Lost (2004- 2010)

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Dim 28 Juil 2013 - 15:49

et tout compte fait je continue à m'interroger sur la position de Baudouin relativement aux séries, à émettre l'idée qu'elle vaut la peine d'être débattue, que dans mon cas même si je ne regarde pas de séries ou n'ai pas beaucoup regarder de séries, cette question me "parle" pour deux raisons, l'une pratique et qu'évoque Baudouin, une saturation des films, classiques par leur durée, leur genre, leur récit, l'autre plus historique qui a fait de la durée plus longue des métrages, le premier agent de développement du cinéma.
je ne crois pas, j'attends de te lire, qu'on puisse balayer le phénomène des séries d'un revers de main.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Dim 28 Juil 2013 - 21:58

à vue de nez et en lisant dans le marc du café, je serai honnête, la série serait un produit fournissant l'occasion d'une reprise en main des studios par eux- mêmes. Pas de métissage dans la série dans la mesure où tout et tous y sont made in US. Mais c'est aussi un service marketing : à entendre les personnes adeptes des séries les plus connues le taux de satisfaction est maximal alors que l'on sait bien que l'ennui est le lot du zappeur moyen devant sa télé. A un autre niveau, disons financier, et ici la série Lost porte bien son nom, la fabrication semble obéir à l'organisation scientifique du travail du travail, l'O.S.T. où la rationalité la plus grande associée au coût le plus faible prime (quelques minutes de The wire suffise pour voir que le tournage ne coûte pas un rond et que le dialogue l'habillera). Cette organisation supplante le modèle classique hollywoodien calqué sur les genres. Elle se libère quelque peu de tout l'appareil critique et philosophique du siècle dernier appliqué au film.En revanche la diversification actuelle de l'offre risque de promouvoir des jugements en pleine subjectivité esthétique, au delà des degrés officiels de prestige des oeuvres et des repères traditionnels.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 1:19

Tes propos sont assez bien lost à l'ouest, slimfast. Il pourraient à eux seuls faire le sujet principal d'une 7è saison.

7 interventions de toi à la suite où tu fais tout seul les questions et les réponses, et toutes les 7 sont très mystérieuses; on en saisit pas bien le sens. Tu es mûr pour mater Lost lors de séances marathon. lol

1. Suffit qu'on ne soit pas devant son écran pendant une journée pour que tu conclues: "sujet qui d'un coup est abandonné". Tu sais, il y a tout un monde extérieur, qui a une vie autonome, au delà de ton écran... Spooky, non?

2. Tu comprends à l'envers: parlant d'un "argument contre les avant-gardes" chez Borges, alors que cet argument est dans le texte que toi tu cites et qu'il critique précisément comme cliché. En ce qui me concerne, je mets aussi en question plus haut le cliché d'un retour à la narration "classique" "mise à mal par les avant-gardes et les théories formalistes de l'art".

3. Tu parles de "saturation de films" de ma part: je n'ai pas dit ça. Je dis juste que j'ai moins envie d'écrire sur les films, en fonction d'un intérêt accru pour l'écriture de fiction, sous l'angle du concepteur et plus seulement du spectateur, ça ne veut pas dire que que je vis une "saturation de films". Au contraire, puisque je vois ces séries comme des films très longs, et que par ailleurs je vois toujours autant de films - plutôt plus qu'avant, même, grâce au streaming.);

tu retraduis un autre propos par une citation de Lipovetski: il ne s'agit nullement de ça et je ne vois pas le rapport. Faudrait donc que je me réexplique, sans fin, en fonction de sempiternels "en somme, si je te comprends bien".... J'adore: suggérant ainsi (subtilement) que si je m'exprimais mieux, plus clairement, on me comprendrait mieux, moi qui si souvent reproche aux autres d'être confus, etc etc; et tout ça pour un résultat prévisible: que tu m'accuses, si je développe plus en profondeur, de tartiner à l'envi de ma prose ennuyeuse, de mon écriture obsessionnelle, me reproches de toujours vouloir clarifier, analyser, couper les cheveux en quatre, opposant à mon bavardage stérile et assommant ta prose subtile, économe et gracieuse, tranchante comme un rayon de lumière, etc, etc;
tu poses que le "sujet te parle" mais ici, le sujet, ce n'est pas spécialement "les séries", c'est une série: que tu n'as pas vue, sur laquelle tu n'as rien à dire. On parle certes aussi des "séries en général", du "phénomène" des séries: mais vu que tu n'en pratiques aucune, tu nous emmènes ici dans des généralités tellement floues (que tu fabriques depuis la vision a priori que tu en as), qu'il est bien difficile de rebondir pour en tirer matière à discussion.

