Et vous, c'est quoi les films qui vous font pleurer, demanda tonylemort

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Et vous, c'est quoi les films qui vous font pleurer, demanda tonylemort

Message par Borges le Jeu 9 Fév 2012 - 9:09

on se souvient de cette phrase de derrida : "les yeux, c'est pas fait pour voir, mais pour pleurer"; je l'avais citée, plusieurs fois



depuis l'enfance, quelques films, sans les chercher :

-joselito
-imitation of life



mais y a aussi les films qui vous brisent, sans vous faire pleurer


(la suite après)
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Message par gertrud04 le Jeu 9 Fév 2012 - 12:10

Hello Borges,

au cinéma comme dans la vie, je pleure au quart de tour. Une vraie chochotte.

Les deux seuls souvenirs récents qui me viennent à l’esprit sans chercher :

Elephant man (pleurs quasiment non stop)

Close-up (film que j’avais vu déjà 2 fois sans être ému et là, à la 3ème vision, patatra, la douleur du type m’est tombée dessus sans l’avoir vue venir)

Sinon une scène en particulier me fait systématiquement pleurer :
Dans Superman, la mort de Glenn Ford.
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Message par Invité le Jeu 9 Fév 2012 - 15:34

"Quand on aime la vie on va au cinéma" comme l'a dit quelqu'un cité par Debord (c'était le CNC donc l'état je crois).

Une seule fois pour le tombeau des lucioles et presque à la fin du Manga où dans un monde parallèle situé dans les années 1960 une police fasciste genre SA en version Goldorak infiltre des résistants cachés dans les égout et prévoit depuis le départ d'en sauver une pour la retourner comme agent triple qui séduit un policier qui joue un rôle et la tue tout à la fin (j'ai plus le nom du manga, sorti en 1998/1999).
Pourtant justement je trouve ces dessins animés peu émouvants, j'ai conscience de l'artifice, et c'est peut-être pour cela que je pleure, ils ont une mort plus pure que celle à laquelle peuvent prétendre n'importe quel être réel. Il est techniquement impossible de leur supposer un passé de salaud, même au plus méchant, le mal n'est qu'une fonction.

Enfant un dessin animé tchèque sur la Petite Marchande d'Allumettes m'avait fait hurler. Récemment j'ai vus des dessins animé de Youri Norstein et j'étais bouleversé par la mort du hérisson.

Et aussi dans United Red Army, quand la militante trotskyste la plus sympa doit se défigurer elle-même suite au pétage de plomb maoïste de la chef (et qu'un homme doit frapper sa femme enceinte). Je n'ai pas été au bout de ce film, fade, didactique et effrayant et je me suis peu après engueulé avec la personne qui 'ma offert le DVD qui était pourtant un excellent choix. A vrai dire ce n'est pas la faute de Wakamatsu, plutôt lié au fait que le film décrive le réel. "Une Ville d'Amour et d'Espoir" d'Oshima me fait aussi pleurer (enfin me mouille les yeux), à cause du renoncement stupide des personnages les plus intelligents.

Dans "Bomber X", quand la marionnette du capitaine mourrait. La Mort de la Mère dans Galaxy Express 999 est aussi insupportable.

Uniquement des œuvres japonaises ou de l'animation.
Mais en fait même des trucs comme "les Mondes Engloutis" me troublent . Il est vrai qu'enfant je ne comprenais rien aux "Mondes Engloutis". Le Soleil qui meurt mais qui n'est pas tout fait mort, qu'il faut ranimer un peu, mais au prix de l'exil sans retour, c'est l'oubli du savoir de la mort inévitable du soleil que les enfants et le peuple Shagshag n'arrivent pas à trouver, c'est presque l'onto-théologie heidegerienne de la mort revue par Lévinas (mais dont le champs serait alors transféré du Dasein vers la culture). C'est bien écrit mais c'est pas un peu compliqué pour des enfants non? On ferait pas mieux de leur passer un Bugs Bunny?

Quand Gene Hackman meurt dans "Bonnie & Clyde" et que sa femme rendue aveugle est interrogée par la police. La fin du film lui-même bien sûr, mais moins que le vieux couple Hackman et sa femme. La scène de la réunion familiale organisée par Bonnie dans les champs quand il comprennent qu'ils sont coincés est superbe, il faut passer par ce film pour dire la vérité sur les rapports les plus simples. Les autres films d'Arthur Penn que j'ai pu voir ne m'ont pas du tout touchés ("Alice's restaurant" est culte pour la génération de mon père, mais ridicule à présent, en fait ultra-réactionnaire).

Et 'Pi', à cause de la musique et parce que j'étais fatigué.


EDIT: c'est Jin-Roh le nom du manga


Dernière édition par Tony le Mort le Jeu 9 Fév 2012 - 17:15, édité 4 fois

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Message par Invité le Jeu 9 Fév 2012 - 16:15

Pleurer pour "Imitation of Life"? Mais ce film est presque drôle. Tout le monde a envie d'être photographe de plage ou mannequin et d'avoir une fille intelligente.

