Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

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Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par Borges le Jeu 5 Déc 2013 - 10:18

On dirait une blague très private, mais même comme blague ça pue. Tous ces surhommes de l'écriture, qui croient que leur maîtrise (je rigole, j'ironise)  du français et d l'orthographe leur permet d'embêter les pauvres gens qui savent pas s'exprimer très bien, et écrire sans fautes d'orthographe. C'est effrayant, une telle bêtise. De vrais esthètes cosaques, des caricatures de Raskolnikov. Vous savez ce jeune type, pauvre et tout,  pas très bien dans sa vie,  qui pensait que son intelligence (enfin, il se prétendait intelligent) l'élevait au-dessus des gens ordinaires, et lui donnait le droit de leur fracasser le  crâne  à coups de hache.  Ils vont pas aussi loin nos héros, pas non plus aussi loin que les infects de "la corde". Courageux, mais pas téméraires.  Pierre Léon, le plus emporté, n'a même pas l'excuse de l'âge. "Va donc apprendre le français, avant de causer", c'est l'argument xénophobe, raciste par excellence, un racisme entre potes qui se croient écrivains, et qui englobe donc des tonnes de gens...Racisme de la langue, racisme d'Etat. Comme c'est pitoyable : vouloir jouer  les durs, les esthètes élitistes au-delà du bon et du mauvais sommeil des sous-hommes, et se retrouver "agents de l'appareil de l'Etat", comme dirait Barthes. Des disciples de  Bernard Pivot, mais qu'on imagines pas faire un sans faute à ses dictées.








Macheret Mathieu et ses amis sur sa page facebook a écrit:
Découverte ce matin : cette petite fleur suspendue à ma porte.




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• Isabelle Regnier, Jean-Sébastien Chauvin, Yann Breheret et 31 autres personnes aiment ça.

Théo Ribeton C'est ça d'habiter la chambre en dessous de Barton Fink
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Martial Salomon quand on est une armoire, forcement, ca doit arriver
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Théo Ribeton "Les 100 pats"
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Macheret Mathieu Les 4500 signes, oui !
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Fabien Reyre "Chère voisine, serait-il possible de revenir me voir lorsque vous serez capable d'écrire un mot sans faute d'orthographe ? Merci. Bisou".
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Veronique Macheret Mais, c'est Tati?
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Pierre Léon Elle a raison, Charlotte. L'orthographe du voisinage; ça existe aussi.
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Juana LaLoca C'est mignon et gentil... MAIS C'EST INSUPPORTABLE de lire un papier aussi mal écriiiiit! Elle doit plus dormir de la nuit telllement elle écrit mal!
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Juana LaLoca Bonus: elle nous a évité une autre faute à sommeil! ouf!
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Pierre Léon Je résume : va te faire foutre, connasse, apprends à écrire le français avant de venir te plaindre. C'est ça ?
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Barthes a écrit:«Accordons La liberté de tracer »

Roland Barthes


Il manque au dernier roman de Flaubert un chapitre sur l’orthographe. On y aurait vu Bouvard et Pécuchet commander à Dumouchel toute une petite bibliothèque de manuels orthographiques, commencer par s’en enchanter, puis s’étonner du caractère comminatoire et contradictoire des règles prescrites, s’exciter enfin l’un et l’autre et ergoter à perte de vue : pourquoi cette graphie, précisément ? Pourquoi écrire Caen, Paon, Lampe, Vent, Rang, alors qu’il s’agit du même son ? Pourquoi Quatre et Caille, puisque ces deux mots ont originairement la même initiale ? A la suite de quoi Pécuchet n’aurait pas manqué de conclure en baissant la tête : « L’orthographe pourrait être une blague ! »


Cette blague, on le sait, n’est pas innocente. Certes, pour un historien de la langue, les accidents de l’orthographe française sont explicables : chacun a sa raison, analogique, étymologique ou fonctionnelle ; mais l’ensemble de ces raisons est déraisonnable, et, lorsque cette déraison est imposée, par voie d’éducation, à tout un peuple, elle devient coupable. Ce n’est pas le caractère arbitraire de notre orthographe qui est choquant, c’est que cet arbitraire soit légal.