4. Pour faire oublier que tu n'as rien à dire de Lost ou autre série, tu inventes des trucs que tu sors de ton chapeau ou du marc de café: avances au hasard une série de supputations gratuites:
- "pas de métissage dans la série dans la mesure où tout et tous y sont made in US", écris-tu: dans le cas de Lost, c'est exactement le contraire, rarement une série a été aussi "métissée" - aussi bien dans sa distribution que géographiquement (une partie se déroule en Afrique, une autre au Japon, etc). Tu le saurais si tu t'étais un minimum renseigné ou documenté, pour parler de choses que tu n'as pas regardées.
Tu parles de "coût le plus faible": d'où sors-tu ça? ça fait des années que les séries coûtent aussi cher que les films. Lost coûta si cher pour la maison-mère de la chaine ABC, Walt-Disney company, qu'elle vira le concepteur avant la diffusion...
Tu écris: "alors que l'on sait bien que l'ennui est le lot du zappeur moyen devant sa télé". Là aussi, tes "infos" datent un peu de Léon Zitrone, lol... Que fais-tu de ceux qui s'abonnent à une chaine payante produisant des séries, comme HBO ou AMC? Que fais-tu de ceux qui pratiquent les séries depuis le net, ou en téléchargeant, ou en achetant les dvds, et non à la télé? Lost et GOT sont deux séries, par exemple, qui ont battu tous les records de téléchargement illégal sur le net. Les producteurs de GOT ont déclaré à cet égard, par exemple, dans leur stratégie de communication, que s'ils n'encourageaient pas le piratage, ils n'étaient pas forcément contre, dans la mesure où selon leurs calculs ça incitait un pourcentage non négligeable d'internautes à s'abonner à la chaine, à acheter les dvds, et comptant aussi sur le capital "sympathie" que susciterait une déclaration de ce genre... Bref, c'est qui, "on", et c'est qui, "le zappeur moyen"? etc.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 7:40

DB a écrit:

Ce qui est génial à mon sens, c'est la façon dont les créateurs se sont joués des attentes des spectateurs pour les amener ailleurs. Le gros plein soupe est un fait un ancien patient sorti d'un hopital psychiatrique

attention, spoilers. Uniquement pour qui a déjà vu les 3 premières saisons:
Mieux encore: c'est là qu'il a entendu un mec répéter obsessionnellement la série de nombres (dont il ne faut rien dire) - ce qui l'incite à croire que tout ce qui est arrivé est de sa faute.

Et si tu te souviens, à un moment, il en vient à se persuader que tout ce qui a lieu n'a lieu que dans sa tête (l'épisode de "l'ami imaginaire"), qu'il est toujours dans cet hôpital, en fait, et que tout ça n'est qu'une sorte de rêve dont il doit se réveiller.
La seule personne qui parvient à le ramener à la "raison", le retient au bord de la falaise en lui "démontrant" que tout ça est bien réel, c'est la psychologue clinicienne dont il est amoureux, dont il pense qu'il l'a déjà vue "quelque part" sans parvenir à se souvenir où.

Séquence qui suit (typiquement lostienne), et qui m'a bien fait marrer: on la voit en flashback, à l’hôpital, dans la même salle que lui, en tant que patiente, visiblement très "atteinte" (bien plus que lui) au point d'être presque méconnaissable. Lol quoi.


Un développement parmi d'autres que j'ai trouvé "génial": là encore une histoire d'acte de foi. La touche (du vieux clavier d'ordi) sur laquelle il faut absolument taper les chiffres uniquement lorsque le compte à rebours de 108 minutes arrive à son terme. Selon les instructions du scientifique données dans la cassette vidéo.
Puis, longtemps après, ceux du premier "bunker" découvrent un second "bunker" sur une autre partie de l'île, avec là aussi des instructions du même scientifique laissées sur une cassette, à l'attention d'un groupe qui ne connaît pas le premier: il faut absolument consigner, et envoyer par pneumatique le listing, l'opération effectuée par ceux qui tapent le code dans le premier bunker (filmés par une caméra de vidéo-surveillance), présentés comme les sujets d'une expérience psychologique. Ils vont alors penser, à ce moment là, que ça ne servait strictement à rien, le compte à rebours, le code.
Mais longtemps après encore: on découvre une montagne de pneumatiques, sur une des plages: le lieu où ils ont tous aboutis, éjectés par un tuyau... Donc, les "leurrés" étaient apparemment ceux du second "bunker".

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Sibelius le Lun 29 Juil 2013 - 10:04

j'ai découvert la série tardivement, en achetant l'intégrale blu-ray longtemps après son passage tv. Je me ménageais à l'époque de larges plages pour avancer très vite dans cette série très cohérente et plus qu'intriguante. Inconsciemment la série a sans doute joué un peu sur le fait que je suis allé passer un peu de temps à Hawaii (rassurez vous, j'y serais allé un jour de toute façon).

