Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Sam 18 Juil 2015 - 22:52



Dernière édition par Baldanders le Lun 6 Mar 2017 - 15:35, édité 3 fois
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Sam 18 Juil 2015 - 22:58



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Sam 18 Juil 2015 - 23:25



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Dim 19 Juil 2015 - 0:10

Aidons fido, le pitbull des citations déchiquetées, à y voir plus clair.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Didi-Huberman[/quote]

examenrigoureuxdelastructuredesphrases a écrit:Fort de ces recommandations, Didi-Huberman peut tranquillement reprocher à Godard son manque de modestie, vu qu'il est officiellement reconnu qu'il échappe lui-même à ce travers :

Étrange disposition d’un cinéaste qui se veut également critique ; c’est comme si Godard voulait jouer sur tous les tableaux, utilisant à la fois le langage du poète pour asséner des vérités sans les expliquer et celui du philosophe pour s’autoriser en art d’un sérieux digne des discours raisonnés. Selon Didi-Huberman, telle serait la conscience divisée de Godard : sa prétention à être poète et philosophe. Une telle position ne poserait pas tant problème si la position d’autorité de Godard ne nous parvenait pas « si souvent de façon autoritaire » (p. 143) [commentaire de mézigue ici: la question de "l'autorité du penseur" (qui est toujours fantasmatique, quel que soit le "penseur") ici n'a aucun rapport avec la question de la "modestie", qui est burlesquement hors-sujet et psychologise le problème (ce qui n'en doutons pas ne peut que plaire à baldanders le psy de bastringue virtuel], comme l'expression plus loin: "faire le malin"]. En effet, la pratique du montage et de la citation godardienne n’est pas modeste [interprète le commentateur], il y a en elle quelque chose comme « un pathos de la pure vibration visionnaire » [NB: quel rapport, au juste, entre "citation pas modeste" et "pathos de la pure vibration visionnaire"? Laissons baldanders nous expliquer tout ça avec l'économie de moyens (intellectuels) redoutable et l'art de l'examen rigoureux de la structure des phrases qui le caractérisent, et que le monde entier "nous" envie....] (p. 150).


Quant aux vaticinations psycho-crapoteuses de baldanders qu'il machine en citant la fiche wikipédia de gdh (gdh jouirait de son "autorité" reconnue pour discréditer godard qui contrairement à lui lutte et travaille seul, nu, sans reconnaissance et blablabla): JLG, qui aime tout autant les honneurs en jouissant de la double gloire de les recevoir et de les mépriser, selon la formule consacrée, a eu lui aussi un "prix adorno" bien des années avant gdh. Je ne sache pas qu'il l'ait refusé, et y a pas d'honte à ça.
Mais respectons les supputations délirantes de baldanders, qui en tire ses projections psychologiques "ad hominem" habituelles ayant la vertu de tout réduire en permanence à des problématiques d'égos narcissiques, par la grâce de son autorité auto-conférée en matière de sodomisation de l'inconscient d'anophèles textuels. Gageons que, pour parachever son entreprise d'auto-ridiculisation suicidaire, baldanders tentera le coup fumant ultime: "justement, gdh est jaloux que jlg, l'homme nu et hors académies, ait eu avant lui cette distinction: voilà pourquoi il le dénigre, et blablabla. Avec baldanders, tout débat d'idées est richement élevé à la hauteur de Figaro-madame, rubrique "ce que l'horoscope révèle de tous vos refoulements".
Laissons-le clapoter, le brave homme, il a certainement des trucs intéressants à ajouter au sujet de méchancetés gluantes, si pénétrant et pénétré, par lui-même, de la justesse de ses "raisonnements" grotesques.

[édit: écrit pendant que le triste auguste pondait son ultime (?) tarte à la truffe ou à la tourbe]

* * *



Oh mazette, que lis-je, vois-je à présent?

Baldanders en pleine défragmentation atomique, troue maintenant la couche d'ozone avec une manipe littéralement, c'est le mot, incroyable, consistant à loger dans la différence entre "peut tranquillement reprocher à" et "reproche tranquillement" une nuance dont la pertinence n'échappera à personne:


Tu sais lire ? Je dis qu'il peut le faire, pas qu'il le fait, mon petit père.
Tu saisis la nuance ? Tu veux que je te la refasse ? Je te vois d'ici transpirer tout à coup. Va t'éponger avant de lire la suite

Un pur idiot abusé par ce tour de passe-passe tellement ridicule qu'il faut en rire pour ne pas pleurer saisirait peut-être, en effet, cette nuance à peu près inexistante (et en tout cas totalement inopérante, hors-sujet, dans le cadre de la confusion ici relevée): nul besoin de bricoler à la hâte, quand le bateau prend l'eau de toutes parts, on ne sait quelle différence entre "fort de..., il peut tranquillement reprocher à godard son manque de modestie" et "il lui reproche tranquillement son manque de modestie". Vous pouvez tranquillement vous marrer en lisant baldanders, ça peut vouloir dire aussi que vous vous marrez effectivement, ça n'est nullement incompatible. Il n'y aucune nuance sémantique décisive dans ce "il peut tranquillement", qui le différencierait d'un "il le fait": faut vraiment être con pour fantasmer qu'on peut gober cette nouvelle manipe débiloïde.
Et, de toute façon, indépendamment de ce fail rhétorique majeur, quand bien même, si "dire qu'il peut le faire" ce n'est pas "dire qu'il le fait", ça change quoi au fait que, pouvant le faire ou le faisant, qu'importe, concerne un reproche de "manque de modestie" fait à godard qui n'est pas dans le texte cité, mais dans le commentaire de ce texte?


Honteux et pathétique (mais il nous a habitué à pire pendant un an avec son truc sur une phrase de sartre), et ça ne saurait en rien annuler, malgré cet effet de brouillard conclusif trop mimi, ce fait irrécusable: que la notion de "modestie" réside, je repeat, dans le commentaire et non dans le texte de gdh, avec ou sans nuance parfaitement accessoire sur ce point, entre des "il peut le faire" et "il le fait". Mais quel bouffon tragique, derrière le comique troupier... Mon dieu, ayez pitié de ce petit sophiste des dimanches.

choixduverbe a écrit:
Le choix de ce verbe écarte toute absolue assurance qu'il le fait, et souligne ma visée polémique : je suppose en effet que l'article dit vrai, d'une parce que ça ne m'étonne pas, et de deux parce que plusieurs citations de D-H dans l'article confirment mon sentiment.

Je lance donc une pique : rien de plus, rien de moins. Voilà tout ce que je fais. Je n'attribue donc rien à D-H, en tout cas rien de plus que l'auteur de l'article. Aucun "montage baldandersien", n'en déplaise au viril traqueur de faussaires que tu es.

Si seulement tu m'avais rétorqué : "faut pas croire tout ce que racontent les commentateurs Baldanduche", j'aurais répondu : OK, t'as peut-être raison, mais que veux-tu, moi je ne l'aime pas beaucoup D-H, etc. Et on s'en serait peut-être tenu là.

Or, non seulement tu prétends que j'attribue à D-H des propos, mais plus loin tu vas jusqu'à te persuader que j'ai pris l'auteur de l'article pour D-H lui-même


Que dire si on n'avait pas le souffle coupé par tant d'aplomb dans la manipe? Rarement baldanders aura autant tablé sur son talent fantasmé, qui ne peut que duper une fois, en comptant sur la fatigue de l'autre, mais pas deux, de lecteur/interprète de la "structure des phrases". C'est pas un noyage de poisson, c'est, littéralement, un assassinat de poisson avec poutres et nœud coulant apparents: vouloir nous faire prendre sa confusion pour une "pique" polémique... Son montage évident ne réclamant en outre aucune "intention" de sa part, c'est juste qu'il est malhonnête sans même avoir à se forcer, ça dépasse ses intentions et pas besoin d'invoquer un "refoulement", la mauvaise foi étant capable de tout.

Mais, triste et pathétique sofist se tirant par désespoir une balle dans le pied pour en finir avec la bêtise qui te harcèle tant: ça change strictement rien, tout ton bricolage à l'attention de proto-débiles à abuser sans lubrifiant, ça change strictement rien, je repeat, à tes simagrées rhétoriques: relis toi - le sens de ton énoncé est bel et bien d'attribuer à gdh le reproche d'un "manque de modestie" chez godard, et ce "manque de modestie", c'est le propos du commentateur et non celui de gdh: tu n'y pourras rien changer, même en dansant sur ta tête et en faisant des moulinets avec tes pieds. Saisis-tu l'absence désolante de nuance, son impossibilité même, concernant ce fait, fact? Pauvre bougre, tu m'émeus presque...

Bien évidemment, je l'ai annoncé en amont, suffit de relire: une de tes techniques les plus poilantes est de parachever tes manipes par le trait le plus compulsif de ton comique de répétition inconsciente et machinique: "plusieurs citations de gdh confirment ton sentiment". Ah! La "confirmation", chez baldanders, c'est son titre de gloire, au podium des clowns du filosofisme. C'est son truc le plus ahurissant, par lequel il verrouille par avance toute objection externe à sa "démo": il a des présupposés externes au texte, qui ne sont pas exprimés dans le texte, mais quand ils ne sont pas déchiffrables comme le fruit d'un "refoulement" qu'il fait surgir entre les lignes, sa "lecture" des textes ne fait que confirmer ses présupposés. C'est le même prob avec sa phrase de sartre analysée avec son derrière pensant. C'est le même prob avec son incapacité à comprendre mon propos sur le montage chez godard, cf supra.
Ainsi baldanders la nouille liseuse de l'année peut-il tranquillement fantasmer que tel texte confirme n'importe quelle de ses présuppositions, simplement parce qu'il le dit. Autant dire ici: aussi peut-il tranquillement le fantasmer, cela veut dire, bien évidemment, et c'est une tautologie pléonastique de l'ordre de la paraphrase redondante, qu'il le fantasme tranquillement. C'est l'autorité spontanée, comme on parle de génération spontanée, du savant infaillible par lui-même confirmé.


Petit baldanders, petit joueur, petit tricheur éternel, ne sue pas de malhonnêteté, voyons. Il a une technique de verrouillage de tous ses pores poussée à un degré rare, jouxtant des phénomènes cliniques peu communs. Nous devons postuler ici, nous sommes comme condamnés à le postuler, vu la dénégation massive qui "structure" ses "raisonnements", que vraiment, il parvient à se confirmer lui-même, en tous temps, en tout lieu, comme il en a toujours été. C'est un homme chez qui l'erreur, qui est humaine, est étrangère à son humanité. Et c'est fascinant.
Aussi peut-il s'épargner de constamment me citer quand je lui attribuai en hallucinant une rigueur qu'il n'a jamais eue. Aussi peut-il se confirmer sans avoir besoin d'être confirmé par moi. Aussi peut-il tranquillement tourner en boucle et se bouffer la queue dans sa bouteille de klein hermétiquement close: il peut le dire et il le dit, il peut le faire, et il le fait, comme disait Francis Blanche au Sâr Duval.