Depuis 1835, l’orthographe officielle de l’Académie a valeur de loi aux yeux mêmes de l’Etat ; dès les premières études du jeune Français, la « faute d’orthographe » est sanctionnée : combien de vies ratées pour quelques fautes d’orthographe !


Le premier effet de l’orthographe est discriminatoire ; mais elle a aussi des effets secondaires, d’ordre psychologique. Si l’orthographe était libre – libre d’être simplifiée ou non, selon l’envie du sujet, - elle pourrait constituer une pratique très positive d’expression ; la physionomie écrite du mot pourrait acquérir une valeur proprement poétique, dans la mesure où elle surgirait de la fantasmatique du scripteur, et non d’une loi uniforme et réductrice ; que l’on songe à la sorte d’ivresse, de jubilation baroque, qui éclate à travers les « aberrations » orthographiques des anciens manuscrits, des textes d’enfants et des lettres d’étrangers : ne dirait-on pas que dans ces efflorescences le sujet cherche sa liberté : de tracer, de rêver, de se souvenir, d’entendre ? Ne nous arrive-t-il pas de rencontrer des fautes d’orthographe particulièrement « heureuses », comme si le scripteur écrivait alors sous la dictée non de la loi scolaire, mais d’un commandement mystérieux qui lui vient de sa propre histoire – peut-être même de son corps ?


A l’inverse, dès lors que l’orthographe est uniformisée, légalisée, sanctionnée par voie d’Etat, dans sa complication et son irrationalité mêmes, c’est la névrose obsessionnelle qui s’installe : la faute d’orthographe devient la Faute. Je viens de poster une lettre de candidature à un emploi qui peut changer ma vie ; mais ai-je bien mis un « s » à ce pluriel ? Ai-je bien mis deux « p » et un seul « l » à appeler ? Je doute, je m’angoisse, tel le vacancier qui ne se rappelle plus s’il a bien fermé le gaz et l’eau de son domicile et s’il ne s’ensuivra pas un incendie ou une inondation. Et, de même qu’un tel doute empêche notre « vacancier » de profiter de ses vacances, l’orthographe légalisée empêche le scripteur de jouir de l’écriture, ce geste heureux qui permet de mettre dans le tracé d’un mot un peu plus que sa simple intention de communiquer.


Réformer l’orthographe ? On l’a voulu plusieurs fois, on le veut périodiquement. Mais à quoi bon refaire un code, même amélioré, si c’est de nouveau pour l’imposer, le légaliser, en faire un instrument de sélection notablement arbitraire ? Ce n’est pas l’orthographe qui doit être réformée, c’est la loi qui en prescrit les minuties. Ce qui peut être demandé, c’est seulement ceci : un certain « laxisme » de l’institution. S’il me plaît d’écrire « correctement », j’en suis bien libre, comme de trouver du plaisir à lire aujourd’hui Racine ou Gide ; l’orthographe légale n’est pas sans charme, car elle n’est pas sans perversité ; mais que les « ignorances » et les « étourderies » ne soient plus pénalisées ; qu’elles cessent d’être perçues comme des aberrations ou des débilités ; que la société accepte enfin (ou accepte de nouveau) de décrocher l’écriture de l’appareil d’Etat dont elle fait aujourd’hui partie ; bref, qu’on arrête d’exclure pour motif d’orthographe.

Roland Barthes Le Monde de l’Education, 1976.


in « Le bruissement de la langue, essais critiques IV », Roland BARTHES, Seuil, 1984, P 57-59.


Macheret M a écrit:Découverte ce matin : cette petite fleur suspendue à ma porte.

je me demande si c'est correct, en bon français.


Dernière édition par Borges le Jeu 12 Déc 2013 - 13:56, édité 1 fois
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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par Invité le Mer 11 Déc 2013 - 1:05




Le plus répugnant, le plus abject, en plus de ce racisme, culturel, de la langue, etc, chez ce Macheret Mathieu et ses amis, c'est cette oblitération de la situation concrète. De la souffrance de cette voisine (fort respectueuse, elle, dans sa demande ou prière), qui doit endurer les bruits de ce Monsieur sur son plafond.