En un mot, j'ai trouvé la série formidable. Et je fais partie de ceux qui pensent que les explications délivrées au compte goutte sont plutot satisfaisantes. Les personnages sont bien pensés également (le chauve est certainement mon perso préféré), et les intrigues amoureuses pas convenues. Le tour de force est que quasiment tous les épisodes se finissent sur un cliffhanger ultime, et ça, oui, c'est balèze. J'ai même acheté des ouvrages, mais le temps manque et je suis passé à autre chose...

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Borges le Lun 29 Juil 2013 - 11:07

Baudouin II de Barvaux a écrit:

- "pas de métissage dans la série dans la mesure où tout et tous y sont made in US", écris-tu: dans le cas de Lost, c'est exactement le contraire, rarement une série a été aussi "métissée" - aussi bien dans sa distribution que géographiquement (une partie se déroule en Afrique, une autre au Japon, etc). Tu le saurais si tu t'étais un minimum renseigné ou documenté, pour parler de choses que tu n'as pas regardées.

Hi

pas encore vu...mais  je ne crois pas que la question du "métissage" soit aussi simple

http://jooppedia.wikia.com/wiki/Racism_on_Lost

http://youbentmywookie.com/entertainment/lost-finishes-with-happy-ending-and-just-a-hint-of-racism-9004

http://lostboardmemes.blogspot.be/2009/04/racism-of-lost-by-truth-first.html

http://forum.lostpedia.com/showthread.php/55998-All-you-people-calling-Lost-racist?s=bf007610cd156babed065eb55f5dcd72


-Damon Lindelof a écrit les scénarios de Prometheus , et World War Z, qui se passent aussi dans le monde, ce qui ne les empêche pas d’être hyper occidental- judéo-chrétien; les zombies (politiquement) dans WWZ, c'est les chinois, les africains, les mauvais coréens, et bien entendu les arabes et les musulmans; dans ce  film, y a même un passage où les Arabes sont tout simplement présentés comme les héritiers de Hitler...

-la composition métissée d'une série, d'un film, son caractère mondiale ne signifie rien en soi : c'est aussi une manière d'atteindre le marché mondiale, c'est comme les équipes de foot qui signent des joueurs japonais sans grand talent pour pouvoir vendre leur matchs à la télé japonaise...

-votre approche de la série est sans distance, sans critique : en vous lisant on a le sentiment que vous faites la promotion des techniques d'écriture de scénario hollywoodiennes


Sibelius a écrit:

Les personnages sont bien pensés également (le chauve est certainement mon perso préféré), et les intrigues amoureuses pas convenues. Le tour de force est que quasiment tous les épisodes se finissent sur un cliffhanger ultime, et ça, oui, c'est balèze. J'ai même acheté des ouvrages, mais le temps manque et je suis passé à autre chose...

DB a écrit:


Ce qui est génial à mon sens, c'est la façon dont les créateurs se sont joués des attentes des spectateurs pour les amener ailleurs. Le gros plein soupe est un fait un ancien patient sorti d'un hopital psychiatrique


on se croirait à la télé, ou à la radio...


Dans tes messages, Jerzy, y a un nombre assez élevé de termes médiatico-technico-journalistiques, avec ou sans guillemets...


(un puzzle n'a rien de mystérieux)


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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 11:57

Salut Borges,

J'ai mentionné dès le début, sans entrer dans le détail, que c'était discutable sur le plan idéologico-politique. Si jusqu'ici je n'ai abordé que les angles qui m'enthousiasmaient, je ne mésestime pas les autres.

Qu'il y ait une thématique occidentale judéo-chrétienne, ce n'est pas douteux.

Pour la question de la dimension raciste du traitement de certains personnages, j'y ai constamment été attentif et me suis plusieurs fois posé des questions. Mais dans le développement de l'histoire, la série joue aussi sur des représentations et schémas racistes pour les interroger et les remettre en cause. L'intervention américaine au Koweit, le gouverment Bush sont ouvertement critiqués. Le militaire irakien, par exemple, n'est pas le mauvais de l'histoire.

Je conteste le décodage, dans le premier lien, de la caractérisation des personnages. Ils ne sont pas ce que l'auteur prétend qu'ils sont: le "mauvais père" n'est pas un mauvais père, c'est exactement le contraire.
Le prêtre, mr Eko, n'est pas du tout présenté comme il le présente, c'est un personnage riche et connoté positivement, son frère Yemi ne représente absolument pas "the devil", je ne sais pas où l'auteur a été pêcher cette ineptie. L'hispanique Anna-Lucia n'a rien à voir avec une "bitch": là encore c'est l'auteur qui fantasme, me semble-t-il.
Tous les personnages sont complexes, les "blancs" ne sont pas mieux traités que les autres. Quant à son interprétation de "One Side is Light, One Side is Dark", elle est tout simplement fausse puisqu'elle s'applique à égalité, sans discrimination, à tous les personnages de la série.

