Lost (2004- 2010)

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 18:05

une fois encore tu comprends de travers.
borges parle au dessus de la pureté du cinéma, ça étonne : le cinéma a une impureté ontologique cf le bon article de bergala dans qu'est-ce-que le cinéma des 20 ans de trafic.
baudouin m'a avili pour avoir tenu tes mêmes propos. une girouette je n'en suis plus autrement étonné.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Baldanders le Lun 29 Juil 2013 - 18:09

Borges a écrit:Je ne parle pas de "pauvres", sinon en allusion au bouquin de rancière, "la philosophie et ses pauvres", dans une discussion, pas très explicite,  avec ce que disait Jerzy dans son long message, où il donne un peu le sentiment que la défense des séries, de la télé, est la défense d'un genre dominé, mineur...l'impureté de la télé-cinéma contre la pureté du cinéma... avec tout ce que ces termes connotent, politiquement, moralement, sociologiquement...

Désolé, je ne suis ni philosophe ni rancièrien. Mais c'est dommage de reculer, Borges. Tu as bel et bien parlé des "pauvres gars du peuple qui (ne) regardent (pas) les séries "in", des chaines câblées..." Et moi je trouve ça intéressant. S'il y a bien quelque chose que la cinéphilie (présente) ne pense pas, c'est que le cinéma (qu'elle se fait) renvoie à une culture de classe, et que cette classe n'est pas n'importe laquelle. C'est à partir de ce constat - tout sociologique qu'il est - qu'on peut commencer à parler d'idéologie.

Quant à la question de la pureté ou de l'impureté du média, c'est bien ce qui me fatigue avec ce genre de question : c'est que ça ne sert qu'à se positionner symboliquement, à se flatter. On s'intéresse aux séries parce que c'est soi-disant "mineur", on repousse le cinéma soi-disant "majeur", alors qu'on peut aussi bien - et tu l'as fait - dire que c'est le contraire.
Bref, on s'en branle de ces partages à la con, sauf à les dégommer, justement en rappelant des faits bêtement sociologiques : les films se voyaient collectivement dans des salles de quartier, c'était un art populaire héritier du cirque et du théâtre, donc par excellence physique, qui improvisait continuellement, les réalisateurs des débuts étaient des aventuriers et non des bourgeois installés comme aujourd'hui...
Alors qu'à l'inverse une série se regarde chez soi, est hyper-intellectuelle, tout y est calculé, conçu dans la perspective de toucher des spectateurs identifiés selon des critères tels qu'en raffole le Marché : le sexe, l'origine sociale, ethnique, religieuse, etc. Enfin, la surprise constitue là-dedans une "qualité du produit", elle est purement narrative et continuellement recherchée par les concepteurs.

Le marché mondial, sagement, s'est segmenté, rendant complètement inintéressant ce partage entre mineur et majeur, puisque tout ou presque aujourd'hui est calculé par le même genre de gens.
Et voilà où, à mon avis, se situe le vrai partage intéressant : entre ce qui est calculé et ce qui ne l'est pas.
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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Baldanders le Lun 29 Juil 2013 - 18:31

On peut gloser sur ce que les créateurs américains ne savent pas d'eux, sur les refoulés qui grouillent dans leurs films/séries, sur leur aveuglement - mais ce n'est pas là ce que j'appelle une absence de calcul. Il y a bien sûr toujours une part d'innocence, bêtise ou inconscience, dans toute production.
Mais les séries me donnent systématiquement le sentiment qu'elles sont administrées, que des types, penchés sur leur moniteur et leur scénario, veillent à ce que l'essentiel y soit : de la provocation, des horreurs, des surprises, dosées selon le public visé.
En ce sens, la série est peut-être ce qui s'éloigne le plus de l'impureté - pour reprendre et fracasser ce terme à la con. Puisque l'impureté suppose une ouverture au réel, aux hasards, et un goût pour le direct.
Je comprends parfaitement le plaisir intellectuel qu'on peut prendre à la vision de séries : c'est fascinant de voir tout ce que les scénaristes peuvent inventer pour faire durer le suspense, d'observer les lois du récit et comment et pourquoi certains séries y dérogent, etc.
Mais on est dans la loi et l'ordre, aussi loin que possible de tout événement.


Dernière édition par Baldanders le Lun 29 Juil 2013 - 18:39, édité 1 fois
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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 18:35

slimfast a écrit:une fois encore tu comprends de travers.
borges parle au dessus de la pureté du cinéma, ça étonne : le cinéma a une impureté ontologique cf le bon article de bergala dans qu'est-ce-que le cinéma des 20 ans de trafic.
baudouin m'a avili pour avoir tenu tes mêmes propos. une girouette je n'en suis plus autrement étonné.

Comment? C'est à moi que ça s'adresse, ton truc? C'est "tu" ou c'est "baudoin m'a"?

Qui dit le contraire? J'ai parlé quelque part d'une pureté ontologique du cinéma?

