Au-delà des Mondes, des Spectres

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 16:50

ça je sais pas mais tous les mecs qui traînent dans le coin ne sont pas tous nets.

perso si tu veux savoir, tu me fais penser à un hippocampe, toujours droit et une certaine sécheresse "hautaine" dans la répartie.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par wootsuibrick le Lun 15 Avr 2013 - 17:07

amusant comme image...
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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 17:09

en tous cas tu vis bien au milieu des mers.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 17:33

Baudouin II de Barvaux a écrit:
Stéphane Pichelin a écrit:salut Woot',
as-tu remarqué ce truc assez extra : dans un milieu, il suffit que tu fasses juste à côté pour créer le scandale. dans la critique institutionnelle, on méprise la critique indépendante, et inversement. et c'est toujours comme ça de toute façon. que tu sois ici, sur le forum des spectres, et qu'en même temps tu publies des trucs de Frodon en fonction de ce dont il est capable, et dans le même numéro mon texte et celui de LL, qui ne sommes pas précisément des institutionnels, et voilà que tu es au maximum à gerber, au minimum un peu suspect. que tu envisages les choses, comme tu l'expliques, depuis la capacité des uns ou des autres plutôt que depuis leur participation à l'institution, depuis ce qu'ils font/peuvent faire plutôt que depuis leur identité, ça, ça ne passe pas. c'est assez magnifique, non ? Wink


Stéphane Pichelin, arrête ton cirque. Je viens de lire ta réponse avant de prendre mon train Verviers-Liège, et j'hésite entre pisser de rire ou pleurer à chaudes larmes.
A mon retour, je me ferai un plaisir de commenter cette calembredaine acrobatique. Wink
bb, sur ce coup là, je ne te visais pas particulièrement, pour la bonne raison que tu as été le premier à réagir et avec circonspection (incompréhension plutôt que critique, disais-tu). à partir de quoi une discussion s'entamait.
mon post est plus une réaction par rapport à la masse d'adorateurs de leur che-chef qui se sont précipités derrière toi pour marcher sur Woot'. mais le ou les che-chefs ne sont même pas à mettre en cause ici. d'ailleurs, autant que je le sache, le che-chef en chef est en vacances et ne peut pas répondre, ni intervenir, et c'est en son nom que courageusement bc & c° sonnent la charge. tellement désolés que LEUR revue s'enlise alors que Woot' sort la sienne. alors dans le désarroi, et dans l'impossibilité de nommer l'origine de ce désarroi (viz. la défection de leur chef qui à la fois ne livre pas son texte et laisse planer l'idée qu'il va finir par le livrer), le réflexe est classiquement le même : identitaire, institutionnels vs non-institutionnels, c'est nous qu'on a raison et qui ne marche pas dans les mêmes clous est un traitre. un traitre !! mais on est dans un pur délire stalinien.
et c'est la deuxième fois que ça arrive en quatre mois. ça va pas trop bien par ici. pale

maintenant, à toi de voir si tu veux rire, pleurer, ou te livrer à un de ces exercices de graffopathie que tu affectionnes. friendly.


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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 18:11

oh oui un bon priapisme synaptique usé jusqu'à la corde, râpé et troué comme un tout petit morceau de gruyère pour la souris qui sommeille en lui, avec des 1, des 2, des 3, en veux-tu en voilà chéri, et des t'as écrit ça y'a cinq ans, pas de chance j'ai perdu toute ma mémoire que j'avais stockée Sad

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 20:07

Tiens, slimfast - ou j'ai la berlue - a effacé son post où il me prête, entre autres "stratégies", de venir dans la nuit quand tout le monde dort. Désolé de ne pas avoir la même horloge biologique que ceux qui se lèvent tôt et à qui appartient l'avenir, selon l'adage.

Mais que slimfast et stéphane pichelin se réjouissent, ça va bien sûr graffopatiser gaiement (t'as bien fait de parler de ça, stéphane, bonne occasion pour revenir sur les tiennes, de graphopathies), sans oublier les dossiers du poltiburo, de la cia, de la gepeou et de la stasi réunis. Avec des 1, des 2, des 3 (ou alors des tirets, pour varier un peu). Marrade garantie.
N'allez pas vous coucher tout de suite, je m'y attelle dès à présent, du mieux que je peux et du peu que je mieux.

Juste pour noter, en avant-programme, que slimfast n'est pas homme à "vivre bien au milieu des vers". Il n'en a pas besoin: c'est une petite petite vipère qui, ayant avalé une mouche du coche, serpente et louvoie en se donnant pour noble tâche d'exciter les uns et les autres, et changeant de point de vue comme de chemise, et de monture selon la direction du vent et les forces agitées en présence, comme il en fut toujours. Y a qu'à suivre le fil de ses précieuses interventions: d'un côté il tape sur woostbruick, de l'autre il tape sur ceux qui l'attaquent. On appellera ça de la magnanimité désintéressée.
Mais slimfast n'a ni le talent ni la drôlerie d'un Rowan Atkinson pour camper black adder.
Assez pour ce triste sire.

Au boulot. Parce qu'il y a quelques trucs à dire, au niveau de tartufferie ici atteint...

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 20:27

Baudouin II de Barvaux a écrit:Tiens, slimfast - ou j'ai la berlue - a effacé son post où il me prête, entre autres "stratégies", de venir dans la nuit quand tout le monde dort. Désolé de ne pas avoir la même horloge biologique que ceux qui se lèvent tôt et à qui appartient l'avenir, selon l'adage.

Mais que slimfast et stéphane pichelin se réjouissent, ça va bien sûr graffopatiser gaiement (t'as bien fait de parler de ça, stéphane, bonne occasion pour revenir sur les tiennes, de graphopathies), les dossiers du poltiburo, de la cia, de la gepeou et de la stasi réuni. Avec des 1, des 2, ou des 3 (ou alors des tirets, pour varier un peu). Marrade garantie.
N'allez pas vous coucher tout de suite, je m'y attelle dès à présent, du mieux que je peux et du peu que je mieux.

Juste pour noter, en avant-programme, que slimfast n'est pas homme à "vivre bien au milieu des vers". Il n'en a pas besoin: c'est une petite petite vipère qui, ayant avalé une mouche du coche, serpente et louvoie en se donnant pour noble tâche d'exciter les uns et les autres, et changeant de point de vue, de monture selon la direction du vent et les forces agitées en présence, comme il en fut toujours. Y a qu'à suivre le fil de ses précieuses interventions: d'un côté il tape sur woostbruick, d'un côté il tape sur ceux qui l'attaquent. On appellera ça de la magnanimité désintéressée.
Mais slimfast n'a ni le talent ni la drôlerie d'un Rowan Atkinson pour camper black adder.
Assez pour ce triste sire.

Au boulot. Parce qu'il y a quelques trucs à dire, au niveau de tartufferie ici atteint...