Quant à la fin, au dénouement, il faut donc, pour se prononcer sur sa lecture, la connaître à l'avance, ce qui retire 99% de l'intérêt à suivre le développement de l'histoire...

Si cette série est raciste, alors il faut considérer que Breaking bad, GOT, the walking dead le sont encore plus.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 12:21

je crois qu'il faudrait parler maintenant du rapport cinema/télévision - mais effacez si je dis faux, surtout avec mine effarouchée : "quoi, quelle logique" ? - la logique est que l'on ne voit pas les séries au cinéma ett cela en change au moins autant les conditions de production que les supposées mirifiques conditions d'écriture.

Merci Borges, je n'osais pas dire la naïveté du concept de métissage de Baudouin dans un monde mondialisé de tous côtés, offre et demande, craignant à nouveau l'humiliation gratuite et exaspérée.


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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 12:34

Borges a écrit:
(un puzzle n'a rien de mystérieux)

le puzzle pour moi, c'est justement ce qui définit la télé "cet art de plein jour obligatoire" disait Daney. Et la série EST de la télé. Des images diffusée dans une logique de puzzle, de fragmentation et d' instantanéité.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 12:54

slimfast a écrit:Merci Borges, je n'osais pas dire la naïveté du concept de métissage de Baudouin dans un monde mondialisé de tous côtés, offre et demande, craignant à nouveau l'humiliation gratuite et exaspérée.


Un peu facile, ça, slimfast: je n'ai aucun concept de "métissage", j'ai employé plus haut le terme de "métissé", avec des guillemets, uniquement pour répondre à ton "pas de métissage dans la série dans la mesure où tout et tous y sont made in US".


Je n'emploie jamais le terme de "métissage". Tu peux chercher dans tout ce que j'ai écrit ici ou là depuis des années, tu ne le trouveras nulle part.

J'ai toujours expliqué, chaque fois que l'occasion s'en est présentée sur ce forum, que ce terme m'indisposait: comme présupposé raciste lui-même, reposant sur la conception d'hétérogénéités de nature, comme si l'humanité devait être discutée en termes d'hétérogénéités spécifiques, originairement distinctes les unes des autres, qui se mélangent ensuite.

Si on considère que la différence est originaire, qu'il n'y a tout simplement pas de "races", que les couleurs de peau ne renvoient à aucune identité, essence, propriété, bref que l'humanité est originairement "métissée", alors le concept de "métissage" n'a aucun sens: on n'a pas à "métisser" ce qui l'est déjà. On ne devrait pas avoir à parler de "métissage" entre les gens, puisque nous sommes tous "métis" à nous-même.


Dernière édition par Baudouin II de Barvaux le Lun 29 Juil 2013 - 13:11, édité 1 fois

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:02

Baudouin, ton inconscient est structuré comme un forum...on s'en fout que "Lost" représente un progrès par rapport à Alexis Carrel.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:12

Non, on s'en fout pas, puisque je dois répondre ici à une suspicion de conception naïve du "métissage", sans guillemets.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Borges le Lun 29 Juil 2013 - 13:14

slimfast a écrit:
Borges a écrit:
(un puzzle n'a rien de mystérieux)

le puzzle pour moi, c'est justement ce qui définit la télé "cet art de plein jour obligatoire" disait Daney. Et la série EST de la télé. Des images diffusée dans une logique de puzzle, de fragmentation et d' instantanéité.


En fait je pensais à la distinction que fait souvent Jankélévitch entre secret et mystère, par exemple dans son bouquin sur debussy...le domaine de compétence de S Holmes, c'est le secret, pas le mystère... et tout ce qui se dit ici à propos de Lost me semble plutôt relever du secret que du mystère...on ne peut spoiler qu'un secret jamais un mystère...

Jankélévitch a écrit:
« Il y a le mystère et il y a le secret. La chose secrète, comme l'énigme du sphinx, n'est rien de plus qu'une devinette, dont toute la problématique tient à des termes entortillés (…) Semblable au labyrinthe construit par l'ingénieux Dédale, le secret se fabrique : aussi résulte-t-il souvent d'une combinaison plus ou moins artificielle. Dans la forme négative de l'arcane, la chose secrète désigne simplement ce qui est refusé aux profanes, et réservé aux seuls initiés; (…) le secret est jalousement gardé par ceux qui en ont le dépôt : c'est le sectaire qui le cache, ce n'est pas la vérité qui l'enveloppe. (…) Le secret, problème local et ponctuel, nous intrigue sans englober notre destinée dans sa nuit.

