The walking dead

Page 4 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: The walking dead

Message par Invité le Dim 17 Nov 2013 - 0:06

Dans la seconde partie de la saison 3, après la césure de 6 mois donc, le récit semblait s'étioler dans le sérial feuilletonnesque convenu. Presque plus d'unité narrative, histoire perdant son intérêt, persos n'ayant quasiment plus aucune substance, réduits à leur composante d'archétype et à des interactions mécaniques; style et graphisme brouillons, au tarif syndical; investissement moindre des acteurs, tant ils ne semblaient plus du tout habiter leur personnage. Manifestement, on avait changé de showrunners et ça laissait augurer la standardisation d'une fin de produit soldé.


Vu les 5 premiers épisodes de la saison 4.
Et - dans ma perception du moins (hivernale, sans nul doute) - la série se porte bcp mieux. Au sens où tout va de plus en plus mal. Mise en place lente mais captivante dans les 2 premiers épisodes. On retrouve cette stagnation anxiogène de la première saison, ici explorée sous l'angle d'une grippe fatale décimant les habitants de la prison-refuge. Maladie, souffrance et mort sont les maitres mots du drame en cours, se poursuivant sur un ton cette fois franchement dépressiogène. L'espoir tutoie les oubliettes; la pénombre gagne et dévore l'espace; la frontière entre désir de survie et tentation du suicide s'amincit comme une lame, devient somnambulesque. Le danger, la fin promise, guettent à présent partout, à l'intérieur comme à l'extérieur.
Il n'y a plus de refuge; l'abri et le groupe se désintègrent, du dedans par les corps malades, du dehors par les grillages qui cèdent de partout, pendant que d'autres sont partis sur les routes, à la recherche d'improbables boîtes de médocs. Sombre nuit interminable dévorant les têtes, les cœurs, les lignes de fuite géographiques de plus en plus étranglées, visqueuses... On sent la fatigue terrible, l'épuisement du "je n'en peux plus" s'insinuer chez tout le monde. Rick de plus en plus déprimé, Carole contrainte à l'exil, Herschel (fort émouvant ici) auto-locké dans la prison pour prodiguer des soins sans effet, distribuer des mots d'espoir comme des crampons dérisoires...

A ces titres, les épisodes 3, 4 & 5 m'apparaissent comme un des moments les plus forts de la série depuis ses débuts. C'est vraiment "cap au pire". Une sorte d'apogée du cauchemar, une spirale d'étranglement qui vous enduit la psychè de suie et de charbon noirs. ça me rappelle le climat "no-hope" du Salem de S. King.


Des échos? Balthazar, Adeline, Borges, Gertrud, Careful, Sibelius, ...? Enfin, ceux qui (potentiellement) regardent, quoi. Very Happy

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par adeline le Dim 17 Nov 2013 - 9:29

Chuis d'accord avec toi ! Un bémol cependant sur le premier épisode, plutôt lent à démarrer, à mettre les choses en place. Sans doute était-ce dû aussi au temps écoulé depuis la fin de la saison 3, à la difficulté à faire la part entre les personnages apparus à la fin de la 3 et les nouveaux. Il fallait reprendre contact avec tout le monde. Mais dès le 2e épisode, whouff, c'était reparti comme dans les saisons une et deux. Avec cette impression que tu décris bien et qui est très bien rendue de la fin du refuge, de la fragilité de tout ce qu'ils peuvent mettre en place pour se protéger, on est de nouveau dans le combat de tous les instants. Surtout, on retrouve ce qui avait été perdu dans la fin de la 3, les questions de base, quotidiennes, d'organisation. Que fait-on face à ça ? Comment résoudre ça ? Comment s'organiser pour trouver une solution ? Comment trouver les idées qui nous sortiront de là ?
Les personnages ont aussi des évolutions marquées, on le sent très bien.