Apprends nous quelque chose au lieu de ressasser qui je suis, je le sais fort mieux que toi : humain trop humain en face du Roi des C* autoproclamé. Ton message me déçoit, il est mou, il sent sa voie de chemin de fer et sa banlieue, le poids des jours, tu déclines faute de te renouveler et de te prendre ainsi au sérieux. Pète un coup, cette fois tu l'as bien profond. C'est amusant, non ? Allez ris sur toi un peu, lâche ta défroque de sectateur, viens boire un coup avec nous on se paie ta tête, qu'est-ce que tu crois ? Que tu peux écrire impunément tes saloperies. Si tu renâcles à ce qu'on t'enculture va donc te faire enculturer par tes potes d'enculture. Le monde est pourri à cause de mecs comme toi. Rien à dire c'est normal, t'as pas trouvé mieux. Salut ma poule comme disais l'autre Wink

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 20:32

Allez fais nous la grand seigneur Baudoin de Barvaux - dedans y'a Bau Bard, tu n'es qu'un gros bobard

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 20:35

ah voila l'autre double zéro à la rescousse : salut les mecs. Lui il est pas seulement bête, il est méchant.
albino

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 20:48

Précision. Dans la "dette" évoquée précédement, il faut deviner quelque chose de très sérieux, qui ait à voir avec une certaine économie de la pensée. Y lire donc une référence aux études de Mauss sur le don, plutôt qu'aux Affranchis ou à Staline.

Un lien pour en savoir davantage, que ne manquent certainement pas de connaître les cinéphiles mondains :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k93922b/f36.table

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Lun 15 Avr 2013 - 22:44

Putain les mecs même un vieux épisode de Lapinot de Trondheim devient plus politique que nous. C'est dire...
Quant à moi, rien à dire sur le fond de la polémique, plus j'écris ici, écrire ici ne m'a pas empêché d'avoir une attitude de spectateur par rapport aux films, donc j'aurais un point de vue de spectateur sur des gens qui écrivent sur des films que je n'ai as vu. Je sens qu'ici le soucis d'autolégitimation, qui mène à de fausses oppositions un peu vaniteuse, prédomine sur celui de partage. A la fin: gros égos, petites idées.

Et je ne suis pas convaincu que ce forum ait une vraie radicalité à opposer à Frodon et aux Cahiers. Pour l'esseniel, nous voyons les films derrière une télécommande. Et écrivons plutôt pour résumer une identié ou une position, que pour l'ouvirir ou en admettre l'arbitraire, ou son insuffisance.
Par contre la revue oui, est légtimement complémentaire et différente de Frodon. On peut être complémentaire jusqu'à l'opposition, ce qui est alors vraiment douloureux, difficilement explicable, et trop parler trop de soi éloigne de ce type de complémentarité.

Et puis dire que Hawks est nul et surestimé c'est une attitude de petit bourgeois incontinent qui n'en pas pour son argent au spectacle, même celuid 'avant sa naissance et pour qui la modernité est une monnaie de retour

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 2:54

Stéphane Pichelin a écrit:bb, sur ce coup là, je ne te visais pas particulièrement, pour la bonne raison que tu as été le premier à réagir et avec circonspection (incompréhension plutôt que critique, disais-tu.

Ne t'inquiète, Stéphane Pichelin, c'est ta réponse "généraliste", indépendamment de toute "visée", qui a suscité chez moi une crise de larmes unissant la bouffonnerie à la tragédie.

J'y reviens, donc, car en tant que synthèse admirable de ta manière, ça vaut son pesant de cacahuètes:


Stéphane Pichelin a écrit:salut Woot',
as-tu remarqué ce truc assez extra : dans un milieu, il suffit que tu fasses juste à côté pour créer le scandale. dans la critique institutionnelle, on méprise la critique indépendante, et inversement. et c'est toujours comme ça de toute façon. que tu sois ici, sur le forum des spectres, et qu'en même temps tu publies des trucs de Frodon en fonction de ce dont il est capable, et dans le même numéro mon texte et celui de LL, qui ne sommes pas précisément des institutionnels, et voilà que tu es au maximum à gerber, au minimum un peu suspect. que tu envisages les choses, comme tu l'expliques, depuis la capacité des uns ou des autres plutôt que depuis leur participation à l'institution, depuis ce qu'ils font/peuvent faire plutôt que depuis leur identité, ça, ça ne passe pas. c'est assez magnifique, non ? Wink

Stéphane Pichelin, merveilleux (à prononcer avec la voix de Jean-Claude Brialy).
Merveilleux Stéphane, qui nous berce sur son air favori (et pas téléphoné): celui de Saint-Irénée.

Pour commencer, liquidons un faux-débat agité par Pichelin et destiné à détourner l'attention sur le motif véritable des surprises, étonnements, déceptions exprimés ici de diverses manières: il ne s'agit nullement de demander quelque compte que ce soit à Woot. Woot fait ce qu'il veut, il mène son entreprise, sa revue, ses choix éditoriaux. Mondes du cinéma & Spectres du cinéma, ce n'est pas la même chose. Il n'est donc pas question, pour moi, de l'accuser de "trahir" l'esprit des Spectres. Pas une "trahison" (celle de celui qui perd son nom et son visage) mais une "tricherie" (celle de celui qui ménage ses arrières et sa monture), aux sens souvent évoqués de ces mots chez Deleuze.

Simplement - et je m'étonne là encore, que cette évidence ait besoin de se signifier: Woot livre l'info concernant son n° sur le forum des Spectres. Woot est un membre des Spectres, de la première heure. Il faudrait ne pas s'étonner, s'abstenir de commenter, de réagir sur la composition éditoriale de ce n°. Si l'aventure, qui concerne sa responsabilité, de Mondes du cinéma, est à ce point dissociée de celle des Spectres, au point même d'annuler de la façon la plus bouffonne le sens même de l'hypothèse "spectres", pourquoi alors placer sur les Spectres cette info? C'est censé les réjouir, appeler un "bravo", un "formidable", etc? Peut-être eût-il mieux valu placer cette info exclusive sur les pages facebook de Frodon, Thiellement ou Chauvin. Il eût vraisemblablement récolté davantage de "i like".


Très simplement, de deux choses l'une:
- ou Woot et SP n'ont JAMAIS rien compris à la ligne directrice, singulière, caractérisant les Spectres depuis leur création. Ligne éditoriale, aussi bien du forum que de la revue, et ils sont en effet aussi naïfs qu'aveugles. Ou ils feignent de ne l'avoir jamais comprise.
En faisant abstraction de ma participation au forum des Spectres, secondairement au dernier n° de leur revue, je pense ici, ne peux pas ne pas penser, à titre d'observateur, aux co-fondateurs, passés, présents, présents-absents, en Chine ou à Vladivostok, à leur investissement massif pour donner corps et vie à cette ligne.

Il semble inutile de répéter à nouveau dans le détail quel est cet esprit. BC en a rappelé les grandes lignes. Je souhaite pourtant le souligner encore, pour ceux, notamment Stéphane Pichelin, qui ne l'auraient toujours pas compris: si les Spectres, en tant que collectif, œuvrant au sein de leur revue et sur le forum, ça a, avait, a toujours un sens, surtout de plus en plus fantômatique, c'est dans une base de refus et de volonté communs, comme le souligne BC.

