Au-delà des Mondes, des Spectres

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 15:38

encore un truc sur le tube de l'été rancièrien, et sur le texte ouverture du Spectateur émancipé. c'est assez impeccable ce texte. on lui demande de parler de sa notion du Maître ignorant depuis le théâtre, ou du théâtre depuis le Maître ignorant. et il commence par affirmer qu'il ne connait pas bien le théâtre, avant de le prouver en balançant un paquet de conneries, de théories plus ou moins mal assimilées et restant tout entière dans le joli monde des idées : n'a visiblement jamais mis les pieds sur un plateau comme un acteur ou metteur en scène. mais apparemment il sait quand même, ou il est persuadé de savoir ce que ça pense un acteur et un metteur en scène et il le leur explique tranquillement et il leur explique aussi ce qu'il devrait faire ou ne pas faire et que les réformateurs Brecht et Artaud étaient tyranniques en voulant sortir de la forme stanislavskienne (comme si Stanislavski n'avait pas été un réformateur, comme si la forme contemporaine du théâtre existait telle quelle de toute éternité) etc, etc, etc... l'est bien libre de penser ce qu'il veut, le Rancière. mais quand il doit parler d'un sujet qu'il ne connait manifestement pas, comment se sent-il autorisé à s'exonérer de la position du Maître ignorant et à professer ex cathedra.
Maître ignorant, alors, ce n'est qu'un discours, une belle pensée que l'auteur lui-même croit inapplicable - agit au moins comme si elle était inapplicable. le Maître ignorant, ce n'est que ça : l'occasion d'une imputation de tyrannie ou de bêtise que l'on fait à l'autre, à celui avec qui on est en désaccord, plutôt qu'un réel principe pédagogique et de pensée collective ? ce qui va assez bien avec l'idée que les Spectres se différencient des autres parce qu'ils peuvent parler avec n'importe qui - sauf avec ceux avec lesquels ils ne peuvent pas parler. tu disais "merveilleux", Baudoin ?


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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 15:50

et encore une dernière chose - esprit d'escalier, que veux-tu :
tu dis que je n'ai pas lu Rancière.
la dernière fois que tu m'as accusé de parler de quelque chose que je ne connaissais pas, c'était à propos de 2001. et j'ai dû te signaler que j'avais vu le film huit fois et les deux-tiers des films de Kubrick, mais une seule fois chacun ce qui justifiait à mes yeux de ne pas parler en pleine certitude.
quasi pareil pour Rancière, dont je n'ai pas lu les 2/3 des bouquin mais quand même 4 ou 6 : Le spectateur émancipé, La fable cinématographique, Les écarts du cinéma, Aux bord du politique, Aisthesis, Partage du sensible, Le destin des images... j'en oublie sûrement un ou deux.
tu n'apprends donc jamais de tes expériences ? Laughing


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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par balthazar claes le Mar 16 Avr 2013 - 16:44

Stéphane Pichelin a écrit:
bc a écrit:A l'inverse Borges nous montrait l'exemple d'une parole qui se jetait dans la mêlée, ne voyait nul déshonneur à parler avec n'importe qui.
c'est toute la question : est-ce que n'importe qui veut bien dire n'importe qui ? dans l'affirmative, il n'y a rien à reprocher à woot'. dans la négative, l'affirmation de bc est tout simplement fausse et toute la ligne des spectres est une fumisterie.


Hé bien tu m'as l'air tout disposé à croire qu'il s'agit en effet d'une vaste fumisterie, avec ce genre de contorsion rhétorique. Toute la question est là, vraiment ? Ne pouvais-tu donc pas isoler un fragment encore plus synthétique, t'interroger sur l’ambiguïté d'un signe de ponctuation ? A ce niveau d'analyse moléculaire d'un syntagme quelconque élevé au rang de discriminant définitif du débat, tu effaces complètement les enjeux, tu les transformes en une espèce de jeu logique déconnecté de tout, où il n'y a pas de parti à prendre. N'importe qui, ça veut pas dire tout le monde, si ça peut t'aider dans ton enquête sur la fumisterie locale. Intéressant problème de sémantique en effet.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 19:18

pirat


Dernière édition par slimfast le Mar 16 Avr 2013 - 20:05, édité 1 fois

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 19:48

balthazar claes a écrit:
Stéphane Pichelin a écrit:
bc a écrit:A l'inverse Borges nous montrait l'exemple d'une parole qui se jetait dans la mêlée, ne voyait nul déshonneur à parler avec n'importe qui.
c'est toute la question : est-ce que n'importe qui veut bien dire n'importe qui ? dans l'affirmative, il n'y a rien à reprocher à woot'. dans la négative, l'affirmation de bc est tout simplement fausse et toute la ligne des spectres est une fumisterie.