Enfin, l'idée de l'épidémie de grippe, au demeurant quelque chose qui n'est pas si difficile à combattre dès qu'on a deux médocs, est très forte. Recréer dans une aile de la prison l'ambiance des épidémies historiques, la quarantaine, le corps non porteur (souvent médecin) qui se sacrifie en s'exposant pour les autres, ce qui tiennent, ce qui ne tiennent pas, avec la grande règle absolue : pour survivre, il faut se battre, ne rien lâcher, toujours y croire. Herschel est magnifique dans ce rôle.

adeline

Messages : 3000

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par Borges le Dim 17 Nov 2013 - 20:05

Hi;

J'ai trouvé ça magnifique, après avoir eu peur : le premier épisode, et même le deux, ça promettait pas beaucoup; je me disais même que c'était fini pour la série; grosse erreur; avec quelques épisodes de la saison un et deux, les épisodes 3/4/5 comptent parmi les meilleurs, mais je trouve que le personnage de Rick s'épuise un peu, il est le seul à n'avoir pas beaucoup varié depuis le début... ses problèmes sont toujours un peu les mêmes...
avatar
Borges

Messages : 6047

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par Eluent le Lun 18 Nov 2013 - 17:23

Oui exactement Rick devient lassant, acteur pas à la hauteur non plus. La série aussi me déçoit cette saison, elle semblait s'être trouvé la saison dernière, et là on retombe dans les errements de la seconde saison. Le thème de l'enfance perdue dans le monde apocalyptique fort bien, mais il avait plus de prise lorsque les évènements l'étaient.

Même si fort différente, dans le genre série fantastique/horreur, c'est American Horror Story qui arrive à maturité cet automne, en se calmant un peu sur les excès passés et toujours sinon plus une esthétique aussi jouissive que léchée.
avatar
Eluent

Messages : 43

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par balthazar claes le Mar 19 Nov 2013 - 16:01

C'est vrai que ça repart mieux. Débâcle & Absence totale de perspectives ; c'est là que la série est à son meilleur. Excellente trouvaille, cette épidémie, comme cerise sur le gâteau de la poisse. A ce niveau, je ne vois pas comment ils pourront aller au-delà. Ils faudrait que les zombies enlèvent leurs masques et expliquent que tout ça n'était qu'une farce - "allez, quoi, humour..." - pour dépiter les héros encore davantage.

Saison 3, dès qu'on entrait dans la partie duel avec le grand méchant diabolique psychopathe Gouverneur, la question n'était plus celle de l'usure face à une adversité absurde et sans bornes ; des enjeux massifs étaient localisés, il fallait affronter cet odieux et gratuit méchant. C'était retomber dans un cadre Bien versus Mal beaucoup moins intrigant, malgré les efforts pour faire de ce méchant une figure hyperbolique.

Pourtant ils y tiennent à leur grand méchant psychopathe. Je veux bien admettre que ce genre de caractère verrait ses chances de survie, voir de réussite sociale, en nette amélioration dans un monde couvert de zombies ; c'est assez plausible en effet. C'était dans la BD ; dans la BD il y a même deux spécimens ; ici, semble-t-il, ils ont décidé de fondre les deux monstres en un seul. Dans l'épisode 6, c'est donc le grand retour du gouverneur. Je crains le pire. Mais ils lui font une entrée d'une effroyable lenteur, en insistant sur son besoin vital d'être entouré, et perçu comme un homme intègre par sa petite cour. Bon, ils ont l'air d'avoir drôlement bossé leur profil psychopathologique. Episode 6 pas mal, donc.

balthazar claes

Messages : 1009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par balthazar claes le Mar 3 Déc 2013 - 21:27

Fin de la mi-saison ; a-po-thé-ose de lugubre noirceur, l'écueil scénaristique Bien versus Mal que je redoutais a été superbement contourné.

Spoiler:
L'altérité que représente l'ex-Gouverneur, c'est pas A versus B, c'est le rien, le néant, il est aussi con qu'un zombie ce gouverneur. Les nuisances qu'il apporte sont sans doute pires que celles de l'épidémie de grippe, au sens où ce qui le motive c'est de répandre le meurtre, la destruction des valeurs, de la confiance ; de salir l'humain par l'humain ; mais y a pas de raison, ni d'explication ; il incarne l'ennemi intérieur des derniers humains survivants, c'est tout. Comme dans le Fléau de Stephen King.