Refus d'une division, d'une distribution sociale, politique et idéologique œuvrant au cœur du "champ esthétique", mise en scène par les acteurs d'un savoir-discours "organique" de "spécialistes", entre eux-mêmes et la "masse" anonyme des consommateurs non-critiques, ignares, passifs, attendant des premiers les repères, les lumières, directions pour penser-voir-sentir-apprécier. Et désir, volonté, de déplacer ces partages, divisions, distributions.

Cette division n'a rien à voir avec la division entre la "critique indépendante" et la "critique institutionnelle", comme le suggère ici SP, se plaisant ici à redéfinir les frontières, le partage, en les déplaçant avec un œcuménisme chafouin et opportuniste, déplacement sémantique qui me sidère sans vraiment me surprendre, j'y viens plus loin.

Ce partage du champ esthétique entre les Savants et les Ignares, les Actifs et les Passifs, les Légitimes et les Illégitimes, ceux qui instruisent et ceux qu'on instruit, on l'a assez souligné, depuis les analyses de Rancière, a pour fonction première et essentielle de réifier, dupliquer, perpétuer la division sociale et politique entre dominés et dominants, sous couvert de la réduire: il y a ceux qui possèdent le Savoir critique qui libère - de l'aliénation, de l'obscurantisme, du consumérisme, etc- et ceux qui sans ces derniers ne pourraient s'en libérer. C'est du maintien même de cette distribution, de cette division, que les Acteurs auto-institués d'un Savoir "émancipateur" tirent leur légitimité, la justification, la validation de leurs prérogatives et de leurs privilèges organiques. C'est sur la mise en scène de la pérennité de cette division même que les ordres de "spécialistes" tirent la justification de leurs "compétences", la garantie de leur "sérieux" et de leur "profession".
On le sait encore, le maintien de ce clivage repose aussi essentiellement sur la mise en scène - dans le discours véhiculé par les instances médiatiques inquiètes du discrédit planant sur leur légitimité et soucieuses de conserver leur unicité organique - , d'une menace lancinante représentée par le net, la dispersion ou la dissolution des compétences par la masse obscure et inculte, vengeresse, pleine de ressentiment-jalousie haineux- de tous les anonymes sans nom s'autorisant à parler-discourir-critiquer-penser sans l'autorisation des instances habilitées pour le faire.

Cette base - non négociable - de refus du partage institué, et de désirs de le déplacer, qui a fait l'existence d'un "agencement collectif d'énonciation" comme les Spectres, a toujours été de nature fondamentalement politique.
Le "projet" Spectres, "l'hypothèse" Spectres - leur ambition - n'a donc jamais été de proposer par sa revue un "produit" axiologiquement neutre", offrant les garanties de respectabilité de "toute revue sérieuse digne de ce nom" (pour reprendre une expression de Pichelin, il y a peu) participant à cette grande fiction vertueuse, unanimiste, consensuelle, purement fabriquée par le discours idéologique superstructurel des ayant-droit médiatiques dominants: une saine émulation constructive, entrepreneuriale et fédératrice, où tous les ptits gars et ptites gates du monde, se tenant par la main et regardant ensemble dans la même direction - comme disait Saint-Exupery - apportent leur petite pierre, chacun selon son domaine de "capacité" et de "spécialité" équitablement réparties et ordonnées; au-delà des logiques de groupes, au-delà des distinctions de classes, au-delà des fâcheux et corporatistes clivages "identitaires" qui dressent les cloisons et des ghettos entre tous les hommes et femmes de bonne volonté; empêchant tout ce petit brave monde de voir plus haut, plus beau, se retrousser les manches, tous unis vers Cythère dans l'espoir beau d'édifier le meilleur des mondes possibles, un "refuge", une "maison d'amour et de mots".

Cette vision charitable, onctueuse, vertueuse, œcuménique et angélique, résolument grotesque et suspecte, en effet - mélange frelaté d'humanisme boyscout et de démocratie-chrétienne - du champ de la "critique" - de cinéma ou de n'importe quel domaine, est pourtant celle que nous susurre avec ferveur Saint-Irénée, aka Séphane Pichelin-Ingals, dans sa défense et illustration ci-haut du projet Woot, contre les vilains staliniens réunis en tribunal groupal, policier et répressif, sous la bannière de Chefs dictatoriaux absents, et bien décidés à conduire Woot au poteau d'exécution après avoir dressé procès-verbal d'exception.


Vision déjà bien antérieure, il est vrai, à sa participation au n° de Woot, et dont personne ne songe à contester la légitimité.
Dans l'optique du n° de Woot, qui se signale surtout, il faut bien le dire, par une absence d'optique, elle ne pose strictement aucun problème, et indépendamment du fait que c'est pas notre problème, qu'il serait malvenu d'émettre un avis sur un n° de revue qui n'a en effet rien à voir avec un collectif du nom des "Spectres du cinéma".

Indépendamment donc du non-rapport évident entre ce n° et les Spectres, plus qu'un non-rapport, une annulation réciproque (aussi sûrement que - 1 et + 1 = 0) qui fera consensus, on peut cependant se poser une question: si les seuls critères pris en considération sont ce que Woot nous explique en gros (et que SP nous réexplique à son tour en clignant de l’œil, au cas où nous peinerions à conceptualiser cette évidence de bon sens), à savoir choisir, en toute neutralité, pour chaque sujet le meilleur "spécialiste" possible de ce sujet, sans qu'il faille pour la cause suspecter fourbement un autre mobile moins "scientifiquement" désintéressé à ce choix, on peut quand-même se demander, donc, si la direction éditoriale de ce numéro a une réalité autre qu'artificiellement "thématique".