Là, on atteint le pic insurpassable de la "vulgarité des possédants": ces mèssieurs et mèdèmes bien éduqués, ce qui les affecte, indigne, scandalise, ça ne saurait être la question du respect des voisins quand on habite dans un immeuble, le droit de tout le monde à un peu de tranquillité. Non, ça, ça n'existe tout simplement pas. ça ne passe pas le seuil de la perception, du concernement, du souci.

(Je sais de quoi je parle s'agissant de bruits de plafonds et autres: c'est tellement horrible, insupportable, cette expérience d'être privé de son droit au repos par l'activité incessante de voisins qui s'en foutent bien, de vous. C'est un tel signe de mépris de l'existence des autres, cette impossibilité de se mettre à leur place, par réflexivité minimale à défaut de compassion... Ce qu'on vit physiquement, par l'agression du bruit dans un immeuble mal insonorisé, c'est d'être secoué, piétiné, sans répit, jusque dans l'intérieur de sa tête.
J'ai partiellement résolu ce problème en achetant un casque anti-bruit - Peltor optime III-, normalement conçu pour le travail au milieu de machines. Et que je porte chez moi en permanence.
Tiens, en ce moment même. Capture:
Spoiler:

Même pour dormir, je porte un casque, plus léger - Peltor optime II. Et j'ai fini par m'y habituer. Les mousses Quiès étant vraiment une torture. Et pour écouter de la musique, ou quand je vois des films, je mets des intras par dessous: isolement impeccable. J'habite depuis 27 ans dans le même appart, et personne ne m'a jamais entendu, ni marcher, ni déplacer des meubles. Ni émettre des bruits de radio, tv, chaine hi-fi etc: toujours les casques, bien avant la découverte de ceux qui atténuent le bruit.
Je suis suffisamment obsédé par ce genre de problème pour ne pas faire subir aux autres ce que je ne supporte pas de subir.
Mon existence n'est que soupçonnée, supputée. Et ça me semble évident, naturel, en plus d'être un bonheur: être devenu matériellement imperceptible, enfin. Je ne fais du vacarme, du tintamarre, que sur le net. Avec mon casque, qui me donne des allures de Mickey. ça me suffit amplement. Pour manifester symboliquement que je suis relié à mes contemporains, si lointains si proches. C'est pourquoi aussi endurer le bruit des bouches qui conversent très fort et de façon continue, dans les espaces clos: écoles, télé ou organismes de contrôle des chômeurs, m'est devenu intolérable).


ça ne saurait être cela, donc: un simple problème de respect de votre voisin, prochain, surtout si c'est pour vous un lointain, très lointain, infiniment lointain même, tellement lointain que son existence possible n'effleure pas même votre champ de conscience, mais qui doit subir lui votre proximité. ça ne saurait être une forme de souci vaguement lié à la possibilité d'un "monde commun".
Le souci, ce qui affecte, donc, ces mèdèmes et ces mèssieurs, c'est qu'une sorte d'entéléchie d'être humain a décidément une manière bien rustre, malséante, incommodante, voire bruyante, de manifester son existence: en agressant leur respect du bien écrire, de l'orthographe.


C'est effarant.

C'est terrifiant.

Quel "style de vie" faut-il mener... comme dirait Deleuze... pour livrer un tel "résumé":

- Pierre Léon: " Je résume : va te faire foutre, connasse, apprends à écrire le français avant de venir te plaindre. C'est ça ?" -

Quelle sorte d'immondice montée sur talonnettes faut-il être pour insulter de la sorte, aussi violemment, une personne qui simplement aimerait dormir la nuit...

Mais nous sommes tous des locataires, des Fink - phénoménologue ou pas -, monsieur Trelkovsky.

Et vous n'êtes pas propriétaire, Léon-qui-avez-appris-à-écrire-le-français, ni du droit d'envoyer se faire foutre les "connasses" et les "cons", ni du droit de vous plaindre ni du droit de délivrer les autorisations en bonne et due forme pour oser se plaindre à vous ou à vos amis, Macheret Mathieu et autres cinéphiles raffinés.