Dernière édition par syndic des dockers le Dim 19 Juil 2015 - 8:43, édité 1 fois

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 0:48



Dernière édition par Baldanders le Ven 16 Sep 2016 - 21:04, édité 2 fois
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Dim 19 Juil 2015 - 4:49

Le morveux résiste ? C'était couru. Il a mis quatre ans, le pauvre garçon, depuis cette fameuse "hallucination nocturne" où il a vu clair dans son propre jeu, à parfaire sa carapace. Il se croit maintenant imbattable, n'arrête pas de nous le signifier au cas où on en douterait. N'insistons pas. Tous les signes sont là et ne trompent personne.

S'hallucinant lui-même par sa propre méthode coué devenue transe incantatoire, derviche tourneur tournant inlassablement sur son axe, l'honnête (hum) baldanders psalmodie son unique truc: livrer en ombre chinoise son portrait à travers celui, toujours le même, qu'il veut vous refiler comme une patate chaude qui lui brûle les doigts: car c'est bien évidemment de lui, toujours de lui, qu'il parle, au cas où "on" en douterait. N'insistons pas, dit-il: c'est pourtant ce qu'il fait inlassablement, insister, bien qu'inlassablement il insiste sur le fait qu'il en a fini. S'il réussit à se tromper lui-même comme il en fut toujours, cette obstination ne sera-t-elle pas payante, n'emportera-t-elle pas par sa force d'auto-conviction surjouée le morceau, avec appel à témoins, toutes sirènes hurlantes, tout l'toutim, convocations à la barre de son radeau tragique, s'enfonçant au cœur des ténèbres de la rivalité mimétique, rêvant d'un eden où croissent et rêvent en paix les grenouilles vertes ?

Il lui faut compter sur sa chance: un allié, quelque part, anywhere, venez à mon secours! Tout seul, je ne peux pas y arriver: vous le voyez bien, qu'ici je souffre, harcelé, au bout du rouleau. Eh quoi, ma mission n'est-elle pas louable? Des années que ça dure, misère, j'ai assez donné, j'ai tout tenté, mais le morveux résiste. Ma cause n'est-elle pas noble et chevaleresque? Ne peut-on en finir avec cette pauvre chose, en unissant nos efforts, au delà des clivages partisans? Ne peut-on s'arranger, ne peut-on obtenir ce consensus qui permettrait d'en finir? Allez quoi, vous aussi, comme moi, vous avez souffert et souffrez encore de cette teigne harcelante qui, souvenez-vous, a failli vous faire basculer dans la même folie qui me menace, me hante, dilapide mon énergie. J'en appelle à vos consciences, aux traumas refoulés, tout simplement à l'humaine bonté, car je sens bien que je m'épuise: je n'arrive plus à proférer une imitation de raisonnement, ce que je vais "confirmer" plus bas.  



Passons aussi vite sur son interprétation selon laquelle je reprocherais à D-H d'être "jaloux" de JLG : nulle part il n'a été question de "jalousie", encore du grand n'importe quoi.

Il lui faut passer aussi vite sur cette interprétation, car ce n'en est pas une, évidemment: c'est bien tout ce qu'il a à proposer: citer une fiche wikipédia, des honneurs, une autorité reconnue, là d'où elle parle, sans risque, sans courage, lui opposer un homme solitaire incompris de presque tous les cuistres (sauf baldanders, qui ne comprend pourtant rien à ses films), qui lutte à mains nues, grand artiste provocateur, qui dérange, trop indéterminé, qui méprise les honneurs, a au moins la naïveté d'être vraiment malheureux, blabla, nargue les flics de la pensée, ceux qui se posent en proprios de la pensée, contre l'électron libre qui échappe à leur volonté jalouse de maitrise sans partage de leur pré-carré. Suffit de le relire. Tout y est. Tout l'barnum.
" Au moins, l'autorité dont se réclame Didi-Huberman est-elle sans bavure [...] Fort de ces recommandations, Didi-Huberman peut tranquillement reprocher à Godard son manque de modestie, vu qu'il est officiellement reconnu qu'il échappe lui-même à ce travers"
---> On rejoint sans surprise les éternelles obsessions de baldanders: la faiblesse des petits hommes, des nains médiocres qui se fantasment grands en tapant sur la tête des Géants. Comme sartre crachant sur la tombe de merleau-ponty, ce que révélait le seul examen rigoureux, et sans présupposition, de la "structure des phrases". En raison de passions tristes: jalousie, ressentiment, parce qu'il voulait être la vedette, ne supportant pas la concurrence, avide de gloriole, jamais rassasié. C'est le hochet des vanités humaine, monsieur, je vois clair dans tout ça, et tout ce que je lis ne peut que le "confirmer", comme votre résistance à mon diagnostic implacable ne peut que "confirmer" que vous aussi, si vous le déniez, c'est parce que ça dit quelque chose de vous, de vos désirs cachés, de votre jalousie revancharde envers ceux qui, comme moi, démontrent que c'est tout ce qui vous meut. Baldanders a trouvé un créneau où sans partage il excelle: réduire à peu près tous les débats sur le cinoche à des petites histoires d'égos en concurrence dans un loft story par lui calibré.

Toujours la même rengaine, toujours le même bins: baldanders n'en finira jamais sur ce point, c'est clear.

Et cela, cette scénographie intime hantant baldanders, n'est pas sans évoquer son propre destin sur les vils foras confisqués par un flicosof, qui ne veut pas céder sur son autorité fantasmée: ce dernier veut absolument le faire taire, en finir avec lui, parce qu'il ne supporte pas ce fait, fact: un jour, une nuit, il a vu et exprimé, dans un éclair de lucidité ce qu'il s'est empressé d'obscurcir, depuis, dans le refoulement, le déni: baldanders avait raison, et lui tort. Cet événément notable, fondateur même, pour lui, baldanders s'en souviendra toute sa vie. On le chercha, et on le trouva, tant pis pour on.
Et jusqu'à son dernier souffle, il leur rappellera, à on, qu'il a mis au jour leur insuffisance, leur incompétence, leur escroquerie. Humilié et offensé, le raskolnikov des shouts et des pompeuses notices bio narcissiques déchiquetées par sa soif de reconnaissance, oh misère, on l'a bien sous-estimé.

Baldanders s'est identifié, et c'est à pisser de rire, à quelques parias du monde du spectacle (celui du french cinéma, supérieur à tous les autres cinémas du monde, dixit le mondain qui passe son temps à jacter sur les ragots du petit monde du cinéma franchouille et surtout de la critique franchouille, à peu près ses seuls sujets de discussion, avec mézigue bien entendu), ces contrebandiers sans patrie ni matrie, surtout des vedettes-divas qui mettent en scène leur isolement tragique (ça lui étreint le cœur et ça lui rappelle quelque chose de tenessee en lui aussi), ces esprit libres, frondeurs, blabla, ces carax qui ont su si bien exprimer sa peur de perdre son altérité en le condamnant à la chimpanzite imitative, son cauchemar pavillonnaire intime. Et godard, mon dieu, comme carax, qui lui a appris à simplement regarder toute chose, un corps, du mouvement, des sons, de la couleur, de la lumière, des réactions physiques, des choses sensiblement sensibles qui existent indépendamment de "ce que ça veut dire". Qui lui ont appris à regarder car quand on ne sait pas regarder simplement les choses, eh bien on refoule, et blablabla. Même si ce que fait Godard n'a strictement aucun rapport avec ce qu'il fantasme qu'il fait, eh bien on s'en fiche, puisque baldanders ne parle que de lui, de sa vision pontifiante de l'art, de ses oppositions bateau entre l'intuition pure sans concept et l'intellect pur sans intuition, etc etc.
Again:
Spoiler:


(23:46:16) (985589): L'interview de Godard laisse assez perplexe. Par la vacuité radotante des propos, qui donne l'impression qu'il sucre les fraises. Sa saillie sur le FN, j'imagine que c'était pour "étonner", à la Cocteau. Manque de bol, ça fait plouf tellement il semble déconnecté du monde et de la réalité. La presse s'est déjà emparée de la petite phrase, qui va buzzer à mort dans les prochains jours. On va ressortir des vieux dossiers tout moisis. Bref, opération de comm désastreuse...
(23:47:12) (985589): Comme l'impression que là se joue vraiment un "adieu au langage": les mots n'ont plus de sens.
(23:51:53) (985589): Eloge de Philippe Sollers: wtf?
(23:55:14) (985589): Adieu au langage et adieu au sens: on a l'impression que les phrases se succèdent sans le moindre lien de causalité logique.
(23:56:49) (985589): De même, aucun lien de causalité entre les pseudo-questions et les pseudo-réponses. Non, c'est déprimant...
(23:57:24) Baldanders: JLG a toujours fait de la provoc et a toujours raconté ce qu'il voulait dans l'ordre qui lui plaisait
(23:57:30) Baldanders: mais c'est cohérent, si si
(23:57:55) Baldanders: le problème - si problème il y a - c'est qu'il ne va jamais au bout de sa pensée
(23:58:13) Baldanders: un peu comme s'il obéissait à l'impératif de Flaubert, "la bêtise c'est de conclure"
(23:58:37) Baldanders: du coup, "opération de com désastreuse" oui : parce que tout le monde va chercher à conclure à sa place
(23:59:20) (985589): Oui, il a toujours fait de la provoc et raconté ce qu'il voulait etc, mais ici justement on sent pas ça du tout: on a au contraire l'impression qu'il voudrait tenir un discours cohérent mais qu'il n'y arrive pas. Je sais pas: où est cette cohérence?
(00:00:21) Baldanders: dans la mélancolie : "j'ai essayé, on y est un peu parvenu, et puis plus rien, mais personne ne se rend compte de ce rien" etc.
(00:01:36) (985589): ça fait 25 ans qu'il se sert de ce genre de formule, un peu usée, mais ceci, qui va suivre, explique moi un peu?:
(00:01:52) (985589): " En fait, ce dont vous parlez, ce serait une sorte d'état premier de la perception… De la réception, de la perception, de la réfraction. J'ai toujours été intéressé par ceux qui étaient en marge de ça, des philosophes comme Canguilhem ou Bachelard. Un petit bouquin comme La Philosophie du non, Bachelard l'écrit à l'époque où de Gaulle était à Londres. Moi, je fais toujours un rapport. Ensuite, est-ce que celui à qui il envoie la balle accepte, lui, de considérer cette balle comme un rapport ? De faire son rapport à lui ? Et de m'envoyer un autre rapport ? Je suis toujours surpris quand l'Etat demande des rapports. Il n'y a jamais même une photo dans un rapport. On ne rit jamais en lisant un rapport ! Il faut essayer de comprendre un peu, à sa façon, ce que Heisenberg a pu trouver, ses disputes avec Bohr au début de la mécanique quantique… J'ai essayé de faire un film avec Ilya Prigogine… J'ai fait une fois un interview de René Thom sur les catastrophes. Il était très sympathique. Aujourd'hui, il doit être considéré comme un... blablabla"
(00:02:08) Baldanders: Ça ne sert à rien, les festivals ? Ça ne devrait pas être fait comme ça. Encore un endroit où on devrait faire autrement. Comment ? Je ne sais pas, on pourrait faire en sorte – au conseil des ministres aussi, d'ailleurs – que les délibérations du jury ne soient pas secrètes. On pourrait faire que les films ne passent pas que dans une seule salle… Regardez la liaison entre ça, le spectacle et la manière de gouverner. Cette idée du sauveur suprême…
(00:02:12) Baldanders: ça c'est clair
(00:02:13) (985589): has been'
(00:03:59) Baldanders: ça a toujours sa façon d'essayer de penser, de passer du coq à l'âne - qui ne l'oublions pas ont en commun d'être des bêtes - histoire de trouver dans ces "rapports" comme il dit un peu de liberté, d'air [Ben voyons...]
(00:04:41) Baldanders: bon, c'est étouffant quand il parle de la Le Pen, mais il se rattrape après en parlant du besoin de chefs qui n'est pas assumé
(00:05:49) (985589): Quel rapport entre "la philosophie du non", De gaullle, la mécanique quantique, la théorie des catastrophes de René Thom? Oui, c'est du coq à l'âne: ça donne la vague impression qu'il y a quelque chose à en retirer mais c'est juste "bout d'ficelle -selle de cheval- cheval de course- course à pied"...
(00:06:04) Baldanders: tout est dans le "on pourrait"
(00:06:09) Baldanders: avec en filigrane "moi j'peux plus"
(00:07:12) (985589): Oui, enfin, c'est pas Samuel Beckett, quand-même... lol
(00:07:29) Baldanders: ah mais il y a de ça - je trouve même que c'est très bien vu
(00:07:39) Baldanders: Godot-Godard
(00:08:01) Baldanders: (ah merde quelqu'un l'a déjà faite celle-là, "en attendant Godard", je ne sais plus qui et je ne veux pas le savoir)
(00:09:40) (985589): mais oui, l'a déjà faite: c'est du recyclage. Mais Beckett, y recyclait mieux à mon avis
(00:12:14) Baldanders: c'est autre chose - mais il y a un pont commun, c'est deux grands fatigués qui ont la patate
(00:12:23) Baldanders: allez, bonne nuit
(00:12:52) (985589): Je trouve pas qu'il a la patate. Bonne nuit
(00:34:22) (985589): Un truc sur son "c'est un chef qu'ils cherchaient, il l'ont trouvé": c'est bien entendu une citation. Une phrase célèbre de Lacan, destinée aux "contestataires" de mai 68. Faut pas oublier que Lacan était assez réactionnaire. Quand on contestait l'autorité (la sienne, par exemple), on n'était pas loin de contester l'Ordre symbolique, le nom du Père (à ne pas confondre avec "mon papa", bien sûr). Toute contestation de cet ordre symbolique pouvant s'assimiler à une régression infantile à un "état de nature". D'où le tir de barrage bien connu opposé à l'anti-oedipie de DG en 73. Et les petits soldats de la "cause freudienne" écrvivant leurs pamphlets (comiques, mais sans le savoir) contre les zippis chevelus et tout ça: "l'ordre contestationnaire", "la révolte contre le père"... BHL, qui s'est toujours réclamé du Docteur Lacan, partageait bien sûr ce "diagnostic": le fascisme, la barbarie, c'est un refus de l'Ordre symbolique, de la castration, de la Loi, représentés paradigmatiquement pour lui par la Loi juive.
(00:39:10) (985589): J'avais posté la conf de BHL invité en grande pompe par le Congrès international de la psychanalyse, cad l'école de la cause freudienne, qui réexplique très bien tout ça. Bon, Godard, qui ne sait plus trop quoi raconter, nous ressert la phrase de Lacan: "ils cherchaient un chef et ils l'ont eu". Ses références sont très diluées dans une sorte de pudding poreux, et tout le monde se rencontre: thom, bachelard, Bohr, Prigogine, Malraux, Sollers, Sartre...
(00:40:12) (985589): Sauf Deleuze: son livre sur le cinéma étant pour lui un objet de détestation ultime, et je me suis toujours demandé pourquoi.
(00:53:00) (985589): C'est une "incidente", à la manière de Godard. Y a pas grand chose à en tirer, certes, mais y a pas grand chose à tirer non plus de cette interview molle et sans contenu. On peut bien sûr tenter généreusement d'en sortir une "tonalité" de type beckettien, du genre: je suis épuisé, je ne peux pas continuer je vais donc continuer", etc. Mais la vérité, qu'on ne saura jamais "toute", comme dirait Lacan, c'est que Godard n'a jamais été un penseur: butinant de citations en citations, de traits d'esprit mi-fumeux mi-sublimes en phrase chic et choc. Hystrion, comme Lacan l'était (mais avec un système derrière), il nous laisse sur une forme d'aveu nostalgique qu'il nous servait déjà lors de son exposition impossible, forcément impossible comme dirait Duras: j'ai toujours été une sorte de savant, de physicien, mais personne ne l'a jamais compris... On se consolera en se disant qu'il était surtout Poète: bout d'ficelle, selle de ch'val.... Bon, c'est un peu méchant. J'aime bien Godard, mais je ne suis énamouré au point de trouver...?
(00:53:11) (985589): de la densité dans ses coq à l'âne.