Hé bien tu m'as l'air tout disposé à croire qu'il s'agit en effet d'une vaste fumisterie, avec ce genre de contorsion rhétorique. Toute la question est là, vraiment ? Ne pouvais-tu donc pas isoler un fragment encore plus synthétique, t'interroger sur l’ambiguïté d'un signe de ponctuation ? A ce niveau d'analyse moléculaire d'un syntagme quelconque élevé au rang de discriminant définitif du débat, tu effaces complètement les enjeux, tu les transformes en une espèce de jeu logique déconnecté de tout, où il n'y a pas de parti à prendre. N'importe qui, ça veut pas dire tout le monde, si ça peut t'aider dans ton enquête sur la fumisterie locale. Intéressant problème de sémantique en effet.
j'ai juste pris ce qui me semblait le plus exemplaire dans ton post. mais si ça ne te parait pas suffisant, on peut faire avec ça :
L'idée ici était de créer un espace de bonne foi et de bonne volonté, où n'importe qui pouvait entrer, un espace généreux où s'échangeait gratuitement la parole critique
encore une fois ce n'importe qui dont j'aimerais savoir où il s'arrête. car si on entend vraiment n'importe qui, si on veut reconfigurer le partage du sensible, ce n'est certainement pas en prorogeant celui qui existe déjà sous une forme à peine différente qu'on y arrivera. ça, c'est comme Leone qui fait des films affreusement moralistes (mais marrants) en se contentant pour l'essentiel d'inverser les stéréotypes. ouvrir le forum, ou la revue aussi bien, à n'importe qui pour effacer les hiérarchies de paroles, la protection de certaines et la surexposition d'autres, ça peut passer il me semble sans aucun problème par une égalisation de ses paroles dans leur commune exposition. s'ouvrir à n'importe qui est un programme à prendre au pied de la lettre, quitte à se battre ensuite dans des des discussions fraternelles. autrement dit, faire vivre un dissensus à distance, c'est une bonne blague, c'est élever à notre tour des protections. ou plutôt à votre tour puisque j'ai une fâcheuse habitude de m'en prendre ici plein la gueule alors que je me conduis en général en gentleman attentif à ce les autres écrivent (hmm, sauf quand j'en ai marre que ces autres me critiquent sans faire l'effort de me comprendre, pas vrai bb ? mais promis, je vais faire un effort de mon côté, cette fois encore, sans rien attendre en retour. quel saint je suis ! un athlète comme je dirait l'autre). il me semble alors que, dans ce lieu de paroles exposées, la mienne ne l'est pas moins qu'une autre - d'autant que je n'ai pas encore pris l'habitude de me couvrir du nom de l'un ou l'une réputé(e) plus intelligent(e) que les autres.


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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 20:06


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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 20:23

bb, comme promis, lu ton post. quelle purge ! une ou deux choses intéressantes, que tu avais déjà dites avec infiniment plus d'intelligence dans ta première réaction au sommaire de Mondes... et puis du blabla indigent, degré zéro de la réflexion, voire de la simple lecture.

d'abord, j'ai moins réagi sur le contenu de Mondes... que sur la constitution d'un milieu spectral qui, comme tous les milieux, imposent ses règles implicites et fait payer au prix fort tous les manquements à ces règles par les pauvres pékins qui ne les auraient pas tout à fait intérioriser. trois ans passés dans les écoles primaires m'ont permis de voir que les braves instits de la république aux méthodes si peu rancièriennes n'agissent pas autrement.

soupçonner woot' de tricherie, d'arrivisme et de pur copinage à partir de quelques faits qui peuvent être des coïncidences, des maladresses de sa part, ou un manque de prudence par rapport aux conséquences de ses choix, c'est rentrer dans un pur délire d'interprétation paranoïaque - et, oui, je trouve ça stalinien dans l'esprit, comme je trouve stalinien et moutonnant le déchaînement de rancoeurs qui a eu lieu après ton intervention, et autorisé par elle, en ton nom et au nom de borges. mais ni toi ni borges n'êtes directement en cause par ce déchaînement, sauf en ce que vous n'assumez pas, à mon sens, la réalité de la situation qui s'est créée et qui fait de vous des chefs, nolens volens, ce dont tout ce topic témoigne. (assumer pouvant être de refuser cette position et agir en conséquence, ou l'accepter et là aussi agir en conséquence ; autrement dit, prendre ses risques d'un côté comme de l'autre.)

je ne reviens pas sur les bouffonneries que tu écris à propos de mes textes. tu les dis illisibles, je comprends donc que tu ne les lis pas, que tu ne sais pas ce qu'ils racontent, que tu réagis face à eux à la manière un chien de Pavlov, associant tel mot aperçu en survol avec telle façon canonique de lire les films, et que tu te contentes de ces enfantillages pour nourrir ta verve comique. c'est casse-couille, mais libre à toi. pour entretenir ton humeur désopilante, tu seras content d'apprendre que je vais également publier dans une revue "autorisée", "protégée", et qui plus est pour des motifs bassement économiques, n'ayant pas les moyens pour ma part de changer mon téléviseur qui est en train de rendre l'âme. tricheur ou traître, si ça t'amuse. j'ai juste faim.

et puis enfin, Rancière, Rancière, toujours Rancière, le chantre de la libération de la parole des dominés, dont la gueule trône en tête de gondole à la Fnac. Rancière, la garantie de l'émancipation avec 10% de remise si vous avez la carte du magasin. je trouve ça gogo, mon didi, mais rien de plus dans l'immédiat, j'ai pris rdv avec borges pour en discuter cet été.


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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 20:27



ça fait peur

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 20:31

Stéphane Pichelin a écrit: dans l'immédiat, j'ai pris rdv avec borges pour en discuter cet été.

oh p)utain !

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 20:37

balthazar claes a écrit:
Stéphane Pichelin a écrit:
bc a écrit:A l'inverse Borges nous montrait l'exemple d'une parole qui se jetait dans la mêlée, ne voyait nul déshonneur à parler avec n'importe qui.
c'est toute la question : est-ce que n'importe qui veut bien dire n'importe qui ? dans l'affirmative, il n'y a rien à reprocher à woot'. dans la négative, l'affirmation de bc est tout simplement fausse et toute la ligne des spectres est une fumisterie.


Hé bien tu m'as l'air tout disposé à croire qu'il s'agit en effet d'une vaste fumisterie, avec ce genre de contorsion rhétorique. Toute la question est là, vraiment ? Ne pouvais-tu donc pas isoler un fragment encore plus synthétique, t'interroger sur l’ambiguïté d'un signe de ponctuation ? A ce niveau d'analyse moléculaire d'un syntagme quelconque élevé au rang de discriminant définitif du débat, tu effaces complètement les enjeux, tu les transformes en une espèce de jeu logique déconnecté de tout, où il n'y a pas de parti à prendre. N'importe qui, ça veut pas dire tout le monde, si ça peut t'aider dans ton enquête sur la fumisterie locale. Intéressant problème de sémantique en effet.