(…) au lieu que le secret isole, étant secret de l'un par rapport à l'autre (d'un clan à l'autre clan, d'un myste à l'autre myste), le mystère, secret en soi, c'est-à-dire universellement, éternellement et naturellement mystérieux, et pour tous inconnaissable, le mystère est un principe de sympathie fraternelle et de commune humilité (...) »

« L'inexprimable, chez Debussy, est un mystère en pleine lumière. (…) Au lieu que tout secret est secret en complication et en ténébreuse profondeur, Debussy est patent parce que ses mystères sont clairs. Debussy est mystérieux, mais il est clair. Tel est le mystère de la vie et de la mort, qui est un mystère de transparence sans profondeur, un mystère ineffable et diaphane sur lequel il n'y a presque rien à dire. »

http://clamoure.over-blog.com/article-31895791.html


pas de secret, rien à cacher, comme dirait Deleuze...Lost, au contraire, à la manière dont on en parle, c'est tout à cacher, à dévoiler,  aucun mystère...ils encodent, et le spectateur jouant les Holmes doit décoder, la fin ne peut être que décevante...dans Citizen Kane, y a une belle scène, qui pense sans doute le rapport entre le mystère et le secret-Rosebud, où Welles dit à sa femme  : "je ne vois pas quel intérêt il y a à refaire sans cesse le même puzzle..."




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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Borges le Lun 29 Juil 2013 - 13:17

Baudouin II de Barvaux a écrit:Non, on s'en fout pas, puisque je dois répondre ici à une suspicion de conception naïve du "métissage", sans guillemets.

Très sincèrement, je ne vois pas du tout ce qui t'obligerait à répondre; je connais peu de gens, sinon personne, qui soit autant que toi au-dessus de ce genre de conneries...

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:20

Non non, je me sens toujours obligé de répondre là-dessus, toujours coupable, originellement coupable, de racisme potentiel...

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:30

C'est marrant avec votre background que vous voyiez tous les deux la critique du racisme comme un "dépassement" du racisme, et une question de possible/impossible, alors que précisément, le racisme n'est pas une origine, mais une construction, c'est au contraire le non-racisme qui est originaire. S'il y a un consensus politique centriste sur le racisme contre une communauté, les représentations embrayent ensuite (on le voit actuellement avec les Roms). Vous avez peut-être une manière nietzschéenne d'approcher des problèmes survenus après Nietzsche (s'en tirer en le considérant comme un arrière-monde)?

Cela a plus de sens de dire d'un film qu'il a un contenu raciste que de dire "il a un contenu anti-raciste", pour parler de l'absence d'une représentation.
La plupart du temps, l'extrême droite joue sur ce problème: il affirment qu'ils ne l'ont jamais été jusqu'ici là où il faudrait dire qu'il importe de ne pas le devenir. Je ne dis pas que vous suivez le même raisonnement, mais vous êtes mal armés pour le combattre.


Dernière édition par Tony le Mort le Lun 29 Juil 2013 - 13:48, édité 7 fois

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:34

Baudouin II de Barvaux a écrit:Tes propos sont assez bien lost à l'ouest, slimfast. Il pourraient à eux seuls faire le sujet principal d'une 7è saison.

7 interventions de toi à la suite où tu fais tout seul les questions et les réponses, et toutes les 7 sont très mystérieuses; on en saisit pas bien le sens. Tu es mûr pour mater Lost lors de séances marathon. lol

1. Suffit qu'on ne soit pas devant son écran pendant une journée pour que tu conclues: "sujet qui d'un coup est abandonné". Tu sais, il y a tout un monde extérieur, qui a une vie autonome, au delà de ton écran... Spooky, non?

2. Tu comprends à l'envers: parlant d'un "argument contre les avant-gardes" chez Borges, alors que cet argument est dans le texte que toi tu cites et qu'il critique précisément comme cliché. En ce qui me concerne, je mets aussi en question plus haut le cliché d'un retour à la narration "classique" "mise à mal par les avant-gardes et les théories formalistes de l'art".

