lone ranger

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lone ranger

Message par glj le Ven 16 Aoû 2013 - 0:29

La mode est a la fete foraine debut 20em siècle pour appréhender, animer, faire vivre ou revivre une histoire au spectateur de cinéma. Lone ranger est à l'image de ces premiers instants du film, un big bazar, une foire un peu rance, pleine de non sens, de calculs disneylandais, de fric franckheimerien, d'histoires de vieux cow-boys et d'indiens, de vielles attractions en formes de locomotives, de clown blanc et cascades keatonienne, de paysages fordiens, de tronches leonnienne, d'intrigues decousues à la jack sparrow. Mais il y a du neuf dans ce recyclage qui passe sans échelle de valeur d'un genre à un autre, cette jubilation à traverser tout le spectre du western avec presque autant de desinvolture que carpenter quand il filmait les aventures de jack burton dans les griffes du mandarin. Affolement de la machine blockbuster et déraillement du spectateur qui ne saisit pas cet objet insaisissable, en meme temps si raté mais en même temps si jouissif. Le personnage du lone ranger incomprehensible tout du long dans son cheminement pour advenir à l'héroïsme, nous explose à la figure à la toute fin dans sa cavalcade frénétique sous son masque, sous l'air de rossini il se transforme en un alex d'orange mecanique qui serait aller du côté du bien. Les critiques américaines crient au scandale jugeant le film très médiocres, les françaises aplaudissent mais au fond ils n'ont raison ni l'unni l'autre
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glj

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Re: lone ranger

Message par Invité le Jeu 12 Sep 2013 - 9:31

salut glj,
vu il y a quelque temps déjà;
j'avais été saisi par une scène en particulier: le moment où Depp l'indien dissimulé sous les hardes d' un ouvrier chinois du chemin de fer parvient à sauver le lone ranger (encore en devenir), un bandeau sur les yeux, en poussant le chariot sur lequel il était juché, par un travail purement mécanique et physique.
Ça semblait illustrer le mouvement même de l'économie américaine soutenue par la croissance chinoise (... enfin ... j'y connais rien en macro économie Smile).
De ce point de vue je trouve que ta mention de Jack Burton dans les griffes du Mandarin est très intéressante.
Mais cette séquence pose plusieurs questions; le film est segmenté de nombreuses séquences coquasses du troc qu'effectue l'indien joué par Depp avec des morts ou des vivants, ou le lone ranger lui même qui semble être ni l'un ni l'autre, comme si le film en son entier était un petit manuel d'économie, d'économie politique.
En arrière fond, parle t il en fait des relations avec la Chine?
La première image du film, c'est le golden gate bridge en construction je crois, "le pont de la porte d'or", qui offre la jonction avec l'océan pacifique et donc l'Asie. Le fait qu'il soit en construction, inachevé, semble essentiel; c'est un motif que l'on retrouvera à la fin quand le lone ranger et Tonto font exploser un pont comme pour conclure à l'impossibilité de relations possibles ou pérennes?
Quel est ce lien que semble tisser le film entre les indiens _ je trouve leur représentation assez sinistre pour ma part, et les chinois? On me répondra que les populations amérindiennes auraient émigré de Sibérie voici 40 000 ans mais c'est tout de même très bizarre cette construction.
Mis à part ça, je trouve le début très inventif, très recherché, mais le film se détruit lui même au fur et à mesure en adoptant un rythme monocorde, incapable de construire du temps, jouer à le perdre.

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