Il parvient une nouvelle fois à déclencher une guerre entre deux groupes de survivants ; mais ce qui est montré de cette guerre c'est qu'elle n'a aucun sens, aucune forme, rien. Ce n'est pas un affrontement, c'est un suicide collectif, de la simple boucherie. Rien à voir, seulement le décompte des effectifs décimés. Tout va très vite, on ne s'attarde pas à jauger les forces en présence, à réfléchir tactique ou stratégie, à décorer avec des motifs psychologiques : rien que du gore pur jus, je ne vois pas comment qualifier ça autrement.

balthazar claes

Messages : 1009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par balthazar claes le Ven 20 Déc 2013 - 9:47

Ils ont sorti la suite de l'excellent jeu tiré de la série, dont on parle plus haut. C'est toujours pas mal, bien que par moments le programme "cap au pire" commence à basculer dans le comique involontaire : c'est quand l'unique planche de salut, en plus d'être pourrie, branlante et glissante, se révèle traîtresse et pleine d'échardes, avant de céder juste au-dessus d'une fosse malencontreusement remplie de pieux, de serpents et d'agents d'assurance, genre.

balthazar claes

Messages : 1009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par dreampeace le Mar 28 Jan 2014 - 11:24

J'ai regardé cet objet curieux... Je ne sais pas encore quoi en penser; je me demande encore par quel miracle quelque chose contenant autant de défauts (notamment la direction d'acteur, c'est hallucinant; je ne pensais pas ça possible à la télé américaine) à pu m'embarquer.
Dès l'instant que les comédiens se la ferment un peu, y a des passages très beaux. Dans la dernière saison, beaucoup de zombies reliés directement à la nature, comme incrustés en elle; un signe du temps qui passe, et d'une nature qui se modifie. Celui ci est le plus beau. Je mets les photos en spoiler, car un peu grandes.

Spoiler:


avatar
dreampeace

Messages : 140

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par dreampeace le Mar 28 Jan 2014 - 15:05

Borges a écrit:




les transformations vont au-delà de cette distinction...
la question est alors qui et quoi tue-t-on ?


Hello Borges,

J'imagine que tu as vu ''D'ailleurs Derrida'' de Safaa Fathy, ou se posent beaucoup de questions de cinéma ? Dont ''voir qui ou quoi les yeux fermés''.
Vous en causez peut être quelque part sur le forum...
Derrida c'est involontairement (ou pas) un grand penseur du cinéma.
avatar
dreampeace

Messages : 140

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par Borges le Mar 28 Jan 2014 - 18:53

Hi Dreampeace,

oui, formellement, comme ils disent c'est rien du tout, et les acteurs semblent parfois assez  indifférents à leur rôle, ils ne semblent avoir aucun contenu, totalement vides; une autre manière d’être zombie peut-être...

oui, j'ai vu, "d'ailleurs derrida"; penseur du cinéma, même quand il en cause pas, une pensée de la spectralité ne peut être qu'"une pensée du cinéma; je crois pas que derrida se soit intéressé aux zombies; aux loups-garous, oui; c'est dans ce film que l'on voit dans sa bibliothèque un bouquin de "anne rice"...?

Deleuze, par contre fait de la rencontre du cinéma, de la philosophie et des zombies une nécessité...

"il y a que le zombie pour chanter la vie. Je reviens des morts et je chante la vie. Euh, c'est ça la philosophie"

c'est pas vraiment le cas dans la série, ni dans aucun film de zombies que je connaisse, mais c'est joli; plus profondément le lien du cinéma et des zombies est lié au caractère automatique-automate de l'image cinématographique, de la pensée cinématographique, ce qui permet à deleuze de super montage : après avoir évoqué les films de zombies, dans ses cours, il passe à l'acteur-automate-modèle de Bresson...

Wink

avatar
Borges

Messages : 6047

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par dreampeace le Mar 28 Jan 2014 - 20:06

C'est un peu amorcé au tout départ de "Land of the dead" de Romero... Le film débute sur des zombies tranquilles, y en a même qui jouent des instruments, maladroitement, installés sur une estrade; puis les hommes arrivent et c'est la fin de la tranquillité. Si ils veulent chanter la vie, faut d'abord éliminer l'homme, se défendre. Mais bon, le film est très faible.

Ah oui, Derrida et le loup garou; la bête et le souverain... J'avais lu des passages passionnants.

Quels sont les cours de Deleuze où il parle de Bresson ? Ca se trouve ?
avatar
dreampeace

Messages : 140

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par dreampeace le Mer 29 Jan 2014 - 6:49

dreampeace a écrit:

Quels sont les cours de Deleuze où il parle de Bresson ? Ca se trouve ?