Et effet, si tant est qu'une revue x se signale par une unité minimale de vision, de direction éditoriale, bref une "identité" (terme fâcheux et lourd d'un totalitarisme potentiel, nous dira-t-on peut-être) permettant de la différencier d'une revue y, on ne voit pas trop en quoi ce n° consiste en autre chose, au juste, qu'une Vitrine bricolée, gracieusement offerte, en dépit de la représentation "d'indépendants", à des Critiques établis la dépossédant au passage de toute "identité" qui lui serait propre, la squattant généreusement, par bonté d'âme, pour lui prêter un peu de leur visibilité, de leur prestige, tout en se voyant confirmés et flattés en retour dans le caractère décidément incontournable de leur présence, une présence dont on ne pourrait en aucun cas se passer dès lors qu'il s'agit de sélectionner pour chaque sujet son "spécialiste" le plus indiscutable.
Au terme de l'opération, Woot., en tant qu'ordonnateur de ce n°, apparaît alors au mieux comme un compilateur humble et zélé d'un nombre non négligeable de "spécialistes" disposant chacun de leurs organes de publication, et n'ayant donc pas vitalement besoin de lui pour exister par ailleurs, mais dont Woot semble bien, lui, avoir vitalement besoin.
Concernant le choix des rédacteurs, à présent. Seuls les mauvais esprits (et jaloux, certainement, et mus par une vilaine pulsion "identitaire", à n'en pas douter) contesteraient cette évidence: si Frodon donne un article à Woot, c'est avant tout parce qu'il est la personne la mieux indiquée, la mieux qualifiée, en fonction de ses "capacités", pour traiter de tel cinéaste. La bonne entente "conviviale", résultant de ce que Frodon a sélectionné le travail vidéo de Woot, constituant une cause "occasionnelle", presque "fortuite" serait-on tenté de penser. Tout ceci ne s'apparente donc en aucune façon à un "retour d'ascenseur" joint à une marque de déférence bienvenue.
Pour les autres "plumes prestigieuses", c'est peu ou prou la même chose, mais sans la cause occasionnelle d'une "convivialité" nouée en amont: ils furent également choisis en fonction de leur adéquation indiscutable avec leur sujet d'élection, toujours selon ce critère œcuménique et désintéressé de la "démocratie du plus capable selon sa capacité".
Enfin, "choisis", pas tous: car comme nous le révèle Woot, seul Stephen Sarrazin, rédacteur à Objectif-Cinéma, fut en réalité choisi "parce qu'il connaissait très bien le terrain japonais, vu qu'il y est depuis 10 ans". Pour les autres, c'est Stephen qui les a imposés, comme une évidence tout aussi indiscutable et selon le critère indiscutablement objectif que ce sont ses potes. "Dis, ça te dérangera pas, j'imagine, que je demande à mes potes de se joindre à moi: mon pote Thiellement, qui a ses entrées chez Taddéi, à teknikart, rock&folk, France-culture; mon pote Chauvin, cinéaste, et critique aux Cahiers". Woot se voyant ici dépossédé de ses propres choix éditoriaux, contraint à son grand dam d'héberger les potes prestigieux de leur pote prestigieux, mais comment refuser à un spécialiste un triple coup de pouce bien venu, par une proposition de rédacteurs qui pour être potes n'en sont pas moins voire d'autant plus "spécialistes" dans leur domaine d'élection. C'est merveilleux.
En passant, j'ignorais - inculture crasse de ma part mais passons pudiquement là-dessus -, que Pacôme Thiellement fût "spécialiste" de quelque chose, quelque part, un jour une nuit. Mais cette lacune est réparée: désormais, je sais que quand on cause Chris Marker, un nom retentit aussitôt à l'oreille comme une évidence: "Pacôme Thiellement".



Dans le souci de m'acheminer vers ma conclusion, je reviens sur la défense et illustration, par Stéphane Pichelin - Merveilleux, de la critériologie du "capable".

Cettte plaisante scénographie, par Stéphane Merveilleux, d'un rappel à l'ordre par une escouade de staliniens bien décidés à faire de Woot un prisonnier politique because qu'y fréquente des "institutionnels" en osant affirmer son indépendance, etc, c'est pas la première fois qu'il nous la sert.
Récemment encore, Stéphane Merveilleux s'était posé quasi en militant très engagé à gôche conspué par une nomenclature d'apparatchiks soviétolologiques, pour avoir osé mettre en cause la ligne orthodoxe et dogmatique du Parti. On aurait cru Soljénitsyne dénonçant, exilé depuis on ne sait trop quelle cellule de Sibérie profonde, l'archipel du Goulag, dans l'attente de son Glusckmann, de ses anges Jambet & Lardreau, etc.
C'est merveilleux et c'est tant juste, que Stéphane Pichelin a dû batailler corps et âme pour échapper aux constants rappels à l'ordre de Commissaires politiques, comme mézigue, qui usent de la stratégie bien connue pour liquider les dissidents: "les tourner en ridicule". Et c'est pas gentil.

A vrai dire, je me demande encore comment Stéphane Pichelin a pu être aussi vite enrôlé dans les instances dirigeantes du Parti. A peine arrivé, en effet, il arrosait, en guise de carte de visite sonnante et trébuchante, son lectorat de futurs geôliers forumiques d'une somme graphopathique ahurissante, tentaculaire, que personne n'a pu encore, à ce jour, consulter dans son intégralité. Une étude magistrale réclamant, pour être comprise en profondeur, un colloque entier de spécialistes d'un domaine dédié et qui reste encore à inventer, ou à réinventer, comme l'amour.
ça avait dû impressionner les Hautes Autorités, car rapidement on lui confia le statut et les clefs d'administrateur (bien avant mézigue, qui ai longtemps considéré à ce titre Stéphane Merveilleux comme un supérieur hiérarchique), ainsi que la liberté sans freins d'aller arroser la rubrique des textes en ligne du site de ses désormais légendaires travaux d'écriture solitaire: une synthèse inouïe entre Deleuze/Guattari et le psychanalysme freudien, un véritable tout de force. Transformer la critique radicale par DG de l'interprétationnisme psychanalytique en machine à interpréter tout et le contraire de tout en termes sémio-psychanalytiques.

La machine-montagne pichelinienne à tisser du "concept" accouchant de souris aussi insolites que profondément passionnantes, comme la mise à jour d'un stade anal chez John Ford, et j'en passe. Et je me demande encore, personnellement au-dedans de moi-même, ce qu'on pourrait bien en faire, à quoi ça pourrait bien servir, un jour, quelque part, au plan le plus abstraitement utilitariste & politique ou apolitique, ces biglotrons textuels. On peut toujours en rire, c'est pas grand chose mais ça fait du bien comme dirait Carver. Et les Spectres aiment rire, même six pieds sous terre.
Une sorte de sémiologie jaculatoire de haute volée tendant à zéro= l'infini, consistant en une interminable sodomisation mystérieuse de je ne sais trop quels anophèles conceptuellement signifiants, hors de toute réalité intelligible situable par le commun des mortels. J'en reparlerai pas davantage, puisque ça a déjà fait l'objet de nombreux non-débats cocasses autant que vains.


Stéphane Pichelin, depuis ses débuts fracassants, ne s'est jamais départi de sa ligne éditoriale et c'est tout à son honneur: creusant toujours son même sillon, en vase clos, résolument indifférent aux modes et aux motifs spectraux.
Comme par exemple la mise en évidence des analyses de Rancière sur le "spectateur émancipé" and co, rappelées plus haut: il suspecta aussitôt Rancière, sans l'avoir jamais lu, d'être assez "rance hier" (Stéphane est aussi un merveilleux faiseur de calembours lacano-bobbylapointement signifiants, en plus d'être irrésistibles).
Rancière, tout son blabla, finalement, ne serait-ce pas la fine pointe d'une pensée réactionnaire, anti-marxiste, consistant à faire croire aux consommateurs aliénés par la société des loisirs consumériste, qu'ils s'émancipent de l'ordre dominant? Un esthétisme irresponsable autant que frelaté qui fait passer pour une révolution prolétarienne les vacances au club med et les jeux télévisés?
Je remercie encore Stéphane Pichelin pour ses interprétations aussi pertinentes que pénétrantes de Rancière, grâce auxquelles il a su préserver sa ligne éditoriale bien établie depuis le début: placer ses Etudes para-universitaro-pataphysiques de haute volée dans une "revue sérieuse digne de ce nom", dans le souci d'un partage du sensible oecuméniquement bien partagé et bien ordonné, au prorata de ceux qui en sont les légitimes bénéficiaires. Amen.