(00:55:07) Baldanders: re-salut
(00:55:17) Baldanders: non non, il ne s'agit pas d'en faire un penseur
(00:55:30) Baldanders: ni même un poète (la formule est trop facile et fumeuse)
(00:55:44) Baldanders: c'est juste un excellent cinéaste et un excellent provocateur
(00:56:23) Baldanders: je retiens un tas de ses petites formules géniales
(00:56:55) Baldanders: c'est un type qui provoque - c'est-à-dire aussi la pensée, ou du moins le questionnement  
(00:57:45) Baldanders: par ex. quand il dit qu'il est un savant incompris, faut pas le prendre au mot, faut entendre ce que ça veut dire : que le cinéma - en montrant - peut découvrir des trucs, c'est tout
(00:58:06) Baldanders: j'ai l'impression que JLG a passé sa vie à légitimer le cinéma, à rappeler ce qu'il pourrait ou aurait pu être
(00:58:17) (985589): n'est-ce pas là une formule assez facile et convenue: c'est devenu un stéréotype de presse d'ailleur: godard, provocateur génial et grand cinéaste. Je suis le premier à trouver que ça a été un cinéaste important. Mais le concept de "provocateur", ça ne m'a jamais fait ni chaud ni froid. Ni la culture des "petites phrases géniales"...
(00:58:47) Baldanders: provoquer des questions, pas pour la pose mais pour que "ça bouge" comme il dit  
(00:58:57) Baldanders: c'est rarement des provocations idiotes qu'il fait
(00:59:28) (985589): Non non, il le disait avec des larmes aux yeux, nullement feintes; si t'as vu le doc. Ah oui, autre formule médiatique typique: "pour que ça bouge". lol
(01:00:01) Baldanders: et je ne cultive pas non plus les petites formules, je dis juste qu'on les retient parce qu'elles rappellent vivement quelque chose d'enfoui
(01:00:11) (985589): Il provoque des questions: sans nul doute. Mais lesquelles, précisément?
(01:00:26) Baldanders: je vais pas détailler, on en aurait pour la nuit  [c'est toujours comme ça avec baldanders, il ne détaille jamais, on en aurait pour la nuit, ou il a une tourte chaude qui l'attend. Ce qui permet à l'interlocuteur de fantasmer que s'il voulait, il pourrait développer... Bonne technique]
(01:01:04) Baldanders: et pour les larmes : oui, mais pour la raison que je dis, à savoir "le cinéma aurait pu" - faut bien comprendre que c'est sérieux pour lui, pas de la blague
(01:01:06) (985589): Si c'est juste pour se dire: voilà un grand cinéaste qui bouscule notre vision du monde notre façon de penser, qui fait bouger les choses: Les inrockuptibles sont d'accord...
(01:01:25) Baldanders: tu me prends pour un con là
(01:01:58) Baldanders: je n'écrirai jamais "voilà un grand cinéaste qui bouscule notre vision du monde notre façon de penser, qui fait bouger les choses" [et pourtant: suffit de relire quelques lignes plus haut...]
(01:02:03) (985589): Mais non. C'est juste que tu ressers souvent ces formules, assorties à : "mais il faudrait la nuit pour détailler". Lol
(01:02:11) Baldanders: je ne suis pas Kaganski [Non, Kaganski à côté c'est Aristote...]
(01:02:21) Baldanders: je te parle ici, dans cette shout, de ce qu'est Godard : pas un penseur, plutôt un provocateur
(01:02:23) (985589): Je sais.
(01:02:34) Baldanders: Godard j'en ai parlé en long et en large ici et chez les Spectres
(01:02:38) (985589): Et je te répond: qui provoque quoi, en l'occurrence?
(01:02:48) (985589): Et t'as dit à peu près la même chose.
(01:03:25) (985589): Même que je m'étais abstenu de te provoquer. Car je me disais que tu serais pas content.
(01:03:41) Baldanders: il n'y a qu'à voir les réactions, ici, là, partout, chez les gens intelligents (cf. Deleuze qui l'admirait) et chez les gens bêtes
(01:03:52) Baldanders: tout le monde se sent concerné par ce que dit Godard
(01:04:16) Baldanders: après, faut trier, évidemment
(01:04:27) Baldanders: le tri, ça fait dix ans que je le fais
(01:04:40) Baldanders: j'ai même donné pendant trois ans un cours sur Godard à des élèves ingénieurs
(01:04:53) Baldanders: tu peux pas savoir ce que ça "provoquait" comme conversations entre eux
(01:05:01) Baldanders: ils remettaient tout en question
(01:05:17) Baldanders: (tout -> les images, le cinéma, la télé)
(01:05:47) Baldanders: les uns pour défendre le statu-quo ("mais si on faisait tous comme Godard ça serait chiant")
(01:06:06) Baldanders: les autres pour dire que quelque chose clochait, quand même, dans la façon dont la télé montre les choses
(01:06:12) Baldanders: dont les journalistes disent les choses  [On croirait lire Guillaume Durand à Esprits libres...]
(01:07:11) (985589): Je dis au contraire que si on veut faire honneur à la tentative que représente le cinéma de Godard, il faut soutenir que c'est un penseur. C'était son ambition: penser le cinéma. Dire que c'était un grand provocateur et tout ça, c'est réduire cet effort risqué, à la réception risquée, à des formules publicitaires. Maintenant: comme c'est un penseur, on peut AUSSI s'interroger sur sa pensée et la critiquer, douter même parfois de sa cohérence ou de sa pertinence.. Voilà ce que je dis: ni plus ni moins.
(01:07:13) Baldanders: et de pse demander comment rendre compte des choses, du temps que ça doit prendre, de la responsabilité de celui qui montre, etc.
(01:07:41) (985589): ça dit pas grand chose, tout ça: conviens en, quand-même. Ce sont des généralités vagues...
(01:07:41) Baldanders: quand je dis "provocateur", je ne veux pas dire "petit malin"
(01:07:55) Baldanders: c'est des généralités vagues parce que je ne rentre pas dansle détail  [because tarte aux champignons dans le four à micro-ondes?]
(01:08:28) Baldanders: mais ce sont des questions sacrément importantes et sérieuses
(01:08:34) (985589): Justement, ça m'interesserait que tu rentres dans le détail. Mais je ne te force pas, et puis tu es fatigué, et moi aussi.
(01:09:03) Baldanders: pour rentrer dansle détail, faudrait par exemple revoir ce clip tourné par JLG pour la chanson "faut pas rêver"
(01:09:35) Baldanders: et parler de ce que ça montre, qui est inouï, alors que c'est la plus banale et commune réalité
(01:09:49) Baldanders: un gamin devant sa télé : c'est ça son clip à Godard
(01:10:09) Baldanders: et ça produit une gêne qui produit une critique
(01:10:24) Baldanders: une critique de la dispersion, de l'inattention
(01:10:40) Baldanders: qui se retourne en critique des objets producteurs d'inattention
(01:10:43) Baldanders: (télé, chansn)
(01:10:49) Baldanders: (chanson, pardn)
(01:10:55) Baldanders: (pardon, pardon)
(01:11:15) Baldanders: mes élèves me disaient : "mais c'est chiant"
(01:12:23) Baldanders: et je leur répondais "peut-être, mais c'est parce que vous ne voyez pas ce qui est montré, vous vous en tenez à l'idée de ce qui est montré : un gamin mangeant une pomme devant sa télé, sauf qu'il y a son expression, il y a ce qui le traverse, qui se voit, qui est capté"  [Mazette...]
(01:12:46) Baldanders: et qui est très sérieux, qi est cauchemardesque, proprement
(01:13:17) Baldanders: je vois très bien Kaganski parler avec un sourire de provocation à propos de ce clip, et il n'a pas tort, c'est ça le pire
(01:13:36) Baldanders: il n'a pas tort parce que Godard est assez intelligent pour savoir commen tce cip va être reçu par les Kaganski
(01:13:50) Baldanders: mais en attendant, Godard montre quelque chose - et c'est fascinant  [Ah, cette manière de continuellement brasser du pur vent, zéro-idées sous une phraséologie vague, tout en annonçant qu'il y a là "quelque chose", un truc "fascinant", qu'il faudrait certes "développer", mais "on n'a pas le temps", "on y reviendra". Or on attend toujours, et quand ça revient, sous forme de petites crottes programmatiques, ça dit pas davantage, c'est toujours de l'ordre d'un effet d'annonce, qui met du mystère et qui préserve de la tâche de vraiment dire quelque chose d'un peu construit...]
(01:14:06) (985589): Je connais pas ce clip, mais je connais bien le cinéma de Godard. Je vois bien ce que tu dis, je connais sa pensée. C'est d'ailleurs un truc bien connu, qu'il se réapproprie, des tas de théoriciens qu'il fait se téléscoper entre eux. Etc. Mais ce que tu me dis là, excuse moi, je trouve que c'est assez bien un poncif, je ne vois pas trop ce que ça provoque à penser. C'est ce que tu projettes, toi: "vous ne voyez pas ce qui est montré, vous vous en tenez à l'idée de ce qui est montré". On dit ça depuis au moins 2000 ans. Parménide, déjà...
(01:14:10) Baldanders: je pourrais aussi te parler du premier épisode de France Tour Détour, que je leur ai montré aussi
(01:14:52) Baldanders: c'est pas ce que je dis qui provoque la pensée, ce que je dis provoque juste la remise en question et appelle un regard un peu plus attentif à ce qui est montré
(01:15:18) Baldanders: je te rappelle que je te parle de mes élèves, à qui j'ai montré ce clip alors qu'ils regardent habituellement Hunger Games ou Spiderman
(01:15:54) Baldanders: donc les forcer à l'attention face à ce qui leur paraît "le quotidien" et, en tant que tel, le "nul", c'est un petit début
(01:16:10) Baldanders: quant au clip, tel que je te l'ai décrit, je n'y vois pas de poncif mais une situation
(01:16:15) (985589): C'est pas la question: la pédagogie peut se servir de tout.
(01:16:20) Baldanders: une situation banale
(01:17:14) Baldanders: oui, Godard se sert de tout : on lui a demandé : "vous avez des scénarios dans vos tiroirs ?" et il a répondu : "non, mes scénarios sont partout, chez vous, chez moi, ici..." [C'est beau. On dirait du Jacques Prévert expliquant à Minou Drouet comment tailler elle-même ses crayons à colorier...]
(01:17:37) Baldanders: provoc ? oui pour Kaganski... mais c'est une leçon, pour moi
(01:17:39) (985589): Banal comme cet énoncé, qui prend un peu le spectateur pour un idiot: ce qui nous ramène à un débat long et épuisant autour d'une certaine vision de l'intellectuel, debord, etc....
(01:18:15) Baldanders: je ne dis pas que les élèves qui trouvent ça inutile, ce clip, sont idiots, je dis qu'ils n'ont pas vu ce qu'on leur montre, et ça je leur ai démontré [Tu m'étonnes: c'est le minimum syndical dans n'importe quelle analyse sémiologique au petit pied des médias. Wolton fait pareil]
(01:18:51) (985589): Oui, tu t'es servi d'un truc comme celui-là. Un autre aurait pu faire l'affaire.
(01:18:51) Baldanders: on est plus ou moins attentif, ça c'est une réalité, et ça n'a rien à voir avec être un intelectuel ou pas   [c'est ben vrai, ça, comme dirait Mère Denis!]
(01:19:18) Baldanders: non, Godard va plus loin que la plupart des autres
(01:19:24) Baldanders: les cinéastes ont une peur bleue du banal  [encore une assertion totalement arbitraire se faisant passer pour une évidence...]
(01:19:50) Baldanders: du coup, ils loupent la richesse qui est partout autour d'eux, et tombent dansle mythe  [parce que Godard, non, son truc c'est de montrer la richesse qui est partout autour de nous sans tomber dans le mythe. J'ai pourtant, con malvoyant que je suis, la nette impression de l'exact contraire: Godard passe son temps à raccrocher toute chose dite "banale" à une gigantomachie mythologique]
(01:20:04) Baldanders: y'a qu'à voir les films de Dumont...
(01:20:08) (985589): Mais je conteste, en ce qui me concerne, la pertinence de ce genre de réflexion assez bateau et platonicienne entre la vérité et l'apparence: ça a fait des tonnes de discussions sans lendemain.
(01:20:34) Baldanders: quelle vérité ? tu importes ici, dans cet échange, un problème qui n'a rien à voir
(01:20:45) Baldanders: jene parle pas de vérité, mais de ce qu'il y a à voir
(01:20:57) Baldanders: soit on regarde soit on ne regarde pas  [ça y est, la mystagogie du regard est lancée, avec toute la machine à poncifs afférante... Vent de généralités flatulentes en vue...]
(01:21:11) Baldanders: si on regarde, tout est possible, on peut tout imaginer, tout penser
(01:21:34) Baldanders: mais si on ne regarde pas, l'objet disparaît, et avec lui ce qu'il pouvait trimballer comme pouvoir d'imagination
(01:22:21) Baldanders: je crois que Godard ne dit rien d'autre que ça, d'ailleurs
(01:22:43) Baldanders: pour avoir de l'imagination, il faut commencer par regarder attentivement ce qui existe autour de nous
(01:23:00) Baldanders: c'est à cette condition qu'on peut imaginer autre chose que ce qui existe  [C'est tellement profond, riche de sens, ce qu'il me dit là, que j'en perds mon dentier. C'était donc ça... Bigre... Commencer par regarder attentivement ce qui existe autour de nous, c'est l'évidence, la plus originaire, la couche la plus pure, collée au réel qui se donne à qui sait regarder attentivement, puis arrive comme par magie ou opération du saint esprit la faculté "imagination", rendue possible secondairement par cette expérience première... Fabuleux Baldanders, qui à chaque occasion ne manque jamais de radoter les hiérarchisations les plus classiquement académiques: alors il faut regarder, attentivement, puis vient l'imagination, la pensée. Si on regarde, on tout est possible, on peut tout imaginer, tout penser. Qu'est-ce que ça veut dire? Rien, nada, du vent: de la métaphysique de grand bazar ou pour les crèches...
(01:23:11) (985589): Honnêtement, pour moi ça veut pas dire grand chose: métaphysique bien réelle, du réel, du regard, si on regarde tout est possible... Et le pouvoir de l'imagination, etc. On dirait du saint exupéry: "dessine moi un mouton".
(01:23:18) Baldanders: sinon, on est dans le refoulement, et on cauchemarde cette réalité qu'on refoule  [Aaaah, le refoulement. Enfin! Je l'attendais et commençais à m'inquiéter: LE concept magique de baldanders, puisé dans freud expliqué par tata irma dans Cosmopolitan: ben oui, ça tombe sous le sens: si on voit pas attentivement, on refoule. Et pas que du goulot. Baldanders étant très attentif à toujours bien voir pour que se mettre en branle la machine à penser, ne tombe pas dans ce genre de piège: il voit les choses, pour commencer, et ainsi ne refoule pas, contrairement à une multitude de gogos atteints de champanzite qui, eux, ne voyant rien (de ce que voit baldanders avec effroi), font tout à l'envers: ils n'ont pas regardé attentivement, et c'est ce qui fait que votre fille était muette: ils "refoulent". On va pas se demander, à cette heure propice à la digestion des tourtes, si ce qu'on nomme en psychanalyse le "refoulement" ne résulte pas du fait d'avoir vu et, ayant vu, ne pas vouloir voir. Non, Baldanders va bien nous expliquer le "refoulement", sa formule magique qui explique tout: le refoulement, ça arrive quand on ne regarde pas, tout simplement. Si on regarde, tout est possible, on peut tout imaginer, penser! Et au fond, notez-le, godard ne dit pas autre chose - ce que baldanders a compris. Heureusement qu'il instruit les apprentis-ingénieurs de ce processus absolument formid et imparable]
(01:23:56) Baldanders: oui, bon, on tourne en rond - je crois en effet que pour toi "ça ne veut pas dire grand-chose"
(01:24:13) Baldanders: alors je ne vais pas insister
(01:24:35) Baldanders: dommage, je te parlais d'expérience, pas de métaphysique, de vérité ou de je ne sais quoi  [Aaaaah, l'expérience! L'expérience brute, toute nue, toute pure, toute originaire, qui consiste à, on imagine, "voir" attentivement. On se demande vraiment pourquoi des idiots comme Kant, Husserl, Derrida, se sont cassé le cul à se demander en quoi consiste une expérience. Ils n'avaient pas vu ce que Baldanders, en toute simplicité, a vu, lui: c'est qu'il ne nous cause point métaphysique, de vérité ou je ne sais quoi: nenny! Baldanders, lui, en toute simplicité, est en deçà des métaphysiques qui fantasment un accès direct à la vérité, il nous parle de choses simples et si nous ne parvenons pas à saisir l'évidence de la simplicité de ce dont il parle (regarder, voir, tout simplement), nous sommes en pleine métaphysique. Baldanders ou le bon sens près de chez vous, comme jadis Félix Potin. On comprend son agacement face aux pseudo-intellos qui se branlent dans l'abstraction pendant que lui, baldanders, nous parle simplement de choses simples et évidentes comme regarder. Une putain de remise en question de nos habitudes de penser! Grâce non seulement à baldanders pédagogue, mais encore grâce à Godard, qui, à l'en croire, provoque la remise en question de plein de trucs que grâce à lui, notamment, baldanders a enfin pu interroger. C'est formidable. Une leçon d'humilité pour tout qui plane dans la métaphysique ou que sais je de la présence pure hic et nunc...
(01:24:43) (985589): Tu vois pas que c'est une vieille litanie théorique, ce truc? Le réel, ce qu'on refoule... Ce sont ces catégories que je conteste depuis qu'on se frite ici ou là: ne t"étonne pas que je ne sois pas très enthousiaste...
(01:25:12) (985589): Mais justement: t'es dans une métaphysique naïve de l'expérience.
(01:25:22) Baldanders: le réel, c'est la douleur quand tu te casses la gueule
(01:25:52) Baldanders: faut reconnaître cette douleur pour pouvoir ensuite la reconstruire comme un plaisir
(01:26:03) Baldanders: mais si tu ne t'es même pas aperçu que tu es tombé, alors tu n'es pas dans le réel  [Alors ça c'est plus fort que du roquefort et saint exupéry se fracassant sur un bec de gaz avec son avion. C'est tellement simple pourtant, bien que compliqué mais c'est ça qu'y faut bien comprendre: reconnaître sa douleur pour pouvoir ensuite la reconstruire comme un plaisir. On sait pas trop ce que ça veut dire, mais ça a l'air plein de richesse et de profondeur qui font sens. Comme un énoncé énigmatique qui met en branle un je ne sais quoi qui nous ébranle...]
(01:26:07) (985589): C'est du lacanisme d'école, tout ça: bhk dit exactement la même chose.
(01:26:16) (985589): M'enfin
(01:26:57) (985589): Si tu vois dans Godard des dualismes aussi convenus...
(01:27:03) Baldanders: quoi "tout ça" ? tu me dis "le réel", tu me dis "catégorie", et ça y est, le compte est bon ?
(01:27:32) Baldanders: quel dualisme ? je te dis et répète que tout est possible y compris de percevoir la douleur comme un plaisir !
(01:28:20) Baldanders: qu'il y ait des gens qui ne voient pas ce qui leur traîne sous le nez, c'est une évidence, "m'enfin"
(01:28:48) Baldanders: Godard filme ce qu'on a sous le nez, c'est pas plus compliqué - mais pour Kaganski c'est de la "provoc"
(01:29:11) Baldanders: c'est dire le monde virtuel dans lequel il se perd, Kaganski
(01:29:38) Baldanders: alors voilà un dualisme comme tu les aimes : Kaganski est sur la lune et moi sur terre, ça j'assume complètement ce dualisme-là  [Aaaah! Baldanders-pieds-sur-terre, qui dit des trucs simples que même un enfant peut comprendre: tout est possible y compris de percevoir la douleur comme un plaisir, mais ça c'est pas possible si on voit pas ce qui nous traine sous le nez et si on se casse pas la figure. Le choc du réel, bing, puis les poids des mots. C'est plus lacan expliqué par Paris-Match, c'est une évidence sans le moindre dualisme entre percevoir et penser (j'ironise bien entendu: baldanders nage jusqu'au coup dans ce genre de dualisme mais il assume, et ça, ça change tout!), surtout si l'expérience de la douleur peut être perçue comme un plaisir par le fait de regarder attentivement ce qui vous traine sous le nez avant de se le prendre dans la trogne. On comprend strictement rien à ce qu'y raconte, mais pas grave, on imagine que ça a "du sens", qu'y faut se mettre en mode "flottant" pour bien capter tout ça par les sens et conclure d'un ton pénétré plein de promesses programmatiques: "ça me parle, ce que tu me dis, au niveau du vécu du senti, je sens un truc qui vibre, là...."
(01:30:42) Baldanders: mais bon, ça nous éloigne des derniers paradoxes hasardeux de JLG - tant pis, faut dormir
(01:30:44) Baldanders: ciao
(01:30:58) (985589): le dualisme, archiclassique: c'est entre "le réel" (comme une sorte d'évidence, mais qu'on ne veut pas voir), et sa "reconstruction", ou "réélaboration". Je vois même pas ce que ça veut dire: il n'y pas cette différence, métaphysique, entre un Réel originaire et sa reprise dans l'ordre de la pensée, ou imagination, ou mieux-voir, etc....
(01:31:35) (985589): Oui, on va dormir. lol.
(01:34:51) Baldanders: mais les journalistes dont tu moques les formules toutes faites, ils sont où ? en quoi leurs formules sont foireuses, s'il n'y a pas un "réel" qui les ridiculise et les renvoie à leur absurdité ? c'est quoi l'absurdité d'un propos si tu ne peux pas lui opposer le réel de son sujet ?
(01:36:48) Baldanders: un exemple encore plus simple : mon voisin frappe ma voisine, j'assiste à la scène, bon - eh bien quand le voisin racontera que c'est le contraire qui s'est passé, que la voisine l'a frappé, il sera soit dans le mensonge (càd le refoulé volontaire du "réel") soit dans le délire (càd le refoulé involontaire du réel)
(01:38:10) Baldanders: tu as là une différence assez claire, me semble-t-il, entre le "réel" et sa "réélaboration" [Ben oui... Alors donc, Godard permet de penser tout ça et de nous forcer à interroger un truc de ce genre qui n'était ni clair ni évident pour ceux qui n'auraient pas aperçu cette chose que l'on refoule si aisément... On est cons, quand-même. Heureusement qu'on peut apprendre à mieux regarder attentivement pour refouler moins.]
(01:38:23) (985589): Mais ces journalistes sont les premiers représentants de cette métaphysique du "Réel". L'absurdité d'un propos, ça n'a jamais été qu'on ne peut pas lui opposer "le "réel", c'"est au contraire d'imposer l'Idée de ce réel + l'idée que ceux qui ne veulent pas le voir le "refoulent". Par exemple: "le Réel", c'est l'économie libérale, le Réel, c'est ceci, cela. Et ceux qui ne sont pas d'accord: c'est parce qu'ils sont dans l'illusion, ils refoulent, etc
(01:38:26) Baldanders: et si tu ne fais pas la distinction, c'est que tu nages dans l'absurde
(01:39:16) Baldanders: quand tu me cites des exemples de "Réel" tu me parles de l'économie libérale, c'est-à-dire d'un mot fourre-tout
(01:40:09) (985589): La distinction, elle est à faire, entre un discours qui prétend coller au réel, et un discours qu'on tient pour irréel: se méfier de cette distinction, c'est le ba.ba de toute disposition philosophique critique.
(01:40:19) Baldanders: dans le clip de Godard tu vois quelque chose, ce n'est pas un concept (même si tu peux en tirer des concepts, tant que tu veux), c'est un corps, du mouvement, des sons, de la couleur, de la lumière, des réactions physiques, etc.  [Oh là là, mazeeette, et dire que comme un pur idiot je ne m'en étais pas rendu compte, insensible à tout ça et plaquant là-dessus des mots fourre-tout!]
(01:40:47) Baldanders: c'est ça, tu me parles d'un "discours" - moi je te parle de ce qu'on VOIT dans ce clip [Leçon de regard, de la grande pédagogie: baldanders m'explique que si je vois quelque chose dans un clip, il importe que je le vois bien, et m'expliquant qu'il croit avoir compris que je ne le voyais pas et voyais à la place un mot fourre tout comme "économie libérale". Y comprend strictement que dalle à ce que je raconte, on va appeler ça un dial de sourds dans lequel y a un aveugle qui sait pas lire.]
(01:40:58) Baldanders: ou du fait que j'ai VU mon voisin frapper ma voisine, etc.
(01:41:45) Baldanders: je ne dis pas "mon discours renvoie au réel", je dis : "il y a quelque chose à voir là, là, là"
(01:42:15) Baldanders: je ne dis rien, a priori, de ce que je vois - je constate
(01:42:16) Baldanders: (ce qi ne m'empêche pas de me méfier de mes yeux et de mes oreilles)  [J'aime cette façon d'inciter ses interlocuteurs un peu concons à revenir aux choses simples, terre à terre, quand ils décrochent pour planer dans la lune en plaquant des mots fourre tout sur un truc qui n'a pourtant rien à voir avec ce dont ils parlent mais à quoi lui répond en invoquant ce truc...]
(01:42:29) (985589): Si c'est pour apprendre aux gens la différence entre voir un lapin dans un pré et se méfier de l'illusion qui consiste à voir une girage dans une soucoupe volante, je n'ai pas besoin de Godard...
(01:42:43) (985589): girafe
(01:42:48) Baldanders: eh bien si, justement, tu as besoin de Godard - et moi aussi  [Ah! Crotte alors, moi qui pensais que... J'avais pas vu. Voilà pourquoi je tends tellement à refouler]
(01:43:19) Baldanders: parce que cette confusion entre lapin et girafe, y'a pas mal de gens qui la font [c'est ben vrai, ça. On se croirait dans un dial de Goossens.]
(01:43:53) (985589): Bon. On se dit bonne nuit? lol
(01:44:00) Baldanders: bonne nuit
(01:44:03) (985589): Parce que sinon, on est pas couché.
(02:14:09) (985589): D'autant que je ne suis pas d'accord avec ta perception de ce que le cinéma de Godard chercherait à faire: pour moi, ce que fait Godard, ce n'est pas de nous dessiller les paupières pour nous rappeler à un réel qu'on refoulerait, ce réel qu'on comparerait à un coup de poing qu'on reçoit dans la figure... ça, à la limite, ça serait l'ambition d'une certaine forme de "naturalisme" (concept à manier avec des pincettes), comme on pourrait le trouver chez un Pialat ou un Cassavetes, avec leurs différences.
(02:21:25) (985589): Ce que fait, me semble-t-il, godard, dans ses meilleurs films, et pour rester dans ces analogies et métaphores, c'est de questionner justement cette tyrannie du Réel qu'on assène comme un coup de poing. C'est de soupçonner une autre possibilité d'envisager "le réel", derrière "l'évidence" du Réel dont tant d'idéologues voudraient nous faire croire que c'est ceci, cela, le Réel, parce que c'est évident comme un coup de poing, et qu'il n'y a pas d'alternative à ce réel x ou ce réel y. Pour faire court, ce que fait Godard, la plupart du temps, c'est de montrer, au contraire de ce que tu suggères, que derrière toute forme de Réel asséné comme une "évidence", se cache toujours un Discours du réel et sur le réel. C'est pour cela que son cinéma est anti-réaliste au possible: il replace toujours le sentiment du réel, son expérience, posés comme "évidences", dans un régime de Signes, dans les constructions langagières, textuelles, etc, qui rendent possible une représentation du "réel".
(02:24:45) (985589): Le cinéma de godard, si on l'envisage de cette façon, ce ne serait donc pas de chercher la Présentation, la Présence, derrière la Re-présentation, mais de toujours insister sur le fait que tout est Re-présentation: qu'il n'y a pas un "réel" pur et brut caché derrière la Re-présentation. Qu'on a toujours affaire, originairement, à de la re-présentation. Ce serait donc, si on accepte de me suivre là-dessus, un cinéaste qui exerce son soupçon sur cette "métaphysique du Réel" que je critiquais plus haut.
(02:32:21) (985589): C'est pour cela que je ne t'ai pas suivi dans ta relecture de ce que ferait le cinéma de Godard. Si c'était pour apprendre à "voir" comme on apprendrait à faire la différence entre réalité et illusion, vérité et mensonge, réalité et refoulement, alors en effet on a pas besoin de Godard pour ne pas confondre la vision d'un lapin dans un pré avec celle d'une girafe dans une soucoupe volante. Même si tu dis qu'il y en a bcp qui confondent. C'est sûr qu'il y en bcp qui confondent. Mais je ne pense pas que la "pédagogie" de Godard leur soit d'un grand secours dans ces cas-là. Je remarque d'ailleurs que pas mal de gens, qui sont béats d'admiration devant des films de godard parce qu'ils ont l'impression que c'est un merveilleux délire que chacun interprète "comme il veut", sont tout disposés à croire que s'il filmait un lapin dans un pré, ils sont en droit de voir une girafe dans une soucoupe volante...