Ca doit se trouver dans ce coin là...

http://www2.univ-paris8.fr/deleuze/article.php3?id_article=368
avatar
dreampeace

Messages : 140

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par balthazar claes le Sam 5 Avr 2014 - 8:35

Cette série a quand-même sa petite originalité, décidément. Elle ne ressemble pas tellement non plus au comics qui l'inspire, davantage axé sur la rengaine du chef naturel. Les personnages secondaires existent plus dans la série télé. Visuellement, le comics a un dessin un peu classique, rétro ; qu'on ne retrouve pas du tout dans l'image de la série. Il faudrait un trait plus crade, bâclé, nerveux, pour dessiner quelque chose qui ressemblerait à la série.

Et le comics ne pourrait pas se permettre de perdre autant de temps, de montrer autant de temps perdu. La seconde demi-saison vient de se terminer, il ne s'est rigoureusement rien passé. On pourrait en accuser des scénaristes s'efforçant de tirer sur la corde du succès ; mais ce "il ne s'est rien passé" est ici recherché pour lui-même, revendiqué, en quelque sorte. Il correspond au projet fondamental de la série. Ce n'est pas que l'intrigue soit diluée, éparpillée en subplots anecdotiques, mais plutôt qu'il ne peut plus rien arriver dans un monde désert. Logique.

Une demi-saison vraiment contemplative donc, faite d'errances forestières, de moments quasi-édéniques. Quelques survivants arpentent les bois et les maisons abandonnées, seuls au monde. Ils déchiffrent les signes du passé parmi les ruines, et le plus con d'entre eux n'a rien d'autre à faire que se poser des questions de philo sur nature & culture, pour finir par constater que ses conclusions n'ont aucun sens dès lors qu'il n'y a personne pour les entendre. De temps en temps un cerf passe, un zombie râle stupidement dans le fond.

Il ne s'est rien passé, jusqu'au moment où on s'approche de la fin ; et là, bien sûr, le pire survient, de la pire manière possible et en outre brutalement. Le pire est certain, il est nécessaire ; un peu comme dans la vie en somme, quoique de manière ici hyperbolique. Quelle complaisance dans la démonstration de ce pire ! Les femmes et les enfants d'abord ; c'est l'Espoir lui-même qui mérite d'être désespéré, l'Innocence qui mérite la révélation du mal intégral, la Beauté qui aura droit à l'enlaidissement. Envisagé ainsi comme travail de systématisation du négatif, c'est très intelligent et amusant, l'horrifique.

La transformation des personnages en bourrins survivalistes, bon, certes, c'est toute une idéologie, on peut pas dire le contraire. Ça fait écho à certaines couches profondes de l'inconscient américain pas forcément très chouettes, entre attente du rapture day, peur de la bombe communiste et possible remise en question du consumérisme. Voir Take Shelter à ce sujet, par exemple. Plutôt qu'à d'autres séries style HBO, on pourrait comparer TWD à Man Versus Wild.

balthazar claes

Messages : 1009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par Invité le Ven 21 Nov 2014 - 21:31

Je suis au 5 de la 5.

Saison bien foutue, à mon sens, suffisamment prenante pour qu'on lâche pas l'affaire. J'apprécie qu'on prenne plus son temps que d'habitude dans la mise en place.


Le truc scénaristique qui, s'il n'est pas transcendant, m'a vraiment scotché: le cas "Eugène", pis le cas "Abraham", son protecteur. J'en dis pas plus. J'ignore si c'est dans la bd. J'ai le 6 sous le doigt...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par Borges le Mer 26 Nov 2014 - 15:07

syndic des dockers a écrit: le cas "Eugène", pis le cas "Abraham", son protecteur. J'en dis pas plus. J'ignore si c'est dans la bd. J'ai le 6 sous le doigt...

Oui, ils y sont. La relation BD/série est vraiment curieuse.
La BD, je continue à la lire, mais je commence à me lasser. Tu lis ça en trente minutes, et tu attends la suite, pendant pas mal de temps. Y a deux ou trois cases intéressantes, quelques dialogues, et puis les deux ou trois dernières pages pour te faire désirer le numéro suivant. Le problème avec les BD qui ne visent qu'à te faire tourner les pages, et les bouquins du même genre, c'est que tu finis par aller trop vite, et finalement tu te rends compte qu'il y a rien à voir, lire, penser...

La série est meilleure que la BD, je trouve, surtout depuis quelques numéros, mais c'est pas fait pour être revu. J'ai essayé avec les premiers épisodes de la première saison. Y a plus rien.

avatar
Borges

Messages : 6047

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The walking dead

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 4 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum