Les petits patrons du cinéma français ont peur

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Les petits patrons du cinéma français ont peur

Message par Invité le Sam 20 Avr 2013 - 20:40

CONVENTION COLLECTIVE DU CINÉMA : LA CAMPAGNE OUTRANCIÈRE DES NON SIGNATAIRES N’A QUE TROP DURÉ !

A mesure que se rapproche l’extension de la convention cinéma, les producteurs non signataires (APC, UPF, SPI, AFPF) se déchaînent : ils font circuler un clip d’extraits de films récents que « le gouvernement veut faire disparaître » ! Et le 9 avril, ils se sont adressés au Président de la République pour lui demander « d’écarter l’extension annoncée … afin d’apaiser l’inquiétude et la colère qui grandissent et rassurer toute la profession… » Sic !

Alors que le cinéma bénéficie (à juste titre) d’un système de régulation économique historique, construit à la libération et adapté à de multiples reprises, notamment à l’arrivée de la télévision, alors que le gouvernement leur a octroyé un quadruplement du crédit d’impôt pour lutter contre la délocalisation des films, ils accusent l’Etat de vouloir ni plus ni moins que de tuer la création cinématographique.

Les producteurs non signataires bénéficient déjà de la flexibilité liée à l’emploi de techniciens, ouvriers et réalisateurs exclusivement intermittents, mais mènent une guérilla outrancière contre l’extension d’un texte de compromis, qui garantira des salaires minima aux équipes techniques. Ils prennent en otage, avec l’appui de la CFDT, la négociation qui vient enfin de se rouvrir pour compléter la convention en assurant des droits aux artistes, aux artistes de complément et aux salariés permanents, en boycottant les réunions de commission mixte paritaire convoquées au Ministère du Travail.

Il est urgent que le gouvernement réagisse à cette campagne outrancière d’intoxication et de mépris pour le travail des équipes techniques.

La deuxième et dernière sous-commission d’extension s’est tenue le jeudi 11 avril à la Direction Générale du Travail. Sans surprise le MEDEF et la CGPME se sont opposées à l’extension, un des syndicats de producteurs, l’APC n’ayant pas hésité à adhérer à ces deux organisations patronales, dont on connaît pourtant la grande affection qu’elles portent au monde du cinéma et aux salariés intermittents qui travaillent dans ce secteur comme à celles et ceux qui travaillent dans l’ensemble du spectacle. Du côté salariés, la majorité s’est encore renforcée avec le positionnement de FO en faveur de l’extension, soit quatre confédérations sur cinq, ou encore cinq des six organisations de la branche, et dans tous les cas une écrasante majorité, quel que soit le critère de représentativité. Soucieux de maintenir le dialogue social et de veiller à l’intérêt général, nos syndicats ont été présents à la première réunion de la mission confiée à M. Hadas-Lebel.

La Fédération Cgt Spectacle et ses syndicats dénoncent la violence de la campagne menée par les producteurs non-signataires. Nous estimons que le gouvernement doit faire preuve de fermeté dans le respect de la lettre conjointe du Ministre du Travail et de la Ministre de la Culture et de la Communication datée du 14 mars qui annonce l’extension au 1er juillet.

Faire vivre le cinéma, c’est non seulement adapter la politique en faveur de l’existence des films dans toute leur diversité, mais aussi respecter celles et ceux qui les inventent et les fabriquent au quotidien !

Paris, le 12 avril 2013.

Secrétariat de la Cgt Spectacle

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134673




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Re: Les petits patrons du cinéma français ont peur

Message par Invité le Sam 20 Avr 2013 - 20:42

http://assomadcinema.wordpress.com/2013/04/06/humanite-3avril2013/


Moultes autres article ici : http://assomadcinema.wordpress.com

« Convention collective, les producteurs font le forcing – L’Humanité


La prochaine application du texte provoque un débat houleux dans la famille du cinéma. Le ministère de la Culture a annoncé, ces jours derniers, la nomination d’un médiateur sur le sujet.

Depuis l’annonce faite par le gouvernement de son agrément à l’extension (application) de la convention collective qui encadrera les métiers du cinéma à compter du 1er juillet prochain, les producteurs non signataires ont rédigé un texte signé par plus de mille producteurs et réalisateurs à l’intention des pouvoirs publics pour qu’ils sursoient à cette décision. Ceux-ci considèrent en effet que cette convention menacerait « directement chaque année 20 000 emplois intermittents dans le cinéma et la publicité et 70 films de longs métrages, 600 courts métrages et 180 films publicitaires en France ». Ils demandent aux pouvoirs publics de « prendre toutes leurs responsabilités et de s’interdire toute décision brutale » et, par conséquent, de « stopper l’extension et de procéder à une évaluation d’impact complète afin de renvoyer les parties à la négociation d’un texte équilibré défendant l’emploi et la diversité culturelle ».

Mais de quoi parle-t-on, au juste ?

De quelle brutalité ? Il aura fallu sept ans de pourparlers pour qu’en janvier 2012 soit signée une convention collective. Les producteurs non signataires ont mené ces négociations avant de quitter la table juste avant leur terme. Et puis plus rien. Sous le règne Sarkozy, les ministres du Travail et de la Culture avaient repoussé sous le tapis ce texte et son application. Entre-temps, changement de majorité. Les nouveaux ministres de la Culture et du Travail se sont déclarés favorables, dès le mois de mai, à l’extension de cette convention collective et ont réaffirmé leur position de concert provoquant, soudain, l’ire des producteurs non signataires. Ces derniers faisant mine alors de découvrir ce qui leur tombait dessus. Pour mémoire, il existe des barèmes de salaires dans les métiers du cinéma hérités d’une convention ancienne jamais étendue et donc non obligatoire. Mais tout le monde jouait le jeu. Y compris certains syndicats d’employeurs non signataires aujourd’hui qui, chaque année, la validaient. Jusqu’à ces dernières années, où, au nom de la crise, l’on constate que les salaires deviennent une variable d’ajustement pour le financement des films : – 10 %, – 20 %, – 30 %…

Parallèlement à cette pression salariale, on a assisté à une augmentation notable du nombre de films et à l’émergence de nouvelles formes cinématographiques. Dans cemême mouvement, des films à gros, très gros budget, ont monopolisé, vampirisé les écrans, écrasant tout sur leur passage. Les derniers chiffres du CNC pour l’année 2012, rendus publics ces jours-ci, en attestent. L’écart se creuse bel et bien entre les films riches et les films sous-financés. La faute à une convention collective qui n’existe toujours pas ?

Autre mouvement aussi inquiétant : les délocalisations des tournages. Selon la Fédération des industries du cinéma et de l’audiovisuel, « le nombre de semaines de tournage de longs métrages à l’étranger (+ 31 %) suit une évolution opposée à celle du nombre de tournages en France (– 19 %) », le taux de délocalisation entre janvier et septembre 2012 dépasse de loin les chiffres antérieurs. La faute à une convention collective qui n’existe pas ?

Info ou intox ? Quelques approximations…

Ces détracteurs estiment que son extension compromettrait les films « fragiles », les films d’auteurs et que son application, contraignante – respect de la grille des salaires, paiement des heures supplémentaires, des heures de nuit – empêcherait 70 films d’exister. Nul ne sait très bien d’où sort ce chiffre, mais il circule. Tout comme l’argument de « l’obligation de constituer des équipes techniques complètes » : cela ne figure nulle part dans le texte de la convention mais ça fait partie de l’argumentaire. Quant au court métrage, dont il est précisé des clauses dérogatoires, notamment pour les salaires, ne souffre-t-il pas, avant tout, d’un sous-financement chronique ?

Techniciens, ouvriers et réalisateurs, par le biais de leurs associations professionnelles respectives, tentent de faire savoir, ces jours-ci leurs positions. Pour beaucoup, ils se disent favorables à la convention collective et regrettent les pressions qui s’exercent en coulisses. On leur reproche leurs salaires « exorbitants ». À l’échelle d’une semaine, ça peut paraître important. À l’échelle d’une année, ils n’ont rien d’excessifs. Et c’est oublier la discontinuité de l’emploi, et donc la précarité bon an mal an acceptée par tous, qui est une spécificité de leurs métiers.

S’ils ont du mal à se faire entendre, tel n’est pas le cas des pétitionnaires anti-convention. Cette pétition, qui semble avoir eu raison de la détermination de la ministre de la Culture, est signée par des acteurs très bien payés, des réalisateurs stars, un publiciste maire d’arrondissement de la Ville de Paris, des réalisateurs qui dénoncent le grand capital dans leurs films mais ne veulent pas dans leur jardin d’un encadrement social du travail. Et puis ils ont bénéficié d’un intermédiaire suffisamment proche de la ministre (comme elle, il est lorrain) en la personne de Denis Robert qui se vante sur les réseaux sociaux d’avoir convaincu la ministre qu’agréer ce texte « serait une énorme boulette ». La ministre l’aurait rassuré en lui annonçant la nomination d’un médiateur chargé de renouer le dialogue rompu. Nous avons tenté de joindre Aurélie Filippetti. En vain. Sûrement parce que je ne suis pas lorraine…

Lire aussi en pages tribunes, la « Lettre aux producteurs » par les monteurs associés ainsi que le texte de la Société des réalisateurs de films. »

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Re: Les petits patrons du cinéma français ont peur

Message par Invité le Sam 20 Avr 2013 - 20:48

Ils font vraiment penser à ces petits représentants de PME qui braillent sur les taxes et la paperasse, et que c'est scandaleux de pas pouvoir employer des enfants de nuit, moi je crée de la croissance et de l'emploi alors hein.


Dernière édition par Mangeclous le Jeu 16 Mai 2013 - 8:20, édité 3 fois

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Re: Les petits patrons du cinéma français ont peur

Message par Invité le Sam 20 Avr 2013 - 20:52

Pour l’extension : CGT, CFTC, CGC et FO.

Contre l’extension : Medef, CGPME et CFDT hystérique

Abstentions : UPL (professions libérales), FNSEA, etc.




Contre l'extension : Mathieu Amalric, Solveig Anspach, Olivier Assayas, Aure Atika, Yvan Attal, Jeanne Balibar, Xavier Beauvois, Jean-Jacques Beneix, Lucas Belvaux, Luc Besson, Bertrand Bonello, Catherine Breillat, Guillaume Canet, Vincent Cassel, Jean-Pierre Darroussin, Benoit Delepine, Raymond Depardon, Virginie Despentes, Arnaud Desplechin, Valérie Donzelli, Bruno Dumont, Albert Dupontel, Jérémie Elkaim, Marina Fois, Dan Franck, Charlotte Gainsbourg, Nicole Garcia, Louis Garrel, Tony Gatlif, Costa Gavras, Robert Guediguian, Christophe Honoré, Isabelle Huppert, Benoit Jacquot, Agnès Jaoui, Cédric Kahn, Gustave Kervern, Jan Kounen, Vincent Lindon, Noémie Lvovsky, Maiwenn, François Ozon, Bruno Podalydes, Régis Wargnier.


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Re: Les petits patrons du cinéma français ont peur

Message par Invité le Sam 20 Avr 2013 - 21:10



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Re: Les petits patrons du cinéma français ont peur

Message par Invité le Mer 15 Mai 2013 - 18:32

Communiqué du Syndicat Français des Réalisateurs – CGT en réponse au collectif de cinéastes auteurs de "l’Appel pour sortir de l’impasse" au sujet de la convention collective – 15 mai 2013.

http://assomadcinema.wordpress.com/2013/05/15/reponse-sfrcgt-appel-sortir-impasse

D’où parlez-vous pour négocier une convention collective ? Pour négocier il faut des « partenaires sociaux » et il faut des signataires. Un seul membre de votre collectif est syndiqué… chez les employeurs.

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Re: Les petits patrons du cinéma français ont peur

Message par Invité le Mer 15 Mai 2013 - 20:36

salut Mangeclous,
merci de nous tenir au courant.
quelque chose de fascinant dans tout ça. le manque d'imagination, peut-être.

ça me fait penser à cette anecdote sur Fritz Lang au premier jour de tournage de son premier film US, Fury. apparemment, il a été complètement furax à midi, quand les techniciens se sont arrêtés pour prendre leur pause alors que lui, l'artiste, était en plein processus créatif. alors, gros yeux, cris, injures etc... jusqu'à ce que Spencer Tracy le prenne entre quat' zyeux pour lui expliquer que l'industrie hollywoodienne avait des syndicats pour les technos, les acteurs etc... et que lui, l'artiste, ne pourrait rien y faire.


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Re: Les petits patrons du cinéma français ont peur

Message par Invité le Dim 26 Mai 2013 - 18:39

un ex-patron du cinoche a à nouveau été cité par Kechiche, Berri. récidive. beurk.

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