"Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Invité le Lun 5 Mar 2012 - 21:27

Fallait plutôt prévenir, pour me permettre d'archiver ou de rééditer. Car dans mes posts, y avait une partie argumentée, aussi. Je pouvais effacer les gros mots, sans que l'ensemble passe à la trappe.

La dernière affaire, qui est toujours la même, n'est pas clôturée. Puisqu'elle tourne de façon lancinante sur la même question.
Elle était clôturée aussi longtemps que breaker ne ramenait pas son rouleau-compresseur tueur de concepts philosophistes. Or il s'est cru obligé de le ramener, dans la fine dentelle. Ne me dis pas que l'affaire était supposée clôturée. Ni que la borne ad hominem a été allègrement franchie. Alors qu'elle le fut déjà, allègrement franchie, avec ton soutien logistique, je ne vais m'expliquer une fois encore là-dessus.

De toute façon, ce débat autour de Rancière ne semble pas bcp t'intéresser, même si des noms d'oiseaux volent.
Ce qui semble davantage t'intéresser, c'est de jouer au petit administrateur, en parlant "au nom des spectres", ce qu'ils voudraient ou ne voudraient pas. Discours de pouvoir, là encore. Bof. Oui, vraiment, et finalement: bof.


Et alors même que plus personne n'a posté ici pendant trois jours au moins, trois jours de congés sans doute dans une vie très active. Tu préfères que le forum soit une vitrine bien lisse, ok.

Les spectres, ça me manquera pas plus que ça, tu sais. Il y avait quelques personnes intéressantes à lire, c'est tout. Je distingue ces quelques personnes des "spectres" eux-mêmes, qui pour moi ne signifient pas grand chose.


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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Invité le Lun 5 Mar 2012 - 21:41

(je ne retrouve plus le bouton "supprimer son profil". C'est normal? Laughing )

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par balthazar claes le Lun 5 Mar 2012 - 21:42

M'en parle pas jerzy, je me dégoûte. On croit qu'on essaie de bien faire, et en fait on gâche tout, on ramène tout à soi.

J'ai ma jolie citation sous le coude, c'est pas vrai que le sujet m'intéresse pas. J'étais en train de lire « le philosophe sans porte-voix », petit texte commémoratif de rancière pour les 20 ans de la mort de foucault.

« Il se peut pourtant que le legs essentiel de Foucault soit d'avoir ébranlé cette image simpliste des rapports de la pensée et de la vie. Tout son parcours n'a-t-il pas été placé sous le signe de l'écart et du contretemps ? (…) Entre la connaissance et l'action, la philosophie ne fonde aucune déduction. Elle ouvre seulement un intervalle où il nous est loisible de faire vaciller les repères et les certitudes sur lesquels s'appuient les dominations. »

« A l'image convenue, je préfère donc ma première rencontre avec le "philosophe dans la rue". C'était en juin 1968. A en croire les sérieux biographes qu'il a quelquefois égarés, il était tout ce temps loin de Paris et de ses agitations. Il y était pourtant ce matin-là ; en vacances, il est vrai, mais qui ne l'était pas alors ? Incognito et sans porte-voix, mais avec un imperméable. Rien à voir avec la météorologie, seulement avec les jets d'eau par lesquels les grévistes de Citroën, qu'il venait renforcer, accueillaient les « autonomes » qui voulaient forcer le piquet. Il était là sans nécessité, non point pour apporter à la lutte la connaissance du savant et la voix du philosophe, mais pour arpenter, à l'inverse, le territoire des solidarités énigmatiques où la pensée trouve ses objets et ses tâches. Loin de toutes les rationalisations rétrospectives, c'est cette énigme qu'il vaut la peine d'approfondir. »

Texte pudique, où Rancière semble se défendre de..., semble ne concéder qu'à demi-mot une solidarité, une proximité de pensée et de mode de vie avec Foucault. Très pudique le Rancière, tout occupé à marquer les différences, à arpenter en solo, incognito. Pas là pour revendiquer des alliances, ne se revendiquant que de lui-même, c'est bien logique.

Tout comme celle de Deleuze, sa philosophie fait plutôt penser à une boîte à outil qu'à un système, voulais-je dire aussi, des outils pour ouvrir les chose en deux. Là encore il ne revendique rien, aucun avantage théorique sur le quidam et pas non plus de solutions toutes trouvées. Très sympathique.


Dernière édition par balthazar claes le Lun 5 Mar 2012 - 21:45, édité 1 fois

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par balthazar claes le Lun 5 Mar 2012 - 21:44

C'est normal jerzy, j'ai aussi supprimé le bouton "supprimer son compte" sur ton compte.