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Message par Dr. Apfelgluck le Jeu 9 Fév 2012 - 16:22

Tony le Mort a écrit:("Alice's restaurant" est culte pour la génération de mon père, mais ridicule à présent, en fait ultra-réactionnaire).

Penn croyait à fond au potentiel du film :
"Alice's Restaurant is a film of potential transition because the characters know, in some way, what they are looking for. ... It's important to remember that the characters in Alice's Restaurant are middle-class whites. They aren't poor or hungry or working class. They are not in the same boat as African Americans. But they're not militants either. In this respect the church dwellers are not particularly threatening. They find it easy to live there, even if most people can't afford such a luxury. From this point of view, this film depicts a very specific social class. It's a bourgeois film."
"What I tried to deal with is the US's silence and how we can best respond to that silence. ... I wanted to show that the US is a country paralyzed by fear, that people were afraid of losing all they hold dear to them. It's the new generation that's trying to save everything."

Comme tu l'as souligné, c'est devenu culte pour la génération des babyboomers. Le film a d'ailleurs très bien marché lors de sa sortie (le lendemain de la clôture de Woodstock, c'était tout bénéf). Alice Brock, la "vraie" Alice de la chanson originelle du fils Guthrie, en a d'ailleurs profité pour faire sa promotion perso suite au succès.
http://www.alicebrock.com/alice.html
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Message par Invité le Jeu 9 Fév 2012 - 16:26

A la fin la morale du film c'est "on veut bien avoir des blacks à dormir mais des drogués ça non!". *
C'est marrant le film se passe dans le même univers que "Scorpio Rising" d'Anger, mais en est l'envers bien-pensant.

Et si Arlo Guthrie joue son propre rôle, ce n'est pas son père sur le lit d'hôpital (en fait c'est assez logique en réfléchissant un minimum, mais ça m'avait presque déçu)

Ceci dit, récemment j'ai lu (et posté ici) une interview de Marie-Christine Questerbert, fort intéressante, à propos de sa vie à cette époque et son travail avec Moullet, et elle avouait être complètement bloquée par les fumeurs de joints sur le tournage d'"une Aventure de Billie the Kid". "J'étudiais la philo, j'avais besoin de mon intégrité intellectuelle pour être performante" (sic). Il est vrai que tout ne s'est pas forcément passé de manière simple et qu'un peu plus et Moullet aurait pu dire qu'il a tourné un genre supplémentaire que Hawks n'a jamais abordé: le snuff-movie d'auteur.

*(Taking Off de Forman c'est l'inverse, en plus cynique)


Dernière édition par Tony le Mort le Jeu 9 Fév 2012 - 23:15, édité 1 fois

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Message par Invité le Jeu 9 Fév 2012 - 19:27

la première fois que j'ai vu La Chambre du fils j'ai pleuré du début à la fin.
Ressources Humaines m'émeut beaucoup aussi.

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Message par Invité le Jeu 9 Fév 2012 - 23:01

Pas pleuré mais presque:
"Angel" et l'"Eventail de Lady Windermere" de Lubitsch. "L'Homme que j'ai Tué" moins, c'est un film "à sujet" trop sérieux et programmatique pour émouvoir mais c'est aussi un mélo assez étonnant par rapport au reste de l'image de Lubitsch sur la première guerre mondiale (finalement utopique car le deuil parvient à consommer intégralement le nationalisme, je crois que Lubitsch croyait vraiment à l'idée qu'il filmait). Et le sketch des vieilles dames qui arrivent pratiquement à tranformer un hospice en commune autogestionnaire dans "Si J'avais un Million" (je ne sais pas de qui est ce sketch).
Quand Mocky met en scène sa mort dans "Solo" et conduit l'étudiant agonisant au rendez-vous c'est aussi des scènes poignantes (même si c'est un pompage presqu'intégral de Nada de Manchette), la musique de Moustaki n'étant pas pour rien dans ce frisson.
La scène de la morgue dans "the Naked City".

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Message par Borges le Ven 10 Fév 2012 - 8:33

gertrud04 a écrit:Hello Borges,

hello gertrud04
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Message par Invité le Dim 12 Fév 2012 - 0:46

Comme pour les autres catégories, y en a un sacré paquet.


La plus grosse crise de larmes, dans l'enfance, ce fut "jody et le faon".

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Message par glj le Dim 12 Fév 2012 - 22:28

Le dernier en date : the tree of life.

Hana-bi

' Le temps de vivre et le temps de mourir

Vertigo

Blow out

Safe

Barry lyndon, 2001

Van gogh

Fargo

Journal intime

For ever mozart

L aurore

Blade runner

Les fleurs de Shanghai

A suivre.