Je pense, personnellement par moi-même, que Stéphane Merveilleux sera un jour un grand Penseur sérieux du Cinéma. Puissent les revues les plus pointues, soucieuses de la critériologie la plus scientifiquement spécialitaire et capacitante, héberger, donner refuge à cette pensée intrépide, novatrice, qui, un jour peut-être, bouleversera de fond en comble les paradigmes les plus communément admis de l'épistémologie psychanalytico-politico-cinématographique, tant dans le domaine de la physique thermonucléaire que dans celui de la gynécologie dans l'espace. Un jour, le siècle sera pichelinien, pour la plus grande joie de tous, grands et petits.


Spoiler:
" Dernier-né de la technique expérimentale d'expression scientifique d'avant-garde, le Biglotron est un extraordinaire appareil de synthèse dont la conception révolutionnaire bouleverse de fond en comble toutes les lois communément admises, tant dans le domaine de la physique thermonucléaire que dans celui de la gynécologie dans l'espace.
Entièrement réalisé en matière agnostique, autrement dit, pour éclairer le profane, en roubélure de plastronium salygovalent, il se présente sous la forme néo-classique d'un tripottsolipède rectangle, c'est-à-dire d'un ictère octopolygonal à incidence ipso-facto-verso-rectométrique.
Tel qu'il est, le Biglotron se compose, ou plus exactement se décompose en trois circuits principaux dont deux secondaires et un complémentaire et dont voici, par ordre d'entrée en action, le processus fonctionnel de sa posologie fondamentale :
Tout d'abord, dans le premier circuit, on distingue le Clebstroïde qui, isolé du P.X. de l'intrmudon par une armature en fignabulose ignifuge, agit, par capillarité médullaire, sur le fiduseur de télédéconométrie différée, lequel, en vertu du phénomène d'osmose ondulatoire érigé en principe par le célèbre physicien Jean-Marie Meszke-Lavoulvoule, catalyse en quelque sorte, le Schpoutzmühl de dérivation qui, par voie de conséquence, se trouve entraîné par le brigmuch michazérospiroïdal en direction de la zone d'influence de la boustife de relevailles dont le tuyau d'argougnaphonie spéculaire libère un certain volume de Laplaxmol, lequel, comme chacun le sait, n'est autre qu'un combiné de smimuphre à l'état pur et de trouduchium filtrant sulsiforé.
Dans le deuxième circuit, le même mouvement s'opère, mais en sens inverse ; il est donc inutile d'en parler, même à voix basse, d'autant que c'est dans son troisième circuit que se trouvent étroitement conjugués les éléments majeurs de vérité parmi lesquels le schptzmocl rotatif à crémaillère alternative dont le rôle de générateur permanent d'énergie est prépondérant puisque par le simple truchement de son induit de giclée, il polypophéripotéise littéralement le filtre à moléculbutant, lequel, en dernière analyse, détermine l'angle orbiculaire et synochoïdal du foutaisiogognomètre à spirale introputréfactionnelle.
C'est à ce moment que se déclenche - sauf les dimanches et jours de fêtes - le bobinaromètre de diversion qui, par le seul jeu de ses trois Pétassapiflon et de ses deux Poufiassatarif active l'alimentation pruritaire de l'eczématofil de rupture, ce qui permet d'assurer la selfsaturation plurilatérale de l'hufnuf à tête chercheuse et d'empêcher, par ailleurs, la formation de cristaux de niortiflore de barzanoufle sur les parois tubulaires des pepsoïdaux caltinomalfoireux, c'est-à-dire de neutraliser le calcifrage, le redoutable calcifrage, toujours à craindre à cette période par suite du passage du flagdazmühl dans le calcif du propentaire de nartification.
Parallélement enfin, le flugdug - le flugdug métranoclapsoïdique, naturellement - autrement ça n'aurait aucun sens - le flugdug donc, prenant appui sur la muffée d'allergie du connecteur à rustine de distorsion hémorroïdo-statique, canalise, d'une part, l'afflux des particules hypodméfessaloïdes et de l'autre, le reflux indexé des molécules hypersonfrocoïdaux, d'où élimination positive de toute interférence parasitaire puisque l'ensemble de la vélomation des circuits est, en dernier ressort, simultanément contrôlé par l"amplificateur de roupane et par l'utilisation rationnelle, dans la bélure paphamotrice de la force extra-phalzaroïdique, laquelle comme nul ne l'ignore, est proportionnelle au carré des ondes talerdinconcentriques.
Tel est, dans ses lignes essentielles, le Biglotron, que les plus hautes autorités internationales s'accordent à reconnaître comme la plus étonnante découverte de notre temps et qui, dans un avenir d'autant plus proche qu'il sera moins éloigné, est appelé non seulement à servir à tout, ce qui est la moindre des choses, mais encore et surtout à n'importe quoi, y compris tout ce qui en découle, sans préjudice du reste et de tout ce qui s'ensuit ".


Dernière édition par Baudouin II de Barvaux le Mar 16 Avr 2013 - 8:03, édité 4 fois

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par wootsuibrick le Mar 16 Avr 2013 - 3:44

Baudouin II de Barvaux a écrit:
Très simplement, de deux choses l'une:
- ou Woot et SP n'ont JAMAIS rien compris à la ligne directrice, singulière, caractérisant les Spectres depuis leur création. Ligne éditoriale, aussi bien du forum que de la revue, et ils sont en effet aussi naïfs qu'aveugles. Ou ils feignent de ne l'avoir jamais comprise.
Je me suis pas identifié à cette ligne, tout en aimant trainer et écrire ici, comme j'ai aimé trainer et écrire sur le forum des cahiers. Sans doute n'aurais-je pas dû... et me contenter du forum plutôt que de monter dans la partie privé. Je devrais peut-être me désinscrire histoire d'être cohérent...


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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 3:56

Dramatise donc pas tant. Assume tes choix, sans te croire obligé de te justifier à tout prix, ou condamné à je ne sais quel exil tragico-burlesque. Mets ça in the pocket, même si ça fait pas trop plaisir, et ne te fais pas des cheveux blancs pour tout ça. Des semonces, on en reçoit tous, je sais de quoi de parle: je m'en prends régulièrement plein la tronche, mais je suis pas aussi "zen" ou "taoiste" que toi (lol).