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Invité le Lun 5 Mar 2012 - 21:46

Supprime moi, qu'on en finisse. Tout a été dit, le reste n'est que redite. Je promets de ne plus créer un nouveau profil.

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par balthazar claes le Lun 5 Mar 2012 - 21:52

J'aimerais autant que tu restes. tout cela n'est qu'un jeu. enfin tu fais bien ce que tu veux.

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Invité le Lun 5 Mar 2012 - 22:23



Non, je ne fais pas ce que je veux, je me débrouille comme je peux, cad mal.

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par balthazar claes le Mar 6 Mar 2012 - 0:49

mais, clairement, il semblerait que de tous les admins je sois celui qui ait le plus de jouissance à exercer mes prérogatives de police. C'est moi le flic, ok.

Selon Rancière, la forme actuelle de l'Etat tend à se résumer à celle de l'Etat policier : ce n'est pas particulièrement la faute de la police mais celle du consensus préalable. Le consensus étant

non pas la niaise idylle des partenaires responsables discutant en commun des données et des solution des problèmes objectifs, mais l'identification immédiate du sujet qui a peur. Ce n'est pas sur l'opinion "raisonnable" que le consensus a coutume de s'instaurer, mais sur la passion déraisonnable. Ce n'est pas d'abord entre soi que l'on consent, mais contre l'autre. Consentir, c'est d'abord sentir ensemble ce qu'on ne peut pas sentir.

Tel est le double cercle du consensus. C'est d'abord la complémentarité d'une politique niée, abdiquée devant la seule nécessité et des "problèmes de société" qui en sont le revers. Mais c'est aussi la complémentarité de la position "raisonnable" des problèmes "objectifs" et de leur solution passionnelle. La transformation des choix et des conflits politiques en problèmes de société, c'est aussi la transformation de l'objet de problème en objet de haine.

Ici il faut croire qu'on a peur de quelque chose. A priori, on pourrait supposer que ce dont on a peur, ici en particulier, c'est de dire quelque chose qui ne serait pas assez intelligent.


On s'inquiète d'abord que tant d'intelligence se dépense, année après année, pour étudier les raisons pour lesquelles les gens sont bêtes. Et l'on rêve aux résultats peut-être surprenants que pourrait produire la même somme d'énergie appliquée à étudier les formes et les raisons de toutes leurs manifestations de capacité intellectuelle. Comme on sait, ce genre de rêve est aujourd'hui stigmatisé, sous le nom de "populisme", comme le plus grand crime contre l'esprit.

Pour qu'on se donne cette peine, il faut que l'ignorance ait changé de statut, qu'elle ne soit plus le néant de la science, opposé aux Lumières, mais qu'elle soit à la fois l'objet propre de la science et son partenaire plus ou moins secrètement complice. Ce changement de statut est l'oeuvre de cette configuration de pensée appelée science sociale. Celle-ci est née au XIXeme siècle comme une méditation sur le dilemme posé par la nouveauté démocratique et le trouble révolutionnaire. Impossible désormais de maintenir la séparation entre la science des savants et l'ignorance des ignorants. Impossible pourtant de remplacer l'ignorance des ignorants sans faire tomber les "repères culturels" qui maintiennent le rapport entre individus et communauté. Mais impossible aussi que cette modernité ne fasse pas tomber elle-même ces repères qui seuls permettaient de la supporter, provoquant l'isolement suicidaire des individus ou le déchaînement anarchique des masses.

Au temps de Durkheim pourtant, la sociologie se sentait la force de résoudre la quadrature du cercle qu'elle avait elle-même tracé et d'assurer, contre les risques de la déliaison sociale, les croyances communes d'une société moderne. Cet âge héroïque est passé, comme était passé l'optimisme des Lumières. De nos jours, elle s'est souvent trouvée banalisée en une fonction plus modeste et plus tranquille d'accompagnement de l'ordre et d'explication du désordre. Sous cette forme, elle s'emploie à expliquer également aux savants et aux arriérés les raisons pour lesquelles ces derniers sont arriérés et ne peuvent pas ne pas l'être, soit qu'ils conservent leurs repères arriérés, soit qu'ils tombent dans l'arriération de ceux qui les ont perdus. Elle explique en somme le risque permanent inclus dans le passage permanent de l'ancien au nouveau.