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Message par Invité le Dim 12 Fév 2012 - 23:17

Comme Gertrud , je pleure très facilement, une vraie madone.


Parfois pour un rien. Y a la fatigue, aussi.
Y a aussi des séquences qui m'atteignent, sans aucun rapport immédiat avec ce qu'elles montrent, et dans un rapport déconnecté au film, son coupé par exemple, avec une musique extérieure au film.



En vrac:


L'incomprese (Comencini) (môme) - magnifique mélodrame.

Elephant man

(dans un ciné-club de collège, à 15 ans. Ce fut terrible. Je dus partir avant la fin du générique, de peur qu'on voit mon état. J'étais complètement secoué, je ne pouvais plus m'arrêter. J'ai chialé pendant tout le chemin jusqu'à mon arrêt de bus, j'ai chialé dans le bus, j'ai chialé chez moi. Putain, quel souvenir… lol)


Van Gogh (Pialat). - Le quadrille, ... La dernière séquence m'a emporté comme une vague.


Le seigneur des anneaux (Jackson). - Vu dans son intégralité, en une seule nuit. La fatigue aidant, les digues se sont fissurées progressivement. Y a quelque de chose de fort, dans la quête, dans l'épreuve du héros, qui avait rien demandé, sur qui pèse une telle responsabilité.


Toy story 3 . Trouvé ça très fort, la séquence de la décharge…


License to life (K. Kurosawa)


Close up (Kiarostami) - la dernière séquence.


Miracle en Alabama (Penn) - idem


Une femme sous influence (Cassavetes): au ciné. J'étais mal. Dans la salle, à la sortie, tout le monde était mal, d'ailleurs, le yeux rouges, reniflant et tout.


Opening night, Love streams, même Minnie & Moskovitz censé être plus une comédie. Cassavetes a le don de me retourner comme une crêpe.


Vivre sa vie (Godard)


Grandeur et décadence d'un commerce de cinéma (aka "chantons en chœur") de Godard. - Pour une séquence qui m'a transpercé, pour des raisons obscures. Les gens qui défilent et prononcent chacun à leur tour devant la caméra un bout de phrase, une citation de Faulkner, découpée dans le désordre, puis recomposée; et la musique d'Arvo Pärt (fratres) sur le phono. J'avais remis la séquence complète sur mon blog ( http://mainoptique.blogspot.com/search/label/Godard%20%28Jean-Luc%29 )


Dans les Godard, selon mon degré de fatigue, y a souvent des trucs qui me font pleurer. Dans l'alliage de la musique et des images. Ça peut être simplement des voitures qui passent dans la nuit, sur un périphérique. Godard, c'est rempli d'affects qui viennent de très loin, de l'enfance.


Kess (Loach) - poignant


Sonate d'automne (Bergman) - ado


Mort à Venise (Visconti) - vieillard


Le rayon vert (Rohmer)


Les deux anglaises et le continent (Truffaut)


Hôtel des Amériques (Téchiné) - la fin


Sans toit ni loi (Varda)


A.I. (Spielberg)


Barry Lyndon (Kubrick) - émotion, pas forcément larmes, sauf la séquence de la mort puis l'enterrement de l'enfant.


Les voitures qui ont mangé Paris (Weir) - étrangement. Ce film m'a terriblement déprimé. Surtout, le personnage principal, un pauvre homme, tellement paumé, ce qu'il vit dans ce film: un long martyre; rien que son visage, une sorte de sourire triste, résigné, et des yeux paniqués, me faisait chialer, puis sa mise à mort, atroce.


Une brève histoire d'amour (Kieslowski) - un segment de son Décalogue devenu long-métrage. Avec une fin alternative, encore plus triste, si c'était possible. Oui, c'était possible: Kieslowski (sa période polonaise, je veux dire), il hésitait pas à rendre tout ça toujours plus triste, mais sans pathos. Cette histoire d'amour - ratée, forcément - entre le jeune postier et cette belle quarantenaire qu'il zieute avec sa longue vue. Le tout sur fond de banlieue grise, moche, et tout.


Un autre segment du Décalogue de Kieslowski qui me fut douloureux, c'est "tu ne voleras pas". La petite fille enlevée par la grand-mère qui lui fait croire qu'elle est sa vraie mère. Puis la fille-mère revient, des années après.


Nobody knows (Kore-Heda)


Shadows in paradise, L'homme sans passé (Kaurismaki)


A suivre....


Dernière édition par jerzy P le Lun 13 Fév 2012 - 0:38, édité 12 fois

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Message par Présence Humaine le Dim 12 Fév 2012 - 23:17

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Message par Présence Humaine le Dim 12 Fév 2012 - 23:19

Brève rencontre
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Message par Invité le Dim 12 Fév 2012 - 23:21

Les feux de la rampe aussi.


Les lumières de la ville.

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Message par glj le Lun 13 Fév 2012 - 20:30

ma saison préférée

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