Si tu me lis bien, je ne dis rien de cet ordre (exclusion, etc), personne d'ailleurs ne parle de ça, et contrairement à ce que la vision dramatisée et alarmiste de mère courage picheline, administrateur-martyr, aimerait nous faire croire. Very Happy

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par wootsuibrick le Mar 16 Avr 2013 - 4:07

C'est pas mon genre de dramatiser... du moins pas sur ce forum.
mais les grands mots de BC et JM, comme si je ne sais quel ordre éthique profond avait été profondément bousculé, comme si j'avais souillé je ne sais quelle âme, m'ont assez saoulé.
Alors que pour moi un forum, ce forum, c'est surtout des discussions entre amis, l'enjeu c'est juste d'apprendre à se redéfinir dans de longues discussions avec des amis.
Que mondes du cinéma concerne des affaires de carrière, et qu'il n'ait plus rien à faire dans le girond des spectres pour des raisons de contenu, d'optique politique, ok. D'ailleurs ça m'avait amusé, une fois, d'imaginer une dissension spectres/mondes qui serait de l'ordre des bagarres positif/cahiers.
mais bon y a certainement rien à déconstruire dans mondes, et y a plus intéressant comme combat pour les spectres, par exemple... enculture et les cahiers. Smile
(j'ai la naïveté et la perversité d'un gosse)


Dernière édition par wootsuibrick le Mar 16 Avr 2013 - 4:22, édité 1 fois
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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par wootsuibrick le Mar 16 Avr 2013 - 4:22

Baudouin II de Barvaux a écrit:
En passant, j'ignorais - inculture crasse de ma part mais passons pudiquement là-dessus -, que Pacôme Thiellement fût "spécialiste" de quelque chose, quelque part, un jour une nuit. Mais cette lacune est réparée: désormais, je sais que quand on cause Chris Marker, un nom retentit aussitôt à l'oreille comme une évidence: "Pacôme Thiellement".


Pacôme Thiellement a écrit sur Yakuza de Sidney Pollack. C'est une partie du dossier Marker consacrée aux cinéastes non-japonais ayant tourné au japon.
J'ai aussi vu dans des vidéos de conférences, qu'il se présentait parfois comme un grand amateur de cinéma japonais (dans une conférence sur Cure de Kurosawa, notamment).
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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 5:00

slimfast a écrit:
Baudouin II de Barvaux a écrit:Tiens, slimfast - ou j'ai la berlue - a effacé son post où il me prête, entre autres "stratégies", de venir dans la nuit quand tout le monde dort. Désolé de ne pas avoir la même horloge biologique que ceux qui se lèvent tôt et à qui appartient l'avenir, selon l'adage.

Mais que slimfast et stéphane pichelin se réjouissent, ça va bien sûr graffopatiser gaiement (t'as bien fait de parler de ça, stéphane, bonne occasion pour revenir sur les tiennes, de graphopathies), les dossiers du poltiburo, de la cia, de la gepeou et de la stasi réuni. Avec des 1, des 2, ou des 3 (ou alors des tirets, pour varier un peu). Marrade garantie.
N'allez pas vous coucher tout de suite, je m'y attelle dès à présent, du mieux que je peux et du peu que je mieux.

Juste pour noter, en avant-programme, que slimfast n'est pas homme à "vivre bien au milieu des vers". Il n'en a pas besoin: c'est une petite petite vipère qui, ayant avalé une mouche du coche, serpente et louvoie en se donnant pour noble tâche d'exciter les uns et les autres, et changeant de point de vue, de monture selon la direction du vent et les forces agitées en présence, comme il en fut toujours. Y a qu'à suivre le fil de ses précieuses interventions: d'un côté il tape sur woostbruick, d'un côté il tape sur ceux qui l'attaquent. On appellera ça de la magnanimité désintéressée.
Mais slimfast n'a ni le talent ni la drôlerie d'un Rowan Atkinson pour camper black adder.
Assez pour ce triste sire.

Au boulot. Parce qu'il y a quelques trucs à dire, au niveau de tartufferie ici atteint...

Apprends nous quelque chose au lieu de ressasser qui je suis, je le sais fort mieux que toi : humain trop humain en face du Roi des C* autoproclamé. Ton message me déçoit, il est mou, il sent sa voie de chemin de fer et sa banlieue, le poids des jours, tu déclines faute de te renouveler et de te prendre ainsi au sérieux. Pète un coup, cette fois tu l'as bien profond. C'est amusant, non ? Allez ris sur toi un peu, lâche ta défroque de sectateur, viens boire un coup avec nous on se paie ta tête, qu'est-ce que tu crois ? Que tu peux écrire impunément tes saloperies. Si tu renâcles à ce qu'on t'enculture va donc te faire enculturer par tes potes d'enculture. Le monde est pourri à cause de mecs comme toi. Rien à dire c'est normal, t'as pas trouvé mieux. Salut ma poule comme disais l'autre Wink

A lire ta prose de cabinet, t'as pas l'air de tellement te marrer et de rire de toi-même, pourtant. Un parfum connu de vomi de vers pas frais dans ton venin avec deux grammes de sang dans l'alcool, et qui ne déçoit pas plus qu'il ne surprend.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 5:01

wootsuibrick a écrit:

Pacôme Thiellement a écrit sur Yakuza de Sidney Pollack. C'est une partie du dossier Marker consacrée aux cinéastes non-japonais ayant tourné au japon.
J'ai aussi vu dans des vidéos de conférences, qu'il se présentait parfois comme un grand amateur de cinéma japonais (dans une conférence sur Cure de Kurosawa, notamment).

C'est merveilleux Laughing

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par DB le Mar 16 Avr 2013 - 9:19

Ouais, too much ado about nothing.

Woot fait ce qu'il veut, il s'en explique, vous voulez quoi de plus ?

Par contre je ne savais pas qu'en dehors de Champignac, on pouvait véritablement se nommer Pacôme. J'en suis à la fois impressionné et jaloux.
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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par balthazar claes le Mar 16 Avr 2013 - 10:40

DB a écrit:Ouais, too much ado about nothing.

Woot fait ce qu'il veut, il s'en explique, vous voulez quoi de plus ?

Par contre je ne savais pas qu'en dehors de Champignac, on pouvait véritablement se nommer Pacôme. J'en suis à la fois impressionné et jaloux.



Mais ouais, DB, carrément, circulez y'a rien à voir. Sans surprise, toi non plus tu ne sembles pas soupçonner qu'il y ait une problématique en jeu. Comme dans l'affaire précédente en interne, la dimension politique du débat te paraît une aimable plaisanterie ; plus exactement : pas même un sujet de conversation, plutôt quelque chose dont il vaut mieux ne pas parler du tout. C'est "nothing" ni plus ni moins, ça n'existe pas. Dans la typologie de Badiou, tu figurerais au sommet de l'échelle de la négation de l'événement, chapeau ! Rien n'a eu lieu, il ne s'est rien passé du tout. Chu-ut ! Y'a pas de problème, bien au contraire. Depuis le début du débat, y'avait en fait rien à dire. Jerzy a fait un texte dépourvu de sens, et les autres interventions n'avaient pas non plus lieu d'être ; des mouettes oiseuses poursuivant un paisible chalutier, rien de plus. On est des gentils gens qui nécrivons des gentils articles et en silence, dans des revues diverses et variées, pourquoi y a des méchants qui s'énervent et qui font des bruits avec leur bouche ? Ça n'a vraiment pas le moindre sens. Les "spectres" du cinéma, ça n'a aucun rapport avec les Spectres de Marx, mais avec un personnage de DC Comics, et parce que ça sonne cool.