(02:38:03) (985589): C'est donc surtout ton interprétation de ce qui serait en jeu dans le cinéma de Godard qui me laisse sceptique plus haut. J'ai l'impression que tu "plaques" sur le cinéma de godard une certaine idée du "Réel" et de son "refoulement", à laquelle tu tiens certes, mais qui n'est pas vraiment le problème dont s'occupe Godard...
(03:01:15) (985589): Maintenant, on peut bien sûr contester ma perception du "problème dont s'occupe Godard. M'opposer qu'au contraire, il faut voir son effort comme une prolongation de "l'ontologie du réel" de Bazin, le "père fondateur". "Ontologie du réel" que pour ma part je ne comprends pas très bien, tant pour moi ça ne veut pas dire grand chose. Je pense que Godard s'est au contraire écarté de cette "ontologie du réel". C'est en tout cas ce que j'en ai retiré pour mon propre compte.
(03:05:41) (985589): Il y a bien des façons de comprendre cette phrase prononcée dans le générique du Mépris, dont on sait qu'elle est (ironiquement) prêtée à Bazin mais dont Bazin n'est pas l'auteur. Les "phrases" toutes seules (culture de l'aphorisme, de la citation: j'ai horreur de ça, personnellement. Pour moi, l'aphorisme ne peut pas tenir lieu de pensée. Faut développer sinon ça ne dit rien, c'est juste une mignardise de l'esprit, puis on passe à une autre):
(03:15:58) (985589): " « Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs. "Le mépris" est l'histoire de ce monde. » J'avais un peu questionné le sens de cette phrase, assez énigmatique quand on y réflechit, dans le texte infra. Pour moi, elle peut être comprise comme un soupçon porté sur "l'ontologie du réel". Elle ne dit pas en quoi consisterait un cinéma "qui ne substitue pas à notre regard un monde qui s'accorde à notre désir". On peut cependant se demander si le cinéma qu'a tenté Godard n'était pas justement cette tentative de NE PAS substituer à notre regard un mode s'accordant à notre désir. En quoi consisterait ce "regard", dès lors? Pour moi, un tel "regard" ne serait pas la "Vision" du Réel, tel qu'en lui-même dans sa présence, masquée par le fantasme, le désir, le refoulement (la "Vision" des essences chère à Platon), mais un regard constructiviste, qui casse l'identité archaïque Vision = Réalité, pour indiquer que ce qu'on appelle "regard", c'est un travail de la pensée. Percept-affect-concept indissociables,
(03:17:49) (985589): comme disait Deleuze. Il ne s'agit pas de "retrouver" le "réel" perdu, mais de saisir que le réel se construit sur un plan constructiviste auquel il ne préexiste pas.
(03:18:07) (985589): http://mainoptique.blogspot.be/search/label/Haneke%20%28Michael%29



