder les personnages; il force le trait disons, j'ai l'impression d'une sorte de déterminisme diffus qui règle le compte de l'idée de politique.
C'était en partie la raison de ma curiosité pour ce film: quels liens tisser entre les luttes des mineurs du Pays de Galles frappés par les fermetures des mines en plein Tatcherisme triomphant et le combat d'un groupe gay et lesbien contre l'homophobie et l'hypocrisie dominante.
Le personnage central est Mark Ashton. Ce que le film ne dit pas à son propos, et en cela il confine lui même à une certaine hypocrisie, c'est son activisme politique, son militantisme communiste, comme si cela devait être tu. Comment alors, une fois oblitéré ce fait, comprendre la raison même de cette rencontre étonnante (la haine commune pour Tatcher est un prétexte un peu trop simple_ tout le monde la partage, qui n'explique rien)?
Je ne sais pas si quelqu'un a vu le film? Le public l'a applaudi lors du générique de fin ... j'étais un peu triste perso; je me disais que cette représentation était très consensuelle. Sans nier une force qui doit je pense grandement au contexte, à l'histoire, aux personnes qui l'ont vécu et qui nous disent qu'il y a autre chose à voir, à entendre.
Sommerville, c'était une idole de mon père, le côté Tintin sans doute lol, avait écrit une chanson pour Ashton, décédé du sida en 1987; elle avait été censurée à la radio:

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Re: Pride! de Matthew Warchus (2014)

Message par Eyquem le Sam 1 Nov 2014 - 10:42

Salut Erwan,

Je l'ai vu aussi. Le sujet était passionnant (c'est au moins le mérite du film, d'avoir sorti cette histoire de l'oubli) mais le film l'explore sous l'angle de ce qu'il a de plus anecdotique (les mineurs apprennent à danser; les femmes de mineurs se mettent à parler de sexualité librement; machin se réconcilie avec sa famille; bidule fait son coming out; etc) On reste le plus souvent dans la simple chronique de trajets personnels, réduits à une succession de vignettes qui font toc. La figure de Thatcher est agitée comme un épouvantail lointain, la seule chose qui intéresse vraiment le film étant de montrer comment les mineurs ont appris à se décoincer et à faire la fête. C'est pas déplaisant, c'est juste tarte.
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