Je trouve ça plutôt effrayant, cette fin de non-recevoir. C'est ça qu'on appelle la censure, non ? Tout comme, la dernière fois, tu voulais censurer les critiques de Borges vis-à-vis de Burdeau et ses copains, - qui nous qualifient sans se gêner de "fascistes culturels", pour leur part. Fallait surtout pas faire de "critiques gratuites", je te cite : et tout est là, semble-t-il !... surtout, surtout pas de critique gratuite. Envoyez les sous !


Bienvenue au club des mondes du cinéma :

Baudouin II de Barvaux a écrit:Très simplement, de deux choses l'une:
- ou Woot et SP n'ont JAMAIS rien compris à la ligne directrice, singulière, caractérisant les Spectres depuis leur création. Ligne éditoriale, aussi bien du forum que de la revue, et ils sont en effet aussi naïfs qu'aveugles. Ou ils feignent de ne l'avoir jamais comprise.

Ben vous êtes contents, vous êtes une vraie faction maintenant, avec une ligne tout ce qu'il y a de plus claire, et un programme imprimé ! ça va devenir sacrément difficile pour le fameux politburo de faire taire un troupeau pareil, et pour écraser tout votre vaste espace politique menacé, comme dirait SP.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par wootsuibrick le Mar 16 Avr 2013 - 10:48

balthazar claes a écrit:

Bienvenue au club des mondes du cinéma :

Baudouin II de Barvaux a écrit:Très simplement, de deux choses l'une:
- ou Woot et SP n'ont JAMAIS rien compris à la ligne directrice, singulière, caractérisant les Spectres depuis leur création. Ligne éditoriale, aussi bien du forum que de la revue, et ils sont en effet aussi naïfs qu'aveugles. Ou ils feignent de ne l'avoir jamais comprise.

Ben vous êtes contents, vous êtes une vraie faction maintenant, avec une ligne tout ce qu'il y a de plus claire, et un programme imprimé ! ça va devenir sacrément difficile pour le fameux politburo de faire taire un troupeau pareil, et pour écraser tout votre vaste espace politique menacé, comme dirait SP.

Comment dire...
vous avez raison!
j'ai donné raison à jerzy, parce qu'il ne dramatise pas un truc assez médiocre.

et on fait quoi maintenant? j'ai déjà fait mon autocritique, tu veux que je fasse quoi de plus? que je me donne des coups de poings dans la tronche et que je me coupe un doigt? Que je pose une bombe dans la rédaction de Mondes du cinéma pour me racheter de ma tricherie?

Je pense que ce qu'il y a de mieux à faire au lieu de se chamailler bêtement, c'est de continuer l'aventure spectres, avec ou sans cette frange dissidente. S'en est déprimant ces chamailleries de poulailler.
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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par DB le Mar 16 Avr 2013 - 11:15

Noting, c'est ce que, toi, tu fais, et plutôt bien d'ailleurs. À ça, je prefère nothing, oui. Noting en remettant le tapis, une vieille histoire sur ma remarque faite à Borges concernant les attaques et autres piques sur les autopromotions de Burdeau et Cie.

S'écharper pour s'écharper ne m'a jamais intéressé. Pas plus hier qu'aujourd'hui.

D'autant plus que je considère que ceux et celles qu'il faut combattre (l'ennemi ?), ne sont pas sur ce forum.

Que Borges et Jerzy se sentent trahis ou lésés par le fait que woot propose à Frodond d'écrire dans la revue où il leur a fait la même proposition, ça les regarde, eux. Eux deux, eux trois, eux quatre.
Les spectres n'ont rien à voir là dedans. Borges, Jerzy et Woot écrivent en leur nom propre ou en leur pseudonyme propre.

(Je trouve aussi que c'est accorder beaucoup d'importance à Frondon.)

Le projet de Mondes du cinéma est connu et annoncé depuis son premier numéro. Ce troisième numéro ne déroge pas à la règle et Woot a toujours été très clair là dessus. Pourquoi un censeur qui n'a rien à voir avec l'aventure-mondes viendrait dire à Woot ce qu'il doit faire et à Borges et Jerzy ce qu'ils devraient penser ?

Quant à Burdeau et cie (qui sortent de je ne sais quel chapeau) je n'ai jamais voulu censurer quoi que ce soit. J'ai dis que je trouvais ça idiot, pas fin et sans intérêt et que je n'aimais pas qu'on y associe le nom des spectres. J'ai même précisé pourquoi et en quels termes.
C'est ce que l'on nomme exprimer un désaccord.
La censure c'est ta réponse, soumettre à l'approbation d'un censeur ce qu'il faut dire, faire ou penser.

"Fasciste culturel", oui peut être ? C'est l’œuf ou la poule.
Ça vient avant ou après ? Et qu'est ce que ça peut foutre ? Se mettre à jouer au jeu du nom d'oiseau c'est au mieux un aveu d'impuissance, au pire une facilité par l'esquive.

Je comprends pas cette virulence. Je ne pense pas que ça mène à quoi que ce soit de bon ni que ça serve qui que ce soit.



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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par balthazar claes le Mar 16 Avr 2013 - 11:44

wootsuibrick a écrit: S'en est déprimant ces chamailleries de poulailler.

Précisément : il ne s'agit pas du tout de bêtes chamailleries de poulailler mais bien de la seule chose qu'on est sensé faire : à savoir, se demander ce qu'on est sensé faire. Arrêtez de gémir qu'on vous embête et qu'on est très méchant avec vous, à la fin. Le différend, c'est ici-même qu'il faut commencer à le chercher et à le déplier, pas en Chine. On n'est pas ici dans une union oecuménique a priori, comme dit Jerzy. Tout est à construire et tout est à débattre. Il s'agit de définir l'axe principal de ce qu'on veut, et vous êtes là à dire qu'on vous agresse et qu'on ne vous laisse pas tranquille. La boutique vacille sur ses bases, et vous pensez que la moindre critique est forcément personnelle et faite de mauvais esprit. C'est n'importe quoi.

Vous voulez pas, je sais pas, commencer par discuter le texte de Jerzy ? Vous voulez proposer un autre programme ? On écrit toujours sur le cinéma ? Vous voulez instaurer un nouveau règlement qui interdira de critiquer les critiques ? Faire un forum payant ? Ou peut-être, couvrir Cannes ? Ou transformer la revue spectres en supplément pages centrales de la revue Mondes ? Ou on pourrait créer un poste de conseiller honoraire pour Frodon ? Vous en pensez quoi, de la notion de partage du sensible ? Ça vous paraît idiot, l'idée d'essayer de faire une revue pour et par ceux qui ne savent pas, ceux qui n'ont pas droit à la parole ? Et d'essayer de faire des articles qui ne soient pas des articles de spécialistes ?

De toute manière on est visiblement à court de ressources. Une crise semble inévitable...