Je passe itou sur la compulsion de notre maniaque en chef à répéter que je suis un imposteur : il a tellement besoin de le dire que ça sonne affreusement faux.

Je n'ai aucune compulsion à répéter que tu es un imposteur, une fois encore, tu n'éclaires que ton image projetée en miroir sur ton écran: c'est toi qui répètes inlassablement que c'est moi l'imposteur, le démontres, le prouves, dans chacun de mes dénis et refoulements confirmés par la mise à jour mémorable par toi de mon imposture, blablabla... Et ça sonne affreusement faux, de m'attribuer ton unique obsession motrice à jacter, ton seul élan vital depuis quatre ans, quand tu dépasses tes citations et tes liens au tarif syndical: alors oui, à ce sujet, tu es intarissable, et jamais tu ne finis d'en finir enfin de dénoncer cette imposture. Il suffit de lire, tout est là, sous tes yeux, ta plume, ce besoin de le dire et de le redire, à l'infini.
Mais la seule façon pour toi d'en finir pour de bon, en dehors des manipes de verrouillage informatique, c'est de lâcher prise sur ton besoin maniaque, compulsif, d'en finir avec mézigue: tu sais que c'est la seule issue. Ainsi tu pourras retourner citer le bottin mondain dans la shout d'enculture, retourner à tes petits pets de grenouille ponctuant la météo et la critique du jour, tes petites habitudes, à ton rythme, sans t'énerver. Pense-y: ça te tente, avoue. Lâche l'affaire, t'as pas le gabarit pour ce genre de choses, et tu ne le sais que trop bien: tu n'y laisseras que ta santé, et des spams fossilisés dans la glu.





Ainsi, selon Jerzy, "pouvoir le faire", autrement dit : "en avoir les moyens", "en avoir l'autorité" (tel était exactement mon propos) est synonyme de "faire". Ou plutôt ça a "le même sens", et la différence serait purement "syntaxique".

Cette lecture diagonale à oeillères en dit long sur le genre de lecteur qu'est notre filisofe : passif et paresseux. Car si je voulais dire que D-H reproche à JLG son manque de modestie, eh bien : je le dirais ! L'ai-je dit ? Non : j'ai dit que, bardé de preuves d'autorité, D-H a exactement les moyens de faire ce que l'auteur de l'article dit qu'il fait, et donc que ça ne m'étonnerait pas qu'il l'ait fait dans le bouquin en question.

L'a-t-il dit? Ben oui, il l'a dit, même qu'il le redit in petto, en variant à peine son énoncé de base: " Fort de ces recommandations, Didi-Huberman peut tranquillement reprocher à Godard son manque de modestie, vu qu'il est officiellement reconnu qu'il échappe lui-même à ce travers. Y a autre chose, de plus subtilement intéressant à comprendre, élevant le débat vers des profondeurs insoupçonnées?

" Non : j'ai dit que, bardé de preuves d'autorité, D-H a exactement les moyens de faire ce que l'auteur de l'article dit qu'il fait, et donc que ça ne m'étonnerait pas qu'il l'ait fait dans le bouquin en question." ---> ma foi, gros ballot sur orbite, je n'ai pas la berlue, tu le redis encore, donc, ici-même. C'est la même idée, exactement, la seule que t'aies jamais eue, quel que soit le sujet envisagé. C'est ptêt vrai, ptêt faux, mais franchement on s'en bat les roupettes: ça n'a absolument aucun intérêt, c'est des considérations de psycho-mag et on ne voit vraiment pas là-dedans la moindre matière nourrissante à exploiter pour un débat, même sur la reproduction des huîtres en mer caspienne.


Ah mais c'est qu'il est bien emmerdé le petit Jerzy, parce qu'il ne peut plus le nier, que je n'ai à aucun moment "confondu" l'auteur de l'article et D-H.

Ben si, pauvre troufion par lui-même halluciné: tu ne cesses de le dire, que tu confonds l'article et dh, puisque tu en viens même à justifier cette confusion comme appelée par le texte de dh qui "confirme" qu'il fait bien ce que le commentateur dit qu'il fait: simplement, tu machines une gesticulation sophistique pour détourner l'attention: nier une confusion faite à ton insu en lui substituant une confusion désormais faite à dessein, pertinente parce que le texte confirmerait le commentaire avec lequel il peut en somme se confondre, par la grâce de ta rigueur analytique impayable: "je suppose en effet que l'article dit vrai, d'une parce que ça ne m'étonne pas, et de deux parce que plusieurs citations de D-H dans l'article confirment mon sentiment." .

C'est formid, de supposer que l'article dit vrai, d'une parce que ça ne t'étonne pas (comment ça pourrait t'étonner, on se le demande, puisque sans le moindre argument à l'appui de ta supposition, tu dis qu'il confirme ton sentiment, que tu tires du commentaire et non du texte, et que sans passer par le texte, tu te contentes de dire qu'il confirme le commentaire), et, de deux, tu ne fais que répéter dans la seconde partie de ta phrase grotesque cela même que tu assertes dans ton "d'une". C'est la même chose, ahuri vespéral athlète des tautologies: tu supposes que l'article dit vrai, d'une parce que ça ne t'étonne pas (difficile de faire plus idiot dans le non-argument tiré de sa propre autorité s'autorisant d'elle-même: "je suppose que c'est vrai parce que ça ne m'étonne pas", on croit rêver, mais non, on rêve pas). Et de deux, plusieurs citations dans l'article (mais cites-les, alors, pauvre ahuri menacé par le surmenage de tes méninges en capilotades), confirment ton sentiment, puisque tu supposes que l'article dit vrai parce qu'il ne t'étonne pas, d'une. Gllouglouglou.
Et ta propre bêtise fermée sur sa boucle circulaire, elle ne t'étonne pas, saint ewaré et martyr comme on dit en wallonie? Ménage toi, mon petit toc, tes âneries atteignent leur point de non-retour, signe alarmant de l'implosion psychique qui s'abattra sur toi sans crier gare, inévitablement.