Oh bien sûr, pour les Idiots, les bas-de-plafond, ceux qui ne captent pas et ne capteront jamais: Léon Pierre dénonce, en vérité, par antiphrase ironique, le mépris des fats élitistes. C'est un humour libérateur, comme on le pratique en shoutbox sur fdc: par exemple en surenchérissant dans les vannes racistes. Pour se moquer, justement, des racistes. Pour dénoncer le "français moyen" qui, lui, fait ces mêmes vannes mais au degré premier.

Seuls les cons, au premier degré, verraient une forme de racisme dans la surfeinte subtilement ironique d'en être un au degré second. Ou ceux qui sont corsetés jusqu'à la constipation dans le politiquement correct... C'est une forme d'humour décontracté, décalé et à double sens, avec une deuxième couche à l'intérieur comme les bonbons kiss cool. Qui ne peut être appréciée qu'entre personnes réellement cultivées, ayant su se hisser jusqu'à la mise en abyme réflexive des processus de la bêtise.

Une des règles subliminales de cet humour subtil - véritable fête de l'esprit - est de constamment laisser planer une ambiguïté: il faut qu'on ne sache pas trop si c'est dit sérieusement ou pour de rire. C'est pour piéger, ridiculiser les benêts sans humour ou tropbienpensants qui s'y laisseraient prendre. Ainsi jouit-on d'un double plaisir: celui de la vanne raciste (premier degré) et celui de sa critique (deuxième degré), celui du mépris pour les illettrés et celui de l'auto-dérision des lettrés. Etc.


Anyway, que l'appréciation d'un tel humour sollicite une connaissance du premier genre (vulgarité pure) ou du troisième genre (vulgarité saisie par l'entendement pur): on a simplement honte d'être un être humain, quand on lit ce monsieur, et pour qui se rend complice de son franc rire pseudo-nietzschéien... Cette honte d'être un homme, qu'inspirent aussi les toutes petites choses du quotidien, de la vie ...



Je mets dans la même "caste", cad - sorry pour l'impolitesse: le même paquet indistinct d'ordures supérieurement policées - les raffinés gentlemen, du type vazelineur & autres baronnes à tics, suffoqués par les étrons scripturaux des foras, et tellement pénétrés de leur précieuse importance qu'ils ironisent dans leur petit salon privatif et cossu, sur tous ces gens qui ne parlent qu'entre-soi. Surtout les belges, tiens. Qui sentent la morue jusque dans l'coeur des frites.  Wink

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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par Baldanders le Mer 11 Déc 2013 - 10:29

Bidibule a écrit:
Pierre Léon: " Je résume : va te faire foutre, connasse, apprends à écrire le français avant de venir te plaindre. C'est ça ?"

Hum. Je crois bien que Pierre Léon est aussi choqué que vous par les commentaires qu'il a lus. Il les "résume" et voilà ce que ça donne. Pour le coup, je le crois hors du coup.
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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par Invité le Mer 11 Déc 2013 - 10:59

Mathieu Macheret a écrit:le devoir du critique est de traquer la beauté partout...
http://ceciditaubasmot.blogspot.fr/2012/09/parole-dallie-mathieu-macheret-le.html
j'ai vu des coups de tronche qui avaient une beauté fulgurante...

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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par gertrud04 le Mer 11 Déc 2013 - 12:10

Bidibule a écrit:
(Je sais de quoi je parle s'agissant de bruits de plafonds et autres: c'est tellement horrible, insupportable, cette expérience d'être privé de son droit au repos par l'activité incessante de voisins qui s'en foutent bien, de vous. C'est un tel signe de mépris de l'existence des autres, cette impossibilité de se mettre à leur place, par réflexivité minimale à défaut de compassion... Ce qu'on vit physiquement, par l'agression du bruit dans un immeuble mal insonorisé, c'est d'être secoué, piétiné, sans répit, jusque dans l'intérieur de sa tête.
J'ai partiellement résolu ce problème en achetant un casque anti-bruit - Peltor optime III-, normalement conçu pour le travail au milieu de machines. Et que je porte chez moi en permanence.
Tiens, en ce moment même. Capture:
Spoiler:

Même pour dormir, je porte un casque, plus léger - Peltor optime II. Et j'ai fini par m'y habituer. Les mousses Quiès étant vraiment une torture. Et pour écouter de la musique, ou quand je vois des films, je mets des intras par dessous: isolement impeccable. J'habite depuis 27 ans dans le même appart, et personne ne m'a jamais entendu, ni marcher, ni déplacer des meubles. Ni émettre des bruits de radio, tv, chaine hi-fi etc: toujours les casques, bien avant la découverte de ceux qui atténuent le bruit.
Je suis suffisamment obsédé par ce genre de problème pour ne pas faire subir aux autres ce que je ne supporte pas de subir.
Mon existence n'est que soupçonnée, supputée. Et ça me semble évident, naturel, en plus d'être un bonheur: être devenu matériellement imperceptible, enfin. Je ne fais du vacarme, du tintamarre, que sur le net. Avec mon casque, qui me donne des allures de Mickey. ça me suffit amplement. Pour manifester symboliquement que je suis relié à mes contemporains, si lointains si proches. C'est pourquoi aussi endurer le bruit des bouches qui conversent très fort et de façon continue, dans les espaces clos: écoles, télé ou organismes de contrôle des chômeurs, m'est devenu intolérable).

C'est un peu mon portrait. Je me bats aussi depuis plus de 20 ans avec mes voisins successifs pour tenter de leur faire comprendre tout ça.
Honte à tous ces gens qui, quand on ose leur rappeler les règles du savoir vivre ensemble, ont toujours l'art de nous faire croire que c'est nous les asociaux.
Jerzy, il faut que tu m'expliques comment tu arrives à dormir avec un casque. Moi j'en suis toujours aux boules Qiuès en cire.
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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par Invité le Mer 11 Déc 2013 - 19:43

je reviens vite fait sur cette citation de Macheret, dont j'avais jamais entendu parler jusqu'à aujourd'hui :
Mathieu Macheret a écrit:Le devoir du critique est de traquer la beauté partout où elle se trouve, encore plus éclatante si on la déniche au fond d'un tas de fumier que sur les plateaux rutilants de l'actualité culturelle
ça sent bien la "visite au peuple" cette petite phrase sur le devoir du critique, le tourisme social, l'idéal populiste moyen, la visite aux bas-fonds...

sinon j'aime bien la lettre de Charlotte, je la trouve pleine de délicatesse.

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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par adeline le Mer 11 Déc 2013 - 20:12

Ça me rappelle un autre truc sur la page Facebook d'Isabelle Regnier. Elle avait pris en photo et posté une lettre d'une lectrice qui avait détesté Tip Top. Elle demandait "que répondre ?". Question pertinente, tout à fait légitime à poser à ses 2000 amis facebook (les critiques ont beaucoup d'amis). La dame n'a pas reçu que des roses en commentaire. Heureusement, c'était une inconnue (Isabelle Regnier : "personne la connaît, si ?"). Enfin pas tout à fait : ses nom et adresse n'avaient pas été cachés. Superbe, non ? Quelques personnes prennent la défense de la dame, on trouve ça touchant même, ce n'est pas un tombereau d'injures, c'est mesuré, correct, mais quand même, que peut-on pour elle, si elle n'y comprend rien ?
Mais le plus important, ce qui fait vraiment tiquer Isabelle Regnier, c'est la date.
Quelle date ?
Le 11 septembre.
Et Isabelle Regnier est bien d'accord avec Jean-Baptise Morain : une telle lettre est "parfaitement inutile un 11 septembre" (je cite).
Vous avez bien lu.
Je parie qu'Isabelle Regnier ne se disait pas que la dame aurait mieux fait de commémorer les batailles de Malplaquet, de Saint-Cast ou du pont de Stirling ; ou le coup d'état au Chili ; même pas la découverte de Manhattan, même si on se rapproche.
Enfin, tout le monde le sait, un 11 septembre, on n'écrit pas des lettres aux critiques. Le 12, c'est possible. Quoique, on pourrait commémorer Septembre noir.
Le 13 septembre. La dame aurait dû attendre le 13. Et alors la lettre aurait été utile.