Comme si j'attribuais une "pureté" au cinéma... N'importe quoi. Mon propos visait un fantasme de pureté, celui d'une certaine cinéphilie - la tienne, par exemple. C'est toi la girouette, ici: qui n'as cessé de nous bassiner depuis des lustres avec un cinéma qui n'a rien à voir avec la littérature, qui aurait son autonomie propre, qui serait pure monstration, pure manifestation, etc etc (" les objets et les milieux prennent une réalité autonome qui les fait valoir pour eux-même !!", et tout récemment: " Combien de fois faudra-t-il répéter qu'un film ne dit rien mais qu'il montre et qu'il ne nous mène pas quelque part mais que le(s) discours(s) critique(s) l'accompagnent ? C'est pourtant basique. " En disant que Badiou dit la même chose...)

Quand j'ai parlé de "fantasme de pureté de l'objet", je n'opposais pas les "objets", mais des discours sur ces "objets".
Je n'opposais pas "série impure" à "cinéma pur", pas plus que cinéma "majoritaire" à séries "minoritaires". J'ai jamais pensé que les séries étaient "minoritaires", je l'ai précisé.
Je contestais bien plutôt leur opposition consacrée par une certaine cinéphilie puriste, comme la tienne, qui veut à tout prix qu'ils n'aient rien à voir, en les faisant se rencontrer dans une impureté commune. Les faire se rencontrer, ça ne veut pas non plus dire les confondre.
J'ai écrit: " je tiens compte des différences, de conception, de construction, de "savoir" mis en jeu, de condition de possibilité: je ne dis pas que "tout se vaut" dans une "indifférence" généralisée de tout avec tout, ni qu'il faudrait refuser de différencier les "objets esthétiques" (aussi bien dans leur condition de production que de réception) ".

Y a "cinéphilie" et "cinéphilie": l'une et l'autre sont minoritaires, je ne le conteste nulle part. Y a une qui fantasme assez sa "pureté" et refuse comme une vierge effarouchée d'être mêlée à toute la "saleté" qui impurifierait l'idée qu'elle se fait de son objet en tant qu'Art; un autre qui n'est pas hantée par l'horreur du mélange, et trouve de l'intérêt aussi aux séries, sans se croire obligée de leur intenter un procès en sorcellerie, en abrutissement, en abattoir pour chevaux (ta rengaine, la seule idée de simplement en regarder une étant pour toi une aberration de la nature, une souillure, une quasi-déchéance hors de l'état d'être humain...), ou réduite au seul produit marketing, calcul, calibrage, ciblage, formatage. Le cinéma est une industrie aussi.  
J'ai toujours loué le divertissement, et ça ne veut pas dire que je ne loue pas également un cinéma qui ne divertit pas du tout. Je passe aussi mon temps à défendre un cinéma très mineur (au sens de s'écarter de l'ordre majoritaire), j'ai toujours proclamé mon amour des films qu'on dit "ennuyeux", "lents" ou "contemplatifs", et avec des "longs plans fixes" que d'aucuns jugent insupportables, poseurs ou "arty". Pour autant, j'ai toujours mis l'accent sur le droit de circuler d'un bout à l'autre de la zone "cinéma", avec un peu de plasticité, de curiosité, rien de nouveau dans mon propos. J'ai toujours réclamé la liberté de ne pas choisir de façon bornée ou dogmatique entre deux camps dualisés à la hache: cassavetes contre malick, godard contre truffaut, kiarostami contre pixar, les rolling-stones contre les beatles, reich contre boulez, stravinsky contre schoenberg, adorno contre le jazz, chanson contre opéra, sacré contre profane, industrie contre art, sérieux contre futilité, profondeur contre surface, artisanat contre grandes-surfaces, produit contre œuvre, consommateurs contre créateurs, etc, etc. Oui, je parle de concepteurs, à dessein, aussi. Pour suggérer aussi que les partages ne sont pas si tranchés, clairs ou transparents. Je défends quand on jette en bloc, je critique quand on sacralise trop. Borges fait cela ici aussi, à juste titre: trop d'enthousiasme, trop d'éloge, donc nécessaire contrepoint. Je ne suis pas contre le contrepoint. J'entends ce qu'il dit, j'en tiens compte. Cela dit, je trouve que pour corriger mon excès d'enthousiasme, il exagère un peu dans le sens inverse. J'ai tendance à trop vouloir partager mes enthousiasmes, et à assurer le service après-vente, pour ce que ça me rapporte, alors que je ne suis même pas payé par Moulinex, ça m'apprendra. Lol

J'exprime mon enthousiasme pour un type de "récit", un type de "construction" de récit, dont j'ai suggéré qu'il enchevêtrait du "narratif" et du "méta-narratif": contre une certaine idée-cliché. Je ne dis pas non plus que c'est nouveau, révolutionnaire.


Je considère qu'il a en partie raison, mais j'estime que je n'ai pas forcément tort. Tu te crois dans un Western?


Laisse tomber, va, tu comprends rien Laughing


(PS: 8 fois. Je ne savais pas que c'était un concours de spontanéité et que celui qui se rééditerait le moins gagnerait un prix d'improvisation. On se croirait à vidéo-gag)



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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Baldanders le Lun 29 Juil 2013 - 18:40

Borges a écrit:y a des déterminations sociologiques; les concepteurs des produits de l'industrie culturelle (je garde ce mot, qui me semble bon) ciblent des marchés, des classes, des ages,  des sexes, des revenus, des niveaux d'éducations,  bien entendu, mais il est aussi vrai que le devenir d'une "oeuvre" n'est pas totalement déterminé par l'intention, l'adresse... y a eu, il y a des prolétaires qui consacrent leur nuit, leur peu de temps,  à lire Kafka, regarder straub/huillet... on peut toujours tomber sur un film qui ne nous était pas destiné par l'industrie culturelle...tout n'est pas programmé...