Je suis seulement parti de cet article pour exprimer ce que j'appelle mon "sentiment" ou mon "intuition", ce qui fait évidemment s'esclaffer le petit Jerzy qu'un oui ou un non font lourdement ricaner ces jours-ci blabla

Ben ici aussi, chétive endive auto-germinale, tu répètes la même non-idée qu'en 1 et 2, qui donnent 0, qui ne se confirme qu'en confirmant qu'elle se confirme: t'es parti d'un article pour exprimer ton "sentiment", et ton "sentiment" confirme à tes yeux qu'il est vrai parce que "d'une" ça ne t'étonne pas et que, "de deux", plusieurs citations dans l'article confirment ton sentiment. Redis moi ça une quatrième fois, j'ai peur de ne pas comprendre. Et on est bien avancé avec ça, ad inf repetitas, merci! Voilà qui a le mérite de ne rien dire en te bouffant la queue.
Je gage que tu te mettras en devoir, c'est la phase qui suivra nécessairement, de trier avec le brio inventif qui te caractérise dans l'idiotie circulaire, ces fameuses citations qui ne manqueront pas de "confirmer" ton sentiment qui ne t'étonne pas autant que ta bêtise non-argumentaire, qui elle me chavire de stupéfaction...

Rira-t-il autant quand je lui montrerai (point 2 à venir) que ce "sentiment" a été corroboré par la lecture de Breaker puis de Borges eux-mêmes du livre en question ? Rira-t-il autant quand je lui rappellerai qu'il a lui-même reconnu être d'accord avec Borges, qui est d'accord avec moi ? Rira-t-il quand il devra bien reconnaître, le petit Jerzy, qu'il est... d'accord avec moi ? Aïe !

Ben oui, pauvre avorton par l'ampleur de sa tâche ubuesque épuisé, que je rirai autant. Que vas-tu encore fantasmer, mon petit ténia-bis? Ce n'est pas parce que la lecture de breaker puis de borges eux-mêmes corroborent à tes yeux tes sentiments, ce n'est pas parce que je suis d'accord avec borges sur un point précis, que par magie tout ça efface tes tautologies, carabistouilles, vasouillages et compagnie relevées ici: en quoi ça les effacerait, tes manipes sophistiques, pitre?  


Mais attendez, j'ai encore mieux sous la main, une vraie perle, lisez-moi ça :
Jerzy a écrit:Je suis bien évidemment d'accord avec Borges sur la faiblesse opportuniste de GDH surfant sur la vague des critiques d'antisémitisme etc adressées à godard

Quoi quoi quoi ? Jerzy ne serait-il pas en train de confondre ce que dit Borges avec ce que dit D-H ?

Car à lire Jerzouillon, D-H surfe bel et bien sur "la vague des critiques d'antisémitisme etc adressées à Godard". Cette fois, pas de doute, pas d'ambigüité, pas de débat, pas de "il pourrait" : D-H le fait, il "surfe", c'est dit, c'est clair, c'est assumé.

En quoi admettre cela me fait me contredire, me dédire, sur ma critique de ta confusion désormais validée par toi-même, dans ce cercle infalsifiable où tes sentiments confirment qu'un article dit vrai parce que ça ne t'étonne pas qu'il dise vrai vu que "des citations" le confirment, ce qui ne t'étonnerait pas davantage ? Explique moi ça, courgette tubulaire. J'attends.
Y a aucune contradiction entre mon propos sur un point de l'analyse de gdh et le fait que je sois d'accord avec borges ou breaker sur un autre; on n'est pas dans le "tout ou rien", sauf dans ton imagination en surchauffe. Je me sépare de dh sur tel point, mais je pense que sa critique est fondée sur tel autre, et là-dessus j'ai amplement développé. Contrairement à toi qui enfiles trous noirs sur vides ventilés, dans des tautologies circulaires d'une ineptie affolante qui rendraient chèvres des centaures. Faut aimer la rigueur pour le sport, pour se donner envie de feedbacker sur un tel néant pur.

Oui, je pense qu'il surfe là-dessus, et alors, qu'est-ce qui te chiffonne dans le fait que je le dise?
Je pense qu'il le fait, sans avoir eu besoin de le lire, après avoir écouté son interview sur france-culture. Quant à le lire, il me suffit de consulter les citations de dh dans l'article pour être en mesure de discriminer ces dernières de leur commentaire: ce genre de tissage avec des bouts de phrases entre guillemets, quand on y est un peu exercé, on ne s'y laisse pas prendre, on voit aussitôt apparaître les distorsions, les détournements. Que ce soit dans l'article, ou dans ton recours à cet article: les ficelles sont épaisses. Je connais: j'ai lu et annoté assez de mémoires de fin d'études s'adonnant à cette pratique pour apercevoir au premier coup d'oeil ces trucs d'universitaires. Même si ça te défrise, mon bouboule, ça s'apprend et c'est un métier.

Et où as-tu vu que je confondrais ce que dit borges avec ce que dit D-H? Sophisme de bastringue: j'ai écouté dh là-dessus, je ne me fonde pas sur ce que dit Borges, je dis que je suis d'accord avec lui en ayant puisé directement à la source, qui est le propos de dh sur ces questions: où est le prob, dès lors? Aucun rapport avec ta manipe, là aussi tu peux danser sur ta tête: je n'ai pas machiné un sophisme honteux du genre de celui que tu m'as servi plus haut pour sauver tes meubles en toute hâte; je n'ai écrit nulle part un "fort de ceci cela, il peut..." (en m'appuyant sur le commentaire d'un autre), puis sans honte bue, tenté de me justifier par un clownesque: "j'ai dit qu'il peut, je n'ai pas dit qu'il fait" ---> Ton analogie bricolée ici, ton plan B catastrophique pour justifier ton pataquès par un autre pataquès, est donc nulle et non avenue: tu ne trouveras nulle part sous ma plume la manipe que tu t'autorises, que tu voudrais m'attribuer pour détourner l'attention de la tienne. Cherche, cador. Peut-être qu'en jonglant avec la simple "structure des phrases" tu me sortiras des truffes de ton chapeau à double fond mité? J'attends.


Mais comment l'élève Jerzy le sait-il, que D-H surfe ? Ah mais il ne le sait pas : il le suppose. Et comme il est courageux et vaillant, il va bien plus loin que moi : il ne dit pas que, D-H étant ce qu'il est, il pourrait bien être celui dont parle Borges, non : il dit qu'il l'est, tout simplement !

Toujours les mêmes sophistiqueries sans objet, sans contenu. En quoi donner raison à borges sur ce point rendrait caduques mes remarques concernant un autre point? Que j'avais déjà énoncé auparavant, avec ou sans gdh, et que je t'inciterais vainement à relire si tu n'étais pas pas obstrué de tous tes pores par ta mauvaise foi pulvérulente, n'y comprenant goutte, t'empressant de les retraduire pour leur faire dire ce que t'as envie qu'elles disent. Ce qui a été démontré par le menu plus haut, en l'absence de tout doute taraudant ta suffisance auto-confirmée qui ne m'étonne ni d'une ni en deux.

En attendant, tu ne dis rien, n'as rien dit, et immanquablement ne diras rien qui vaille la peine de s'y attarder, parce que, comme toujours, y a pas un atome de pensée, de réflexion stimulante, d'argumentation (même pour sodomiser des anophèles textuels) dans tes rodomontades répétitives dont l'ampleur sémantique est intégralement circonscrite dans ton orgueil de nain blessé, qui finit toujours plus petit et qui n'en finira jamais de se rassurer par la méthode coué, la seule qu'il connaisse à défaut de la maîtriser, ad libitum.



Blablabla

... blablabla itou...

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 10:26



Dernière édition par Baldanders le Ven 24 Mar 2017 - 10:52, édité 4 fois
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Dim 19 Juil 2015 - 10:34

Post-scriptum: j'ai failli manquer un autre de ses mensonges éhontés:

1/ Tu as stupidement cru que j'ai pris un article sur le livre de D-H pour un article de D-H lui-même, alors que le nom Didi-Huberman apparaît plusieurs fois dans les citations que j'ai faites de l'article

Comment pouvait-il soutenir une telle ânerie, alors même que dès mon premier post, je relevais ceci:

Délices sans fin du montage citationnel baldandersien, qui attribue ici au texte qu'il copie-colle les propos qui sont ceux dans le commentaire sur ce texte: où, dans son texte, GDH parle-t-il de "manque de modestie"?
Ce qui, bien lu et bien compris, attire son attention sur le fait qu'il attribue au texte de gdh un propos ("absence de modestie") qui est celui du commentaire sur ce texte de gdh.

Puis plus loin, bien avant son enfilade numérotée d'arguties, ceci encore:

Pour le reste, gesticule dans le vide phrastique de ta méthode coué devenue compulsive pour tenter vainement de faire oublier que t'as rien compris aux propos de GDH et que c'est bel et bien toi qui te plantes royalement par ton rachitique commentaire unissant en les confondant le texte et son commentaire idiot. Ton incompréhension est déjà manifeste dans le choix des passages que tu sélectionnes: uniquement ceux que tu réécris dans ta tête en les montant de telle sorte qu'il disent, dans ta tête toujours, ce que tu as décidé a priori qu'ils devaient dire.
C'est ta piteuse méthode de lecture, tu n'as jamais varié.

Comment Baldanders pouvait encore oser, dès lors, ce piteux mensonge, longtemps après ces deux posts? Serait-il incapable de simplement lire? Faut-il conclure, selon la formule consacrée, qu'un baldanders ose justement tout, et que c'est à ça qu'on le reconnaît?

N'en jetons plus. Désormais, le compendium de ses sophismes, manipes, arguties, dénégations, pataquès redoublés par des pataquès plus burlesques encore, examinés par le menu, s'effondre comme un château de cartes emporté par un vent mauvais.

Qu'inventera-t-il encore pour s'enfermer à triple verrou dans sa bouteille de klein, y consolider son fort chabrol bâti avec de la poudre de perlimpinpin?

Mystère...  

Edit: Ah non. Il vient de réitérer. C'est à l'avenant, et c'est, comme toujours, entre la truffe et la tourte, une tragi-comique parodie d'argumentation.