Oui, Balthazar, c'est merveilleux. lol
Merveilleuse inventivité de cette Novlangue savamment tricotée avec la Langue-de-bois la plus virtuose.
Merveilleuses, les contorsions jésuitiques de Pichelin Stéphane, qui plaisamment ici se met à jouer, ce qu'il fait merveilleusement pour son propre compte, sur les "signifiants".
Par une opération de déplacement (renversement ou sementrenver) sémantique dont il a le savant secret (ici de l'énoncé ranciérien en vertu duquel "la parole de n'importe qui vaut n'importe qui"), n'importe qui se métamorphose, sous l'effet cabriolaire de ses stratégies sémiologiques destinées à valider sa ligne éditoriale personnelle par lui-même, en une abstraction pure incluant, providentiellement, la Classe de ceux qui ne sont pas précisément n'importe qui, mais son contraire: les possesseurs (médiatiquement) légitimes d'une Parole (prestigieuse) qui consiste précisément à s'autoriser de leur prérogative de "spécialistes" organiques, compétents & sérieux" (prière ici de ne pas rire) pour en exclure par définition catégorielle "n'importe qui", le tout venant en ordre dispersé, ne détenant pas ce privilège & cette responsabilité principiels, en vertu des critères auto-réalisateurs et auto-confirmateurs de leur indiscutable légitimité.

Sauf bien sûr sous leur autorisation express. Selon un phénomène, ou rite, courants, et fréquemment attestés par n'importe qui n'ayant nul besoin d'être un "spécialiste" de la sociologie élémentaire des stratégies de "placement".
Par un effet de leur libéralité bienveillante autant que généreuse, de leur mansuétude, ces quelques-uns dont le trait distinctif est de ne pas précisément être n'importe qui, peuvent donner un petit coup de pouce ascensionnel à certains "n'importe qui" ambitionnant d'être reconnus & appréciés par eux comme des "n'importe qui n'étant pas quiconque". Pour un motif spécifique là encore aisément compréhensible par petits et grands, ignares ou savants, incapacitants ou capacitaires: parce qu'ils ont manifesté de plaisants signes distinctifs de reconnaissance envers ceux qui jouissent du prestige de n'être pas n'importe qui, par la seule grâce de leur "capacité" suscitant une admiration & une déférence légitimes.
Car on dira ce que voudra: plus souvent qu'à son tour, n'importe qui jouissant du privilège de se distinguer de la plupart du tout-venant des "n'importe qui" par la seule vertu de ses capacités, susceptibles en droit d'être admirées par le plus grand nombre, souffre parfois en fait de l'ingratitude, du dédain, du mépris de ce plus grand nombre, en raison de la jalousie que suscite la relative exceptionnalité de ses capacités. Aussi cela lui fait toujours plaisir, lorsque n'importe qui se propose de plaisamment le rassurer sur le fait que ses "capacités", il les doit avant tout à lui-même, à son labeur acharné, à la force de son poignet, ne comptant sur personne et ne devant conséquemment rien à personne dirait Lapalisse: raison pour laquelle il est précisément admiré.
Une marque d'admiration et de reconnaissance de ce genre, parce qu'elle est sincère et désintéressée, le touche directement au cœur et stimule ses pulsions altruistes: aussi ne voit-il aucun inconvénient à partager un peu de la lumière diffusée par l'auréole de son prestige mérité, avec n'importe qui qui aura eu l'heur de lui complaire de la sorte: pour le remercier d'avoir manifesté ce signe heureux de reconnaissance désintéressée, s'apparentant à une forme de "pur amour vrai".


En résumé, dans la mondanité d'un monde composé d'un somme déterminée de "n'importe qui" aspirant à être distingués pour leur capacité à ne pas être n'importe qui, une règle de base de la distinction équitablement partagée, rarement démentie, est la suivante:

Le monde, dirait Clint, se divise en deux catégories bien distinctes: d'un côté, une masse informe et indifférenciée de "n'importe qui" nécessitant, pour être informée, de la "capacité" qu'ont quelques-uns, de l'autre côté, d'être distingués par elle comme susceptibles de l'édifier, autant que faire se peut, au dessus de sa condition.

Dans le monde plus restrictivement mondanisant de la Critique cinématographique, puisque c'est le cas de figure ici considéré, la distribution œcuménique des tâches, telle que définie par le Critique éducateur de masses, est la suivante: chacun à sa juste place, selon ses capacités. Il est de la nature du public non-critique, non-informé, passif et consommateur, manquant de repères pour s'orienter dans la réception-pensée-appréciation-conceptualisation des innombrables produits inondant en ordre dispersé le marché de la consommation d'objets symboliques, de se tourner, pour sortir de l'aliénation, de l'obscurantisme, du manque de discernement où le plonge son consumérisme, vers l'instance tutoriale légitimée par sa capacité à le capaciter à son tour, en l'extrayant hors de sa caverne ténébreuse. Et il est de la responsabilité, mission éducationnelle, utilité publique (pour reprendre la critériologie d'un Frodon à Paroles d'alliés) du Critique, cette figure capacitante, de s'offrir pour cette tâche "plus que jamais" nécessaire et utile.