3. Tu parles de "saturation de films" de ma part: je n'ai pas dit ça. Je dis juste que j'ai moins envie d'écrire sur les films, en fonction d'un intérêt accru pour l'écriture de fiction, sous l'angle du concepteur et plus seulement du spectateur, ça ne veut pas dire que que je vis une "saturation de films". Au contraire, puisque je vois ces séries comme des films très longs, et que par ailleurs je vois toujours autant de films - plutôt plus qu'avant, même, grâce au streaming.);

tu retraduis un autre propos par une citation de Lipovetski: il ne s'agit nullement de ça et je ne vois pas le rapport. Faudrait donc que je me réexplique, sans fin, en fonction de sempiternels "en somme, si je te comprends bien".... J'adore: suggérant ainsi (subtilement) que si je m'exprimais mieux, plus clairement, on me comprendrait mieux, moi qui si souvent reproche aux autres d'être confus, etc etc; et tout ça pour un résultat prévisible: que tu m'accuses, si je développe plus en profondeur, de tartiner à l'envi de ma prose ennuyeuse, de mon écriture obsessionnelle, me reproches de toujours vouloir clarifier, analyser, couper les cheveux en quatre, opposant à mon bavardage stérile et assommant ta prose subtile, économe et gracieuse, tranchante comme un rayon de lumière, etc, etc;
tu poses que le "sujet te parle" mais ici, le sujet, ce n'est pas spécialement "les séries", c'est une série: que tu n'as pas vue, sur laquelle tu n'as rien à dire. On parle certes aussi des "séries en général", du "phénomène" des séries: mais vu que tu n'en pratiques aucune, tu nous emmènes ici dans des généralités tellement floues (que tu fabriques depuis la vision a priori que tu en as), qu'il est bien difficile de rebondir pour en tirer matière à discussion.

4. Pour faire oublier que tu n'as rien à dire de Lost ou autre série, tu inventes des trucs que tu sors de ton chapeau ou du marc de café: avances au hasard une série de supputations gratuites:
- "pas de métissage dans la série dans la mesure où tout et tous y sont made in US", écris-tu: dans le cas de Lost, c'est exactement le contraire, rarement une série a été aussi "métissée" - aussi bien dans sa distribution que géographiquement (une partie se déroule en Afrique, une autre au Japon, etc). Tu le saurais si tu t'étais un minimum renseigné ou documenté, pour parler de choses que tu n'as pas regardées.
Tu parles de "coût le plus faible": d'où sors-tu ça? ça fait des années que les séries coûtent aussi cher que les films. Lost coûta si cher pour la maison-mère de la chaine ABC, Walt-Disney company, qu'elle vira le concepteur avant la diffusion...
Tu écris: "alors que l'on sait bien que l'ennui est le lot du zappeur moyen devant sa télé". Là aussi, tes "infos" datent un peu de Léon Zitrone, lol... Que fais-tu de ceux qui s'abonnent à une chaine payante produisant des séries, comme HBO ou AMC? Que fais-tu de ceux qui pratiquent les séries depuis le net, ou en téléchargeant, ou en achetant les dvds, et non à la télé? Lost et GOT sont deux séries, par exemple, qui ont battu tous les records de téléchargement illégal sur le net. Les producteurs de GOT ont déclaré à cet égard, par exemple, dans leur stratégie de communication, que s'ils n'encourageaient pas le piratage, ils n'étaient pas forcément contre, dans la mesure où selon leurs calculs ça incitait un pourcentage non négligeable d'internautes à s'abonner à la chaine, à acheter les dvds, et comptant aussi sur le capital "sympathie" que susciterait une déclaration de ce genre... Bref, c'est qui, "on", et c'est qui, "le zappeur moyen"? etc.

je ne me sens pas non plus obligé de répondre indéfiniment à des choses que tu écris, puis que tu réfutes, dont tu réfutes enfin les réfutations. Tony a bien raison la série est là.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Borges le Lun 29 Juil 2013 - 13:36

slimfast a écrit: la télé "cet art de plein jour obligatoire" disait Daney.


Daney, a été épaté par T Peaks, et je crois qu'il a écrit quelque part qu'il ne fallait pas négliger les séries...

y a un truc curieux dans toutes ces discussion autour des relations cinéma-tv, c'est de présenter le cinéma comme la puissance majoritaire... il le fut sans doute, jusqu'aux années 1950, au usa, et par la suite, en terme de légitimité artistique, mais les choses ont bien changé depuis pas mal de temps : tout le monde répète sans le moindre regard critique le slogan "les séries, anglo-américaines, bien entendu, c'est mieux, plus riche, créatif, audacieux...". Le cinéma  est  mineur,  comme les cinéphiles, dont l'image a toujours été négatives, de pauvres types (sans le glamour des geeks)...  y a aucune opposition entre les blockbusters, à quoi se réduit le cinéma us, et les série anglo-us; c'est le même combat, sous deux formes différentes, les mêmes intérêts;  ce sont les mêmes qui voient, regardent, WWZ, superman, star treck... dévorent les séries...et trouvent con, ennuyeux... ozu, par exemple... Burdeau, qui a renoncé au cinéma, pas assez classant, pour les séries, sur sa page facebook avait écrit y a quelques temps qu'il connaissait rien au cinéma, ou quelque chose dans le genre...

ce ne sont pas de pauvres gars du peuple qui regardent les séries "in", des chaines câblées;  la télé n'est plus le divertissement du pauvre...