On est d'accord.
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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Borges le Lun 29 Juil 2013 - 18:46

-Je ne vois pas en quoi je recule, et pourquoi je reculerais... je précise juste le contexte, et à quoi, à qui je réponds...

-tu disais toi-même que la culture est dominée par les valeurs de la petites-bourgeoisie...

Badlanders a écrit:
les films se voyaient collectivement dans des salles de quartier, c'était un art populaire héritier du cirque et du théâtre, donc par excellence physique, qui improvisait continuellement, les réalisateurs des débuts étaient des aventuriers et non des bourgeois installés comme aujourd'hui...
Alors qu'à l'inverse une série se regarde chez soi, est hyper-intellectuelle, tout y est calculé, conçu dans la perspective de toucher des spectateurs identifiés selon des critères tels qu'en raffole le Marché : le sexe, l'origine sociale, ethnique, religieuse, etc. Enfin, la surprise constitue là-dedans une "qualité du produit", elle est purement narrative et continuellement recherchée par les concepteurs.

Le marché mondial, sagement, s'est segmenté, rendant complètement inintéressant ce partage entre mineur et majeur, puisque tout ou presque aujourd'hui est calculé par le même genre de gens.
Et voilà où, à mon avis, se situe le vrai partage intéressant : entre ce qui est calculé et ce qui ne l'est pas.


-oui, je ne crois pas penser autre chose, en ce qui concerne le calcul, la programmation des produits; j'ai souvent dit que les blockbusters étaient des produits beaucoup plus intellectuels que les films de Godard, par exemple...les séries ne pensent pas, ne font pas penser...c'est du calcul et du savoir essentiellement...

-ce n'est qu'à partir de son industrialisation qu'il est devenu un "art populaire", un art de raconter des histoires...

- je crois qu'il faut se méfier des partages qui reconduisent nécessairement des jugements de valeurs : le peuple-le corps, etc...
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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 18:48

mais pourquoi tu remontes à des lustres pour justifier que tu ne comprends pas mon énoncé alors que tu comprends celui de borges qui est le même.
tu comprends ce que tu veux, tu te crois le champion de la logique : eh bien non, tu es pris en flagrant délit d'illogisme. personnellement je me fous de ta logique à géométrie et usage variables à défaut d'urbains. mais n'en rajoute pas encore une couche. le fait est là : tu ne fais ni d'éclat dans l'expression, ni dans la compréhension. j'espère que tu brilles ailleurs, vu la hauteur de tes ambitions martelées. lol

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Baldanders le Lun 29 Juil 2013 - 18:54

Borges a écrit:en ce qui concerne le calcul, la programmation des produits; j'ai souvent dit que les blockbusters étaient des produits beaucoup plus intellectuels que les films de Godard, par exemple...les séries ne pensent pas, ne font pas penser...c'est du calcul et du savoir essentiellement...

Absolument. Si elles font réfléchir, c'est malgré elle. Elles visent une sorte d'hypnose.

Borges a écrit:
je crois qu'il faut se méfier des partages qui reconduisent nécessairement des jugements de valeurs : le peuple-le corps, etc...

Oh moi ça ne me fait pas peur. Il y a bien l'antique division du travail entre intellectuels et manuels : ni Marx, ni les réactionnaires, ni moi ne l'avons inventée. C'est un fait qu'alors que Walsh montait à cheval, Soderbergh arpente des bureaux - et que le premier était populaire, alors que le second ne l'est que lorsqu'il l'a... calculé (Ocean's 11/12/13 : du pur marketing).
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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 18:55

Va te coucher, eh, slimfast. Rhzz.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 19:01

Pourquoi la série serait plus populaire ou plus prolétaire que le cinéma, plus destinée à un public populaire que les Straub? C'est souvent l'inverse, vous raisonnez à l'envers, en  pensant à la salle de quartier de 1947. Vous oubliez que HBO est une chaîne à péage justement et que les séries étaient des produits d'appel...Mad Men décrit quand-même un environnement extrêmement bourgeois, montré comme une avant-garde sociologique. Ally McBeal bossait dans un cabinet d'avocat à Manhattan et n'avait pas l'air d'avoir des femmes de ménage en instance de divorce comme client...les profils sont encore moins diversifiés que dans le cinéma (et l'autre va dire "oui mais un personnage de soldat irakien qui prend l'avion c'est de la mixité sociale", c'est celà oui...).
En France aussi, c'étaient les chaînes qui visaient un public bourgeois (Arte, Canal+) qui produisaient le plus de fiction.

Les seules "prolétaires "des séries américaines ou du moins personnages avec une conscience de classe populiste, c'est souvent les flics (c'est déjà un sujet d'ironie dans "Naked City" de Dassin), et encore au dessous d'eux, les coupables qui sont en tôle ou s'affranchissent.
Aux USA comme en France, tous les sitcoms familiaux se passent dans des baraques trop grandes (peut être "Plus Belle la Vie" tient)

Il faudrait parler de la série de TF1 "Tribunal", il y avait quelque chose qui fonctionnait bien dans la diversité sociologique, parce que le prisme judiciaire était assumé.

Et Baldanders "les bourgeois vivent par procuration la violence réelle de pauvres/de la banlieue/des gens (biffez la mention inutile)": ça marche aussi souvent dans l'autre sens, les fictions proposées sont toutes nivelées sur des représentations de la classe moyenne (Plus Belle la Vie: 1 15 minutes sur une femme divorcée en faillite à cause de son magasin, 15 minutes sur un gosse qui a peur de saloper le canapé de sa mère avec du Nutela)". La figure de la classe moyenne inquiète est aussi unanimiste que celle de la classe moyennz sûre d'elle-même.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Dr. Apfelgluck le Lun 29 Juil 2013 - 19:45

Baldanders a écrit:
Borges a écrit:en ce qui concerne le calcul, la programmation des produits; j'ai souvent dit que les blockbusters étaient des produits beaucoup plus intellectuels que les films de Godard, par exemple...les séries ne pensent pas, ne font pas penser...c'est du calcul et du savoir essentiellement...

Absolument. Si elles font réfléchir, c'est malgré elle. Elles visent une sorte d'hypnose.

Pour dire, sur la plupart des blockbusters il y a parfois 4, 5 scénaristes qui bossent sur le même film. Pour les séries j'en parle même pas. Il n'y a absolument rien qui est laissé au hasard. C'est des mondes clos qui assènent des "vérités", il n'y a rien qui respire.
Godard dit d'ailleurs, dans "Morceaux de conversations", qu'il faut faire des films comme un aveugle et non comme un voyant.
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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 20:52

Dernière édition par Baudouin II de Barvaux le Lun 29 Juil 2013 - 22:27, édité 7 fois

fatigué, pas le courage maintenant de lire ce message spontané ... édité 7 fois lol demain peut-être

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mar 30 Juil 2013 - 8:26

Ta position d'expert poussée à l'extrême dans certains de tes messages, Baudouin, comme celui-ci, qui me sont adressés, me pousse à ne pas les entendre : déni bilatéral classique de communication.

Le postulat, un peu "pathogène" selon lequel la communication doit être franche, totalement intelligible, raisonnée, avec une logique de grammairien, mais ouverte et directe ne conduit pas à la communication totale. Son effet est plutôt "totalitaire". Curieusement en matière de communication, la signification est communiquée justement par ce qui n'est pas communiqué.

Evidemment rien de cela n'est à prendre au pied de la lettre dans la mesure où nous avons des objectifs en commun par notre engagement sur ce forum.

Bonne journée.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mar 30 Juil 2013 - 10:21

Je n'ai fait que répondre à ta remarque plus haut, répondre aux contresens que tu m'attribues.

Quelle position d'expert?

De quel déni bilatéral de communication tu parles, sinon du tien? Discuter sur ce que je suis censé être ou faire, plutôt que du contenu. Comme chaque fois que tu veux détourner l'attention sur la confusion de tes propos en déportant la discussion en termes de conflits de personnes.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mar 30 Juil 2013 - 13:46

Bonheur, indicible bonheur, de lire, relire encore, enfin, à nouveau, Baldanders, tel qu'en lui-même l'éternité le fige dans le formol.

Ah, bonheur sans mélange, de lire Baldanders qui récite son catéchisme édifiant, parlant au nom et à la place des pauvres et des exclus, de tous ceux qui n'ont pas le loisir de passer des heures devant les séries, loisir de "petits bourgeois" qui vivent par procuration la violence du monde, nantis qui se tiennent à distance, en consommant des produits formatés pour eux, des vraies réalités, de toute la violence du monde, de toute la domination économique et sociale, que bien sûr ils veulent refouler, ne pas voir, ne pas entendre, ces méprisables petits-bourgeois-geeko-invertébro-anesthésiés endoctrinés, tenus en laisse à célébrer l'ordre dominant.

Dans cette édifiante mise en scène, baldanders comme de juste charitablement s'épargne: c'est lui le petit-bourgeois, dans l’affaire,, mais qui ne va jamais dénoncer le fait qu'il a le loisir de passer des heures et des heures à voir des films de Straub, Rivette, Godard, etc, et bien bcp de loisir pour entamer des discussions stériles sur le net et recadrer ses interlocuteurs en leur expliquant que eux, sont de petits bourgeois jouisseurs déréalisés, etc.

En passant, son sociologisme est complètement bidon et opportuniste, fondé en grande partie sur le chantage dans l’adresse ad hominem (« moi, monsieur, je parle de ce que je connais, de la réalité vécue, une réalité dont visiblement vous n’avez pas la moindre idée). « En bas de chez moi, monsieur...", "en direct-live de mon ascenseur". Prenez en de la graine.

Qu'en sait-il, au juste, que ces séries ne sont pas regardées par ces "prolétaires" qu'il assigne constamment à leur place définie par lui? Le postulat baldandérien, une vraie scie musicale, est que, par préférence ils se dirigeraient vers les films que baldanders prise, lui: parce que ça parle de leur condition, de leur vie, et que c'est donc ça qu'ils veulent voir, les intéresse de prime abord: là où moins il se sentiraient au premier chef concernés. Les pauvres, exclus, prolétaires, se dirigeraient préférentiellement vers des films (d'intellectuels) que Baldanders apprécie, et fort altruistement et dans un élan édificateur d’éducateur de rue militant, il pose que leurs destinataires réels sont ces jeunes qui se battent en bas de chez lui : c’est du plus haut ridicule, pour rester poli.

Au petit jeu de la sociologie spontanée débile, digne de la docusérie « le grand frère », ou « Nanny » sur TF1, des « moi, monsieur, je parle de mon voisinage et de ma cage d'escalier », je pourrais tout aussi bien lui rétorquer - et ça n’aurait pas plus de valeur illustrative ou exemplative, ce serait tout aussi parfaitement débile que son « témoignage », sa « démonstration par la vie réelle que moi je connais bien au contraire de vous » , que dans ma cité, qui vaut la sienne, plein de jeunes de classes "défavorisées" (comme on dit dans les débats politiques) se passionnent pour des tas de séries, s’échangent des fichiers de téléchargement de tas des trucs que lui a en sainte horreur, et qui prouvent bien entendu l’aliénation de l’être humain devenu consommateur décérébré : blockbusters, et les plus bourrins, bellicistes, impérialistes, y compris jeux vidéos fps, beat them all, shot them all, warcraft, battlefield, god of war, etc ; dont il dira peut-être, non, certainement (avec un mélange de commisération soucieuse et de condescendance révoltée en leur nom), que justement, c'est par manque de pédagogie émancipatrice, sous l’emprise d’une aliénation par la classe dominante qu’ils en sont réduits, les pauvres, à cet opium et sont empêchés de se diriger vers les « bons objets », les objets qui seront les outils d’une lutte pour « s’affirmer dans la rue ».

Non, moi j'dis: ce qu'il faudrait, à tous ces "jeûûnes" (comme on prononce dans les associations culturelles), c'est une bonne suite de séances ciné-club, avec la craie crissant sur le tableau noir, tenue par Baldanders, de Straub & Huillet, Rivette, et pourquoi pas aussi un peu de Guédiguian (pour une approche honnête et instructive de la « classe ouvrière »), et Carax (pour la résistance de l’artiste irréductible face à l’industrie). Ce serait le premier pas profitable vers la reconquête d’une conscience libre et politique - parce que ces pauvres petits gars, il savent pas trop bien qui est l’ennemi de classe, il faut le leur expliquer, avec du cinéma fait pour ça, fait pour eux.

Ce sont les « pauvres de Baldanders » : on en vient presque à craindre pour lui que ces pauvres soient moins pauvres, moins aliénés ; il en a bien besoin, de « ses pauvres », non seulement pour parler en leur nom et à leur place de leurs besoins, désirs, goûts, préférences, mais encore pour pousser sa rengaine, en leur nom, sur le « petit bourgeois », l'éternel petit-bourgeois du petit théâtre de Baldanders jouant à guichets fermé, son obsession répétitive, qui le travaille au corps, sa mauvaise conscience d’en être un, parce que c’est bien lui le « petit bourgeois » (il l’admet lui-même), par tous les pores de son discours et de sa vision du monde. Mais s’il l’admet, il lui faut impérativement décréter que ceux qui viennent bavasser ici en sont, on en revient toujours à cette assignation, directe ou latérale, mais qu’il n’est pas eux et qu’ils ne sont pas lui: tous ceux qui passent, comme lui, bcp de temps, des heures et des heures devant leur écran-abstraction hors de ou contre le monde réel, s’hypnotisant de plaisirs purement intellectuels, non seulement à voir des films, non seulement à voir des séries, mais encore à disserter répétitivement sur les petits bourgeois nantis qui passent tant de temps à cela, qui n’est pas donné à tout le monde.

Ce n’est pas donné à tout le monde, de passer des heures et des heures devant son écran, ah ça non : notre sociologiste spontané sponsorisé par tf1 à l’insu de son plein gré ferait bien de prendre sur ses heures de visionnage de Out one de Rivette, ou autre, pour aller se balader dans sa cité, et écouter toutes les tv, fenêtres ouvertes l’été, fonctionnant en régime ininterrompu. Et pour sa gouverne: il y a bcp de prolétaires, chômeurs ou pas chômeurs, dans les cités ouvrières, qui sont abonnés à des chaines câblées, disposent de lecteurs bluray, se rendent au video-club, achètent même les packs de toutes les saisons des séries qu'ils préfèrent. Faut arrêter un peu, avec cette imagerie débilitante, misérabilisante à tout prix, sortie tout droit d'un film de Maïwenn sur la police de proximité faisant une expédition sociologique dans les zones suburbaines arriérées..
Mais causons chômeurs. Je cause de ce que je connais, excusez-moi monsieur, je parle de choses vécues. Parce que les chômeurs, l’état de chômeur est un état bien triste et malheureux : on a trop de temps, temps vide dont on est même aliéné, parce qu’on se sent coupable de regarder des séries ou des films devant son petit écran, au lieu d’aller chercher du travail, pour ne plus être un parasite vivant aux crochets de la société qui subventionne gracieusement sa paresse, pour devenir un homme utile, un homme qui lutte pour s’affirmer, affirmer sa dignité humaine.