Cette juste et magnanime distribution des rôles ainsi posée, quelle est la "loi de passage", comme on dit dans la théorie pichelinienne des ensembles catégoriels non-flous, autorisant qu'un membre de la classe composée de "n'importe qui de la masse informe non critique" passe dans la classe voisine, composée de "n'importe qui des quelques ceux disposant des capacités de l'informer et de la faire accéder au stade critique"?
C'est very simple dans le principe, même si dans la pratique ça demande une grande souplesse musculaire jointe à une forte capacité à la contorsion sémantique. Autant de qualités rares qui font que, pour bcp de candidats au dit passage, il y a bien peu d'élus, au terme d'une aventure trépidante et merveilleuse digne de Fort Boyard.
Le candidat souple et flexible pour un passage réussi d'une classe à l'autre, doit témoigner d'une capacité rouée dans l'art de "flatter" la capacité du membre de la classe convoitée à reconnaitre, en dépit de leur nécessaire discrétion, les signes de reconnaissance et de déférence émis à son endroit. Car il est important que ces signes soient discrets, pudiques, ne soient pas lourdement signifiés comme de gros et vulgaires appels de phare émis par un cinq-tonnes slalomant tous klaxons hurlants sur les chemins de traverse menant à la légitimité. Il faut au contraire - et là réside tout l'art de la contorsion rhétorico-sémantique, exhiber ces signes tout en les dissimulant, par effet de brouillard, les présenter sous l'apparence de leur exact contraire: cad sous la forme d'une souciance neutre, et neutralisant toute dimension politique de rapports de force et de pouvoir, pour des critères objectivistes et désintéressés, pour la capacitance appréciée pour elle-même.
Vaste fumisterie, il est vrai, et personne n'est dupe, ni dans la classe des informes ni dans la classe des informants. Aussi ce jeu du passage d'un monde dans un autre doit-il se pratiquer avec une certaine dose de cynisme équitablement partagé, consistant à prendre allègrement le public de n'importe qui, assistant à cette transaction, pour un parfait idiot affligé de cécité et de surdité.

And i say to myself, what a wonderful world. Wrong, sorry - epic fail: and they say to themselves, what wonderful worlds (of cinema) we are. Didadidouwi dadouwiwaouuuwh...

Finalement, les spectres ne hantent plus grand chose... Nous devrions laisser la clé, et le paillasson, et tout le toutim, à ces quelques vaillants entrepreneurs, qui au fond n'ont besoin que d'une chose, d'un peu de paix - qu'on la leur fiche donc, une bonne fois - pour faire de ce site ce qu'il aurait toujours dû être, substituant à leur regard un monde s'accordant enfin à leur désir trop longtemps contrarié et différé: la vitrine d'une grande aventure participative, constructive, communicante, fédérative, conviviale et profitable, au bénéfice de ses légitimes bénéficiaires, où tous les hommes et femmes de bonne volonté de ce monde, petits ou grands, pauvres ou riches, humbles et puissants, se tiendront par la main en retroussant leur manche pour regarder tous ensemble dans la même direction, animés par le vœu partagé dont auquel - etc.

Spoiler:
" Mesdames, Messieurs,

Les circonstances qui nous réunissent aujourd'hui sont de celles
dont la gravité ne peut échapper qu'à ceux dont la légéreté et l'incompréhension
constituent un conglomérat d'ignorance que nous voulons croire indépendant de leurs justes sentiments.
L'exemple glorieux de ceux qui nous ont précédés dans le passé doit être unanimement suivi
par ceux qui continueront dans un proche et lumineux avenir, un présent chargé de promesses
que glaneront les générations futures délivrées à jamais des nuées obscures qu'auront en pure perte
essayé de semer sous leurs pas les mauvais bergers que la constance et la foi du peuple en ses destinées
rendront vaines et illusoires.


C'est pourquoi je lève mon verre en formant le voeu sincère et légitime de voir bientôt se lever
le froment de la bonne graine sur les champs arrosés de la promesse formelle
enfouie au plus profond de la terre nourricière, reflet intégral d'un idéal et d'une mystique
dont la liberté et l'égalité sont les quatre points cardinaux en face d'une fraternité massive,
indéfectible, imputrescible et légendaire."


Dernière édition par Baudouin II de Barvaux le Mar 16 Avr 2013 - 23:36, édité 13 fois

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 20:52

Slimfast a écrit, avant de l'effacer: T'es conscient que t'es chiant à lire?


Bien sûr. (Je rends ici hommage, sous forme de pastiche, à la conceptualité euphémisante d'un SP, sa "critériologie" consistant à réduire toute "réalité" à un jeu linguistique.)

Et toi t'es conscient qu'on te lit toujours avec bcp d'intérêt?

Bonne fin de soirée. Je la passerais bien en ta compagnie, synonyme d'amusement, de fête, de convivialité sans chi-chi, mais j'ai d'autres projets.


Dernière édition par Baudouin II de Barvaux le Mar 16 Avr 2013 - 21:02, édité 2 fois

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par balthazar claes le Mar 16 Avr 2013 - 21:08

Stéphane Pichelin a écrit: je trouve stalinien et moutonnant le déchaînement de rancoeurs qui a eu lieu après ton intervention, et autorisé par elle


Déchaînement de rancoeurs stalinien et moutonnant... c'est flatteur, mais on a ici : SP, Woot, et DB qui êtes d'accord pour voter pour le calme et la sérénité dans l'harmonie ; JM qui est très énervé mais qui ne fait même plus partie des spectres et qui n'a fait que passer au début, et moi, qui ai certes un peu crié. Jerzy ne comptant pas vraiment, puisque tu le places parmi les Chefs. C'est lui qui a téléguidé et autorisé ma rage aveugle et semi-consciente, bien sûr. C'est vraiment très moutonnant comme situation : on est cinq ici, et y'en a trois qui trouvent que tout va bien, quatre avec slim, et deux autres qui ne sont pas d'accord. Et ceux-là, il s'agirait en fait d'un gourou et sa secte. Pratique.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 21:09

ah je t'imagine bien au réel tenir ces discours very pétillants quoique un peu empâtés ; tu dois être un cauchemar sur pattes, chou-chéri : un pourfendeur de quoi, à propos, de fictions qui te font très peur depuis que tu as l'âge de 10 ans ? là je te vois comme un ermite, l'ermite au clavier rutilant qui te l'air si bête.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par balthazar claes le Mar 16 Avr 2013 - 21:11

Baudouin II de Barvaux a écrit:
Slimfast a écrit, avant de l'effacer: T'es conscient que t'es chiant à lire?