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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:41

d'ailleurs je vois maintenant d'un oeil averti tes messages intéressants que je lis avec beaucoup d'attention, pas les autres.
maintenant si tu veux que ça ne sois lu débattu que par tes copains pas de souci.
personne n'est dupe de la façon dont marche le forum.
en haut borges qui en fait intelligemment l'unité.
en bas à la va comme je te pousse. et là tu ne brilles pas plus particulièrement que les autres : quand on expurge tes messages de la glose décorative il reste des trucs de quelqu'un qui n'a pas plus inventé la lune que son voisin.

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Borges le Lun 29 Juil 2013 - 13:48

Tony le Mort a écrit:C'est marrant avec votre background que vous voyiez tous les deux la critique du racisme comme un "dépassement" du racisme, et une question de possible/impossible, alors que précisément, le racisme n'est pas une origine, mais une construction. Peut-être une manière nietzschéenne d'approcher des problèmes survenus après Nietzsche?


je comprends pas : je ne vois pas où ni quand nous aurions nié que le racisme était une construction historique, scientifique, politique, militaire, littéraire...

( je ne vois pas ce que Nietzsche vient faire dans cette histoire)

pour ceux que ces questions intéressent (en oubliant les conseils de rancière, un moment), y a ce site :
http://www.racebending.com/v4/

"Racebending.com has always pointed out that villains are generally played by people with darker skin, and that’s true … unless the villain is one with intelligence, depth, complexity. One who garners sympathy from the audience, or if not sympathy, then — as from Kirk — grudging admiration. What this new Trek movie tells us, what JJ Abrams is telling us, is that no brown-skinned man can accomplish all that. That only by having Khan played by a white actor can the audience engage with and feel for him, believe that he’s smart and capable and a match for our Enterprise crew"

http://www.racebending.com/v4/featured/star-trek-whiteness/




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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Baldanders le Lun 29 Juil 2013 - 13:50

Borges a écrit:
ce ne sont pas de pauvres gars du peuple qui regardent les séries "in", des chaines câblées;  la télé n'est plus le le divertissement du pauvre...

C'est un peu rapide (les pauvres aussi regardent la télé) mais concernant les séries, ça me semble important de le souligner. Le geek, pour prendre le type qui passera le plus de temps à commenter les séries sur le net ou dans la vie, est un enfant de la classe moyenne, avec une culture petite-bourgeoise (je n'ai pas dit bourgeoise). Et la geekitude un marché en expansion. Sur la place du Châtelet, en plein centre de Paris :



Testé cet été pendant mon épisode de vie parisienne, peu de temps après son ouverture en juin, puis retesté en aout avant mon retour sur Lyon.

En temps que geekette, j'ai vraiment été séduite par le lieu ! Tout d'abord, le nom (tiré d'H2G2 pour les non initiés), la déco pleine de références à tous les univers que peut regrouper le terme de geek, le coin bibliothèque et ludothèque... Vraiment sympa !

Lors de ma deuxième, j'ai d'ailleurs pu tester la terrasse puis la salle en sous sol et quelques jeux à dispo dans leur ludothèque et c'était vraiment un super moment !

Il faut préciser que c'était une journée particulièrement chaude et les serveurs ont été adorables à nous hydrater gracieusement à coup de carafes d'eau en plus de nos consos ! Le déplacement vers la salle en sous sol, ultra fraîche a été un vrai bonheur et cette partie du bar est vraiment idéal pour les grands groupes !

Son emplacement est stratégique aussi et bien pratique pour aller boire un verre avec des amis parce qu'à Paris, c'est bien connu que tous les chemins mènent à Chatêlet !

Bémol sur les tarifs qui étaient un peu élevé surtout sur les cocktails (qui vu leurs noms donnent envie d'être tous goûtés!). Je ne peux dire s'ils se sont améliorés depuis mais le rapport qualité / prix sur le cocktails était vraiment décevant...

Je pense y refaire un saut à mon prochain passage sur Paris Smile
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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:51

Borges a écrit:
slimfast a écrit: la télé "cet art de plein jour obligatoire" disait Daney.


Daney, a été épaté par T Peaks, et je crois qu'il a écrit quelque part qu'il ne fallait pas négliger les séries...

y a un truc curieux dans toutes ces discussion autour des relations cinéma-tv, c'est de présenter le cinéma comme la puissance majoritaire... il le fut sans doute, jusqu'aux années 1950, au usa, et par la suite, en terme de légitimité artistique, mais les choses ont bien changé depuis pas mal de temps : tout le monde répète sans le moindre regard critique le slogan "les séries, anglo-américaines, bien entendu, c'est mieux, plus riche, créatif, audacieux...". Le cinéma  est  mineur,  comme les cinéphiles, dont l'image a toujours été négatives, de pauvres types (sans le glamour des geeks)...  y a aucune opposition entre les blockbusters, à quoi se réduit le cinéma us, et les série anglo-us; c'est le même combat, sous deux formes différentes, les mêmes intérêts;  ce sont les mêmes qui voient, regardent, WWZ, superman, star treck... dévorent les séries...et trouvent con, ennuyeux... ozu, par exemple... Burdeau, qui a renoncé au cinéma, pas assez classant, pour les séries, sur sa page facebook avait écrit y a quelques temps qu'il connaissait rien au cinéma, ou quelque chose dans le genre...

ce ne sont pas de pauvres gars du peuple qui regardent les séries "in", des chaines câblées;  la télé n'est plus le le divertissement du pauvre...


j'ai jamais dit ça en tout cas je suis revenu dessus concernant les séries. d'autre part avant 50 pas beaucoup de télés. enfin pas de séries au cinéma. si les films me barbent parfois par saturation (jerzy avait pris ça pour lui, mais pardon c'est moi qui parlais ) j'ai toujours le même plaisir à la salle. c'est peut-être vrai ce que tu dis pour les mêmes qui voient ceci et cela mais je connais autour de moi des "gamins" qui voit ozu et les séries.

je vois aussi des gens qui voient des séries le soir pour se vider la tête enfin je pense qu'on ne regarde pas la télé séries ou pas mais qu'on s'y rince l'oeil

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:53

slimfast a écrit:
je ne me sens pas non plus obligé de répondre indéfiniment à des choses que tu écris, puis que tu réfutes, dont tu réfutes enfin les réfutations. Tony a bien raison la série est là.

Justement, t'es pas obligé du tout. C'est moi qui me sens obligé de répondre quand tu m'interpelles. Si tu m'interpellais pas constamment, je ne me sentirais pas constamment obligé de répondre, comme à ceci:

slimfast a écrit:maintenant si tu veux que ça ne sois lu débattu que par tes copains pas de souci.

Qu'est-ce que je fais, ici, sinon débattre avec toi, te répondre, quand je ne suis pas d'accord avec ce que tu racontes, au sujet notamment d'une série que tu n'as pas regardée, mais à propos de laquelle tu as une idée très précise, bien plus précise que moi.
C'est souciant, quand-même, pff.Laughing

Bref, passons.


Dernière édition par Baudouin II de Barvaux le Lun 29 Juil 2013 - 13:55, édité 1 fois

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:55

C'est l’articulation entre l'expression de Jerzy "j'ai l’impression que je dois toujours me disculper de l'accusation de racisme potentiel originaire" et ta réponse "mais non tu es au dessus" qui m'a fait tilter. Chez Nietzsche, j'ai l’impression que dans le surhomme et dans d'autres thèmes, il y a l'idée que la santé est une sorte de digestion progressive de l'erreur ou d'un intérêt dévoyé (ainsi quand il pèse ce qui dans chaque culture, est à la fois en deça et au delà du préjugé, et qu'il fait finalement de même pour la science, en la traitant sur le même niveau qu'une culture nationale, pour indiquer ce qui ne doit pas être oublié et ce ne qui peut l'être), un peu comme dans tes mots "tu es au dessus", mais cette représentation me semble pas judicieuse pour penser la lutte contre le racisme tel qu'il est apparu à la fin du XIXème siècle (dans la mesure où les racistes prétendent eux-mêmes incarner le progrès dans une téléologie historique, parallèle et rivale à celle des Lumières, en fait une forme dégradée de cette téléologie).

L'histoire du métissage a une articulation beaucoup plus complexe et douloureuse que celle de "la référence à la différence originaire rend cela absurde, le métissage équivaut à l'universel" , notamment en Afrique du Sud pendant l'apartheid, où le régime a essayé d'en faire un groupe à la fois déclassé et ayant accès à le classe moyenne (une classe-tampon): cette universalité du métissage est sans doute une vérité, mais elle s'est difficilement traduite politiquement.


Dernière édition par Tony le Mort le Lun 29 Juil 2013 - 14:11, édité 10 fois

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Re: Lost (2004- 2010)

Message par Invité le Lun 29 Juil 2013 - 13:59

non tu vois j'étais bien disposé après tes deux premiers messages. je sentais que j'étais mûrs que j'allais apprendre. et peut être j'ai été trop impatient peut être ce serait parti de toute façon en vrille lol. alors je sais plus quoi dire après ces virages du topic mais ça me semble souvent comme ça l'ambition initiale des topics disparaît. je le déplore et à la fois je suis pas le moins responsable Cool

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Re: Lost (2004- 2010)

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