Chômeur : ce que Baldanders n’est pas, rappelons-le, puisque le grand truc de Baldanders, c’est le concret de l'hominem, donner en exemple le vécu, le choc du réel. C’est un homme de la vraie vie, qui vit dans le monde réel, contrairement à la majorité des entéléchies qui barbotent sur le net en d’interminables discussions stériles. Lui, c’est le vécu vrai des hommes et des femmes de chair et sang qui l’intéresse, leur situation réelle dans le réel. Illustration par exemple, surtout l’exemple illustrant ce que vivent les autres, pour nous instruire d’une réalité dont nous n’avons pas seulement l’idée, même la plus théoriquement abstraite. La situation réelle qui dit l’homme réel, dite par un homme réel, donc, et non toutes ces abstractions de discours de branleurs.
Baldanders a une bonne petite place, un bon petit job, dans la vie; c’est un bon époux et un bon père de famille, bref un homme équilibré, qui a bcp travaillé, à la sueur de son front et de ses aisselles, pour avoir son petit chez soi "sam suffit" (pas comme ces branleurs chômistes qui bavassent sur le net), bref qui ne souffre pas trop, sauf (parce qu'il a une conscience politique, dont tant sont dépourvus) de la misère des gens de son quartier - qui le révolte, le pousse à écrire des gueulantes sur les foras, et dénoncer l’indifférence de ses contemporains qui dissertent dans l’abstraction, sans rien savoir ni voir de ce qu’il vit, lui, dans sa chair, sa chair de témoin qui regarde la misère bien en face. Et par dessus ça, cet homme engagé dans la lutte pour l’affirmation des autres dans la rue, trouve encore du temps, c’est admirable, pour mater ses films de guédiguian, carax et autres, et expliquer la vraie vie sur les forums à tous ces petits-bourgeois.

Parce que Baldanders, lui, non seulement il sait de quoi il parle, parce que c’est un homme réel et du réel, un être de chair et de sang (les autres sont des petits-bourgeois abstraits et désincarnés) mais encore il sait pour tout le monde : il distribue pour chacun la place qui lui correspond : petit bourgeois, bourgeois, geeks, prolétaires - chacun dans sa petite case aux bons soins de Baldanders. Je suis sûr et certain que Baldanders a 10 fois plus que moi sur son compte bancaire, et que le 15 du mois, son frigo est encore plein de bonne choses à grignoter. Moi, j'économise, pour m'acheter ma série favorite. Et comme ça je peux faire un régime, pour retrouver mon corps de dieu grec. Chacun son truc.

Baldanders nous rappelant hardiment que la démocratie parlementaire est un leurre, comme si nous l’ignorions, nous rappelant que les inégalités existent, comme si nous le refoulions.

Il me fait marrer (sic), Baldanders, qui conteste les partages formatés par l’ordre établi, le capitalisme, mais qui nous ressert ad nauseam le partage des mondes, le plus clichetonnant, réactionnaire et nostalgique, sur le plan de la caricature du « peuple », exactement le même que servent ad libitum les émissions culturelles à la télé qui ânonnent les mêmes stéréotypes clivants : d’un côté, pour les pauvres, la gayole et le canari, de l’autre, pour les riches, les écrans plasma et le laserdisc. Les pauvres sont envieux: parce qu'aliénés par ce qu'ils voient à la télé, nous dit la télé, il veulent eux aussi des écrans plasma et le laserdisc. Résultat? Il brûlent des voitures et cassent les vitres de commerçants. Au lieu de se trouver un travail, de se lever tôt, de lutter dans la rue à affirmer leur dignité humaine.

Il me fait marrer (resic), Baldanders, avec son cinéma de quartier, son petit paris de gavroche de carte postale, où tout le monde s’appelait par son prénom sur la place des fêtes. Son barnum édifiant, guédiguiandesque, pour ne pas dire amélipoulinien de prefecture : ah ma bonne dame, c’était autre chose avant, tout ce qu’on a perdu : « les films se voyaient collectivement dans des salles de quartier, c'était un art populaire héritier du cirque et du théâtre, donc par excellence physique, qui improvisait continuellement, les réalisateurs des débuts étaient des aventuriers et non des bourgeois installés comme aujourd'hui... ».

Ah, l’art populaire héritier du cirque et du théâtre, ça, c’était réel, physique, c’était l’aventure, le corps. Pas comme ces bourgeois installés comme aujourd’hui. Au lieu de regarder la télé et se pignoler dans l’abstraction incorporelle du pur intellect.
ça, c’était concret, corporel, matériel, ça c’était pour le Peuple. Par le Peuple et pour le Peuple. Le peuple, c'est avant tout un corps. Vous comprenez? C'est physique, quoi. Pis c'est l'aventure, la vraie. L'aventure c'est l'aventure, comme disait Lelouch. Et moi j'vous l'dis, petits-bourgeois qui vivez l'aventure par procuration en regardant fort Boyard ou Koh-Lanta: vous ne savez plus ce qu'est l'aventure, le cirque itinérant sur les routes de Bolzano. Parce que vous avez peur, peur de l'aventure, peur du corps, du corps du peuple en cinglet de jongleur et en marcel d'acrobate. Peuh de vous, êtres d'imitation gavés de fictions de bas étage.

Ah, la tête et les jambes. Pierre Bellemarre... Souvenez-vous, magnifique, formidable...

Etc etc etc.

Voilà donc. Baldanders est entré en résistance. Il veut nous dessiller les paupières, nous rappeler les vraies valeurs... Exactement comme s'il n'y avait jamais eu aucune discussion là-dessus, sauf bien sûr une série de propos de ma part qu'il a rangé dans son tiroir: "somme de conneries", plus toutes les "dégueulasseries" dont il fut l'endurante "victime", cet homme réel, concret, de chair et de sang, en butte à des robots programmés, aspirateurs moulinex à neuronal greffé, et il continuera à répéter, répéter, répéter, à l'identique, son petit bréviaire du parfait petit vrai monsieur de gôche qui se bat, et qui lutte, dans le monde réel des forums virtuels.


Allez, basta, en ce qui me concerne: je vais pas m'amuser, me divertir, à tourner en rond indéfiniment sur le carrousel baldandersien. C'est juste pour dire: non, rien de nouveau, rien d'étonnant. La routine, au tarif syn? au tarif di? Au tarif syndical, allons.


Dernière édition par Baudouin II de Barvaux le Mar 30 Juil 2013 - 18:26, édité 3 fois

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mar 30 Juil 2013 - 15:37

Baudouin II de Barvaux a écrit:Baldanders... qui nous ressert ad nauseam le partage des mondes

c'est pas ton genre à toi de resservir ad nauseam les mêmes conneries... ton post à Baldanders là c'est un copie/colle de ce que tu m'as servi sur des dizaines et des dizaines de posts, sans que j'en comprenne jamais rien.

achète toi une bicyclette à moteur.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mar 30 Juil 2013 - 15:42

Breaker a écrit:
breaker a écrit:
Baudouin II de Barvaux a écrit:Baldanders... qui nous ressert ad nauseam le partage des mondes

c'est pas ton genre à toi de resservir ad nauseam les mêmes conneries... ton post à Baldanders là c'est un copie/colle de ce que tu m'as servi sur des dizaines et des dizaines de posts, sans que j'en comprenne jamais rien.

achète toi une bicyclette à moteur.


Non, c'est un résumé de ses propos sur ce topic, j'emploie ses propres termes et expressions.

Que ça rejoigne des conneries que je t'ai servies, c'est pas douteux. Toi et Baldanders, vous vous comprenez, au moins, sur une série essentielle de valeurs que vous partagez, mieux, dont vous avez la praxis.

N'empêche, c'est du boulot.

A propos: super, tes photocopies. Bon boulot. Achète toi un scanneur à pile atomique.

Bye breaker. Va travailler à ton dossier sur the wire. The wire, c'est une série sur le réel, c'est plus proche du vécu des gens, avec des vrais morceaux de gens réels dedans, même qu'il y a en qui sont morts, après, tués par balles, parce qu'ils vivaient la même chose que ce qu'il jouaient dans la série. C'est une garantie: garantie qu'on est bien dans le réel, pas dans l'abstraction pour branleurs.

Moi je me méfie de la pub "c'est bon, c'est vrai, parce que c'est du vécu". Je préfère les fictions, même débiles, je trouve ça moins malhonnête.


Mais t'inquiète, au petit jeu des conneries répétées, je me laisserai avant toi et baldanders. Les conneries spontanées, c'est moins fatigant.


Moi, je peux quitter ce forum et ne plus jamais revenir. Chiche? Chiche.
J'ai fait mon temps, je n'ai plus le même enthousiasme... lol

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mar 30 Juil 2013 - 16:17

gayole : j'avais oublié ce mot Laughing 


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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mar 30 Juil 2013 - 16:25

j'aime bien l'humour de Wittgenstein quand il dit : mon but est de vous enseigner à passer d'une absurdité déguisée à une absurdité patente.

mais ma logique favorite et brillante est celle de Groucho : je ne voudrais pour rien au monde faire partie d'un club qui serait disposé à m'accepter comme membre.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mar 30 Juil 2013 - 18:28

T'es comme moi, alors: prends ma place, j'te la donne - et je plaisante pas Wink

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Baldanders le Mar 30 Juil 2013 - 21:17

Baudouin II de Barvaux a écrit:Bonheur, indicible bonheur, de lire, relire encore, enfin, à nouveau, Baldanders, tel qu'en lui-même l'éternité le fige dans le formol.  Etc.

Pas un argument dans cette tartine, rien que de la caricature méprisante jetée à la pelle, dans une haine de soi incroyable et avec une mauvaise foi pitoyable. Qui est dans le formol ? Moi, vraiment ? Je te préviens, Jerzy, une seule fois : encore un post comme ça, puant de mépris et de bêtise, et je ne remets plus les pieds ici. J'ai fait l'effort de passer sur tes âneries, ce n'est pas pour que tu me les resserves à la première occasion.
J'ai écrit sérieusement des choses que je crois sérieuses, et remarque que Borges - aux pieds duquel on te voit faire le chaton - m'a répondu très sérieusement, même quand il n'était pas d'accord. Je blaguerais que je supporterais tes blagues, mais là je ne blaguais pas.
Il n'y a rien dans mes propos de ce que tu prétends y lire, mais je ne perdrai pas une seconde à t'expliquer pourquoi tu délires de A jusqu'à Z, chiffres compris. Tout ça m'a déjà assez pesé, j'en ai soupé, la coupe est pleine, etc.
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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mar 30 Juil 2013 - 22:07

Baudouin II de Barvaux a écrit:T'es comme moi, alors: prends ma place, j'te la donne - et je plaisante pas Wink

Je ne peux pas : tu censures, moi je graffite. Tout nous sépare et puis ce vieux slogan de mai 68, soyons réaliste demandons l'impossible, quelle connerie. En changeant nos place, c'est à dire en m'efforçant d'atteindre l'inaccessible lol, je rendrais impossible ce qui serait réalisable. Je n'y ai aucun intérêt, en restant sur le mode fictionnel. A moins d'un traitement Ludovico auquel on ne saura échapper, c'est certain : on parle toujours de l'effet de réel dans la fiction, c'est très réducteur car l'effet de fiction dans la réalité est au moins aussi important.