Je crois que c'est moi qui ai effacé ça. Désolé d'interrompre la continuité conceptuelle de vos échanges.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par wootsuibrick le Mar 16 Avr 2013 - 21:13

et c'est reparti dans l'anecdotique...
De mon côté je ne trouve pas que tout va bien... je trouve juste que vous avez raison (BC et Jerzy), mais que ayant admis que j'ai commis un péché, je préférerai qu'on passe à d'autres questionnements. Et il est vrai que DB et SP relancent aussi la bagarre... mais là on tourne sérieusement en rond je trouve.
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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 21:19

balthazar claes a écrit:
Stéphane Pichelin a écrit: je trouve stalinien et moutonnant le déchaînement de rancoeurs qui a eu lieu après ton intervention, et autorisé par elle


Déchaînement de rancoeurs stalinien et moutonnant... c'est flatteur, mais on a ici : SP, Woot, et DB qui êtes d'accord pour voter pour le calme et la sérénité dans l'harmonie ; JM qui est très énervé mais qui ne fait même plus partie des spectres et qui n'a fait que passer au début, et moi, qui ai certes un peu crié. Jerzy ne comptant pas vraiment, puisque tu le places parmi les Chefs. C'est lui qui a téléguidé et autorisé ma rage aveugle et semi-consciente, bien sûr. C'est vraiment très moutonnant comme situation : on est cinq ici, et y'en a trois qui trouvent que tout va bien, quatre avec slim, et deux autres qui ne sont pas d'accord. Et ceux-là, il s'agirait en fait d'un gourou et sa secte. Pratique.

Oui sp je confirme ça me va. ce qui est sûr 1) c'est que je serai toujours dans le camp opposé à celui de JM 2) que le bouffon compte pour du beurre 3) que j'ai rompu un an et demi avec les cahiers mais que j'y reviens compte tenu des quelques braises sur lesquelles il faut s'obstiner à souffler pour se chauffer un peu au cinéma ici 4) j'approuve woot.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 21:33

5) je ne me sens pas spectres, SP, justement à cause de ces mecs toujours à l'affût pour te juger, pour te jauger pour me rappeler qui est le patron, qui est le grand patron et que je ne suis pas chez moi et pas de vague.
Les spectres ont toujours été terriblement attachés au respect d'une certaine hierarchie. Personne, à part moi du reste ne parle à Adeline autrement qu'avec condescendance. Et elle est sans doute la plus chatouilleuse. Mais elle a le tact.
Y'en a ici qui sont des bulldozers des monstres de certitude et de d'intolérance. bon enfin

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mer 17 Avr 2013 - 2:24

Stéphane Pichelin a écrit:
et puis enfin, Rancière, Rancière, toujours Rancière, le chantre de la libération de la parole des dominés, dont la gueule trône en tête de gondole à la Fnac. Rancière, la garantie de l'émancipation avec 10% de remise si vous avez la carte du magasin. je trouve ça gogo, mon didi, mais rien de plus dans l'immédiat, j'ai pris rdv avec borges pour en discuter cet été.
Stéphane Pichelin a écrit:et encore une dernière chose - esprit d'escalier, que veux-tu :
tu dis que je n'ai pas lu Rancière.
la dernière fois que tu m'as accusé de parler de quelque chose que je ne connaissais pas, c'était à propos de 2001. et j'ai dû te signaler que j'avais vu le film huit fois et les deux-tiers des films de Kubrick, mais une seule fois chacun ce qui justifiait à mes yeux de ne pas parler en pleine certitude.
quasi pareil pour Rancière, dont je n'ai pas lu les 2/3 des bouquin mais quand même 4 ou 6 : Le spectateur émancipé, La fable cinématographique, Les écarts du cinéma, Aux bord du politique, Aisthesis, Partage du sensible, Le destin des images... j'en oublie sûrement un ou deux.
tu n'apprends donc jamais de tes expériences ? Laughing

La question n'est pas de psalmodier "Rancière, Rancière, toujours Rancière", mais ce qu'on en fait, la manière de se réapproprier des perspectives qu'il ouvre, ne t'en déplaise, ainsi que les applications, illustrations pratiques, concrètes - qui ont tout pour te déplaire, c'est évident.
Ce que réclame la lecture un peu créatrice de n'importe quel philosophe. Qu'attends-tu pour gémir: "derrida, derrida, toujours derrida"; "deleuze, deleuze, toujours deleuze"; etc. Ah oui, c'est lassant et t'es lassé, hein. On le comprend, t'aspire bien légitimement à des conversations moins anecdotiques, moins unilatéralement imposées par quelques dictateurs sectoïdes mus par le seul désir d'être le Chef. Ce qui est peut-être ton obsession, qui sait: et je peux te garantir que tu y arriveras, arrives bien déjà, à l'usure, à la pratique, et aux "capacités"; t'as le discours des Chefs, la pratique des Chefs, la Langue de bois des Chefs. D'ailleurs, t'es un Chef, chef.