Dernière édition par syndic des dockers le Dim 19 Juil 2015 - 10:47, édité 2 fois

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 10:36



Dernière édition par Baldanders le Lun 6 Mar 2017 - 15:36, édité 3 fois
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Dim 19 Juil 2015 - 10:43

J'ai déjà répondu à tout ça. Je te laisse répéter, telles quelles, tes vaticinations qui ne sont et seront taraudées par aucune espèce de doute propice à une extraction miraculeuse de ta mauvaise foi pathologique de la tourbière où tu t'enfonces inexorablement.

Qu'importe: tout a été dit, suffit de lire. Laissons l'ouroboros se consommer jusqu'au cercle fatal où la tête et la queue ne formeront qu'une boule indistincte. Fascinant jusqu'à l'effroi.


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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 10:46



Dernière édition par Baldanders le Ven 16 Sep 2016 - 21:07, édité 2 fois
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par wootsuibrick le Dim 19 Juil 2015 - 10:58

bonjour,

z'êtes relous là, et faites perdre foi (momentanément) en l'humanité.
heureusement qu'on peut vous relire ailleurs. 
tu penses quoi du travail de Vincent Descomble, syndic des dockers ?
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 11:08

Pourquoi ce "vous", Woots ? Retourne page 2 et ose juger : qui est arrivé avec la pseudo-preuve en main que j'étais un escroc et le désir écumant de me régler mon compte ?

Je ne lui ai rien demandé moi, à ce naze. Et il est parfaitement normal que je le remette à sa place. Tu t'écraserais, toi, si un maniaque se mettait à hurler publiquement que tu es un imposteur en détournant des propos que tu as tenus ?
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par wootsuibrick le Dim 19 Juil 2015 - 11:27

Peut-être bien,
j'en sais rien,
mais vu de moi, ça a l'air d'être la même situation en boucle... depuis un bon bout de temps.
c'est tout.
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 11:30

Si tu n'en sais rien, évite les commentaires surplombants. Et si tu as quelque chose à dire, engage-toi plus que ça.
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 11:56

Je ne me fais aucune illusion sur ce que ça donne, vu de loin. Je trouve tout ça assez pathétique, mais je le répète : si quelqu'un, par basse vengeance, se met à déformer et caricaturer à haute voix des propos que tu as tenus, il est normal de répliquer. Je ne vois rien d'héroïque là-dedans, personnellement. C'est Jerzouille qui se rêve au-dessus de la mêlée, donc c'est à lui que tu devrais envoyer ton montage.

Mais essaie un peu de parler en ton nom, Woots, pour changer.
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par wootsuibrick le Dim 19 Juil 2015 - 12:04

En mon nom, je dirai que comme j'ai pas lu GDH, que j'ai essayé y a un mois... mais j'ai préféré lire un bouquin sur les aventures de l'origine du monde de Courbet de sa création à son arrivée au musée d'Orsay... et un bouquin intitulé "L'esthétique nait-elle au 18ème siècle?"... Ou j'ai appris l'existence de Baumgarten, et depuis j'essaye de mettre la main sur son bouquin sur l'esthétique, mais ça a pas l'air d'être un truc facilement trouvable.
(enfin en ce qui concerne GDH me souvient avoir aussi essayé étudiant en art de me taper "ce que nous voyons, ce qui nous regarde")
Je ne peux donc pas participer sérieusement au morceau de discussion qui a relancé vos divisions habituelles... Mais je vais faire un effort et tout relire.
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 12:09

Laughing  Mais non, ne t'inflige surtout pas ça ! Je te demande juste de ne pas nous renvoyer dos à dos sans savoir de quoi tu parles, c'est tout.

Mais précisons un peu les choses. Il n'y a pas de "division" entre Jerzy et moi : il y a seulement Jerzy blessé déversant sa bile noire sur ma pomme avant de passer à un autre. C'est compulsif chez lui, cf. les centaines de pages noircies par lui dans ce forum. Donc ne faites pas les innocents, toi, glj ou breaker. Vous savez très bien que Jerzy ne s'intéresse absolument pas aux "concepts" et ne développe aucune "argumentation" utile ou valable quand il est dans cet état. Au mieux, il fait dans l'ordurier sophistiqué, ça ne va jamais plus loin.

Et donc on n'a pas parlé de D-H puisque Jerzy-la-Manie a préféré s'évertuer à faire rentrer des vaches dans des tonneaux, en prouvant par exemple que je suis "un sophiste qui n'argumente jamais" (sic) ou en passant des nuits entières à m'écrire qu'il s'en fout de ce que je raconte (re-sic).

Mais quand Jerzouille trouvera le courage d'admettre qu'il s'est planté, et que le mieux qu'il puisse faire désormais est de la boucler, alors on reparlera de D-H, pour sûr.
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Dim 19 Juil 2015 - 20:23

Pauvre type malhonnête, menteur professionnel, manipulateur patenté, psychanalyste auto-proclamé de sa toute puissance infalsifiable, qui comme il en fut toujours s'auto-donne raison sur tout, transi par sa mauvaise foi pulvérulente.
Et qui, comme il en fut toujours, fait exactement ce qu'il vous accuse de faire: suffit de le lire. Régler ses comptes, ivre de basse vengeance, bile noire, chercher l'autre qui ne vous demandait rien, etc. Tout ceci décrit si parfaitement son comportement qu'on en vient à craindre vraiment un problème d'ordre pathologique.
Tout ce qu'il fit, pendant des années, sur le topic consacré spécialement à en finir avec ma pomme, puis après la trêve suisse, me chercher à nouveau sur un autre topic consacré à ma pomme, pas par lui cette fois, mais s'y donnant le dernier mot en me muselant.

Puisque Baldanders s'autorise inlassablement de sa propre autorité conférée à lui même par lui-même pour décider, tout seul et pour moi-même, qu'il en a fini, que désormais le mieux que je puisse faire est de la boucler, "précisons un peu les choses", nous-z-aussi:

il y a bel et bien, espèce de Porreau comme Pervers, Pourrave et Pêle-mêle (ce sont bien évidemment les traits que tu m'attribues sans jamais percuter qu'ils te définissent au cordeau), une division, sans guillemets, entre toi et moi. Cette division est profonde, totale, irrémissible, sans retour, et à mon tour de l'informer, ce brave justicier donneur de leçons de sophisme et de maintien ne pouvant bien sûr supporter qu'on lui réserve le traitement qu'il vous réserve, que moi aussi, en me passant parfaitement de son consentement, j'en finirai avec lui: il pourra beugler, pleurer sa mère, criser, invoquer l'administration, faire du chantage, machiner des alliances conjoncturelles, rien n'y fera. Il se prépare, sur ce forum, un interminable chemin de croix. Nenny, il n'en a pas fini.
Il n'a rien démontré, n'a énoncé que des âneries, est incapable de penser, d'argumenter, est un sinistre tricheur dépourvu de toute éthique, et tout cela, qui le cerne, continuera à le cerner chaque fois que l'occasion s'en présente.

Comme ce n'est évidemment pas fini, sur ce point non-discuté où baldanders a, dans le plus pur déni, éludé tous les relevés, par le menu, de ses entourloupes, qu'il s'attende bien, forcément, comment pourrait-il en être autrement, que je ne laisse pas plastronner bien longtemps dans l'euphorie toute artificielle que lui procure son geste coué d'auto-confirmation tout seul, qu'il répète constamment pour une raison simple, et manifeste à la lecture de cet... échange: il lui est, je vais dire physiologiquement, impossible, de se confronter honnêtement à sa propre malhonnêteté intellectuelle.
ll lui est vital de dire, et répéter qu'il a raison et qu'on peut "enfin" passer à autre chose: sans ce mécanisme de défense qui se compare à une crispation constipatoire, il s'écroule net.

Donc prévisions, et pas nostradamusiennes pour un sou: non, je ne la bouclerai pas, chétive pécore s'enflant toujours plus et je te retourne, comme de juste, ton injonction: le mieux que tu puisses faire ici est désormais de la boucler, et crois-moi, tu la boucleras, non sans chercher encore une fois à me faire taire par les voies administratives, quand harcelé par ta propre malhonnêteté, tu n'as plus que ce moyen là pour en finir. Parce que, bien sûr, tu es profondément lâche, en plus d'être pervers. Et pour ta chance, moi non plus j'aime pas les cons méchants et gluants.

Ceci étant dit, je te laisse clabauder un peu en t'auto-réparant par une suite attendue de copicols du temps béni et court où je te donnai raison un soir de grande fatigue.


A plus, le brigadier décidant par sa propre autorité inexistante autant que fantasmée quand il faut en finir et quand il faut continuer. Pas plus que moi, tu n'as ce droit de décider de la conclusion, pour maquiller, retourner, ton obsession revancharde et persécution victimaire. Dans la shout de feu-enculture devenu club privé, passe encore. A bon entendeur.

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 20:53



Dernière édition par Baldanders le Lun 6 Mar 2017 - 15:37, édité 3 fois
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Invité le Dim 19 Juil 2015 - 21:24

Menteur professionnel, manipulateur patenté, révisionniste des échanges, malhonnêteté érigée au rang de laid-art, ça saute aux yeux à chacune de tes phrases, chacune de tes manipes.

Oho, on ne sait ici que choisir. Contentons-nous ici de cette occurrence:




Remettons donc séance tenante la vérité bien au fond des trous de nez de Jerzouille : toutes les fois où on s'est étripé toi et moi (à l'exception notable d'un ou deux commentaires de moi sur ton blog), 'C'est toi qui es venu me chercher et qui évidemment m'as trouvé.
Facile à vérifier : Holy Motors

http://spectresducinema.1fr1.net/t1279p15-holy-motors?highlight=holy+motors

Relisons, et observons: j'écris ma critique de Holy Motors... Aucune intervention de Baldanders sur ce topic. Aussitôt, le mec déboule furibard, la bave aux lèvres, pour m'administrer son hallali tout en invectives psychologisantes et ad hominem, comme toujours
Non content de ça, il redéboule sur mon blog où je poste mon texte, se sentant obligé d'y coller sa réaction toute en invectives pychologisantes et ad hominem, comme toujours: et pourquoi donc?
https://www.blogger.com/comment.g?blogID=8817890069125058550&postID=973231612016840155

Vas-y, je t'écoute: explique moi que c'est moi qui mens, et pas toi.
Explique-moi dans la foulée pourquoi tu t'es même senti obligé de spammer mon blog (au point que je dus, depuis ton spamming, supprimer l'option "commentaires anonymes autorisés": ).


Dernière édition par syndic des dockers le Dim 19 Juil 2015 - 21:30, édité 2 fois

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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 21:30



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 21:33



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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

Message par Baldanders le Dim 19 Juil 2015 - 21:35



Dernière édition par Baldanders le Lun 6 Mar 2017 - 15:39, édité 3 fois
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Re: Godard : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.”

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