Ca oui :



Ca non :





ps pour Baldanders : essayer de résoudre le problème en ajoutant toujours plus de quelque chose dans le même contexte (si tu continues Baudouin je quitte le forum...) est voué à l'échec. Tout simplement car ça n'est pas adapté au problème qui veux que Baudouin ne voie pas qu'il y a un problème. Ce dont tu le menaces ne fait donc pas sens pour lui.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mer 31 Juil 2013 - 8:20

slimfast a écrit:

Je ne peux pas : tu censures,

Encore une fois, je n'ai rien censuré; encore une fois, traite moi de menteur.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mer 31 Juil 2013 - 8:37

Baldanders a écrit:

Pas un argument dans cette tartine

Oh si, y en a plein, mais tu ne les vois pas.


J'ai écrit sérieusement des choses que je crois sérieuses, et remarque que Borges - aux pieds duquel on te voit faire le chaton


Je ne doute pas un instant que tu les aies écrites sérieusement et que tu les croies sérieuses. J'y ai répondu sérieusement, même si la forme est écrite contre cet esprit de sérieux.
Je ne fais pas le chaton aux pieds de Borges: je ne suis pas d'accord avec une grande partie de ce qu'il dit ici. Par diplomatie, respect pour Borges, que j'estime, je n'ai pas répondu ce que j'avais l'intention de répondre, et dans le détail. On peut dire que dans ce cas, je me censure. En vertu d'une résolution que j'ai prise, pour ne pas initier un conflit, comme celui qu'on a connu il y a des années. Et je ne répondrai pas, c'est inutile, ça ne servira à rien.

Je blaguerais que je supporterais tes blagues, mais là je ne blaguais pas.
Idem, je ne blague pas, même si mon analyse de tes propos, des valeurs et des représentations qu'ils charrient, sans blaguer c'est évident (ce qui rend ces dernières aussi effarantes que la plupart des propos que tu tenais sur enc., exactement les mêmes, qui nous ont opposé pendant bien longtemps, et qui nous opposeront bien au delà), tu es acquis (depuis ce même temps) à considérer que c'est une vaste blague et un tissu de conneries.


Il n'y a rien dans mes propos de ce que tu prétends y lire, mais je ne perdrai pas une seconde à t'expliquer pourquoi tu délires de A jusqu'à Z, chiffres compris. Tout ça m'a déjà assez pesé, j'en ai soupé, la coupe est pleine, etc.

Il y a tout ce que je prétends y lire. Je ne céderai pas là-dessus, ni sur ton délire très sérieux.

Mais rassure toi, celui qui en a soupé, et dont la coupe est pleine, ici, c'est plutôt moi. D'ailleurs, c'est parce qu'il me manque mon bouton "supprimer son profil" que je suis encore ici à te répondre. Qu'on me rende mon bouton. ça fait un certain temps que j'ai envie de m'en aller. Simplement, il y a un moment où il faut savoir se taire, enfin. Et il me semble que ce moment est arrivé pour moi.

Ce sera mon dernier post, je m'y engage. Pour le reste, j'espère pouvoir retrouver mon bouton "supprimer son profil". Je pense qu'on peut m'accorder ce droit. Pour moi, l'aventure Spectres se termine ici. Me fader en boucle les développements d'un breaker, d'un tony le mort, d'un slimfat, d'un baldanders, non, sincèrement c'est désormais au dessus de mes forces, comme je conçois également que la réciproque est concevable. lol.

Rien de dramatique ici, aucun chantage d'aucune sorte (du genre escompter par là qu'on dise: "oh non, reste parmi nous". Rien de cet ordre. Aucune stratégie pour instiller de la mauvaise conscience et de la culpabilité (procédé qui me fait horreur). Je suis heureux des quelques années passées ici, et merci à tout le monde pour l'opportunité qui m'a été donnée de pouvoir y écrire, et pour la patience surtout. Une page se tourne, d'autres s'ouvriront. Ainsi va la vie.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Mer 31 Juil 2013 - 9:40

Borges a écrit:
Tonylemort  : ici, il s'agit juste de demander à SP de revenir, de ne pas partir, de ne pas nous quitter...comme dirait Levinas, on est dans le Dire (à l'autre) et pas dans le Dit (analyse, contenu, sens...); si tu comprends son départ, c'est que tu peux te passer de lui; nous pas; notre seul lien avec lui, c'est le forum, c'est le net; nous ne sommes pas des substances, mais des rapports.


Que SP ne puisse pas quitter les spectres, ses initiales le disent assez : SPectres


D'ici donc je l'appelle : Stéphane Pichelin

Wink


 





tu as la mémoire courte, certainement par diplomatie lol

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Re: Lost (2004- 2010)

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