Ah, faut corriger alors: ce n'est pas "Rancière - que tu n'as jamais lu", mais "Rancière - dont tu as lu 4 à 6 livres sans y avoir rien compris", très manifestement.
Car si tu en as lu 4 à 6 livres pour parvenir à en exprimer la substance dans ces résumés grotesques que tu en fais - en tout point conformes au résumé de "rancière-compris-par-toi" dans mon avant dernier post, on est sincèrement en droit de se demander si tu comprends un traitre mot aux livres que tu lis - ou que tu "survoles" quand c'est une purge (et moi je t'ai bien lu, sans te survoler, j'ai bien lu ton merveilleux gloubiboulga sur les "capacités").
T'aurais donc franchement pu t'épargner cet effort bien inutile, car Rancière lu par tes soins, c'est en fait le résumé de la philosophie de Philippe Val exprimée dans un entrefilet éditorial, avec l'aide d'Alexandre Adler du Figaro et après relecture par BHL.
(Et le plus drôle en fait, le résumé de ta propre philosophie, au fond, que tu attribues burlesquement à Rancière. "Chantre de la libération de la parole des dominés". C'est ça que toi tu nous chantes, à l'unisson avec une "intelligentsia" médiatique de Critiques, dont tu partages à l'évidence le vieil arc-réflexe, devenu scie musicale, d'une vulgate "marxiste" frelatée:
"instruisons par nos prérogatives de professionnels de la profession le public-enfant égaré dans le consumérisme et inconscient des forces de domination qui l'aliènent. Chacun est invité à participer à cette entreprise fédératrice de bonnes volontés, selon la distribution suivante: le public inculte dans le rôle du peuple que nous allons libérer et Nous-même dans le rôle de la responsabilité qui nous décombe, non, nous incombe. Les membres de notre public flattant de la manière la plus désintéressée nos capacités les plus méritantes auront le droit d'une visibilité accrue à nos côtés dans l'exercice de notre stimulante mission pédagogique ". Voir plus bas après les *** étoiles.)

De la même manière que tu sembles voir les films avec un troisième œil greffé sur le front, captant les vibrations alpha de ton cerveau qui comprend et interprète tout à sa sauce avant même l'acte de "voir" et de "lire": oui, je me rappelle, penses-tu, tu nous expliquais doctement que 2001 c'était une forme de propagande pour la deep-ecology californienne baba-cool… Dommage que ce topic ne soit plus consultable, apparemment disparu des archives du KGB: tu pourrais te lire, et témoigner toi-même qu'à l'époque, tu nous expliquais également que t'avais quasi rien vu d'autre de Kubrick, à propos duquel tu avais pourtant déjà une théorie clef-en-main très arrêtée autant que sûre d'elle-même, ce sur quoi j'ironisais, et non, comme ton souvenir atmosphériquement modifié te le figure, sur le fait que tu n'aurais pas vu 2001.

* * *

Une preuve manifeste, irrécusable, que ce que tu as pu ou cru lire de Rancière, tu l'as lu avec ton quatrième œil téléscopique fiché dans le postéral? Sans nous lasser, relisons donc ce running gag, again and again :

"Rancière, le chantre de la libération de la parole des dominés"

Le contresens le plus massif, le plus grossier qu'on puisse faire, que tu ressasses inlassablement, depuis ta toupie tournant en rond dans sa pataphysique fumeuse, à l'attention notamment d'un jadis-supercool prêt sur ces questions à t'accorder sans conditions, rubis sur l'ongle, tous les saints et tous les confesseurs.
On a eu beau multiplier les tentatives de clarification, comme je le fais encore dans mes derniers posts, en variant les illustrations, dans le souci de t'indiquer que tu pré-comprenais d'avance et à l'envers les analyses de Rancière sur cette question, tu n'en as jamais rien voulu entendre, comprendre, et tu ne voudras pas plus entendre ni comprendre. Donc, peine perdue et préférons, après ceci, peindre les girafes.

"Les chantres de la libération de la parole des dominés", c'est très précisément la position en surplomb de l'intellectuel-savant "émancipateur" et "libérateur" que Rancière analyse et dénonce en permanence: ce que le discours "libérateur-émancipateur" duplique, reproduit en son cœur, c'est cette vision principielle d'un partage, d'une distribution, division entre d'une part une théorisation du "peuple", réifié en tant que masse, ignare, "inconsciente" des mécanismes de domination qui l'asservissent, manquant des outils conceptuels et théoriques pour la bien saisir, ET, d'autre part, l'avant-garde d'une élite savante qui se charge de l'émanciper en l'instruisant de ces outils par lesquels elle pourra se libérer. (Ce qui est en fait Ta propre Weltanschauung, comme dit supra. On comprend aisément ton empressement à liquider ce soupçon critique en deux coups de cuillère à pot: "vazy c'est réglé, allez hop").
Ce partage clivant étant analysé par Rancière sous plusieurs déclinaisons que tu connais, pour l'avoir bien lu, et consistant pour lui à consacrer ou pérenniser la division du champ Social qu'elle prétend par ailleurs surmonter puis dissoudre.
Aussi, un point fondamental de la pensée de Rancière, consiste à dire que les dominés n'attendent pas comme le messie les outils qu'élaborent pour eux, en pensant à leur place, les théoriciens de leur "émancipation", et qui les assignent dans l'identité catégorielle "prolétariat", fût-elle provisoire et censée se supprimer dialectiquement elle-même, pour s'autoriser eux-mêmes à déplacer ces partages du sensible: "s'émanciper" étant ce qu'ils font sans l'autorisation des instances légitimées pour penser et théoriser cette "émancipation".

On ne va évidemment pas reprendre ici l'entièreté du débat, que tu as éludée principiellement pour asséner ton bréviaire théorique censément fidèle aux réquisits du marxisme - et pour cela nécessairement chargé, par ta haute idée (ou plutôt mise en scène, à littéralement pisser de rire) de ton engagement, de liquider le gus comme un ennemi héréditaire du "marxisme" (selon ta compréhension vaporeuse) -, mais une chose est claire: Rancière ne se pose pas comme le "chantre de la libération de la parole des dominés", position de problème qu'il ne cesse de dénoncer et combattre sous ses différentes déclinaisons.
Bien sûr, tout ça ne mérite même pas pour toi une discussion un peu sérieuse, tant t'apparaît dans sa bouffonnerie manifeste l'ancrage réactionnaire et frauduleux de ce travail, plus la tronche du mec s'étalant sur des couves à la fnac, n'en jetez plus, on a compris, t'as compris. T'en sais suffisamment, et d'ailleurs t'en savais déjà suffisamment. Puisque la lecture supposément rigoureuse de 4 à 6 livres d'un gars dont le discours se résume à glorifier les "loisirs" pour liquider toute révolution possible, ça fait normalement de tout bon lecteur un "spécialiste" de Rancière, pouvant à ce titre être choisi, sur le critère le moins tendancieux de sa "capacité", pour écrire à son sujet un chouette article au même titre qu'un Thiellement écrivant sur... je ne sais déjà plus quoi, Yakusa de Sidney Pollack dans la filmographie japonaise de Chris Marker... Non, c'est pas ça... Désolé pour ce manque d'attention, de concentration. De toute façon, un sujet passionnant et investissant, par quelque bout qu'on le prenne, un truc "de spécialistes, pour des spécialistes, par des spécialistes", pour paraphraser "l'encyclopédie des bébés" de Goossens.



Tu peux me resservir à l'envi ton refrain attendu sur les "gogos" et le "consumérisme", antiennes de la vision d'un Debord dont s'accommodent fort bien tous les penseurs médiacrates et spectaculaires, puisqu'ils l'entonnent d'un même chœur depuis bien longtemps. En compagnie de Critiques de cinéma aimant à nous resservir en toute occasion ce plat, dans la défense, illustration & légitimation du domaine de "spécialité" de leur "profession" dont la plus haute responsabilité est la mission pédagogique d'émanciper le public-enfant demeuré au stade anal pré-critique, manquant de repères tutoriaux rigoureux pour voir aussi bien les films que Toi-même.

Ces mêmes Critiques dont ton œcuménisme émouvant, prenant de la hauteur tel Romain Rolland, te pousse à apprécier, en toute neutralité, par une merveilleuse "épochè" ou "suspension" du Politique (épochè dont tu sembles bien avoir le secret alchimique de fabrication), les "capacités" considérées pour elles-mêmes, dans leur qualités appréciables en toute indépendance d'esprit, au delà des querelles partisanes reposant sur des diktats "identitaires" ou "territoriaux" de quelque Chef... C'est merveilleux, comme dirait Brialy dereChef et à l'infini; magnifique - formidable, comme dirait Drucker.

---> Et tout cela, cette affaire, présente, lue en termes "ranciériens", ça constitue bien une application pratique, une illustration concrète, d'une question de fond et de sens, concrètement politique, la seule question véritable qu'il faudrait affronter - et qui n'est pas une bisbille anecdotique pour querelles de bistrots virtuels; question que bien sûr tu n'affrontes pas, que tu escamotes et escamoteras jusqu'à l'extinction (imminente) des feux de la chandeleur, par la grâce merveilleuse de tes perpétuelles acrobaties sémantiques aussi fumeuses qu'onctueuses.

(parce que, te figures-tu - et attention ici nous allons purger bébé, cad le forum, de ses derniers intervenants parasitaires pour nous la couler douce enfin, à la fraiche, n'est-ce pas balthazar; tribunal d'exception en temps de crise, et ceusse qui sont pas contents iront se plaindre à la cour européenne des Droits de l'Homme, n'a foutt; car comme dit Rick le Sheriff dans The walking dead: "this is no longer a democracy", qu'on se le dise -. Parce que, te figures-tu, disais-je, cher pipiche, cher chinchin, cher pichelin, on s'en tamponne éperdument, pour être poli, des procédures de cuisine ayant présidé à la confection de "Mondes du cinéma", "Mondes de la Couture" ou "Mondes du Vélocipède" et toute autre forme de Monde(s). Et pour des articles certainement du plus haut intérêt, en pluche! Déjà que j'achète même pas la revue des Spectres, ce qui n'est un secret pour personne: vu que je suis radin, que j'aime pas les revues en général, que j'en ai jamais acheté, et que je préfère acheter un livre si je dois dépenser mes sous dans un objet avec des mots imprimés dessus, cad trois fois par an. Merde alors, à la fin, quoi. Donc, c'est pas de ça qu'on discute, ici. C'est l'occasion de reposer ici un problème qui est le lieu manifeste d'un Différend canon, d'une autre importance et autrement plus intéressant, te figures-tu. Et qui fait qu'on se rend compte que "l'hypothèse spectres", comme la nomme Balthazar, ça a vraiment pas servi à grand chose. On a l'impression que pas grand monde l'a comprise, en fait, tout obnubilé par ses propres intérêts divers-z-et variés. On se rend compte qu'en fait, t'vois, on est plus que 5 ou 6 à tout casser à trouver que ça valait le coup, cette hypothèse. En comptant de force ceux qui ont disparu, comme Eyquem, dont je me demande chaque fois que je passe ici pourquoi il a disparu. Par pudeur, n'accordons pas ici plus de quatre lignes terminales à slimfast, horripilante petite mouche collante et gluante, parfaitement dispensable - je veux dire sa prose et ses considérations vasectomiques - qui nous lime les roupettes à longueurs de journée. S'il pouvait aller cuver sa piquette ailleurs, une fois pour toutes, ça détendrait tout le monde, enfin ce qu'il en reste. Comprends-tu, pipiche? Et on s'en tirliponne royalement le coquillard, que le "stade anal ", ce soit selon John Ford et non chez John Ford. Ce qui est encore plus drôle, si c'est possible.)


Esprit d'escalier, toi? Je dirais plutôt esprit de spirale tournant inlassablement sur elle-même en fumerolles toujours plus évanescentes, et dont j'ai fini d'apprécier les multiples contorsions et acrobaties picrocholines, par lesquelles tu parviens toujours à nous faire voir le Monde depuis une camera obscura, cul-par-dessus tête, faire prendre à quelque "gogo" impressionnable ta merveilleuse vessie pour une lanterne, et ton opportunisme délicat pour une résistance contre l'intolérance sectaire etc.

Tu es le roi de l'embrouille fumiste & fumeuse, de l'escamotage par prestidigitation merveilleuse de toute question fâcheuse, de la transformation ipso-facto-rectométrique de tout Différend en Litige, ces litiges que s'entendent merveilleusement à régler au mieux de leurs intérêts respectifs les gentlemen dignes de ce nom.
Inutile donc d'en appeler aux vertus d'un sain(t) débat constructif, trop bon concept pour un communicant rompu à toutes les ficelles de l'art de l'auto-promotion par concept philosophique devenu concept publicitaire.





Allez, basta cosi hein. C'est vous, les Chefs, je le redis, les Chefs depuis l'origine même; pour ma part, qui n'a jamais été celle d'un chef, mais d'un participant à ce forum, je me fatiguerai bien avant vous. Qu'on vous confie enfin, pour vos vitrines et vos discussions oiseuses qui n'intéressent que ceux que ça peut intéresser, les clés, je n'en ai cure. Je n'en "mourirai" pas davantage, car on ne peut pas tuer un fantôme.


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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mer 17 Avr 2013 - 8:33

quelle est l'information ? qu'à 4:24 il a enfin pissé la copie !

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par DB le Mer 17 Avr 2013 - 9:16


Ouais, too much ado about nothing.

Woot fait ce qu'il veut, il s'en explique, vous voulez quoi de plus ?

Où tu vois que je relance la bagarre woot ?

J'ai au contraire dès mon premier message enjoint à nuancer l'agressivité et la virulence de ce débat parce que tu en semblais affecté !

Ce à quoi BC a relancé la bagarre, ramenant les histoires de facebook sur le tapis puis en procédant à de savantes analogies badiousiennes à mon égard. Pardon d'avoir pris ta défense puis la mienne.

Bref, je le répète depuis le début je ne comprends pas que pour ce genre d'affaires épisodiques et de déchirements internes on puisse mobiliser autant d’énergie à s'insulter et se cracher à la gueule là où on pourrait travailler, réfléchir sur ce que c'est que cette aventure spectres, cette revue que l'on essaye (péniblement) d’écrire ensemble, de publier ensemble.

Ne faudrait il pas faire le point ? Interroger les envies et sensibilités ?
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Message par DB le Mer 17 Avr 2013 - 9:17

Slimfast, les messages ordurieurs et/ou insultants sont supprimés sans préavis.
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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par wootsuibrick le Mer 17 Avr 2013 - 9:45

DB a écrit:


Où tu vois que je relance la bagarre woot ?

J'ai au contraire dès mon premier message enjoint à nuancer l'agressivité et la virulence de ce débat parce que tu en semblais affecté !

Ce à quoi BC a relancé la bagarre, ramenant les histoires de facebook sur le tapis puis en procédant à de savantes analogies badiousiennes à mon égard. Pardon d'avoir pris ta défense puis la mienne.

Je ne vois pas le problème d'avoir tort. Mais évidemment j'ai trouvé certains propos assez bas, enfin surtout ceux de JM en fait.
Je n'ai plus trop envie de me défendre, puisque que je ne vois plus trop contre quoi. Et il ne s'agit absolument pas de cynisme de ma part.

Peut-être que l'énergie dépensée ici aura quand même des effets constructifs... Je croise les doigts.
J'ai l'impression que ces bagarres sont vouées à se répéter parce que nous ne changeons pas nos manières de fonctionner, on reste sur nos positions, puis un peu plus tard rebelote. Il n y a pas de dialectique, trop de rhétorique. Ceci dit je ne me permettrais pas de dire ce qui est de la rhétorique ou ce qui est de la dialectique là dedans. En tout cas, nous sommes tous persuadés d'argumenter comme on devrait. En cela je suis solidaire des propos de BC à propos de nos egos.
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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mer 17 Avr 2013 - 10:09

DB a écrit:Slimfast, les messages ordurieurs et/ou insultants sont supprimés sans préavis.

c'est toi qu'a le manche, mais tant qu'on y est Claes voudrait bien détruire les messages que j'ai effacés, il ne lui seront d'aucune utilité, il aime pas Dark Swan personne sur le forum n'aime Dark Swan, il n'a que moi, donc messages à détruire : on m'efface quand je veux pas et quand JE m'efface quelqu'un qui vient me dire j'ai récupéré tes messages effacés. Vous le le faites exprès, quand j'efface je ne veux pas que quelqu'un le garde (pour aller le ressortir) je ne veux pas qu'on vienne fouiller dans mes affaires pour les ranger, j'estime avoir le droit qu'on ne me fasse pas chier.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mer 17 Avr 2013 - 10:32

tout le monde a toutes sortes d'objectifs ici, j'ai les miens, et même s'ils n'ont rien à voir avec les vôtres, je suis là. j'ai eu des échanges avec maximun 5 personnes, je ne comprends rien aux 125 autres, pas spectres mais diables du cinéma (qui naturellement sortent de leur boite). J'aime pas Frodon mais il a raison de voir dans les diables qui sortent de leur boite un ramassis de simplets qui pètent plus haut que leur cul, faut voir avec quel sérieux.
Dès que y'en a un qu'est pas trop raté, Woot, sus !

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mer 17 Avr 2013 - 10:44

les discussions d'ici font penser aux attaques dehors d'une droite houleuse, JM, Jerzi, DB, BC contre les trahisons de la gauche, Woot.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

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