En somme il est clair que dans le coin la leçon du maître ignorant n'est pas tellement passée. On peut pourtant pas dire que ce soit faute d'essayer. Reprenons donc :

L'émancipation est la sortie d'une situation de minorité. Mineur est celui qui a besoin d'être guidé pour ne pas risquer de s'égarer en suivant son propre sens de l'orientation. Telle est l'idée qui gouverne la logique pédagogique traditionnelle où le maître part de la situation d'ignorance - donc d'inégalité - de l'élève pour le ou la guider, pas à pas, sur le chemin de la connaissance qui est aussi celui d'une égalité à venir. Telle est aussi la logique des Lumières où les élites cultivées doivent guider le peuple ignorant et superstitieux dans les chemins du progrès. C'est là, pour Jacotot, le vrai moyen de perpétuer l'inégalité au nom même de l'égalité. Le processus ordonné conduisant l'ignorant et le peuple vers l'égalité promise au terme de leur instruction présuppose en fait une inégalité irréductible entre deux sortes d'intelligence. Le maître n'y sera jamais égalé par l'élève parce qu'il s'est réservé la science qui fait la différence, celle que l'enfant-élève et l'élève-peuple n'acquerront jamais, et qui est simplement la science de l'ignorance. A cette logique inégalitaire, la pensée de l'émancipation oppose un principe égalitaire défini par deux axiomes : premièrement, l'égalité n'est pas un but à atteindre, elle est un point de départ, une présupposition qui ouvre le champ d'une possible vérification. Deuxièmement, l'intelligence est une. Il n'y a pas l'intelligence du maître et l'intelligence de l'élève, l'intelligence du législateur et celle de l'artisan, etc. Il y a une intelligence qui ne correspond à aucune position dans l'ordre social, qui appartient à n'importe qui en tant qu'intelligence de n'importe qui. L'émancipation veut alors dire : l'affirmation de cette intelligence une et la vérification du potentiel de l'égalité des intelligences.

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par IQI le Mar 6 Mar 2012 - 6:13

Je vais faire court :

1) Jerzy, reste.

2) Breaker, pourquoi t'as réchauffé la sauce encore une fois?

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Borges le Mar 6 Mar 2012 - 9:09

Oui, restez
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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Invité le Mar 6 Mar 2012 - 13:30

Merci.


Rancière parle des films de Pedro Costa, trois films du réalisateur "autour de la vie et de la fin d'un bidonville dans les environs de Lisbonne"(P633, Et tant pis pour les gens fatigués):
Normalement on dit: "Il ne faut pas esthétiser la misère". On dit toujours: "Attention, la misère il faut la représenter comme elle est : misérable." Or au contraire, Pedro Costa s'attache à mettre en valeur tout ce qui est contenu de richesse sensible dans l'expérience de ces gens dans ces bidonvilles misérables. Ce qui fait que l'image est absolument superbe de part en part et dénonce précisément par sa beauté cette espèce de partage qu'on fait lorsqu'on dit toujours: "Pour les pauvres, pas de beauté ; pour les pauvres il faut du réel, il faut montrer leur souffrance et comment ils peuvent s'en sortir et pas s'amuser à montrer que les reflets du soleil chez eux aussi ça fait des choses qui sont belles, pas montrer qu'ils partagent une certaine richesse sensible." Ce qui est fantastique c'est que justement, il y a toute une série de brouillages qui sont opérés. D'abord entre le documentaire et la fiction. On se souvient de la célèbre phrase de Godard - "la fiction c'est pour les Israéliens, le documentaire c'est pour les Palestiniens" - qui veut dire que le documentaire c'est pour les victimes, si l'on parle des victimes on fait du documentaire, c'est la réalité, on n'enjolive pas. Or il y a dans les films de Pedro Costa ce brouillage du rapport documentaire/fiction...
Spoiler:

il y a un film de Rithy Panh que j'ai rejeté précisément pour cette esthétisation de la misère, qui correspond bien au problème que m'a posé le film de Sylvain George Qu'ils reposent en révolte. Je poste une séquence choisie de "Le papier ne peut pas envelopper la braise" en rapport avec ce que dit Rancière sur les films de Pedro Costa, et le film de Sylvain George.



Comment la critique reçoit ce film de Rithy Panh? :

"Rithy Panh redonne une dignité aux prostituées"

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2007/03/30/le-papier-ne-peut-pas-envelopper-la-braise-rithy-panh-redonne-une-dignite-aux-prostituees_889940_3476.html

http://cinemadocumentaire.wordpress.com/2011/01/20/le-papier-ne-peut-pas-envelopper-la-braise-rithy-panh/

En rendant une humanité - dignité cinématographique - aux jeunes prostituées, Rithy Panh aide leurs corps à se relever et, avec eux, le pays dans son ensemble. En racontant au présent les séquelles du passé avec retenue et attention, il refuse le froid constat des ONG pour nous faire ressentir frontalement l'expérience de ces destins brisés.