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Message par careful le Mer 11 Déc 2013 - 23:45

adeline a écrit: Je parie qu'Isabelle Regnier ne se disait pas que la dame aurait mieux fait de commémorer les batailles de Malplaquet, de Saint-Cast ou du pont de Stirling ; ou le coup d'état au Chili ; même pas la découverte de Manhattan...

Et l'anniversaire d'Arvo Pärt et Brian De Palma Wink

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Message par dreampeace le Sam 14 Déc 2013 - 12:32

breaker a écrit:

sinon j'aime bien la lettre de Charlotte, je la trouve pleine de délicatesse.

Oui, puis la petite fleur. Tout le monde n'aurait pas eu cette attention.


Dernière édition par dreamspace le Sam 14 Déc 2013 - 13:26, édité 1 fois
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Message par Invité le Sam 14 Déc 2013 - 13:15

pourquoi euE ?

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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par dreampeace le Sam 14 Déc 2013 - 13:26

Car moi aussi, vois tu, je suis un âne.
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Message par Invité le Sam 14 Déc 2013 - 13:29

non ça ne me gêne pas que l'on corrige mes fautes.

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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par dreampeace le Sam 14 Déc 2013 - 13:45

Ah mais un âne n'est pas gêné; mais on le gêne. Donc pas de problème pour moi non plus. ;-)
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Message par Invité le Lun 16 Déc 2013 - 17:36

A côté de vous "un Homme qui Dort"  c'est une biographie de Jean Moulin.

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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par dreampeace le Lun 16 Déc 2013 - 17:48

Le livre ou le film ?
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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par Borges le Lun 16 Déc 2013 - 18:14

Tony le Mort a écrit:A côté de vous "un Homme qui Dort"  c'est une biographie de Jean Moulin.

c'est mieux ou c'est pire?


je me souviens que  Fontaine adore ce film Wink 



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Message par dreampeace le Mar 17 Déc 2013 - 11:12

Oui il l'adore, il me l'a d'ailleurs fait découvrir et aimer. Beau film.
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Message par Fontaine le Mar 17 Déc 2013 - 13:03

Borges a écrit:
Tony le Mort a écrit:A côté de vous "un Homme qui Dort"  c'est une biographie de Jean Moulin.

c'est mieux ou c'est pire?


je me souviens que  Fontaine adore ce film Wink 




Hello Borges, hello tous,

Je suis toujours sidéré par cette mémoire!
Alors même que je ne me souviens même pas l'avoir fait découvrir à dreamspace...
Aujourd'hui encore, c'est un film qui me reste; un film de chevet en quelque sorte.

Fontaine

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Message par Borges le Mar 17 Déc 2013 - 14:47

Hi Fontaine, old sport Wink
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Message par dedalus le Mer 18 Déc 2013 - 11:10

Macheret: "Sinon, pour remonter à l'adolescence, j'étais fasciné par ce passage des Illusions perdues où l'on découvre la première critique de Lucien de Rubempré. En dehors du fait que le roman m'a beaucoup fait fantasmer sur la vie de journaliste et la « montée à Paris » (j'étais alors un petit provincial), je crois que le vrai déclic vient de ce passage ébouriffant."

Illusions perdues faisant fantasmer sur la vie de journaliste?! ca résume bien le personnage Macheret (et le milieu des "faiseurs d'opinions" du coup)

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Re: Nos amis critiques (ou pas tant que ça).

Message par DB le Mer 18 Déc 2013 - 12:15

Ça finit pas très bien pour Lucien d'ailleurs cette histoire de première critique si mes souvenirs sont bons et l'image du monde du journalisme où l'on tourne sa veste comme on choisit le camp qui nous paiera le mieux (ou nous fera avancer la carrière)...

En souhaitant à la famille Macheret de ne pas se ruiner.
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