Je me disais que parler de parole autorisée/impure n'est pas assez clair, car ce dont il est question, c'est de parole exposée ou protégée. Une parole protégée, c'est une parole émise d'un lieu qui ne souffre pas la discussion. Par exemple quand un texte se publie dans les cahiers, non seulement les lecteurs, a priori braves moutons étudiants ou apparentés, ne moufteront mot, prendront le texte pour fait acquis ; mais la concurrence fera de même, chaque journal ayant son créneau réservé. Chaque journaliste en titre annône dans son créneau, s'adressant tantôt au puriste, tantôt au bleu. La parole est ainsi bien tenue, et ne souffre aucune contradiction. Personne ne débat. La parole vise un public et le trouve ; le public sera content d'en avoir pour son argent, rien n'aura été dit. Bonne opération économique, zéro contradiction.

A l'inverse Borges nous montrait l'exemple d'une parole qui se jetait dans la mêlée, ne voyait nul déshonneur à parler avec n'importe qui. C'est aussi l'opération de Jerzy, et sa spécialité : vaillamment répondre aux cas désespérés, aux absurdes touristes, au troll obstiné, à celui qui n'a rien à dire. Parole exposée donc. Si on n'est pas capable de convaincre le premier venu de sa démarche, de sa conviction, de sa consistance, alors c'est qu'on est dans la parole protégée, la parole à statut. On peigne la girafe, on frime, on rend des services, on n'a rien à dire à personne,on parle dans le vide.

Ce dont il est question c'est juste d'assumer ce qu'on raconte, en commençant par le vérifier dans le bain de la contradiction forumique. C'était l'idée, excellente et terriblement simple : on en sait toujours plus que quelqu'un et moins qu'un autre, on a toujours raison d'affirmer haut et fort ses âneries personnelles, pour peu qu'on soit disposé à écouter les objections et à se nourrir de l'opposition, à bravement changer d'avis. Mais pour ça, personne n'a le cran, personne n'a trouvé le ton. Chacun dit la sienne, bien close et obstinée, et puis ça s'enfonce dans les archives, on oublie à quel point on a été bête et on persiste dans son idiome. L'idée était simple, c'était que chacun et tous se fassent la leçon. Mais les egos sont des saletés bien trop vivaces, et on se retrouve avec une poignée de soliloqueurs arrogants, faisant étalage de leurs savoirs inutilisables, incapables d'écouter la moindre réponse qu'on leur fait. Chacun compte ses mots, et se glorifie du moindre mot émis.

La question quand on dit quelque chose, c'est de savoir à qui on s'adresse. L'idée ici était de créer un espace de bonne foi et de bonne volonté, où n'importe qui pouvait entrer, un espace généreux où s'échangeait gratuitement la parole critique, où on s'adressait à celui qui n'est encore pas là, où en son nom on accumulait les connaissances. Or c'est en train de devenir un bide, et les plus astucieux d'entre nous s'efforcent de quitter le navire d'une manière pas trop voyante. L'idée semble avoir été oubliée en route. Il n'est plus question que de followers facebook, de rapports avec la confrérie journalistique et d'image de marque. Le voilà le problème.

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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par wootsuibrick le Mar 16 Avr 2013 - 12:19

Tu remontes le niveau BC, cool.

Mais c'est comme si le temps était arrêté dans ton texte, et que ceux qui écrivent avaient des statuts clairs, définis par des lois. Les cahiers feraient loi.
Mais on sait très bien qu'ils ne font pas loi, que c'est juste une économie et une croyance... parfaitement mise à mal dans le cadre des spectres.
Qui chez les spectres est encore sous l'emprise de la croyance "cahiers"?
Une croyance peut être majoritaire, ou minoritaire, dominante ou dominée.
Personne n'est obligé de croire aux paroles autorisées... Elles ne s'autorisent que par une économie et le ton qu'elles adoptent, ce ton gagnant en crédibilité par la grâce de l'économie et de l'histoire qui le soutien.

à ce niveau là, les spectres se démarquent par leur forum.
Sinon les spectres comme revue, ou site internet c'est la structure classique d'une revue : une rédaction plus ou moins fixée, qui fonctionne ensemble par affinité. D'autant plus qu'elle a désormais un support papier vendu en librairie. à ce rythme là, la transformation de la parole des spectres en "autorité" n'est qu'une affaire de progression économique du support papier. La parole des spectres pourrait gagner en autorité par une conjoncture économique favorable, qui rendrait la revue plus visible, plus connue.
Et il me semble que l'équipe des spectres, celle qui est "autorisée" (protégée) à publier dans la revue et sur le site, est plus ou moins la même depuis le départ.

Le forum est le réel espace de liberté, d'ouverture sans partage entre autorisés (protégés) et non autorisés, mais c'est plus ou moins le cas dans pas mal d'autres forums associés à des revues de cinéma ou autre, Mad Movies par exemple. Et ici comme là bas, on peut aussi "censurer" la parole jugée improductive, et parasite.

Imaginons le pire des scénarios, le succès économique de la revue, qui rendrait alors l'équipe "autorisée" des spectres moins disponible pour le forum. Qu'est ce qui ferait la différence avec le partage du sensible d'une revue comme les cahiers?
Au fond les spectres font un partage du sensible plus égalitaire parce qu'ils ne sont pas dans une conjoncture économique classique de revue type d'avant l'ère internet. Et ce partage égalitaire n'est même pas seulement une politique des spectres, mais l'état vers lequel tend l'exercice d'écriture à l'époque d'internet. Même les médias dominants en parlent de cette plus grande "démocratie" due à Internet. Le projet spectres est en accord avec son époque, il ne fait pas rupture. C'est une posture favorisée par l'Internet, sa structure.
Cette histoire de partage du sensible me semble donc peu définir la particularité des spectres. La particularité des spectres c'est qu'ils théorisent cet état des choses, à partir du lieu concerné.
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Re: Au-delà des Mondes, des Spectres

Message par Invité le Mar 16 Avr 2013 - 15:22

bc a écrit:A l'inverse Borges nous montrait l'exemple d'une parole qui se jetait dans la mêlée, ne voyait nul déshonneur à parler avec n'importe qui.
c'est toute la question : est-ce que n'importe qui veut bien dire n'importe qui ? dans l'affirmative, il n'y a rien à reprocher à woot'. dans la négative, l'affirmation de bc est inutile et fausse dans ce qu'elle implique, et toute la ligne des spectres est une fumisterie.

Baudoin de Barvaux, tu devras te contenter de ça comme réponse. pour le reste, tu m'excuseras, j'ai survolé ton post, c'est très gentil d'avoir pris le temps d'en faire une telle tartine, et puis tu sembles t'être bien amuser, mais comme tu ne fais visiblement aucun effort pour comprendre ce que j'essaie de faire (et que j'annonce pourtant explicitement), ça me fatigue un peu. "le stade anal chez John Ford", tu en es encore là. avec une lecture un peu plus attentive, tu aurais pu écrire "le stade anal selon John Ford" et tu aurais été plus près de ce que j'ai voulu faire. donc, be a good boy et essaie de me lire pour me comprendre plutôt que pour me toyer. merci.





Dernière édition par Stéphane Pichelin le Mar 16 Avr 2013 - 16:15, édité 1 fois

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