Le film de Rithy Panh est sûrement moins orienté vers la rigidité du concept de processus d'émancipation tel que l'a construit Sylvain George dans son film sur les lectures de Rancière, ces migrants redistribués dans l'espace(cinématographique) en "corps-impossibles, irréductibles et inassimilables". Bref, Borges l'écrivait sur ce topic de Qu'ils reposent en révolte:

"ok, les prolétaires c'est pas la distinction de bourdieu, mais c'est pas pour cela que représenter leurs conditions réelles d'existence de manière esthétique produit un art émancipateur"
http://spectresducinema.1fr1.net/t1047-qu-ils-reposent-en-revolte-s-george

et j'essayais de creuser quelque chose comme ça, c'est très bordélique comme recherche je ne le nie pas, mais ça n'a rien à voir avec la mascarade où Jerzy en fait des caisses sur mes intentions... Et si j'avais archivé tout ce Jerzy a écrit sur moi depuis le forum Cahiers, j'aurais pu éditer une biographie de 500 pages. lol

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Invité le Mer 7 Mar 2012 - 15:42

Ce message a été rédigé par breaker qui est actuellement sur votre liste de membres ignorés.

Aaaaah, enfin, chaque prob ayant sa solution, une solution offerte par la technique. Une fonction très reposante, apaisante, stimulante pour retrouver le désir d'écrire... lol

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Invité le Mer 7 Mar 2012 - 18:09

change de post

Very Happy

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Invité le Mer 7 Mar 2012 - 18:11

jerzy P a écrit:
Ce message a été rédigé par breaker qui est actuellement sur votre liste de membres ignorés.

Aaaaah, enfin, chaque prob ayant sa solution, une solution offerte par la technique. Une fonction très reposante, apaisante, stimulante pour retrouver le désir d'écrire... lol



Ce message a été rédigé par Jerzy qui est actuellement sur votre liste de gobeurs de mouches que vous avez enculées.
en effet, il est très fort ce forum des spectres de par ses solutions techniques. lol euh.


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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par balthazar claes le Jeu 8 Mar 2012 - 7:49

C'est pas trop halal ce commentaire. Mais bon, vu que c'est une cause juste, hein. Sarkozy aussi a glissé à Fabius avant-hier entre deux imbécillités "c'est au début que ça fait mal, après on s'habitue". C'était subtil, l'autre a perdu le point. Il est important de reconnaître la légitimité de la référence à Sodome et Gomorrhe comme outil rhétorique et théorique. Après tout, on s'intéresse à la philo, c'est un truc de grecs.

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par balthazar claes le Jeu 8 Mar 2012 - 12:31

J'en profite pour saluer nos deux clowns préférés, Z le rouge et baldanders qui avec leur concept-forum évolué font eux aussi avancer la recherche et prouvent au monde jour après jour que cinéphilie et tourette peuvent trouver un point de rencontre.

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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Invité le Dim 4 Nov 2012 - 23:44

Borges a écrit:rancière n'est pas très généreux, sympa avec les autres "grands" (ils sont un peu son peuple, ceux qui savent pas)



nouvel entretien avec Rancière, qui redit notamment tout l'extraordinaire de sa plongée dans l'archive ouvrière, contre le réductionnisme sociologiste de Bourdieu, et Foucault qui est "le penseur des raisons pour lesquelles les ouvriers seraient toujours les victimes des technologies de pouvoir", "un discours de la chape de plomb", etc.

Toute la première partie de l'entretien : depositfiles.com fp8kxoyvl?redirect
La première partie (Genèses) revient, à travers la formation de Rancière et ses travaux de jeunesse, sur l'élaboration de son projet intellectuel.


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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

Message par Baldanders le Mar 3 Sep 2013 - 0:09

Devinette pour le(s) cancre(s) : qui est l'auteur du texte qui suit, texte que je me suis permis de détourner infinitésimalement, histoire de jeter un voile pudique sur une époque, disons une décennie, disons qu'elle fut rouge, qui détruisit il y a peu la santé mentale de plus d'un intellectuel français, faut bien dire ce qui est.

...c'est là le problème fondamental : déterminer un commun de la pensée. Le protocole "science et idéologie" qui caractérise le jerzysme et une bonne partie du spectrisme est fait pour montrer que les savants et les ignorants ne parlent pas de la même chose ; et même s'il y a des posts qui parlent apparemment des mêmes choses, on dit que ce n'est pas le cas car, chez eux, c'est de l'idéologie, le vécu qui s'exprime, l'empirie, alors que, chez Jerzy, ce sont les concepts. C'est toujours l'idée que les concepts sont un monde absolument autonome et que, par conséquent, même si le concept a malheureusement le même nom que la réalité empirique ou que le discours de l'idéologie, c'est pourtant complètement à part.

Alors, hmm ?
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Re: "Et tant pis pour les gens fatigués" (Rancière, entretiens 1976-2009)

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