Strangelove

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Jeu 27 Déc 2012 - 15:11

Baudelaire disait : "il y a dans tout homme à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade ; celle de Satan ou animalité, est une joie de descendre. C'est à cette dernière que doivent être rapportés les amours pour les femmes, et les les conversations intimes avec les animaux, chiens, chats, etc...lol voir quand même son dernier film d'ailleurs y'aurait beaucoup à dire sur les yeux : qu'est-ce qu'il préfère les yeux avec paupières ou l'oeil sans paupière et couleur chair de Hal ?

d'ailleurs si j'ai bien compris 2001 un vaisseau spatial ne vaut pas plus cher qu'un os !

y'a un autre truc de Baudelaire qui m'a fait tilt quand je l'ai lu :
il me semble que parfois mon sang coule à flots,
ainsi qu'une fontaine au rythmiques sanglots.
... a travers la cité, comme dans un champ clos,
il s'en va transformant les pavés en ilôts,
désaltérant la soif de chaque créature,
et partout colorant en rouge la nature.


outre que c'est beau on pense à l'ascenseur de Shining. C'est le film qui donne les clés. c'est du sang, c'est de la peinture ? SK est un cinéaste de la tache - sans signifié derrière. dans 2001 il y a des dizaines de minutes de taches stellaires, et dans beaucoup de films encore, FMJ par exemple.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Jeu 27 Déc 2012 - 19:48

C'est le thème de la machine qui intéresse SK à partir de quoi il essaie de mettre en scène des terreurs et des espoirs archaïques. C'est la machine infernale de Folamour, le fusil de Full Metal Jacket, l'ordinateur de 2001.
Mais on ne peut pas tout à fait la réduire à un objet technique ou un outil si perfectionné soit-il. Il y a aussi la machine Ludovico, la machine Overlook et dans Barry Lindon la machine c'est le siècle tout entier qui va le hisser au sommet et le précipiter vers la chute. En somme pour qu'il y ait machine il faut agencer des éléments pour qu'ils puissent produire quelque chose, un objet, un acte, un événement, du sens. En dernière analyse les machines du cinéma de SK ce sont les films eux-mêmes. En fait il y a machine dès qu'il est dit que le sens ne peut être retranscrit du réel - le désenchantement du monde est la chose la mieux partagée - mais doit être produit par l'oeuvre elle même et ses savantes ramifications.
on peut d'ailleurs noter qu'on est face à kubrick comme face à un jeu - c'est la phrase de Nicholson dans Shining - "all work and no play make jack a dull boy" - une espèce de jeu d'échecs ou chacun s'emploie à gagner des cases ce faisant par des possibilités aussi immenses que dérisoires mais dans des passions démesurées. On voit bien que Sade pointe derrière.
Et de la même façon que l'on peut se demander pourquoi le 20° siècle a pris Sade au sérieux on pourra se demander pourquoi ce siècle ou l'autre aura pris SK au sérieux, je lui souhaite.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Jeu 27 Déc 2012 - 23:22

pour la musique de 2001 SK avait voulu Orff, qui a décliné l'offre à cause de son grand âge. Kubrick le juif a du alors faire sans le compositeur officiel du III ° reich avec qui il avait pourtant envie de travailler.
Le but ultime de tout film est de tendre vers la musique. Avec 2001 il y est parvenu.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Jeu 27 Déc 2012 - 23:32

2001 peut se voir comme l'humanité qui entre en contact avec un mécanisme très ancien dont les inventeurs ont depuis longtemps disparu. Alors l'astronaute se retrouve dans une machine à syncoper le temps et à transformer l'identité, mais cette machine fonctionne sans but. Au-delà des étoiles, l'humanité ne rencontre rien hormis son effacement vers une étape supplémentaire dans la course sans fin du vouloir-vivre.
La fin du monde n'en finit jamais de ne pas arriver !

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 28 Déc 2012 - 13:26

Au début de Shining, quelques mètres derrière la voiture de Jack - dont l'habitacle est éclairé d'une curieuse façon - qui roule au flanc de la montagne pour rejoindre Overlook, se profile l'ombre de l'hélicoptère d'où sont prises les images du film ?
Mais alors pourquoi SK grand perfectionniste a t-il laissé l'ombre sur l'image, si ce n'est parce que l'ombre de l'hélicoptère est en fait l'ombre du seul vrai démon, la machine de mort ? L'instance de possession est montrée, le diable est vu et cette image qui vole dans les airs vole les images (Shining date d'après la fin de la guerre du Vietnam).
Hugo von Hofmannsthal : "le cinéma est un voyage à travers les airs en compagnie d'Asmodée, ce démon qui soulève les toits et mets à nu tous les secrets".
Le programme est doublement tenu, rien ne sera épargné à la caméra du drame familial et l' éclairage d'Overlook quoique très présent à l'écran donne curieusement le sentiment d'un éclairage natuel, comme s'il tombait du ciel.

Dans 2001 et la rotonde ou Franck fait son jogging, à plusieurs reprises se profile sur les blancs réfléchissants l'ombre du dispositif de prise de vue.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 28 Déc 2012 - 13:42

Au début de 2001 lors de la réunion des pontes sur la planète soit disant contaminée par une épidémie l'ordre kubrickien est en marche - on peut dire de SK qu'il est un cinéaste de l'ordre et du désordre. Belle symétrie de la scène la caméra est au fond de la salle, deux drapeaux encadrent le pupitre plein cadre et derrière lui trois sources de lumière : des écrans vaguement rectangulaires qui ne servent à rien d'autre qu'à diffuser une lumière mate et froide à cette scène. La lumière aussi participe de la machine.
Il y a un truc rigolo dans cette scène, l'attitude des deux ou trois personnages importants qui ont l'occasion de se lever tout en fouillant les poches de leur pantalon de costume, pour n'y rien trouver évidemment, et qui semble un peu traduire de façon dérisoire l'effroi pascalien : "le silence de ces espaces infinis m'effraie .."

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 28 Déc 2012 - 14:10

A la fin de 2001 lors du voyage au delà de la porte des étoiles SK se laisse aller au déferlement de ce signifiant libre qui ne renvoie à aucun signifié, la tache. Objectivement c'est le montage qui donne à la scène son plein régime. Deux choses : la tache c'est une forme libre - cf TOL - une couleur pure non soumise à la figure ou au volume, une jouissance de la couleur et Kubrick a confectionné en utilisant parfois des couleurs coulées comme dans le geste fort de l'action painting. Et puis, c'est une vieille histoire, le montage alterné qui montre les taches puis l'oeil de l'astronaute qui les voit, est une façon de rendre l'oeil à sa perception primitive, celle des couleurs qui précède toujours celle des formes. SK s'éloigne du sujet mais on peut de rappeler du billard au tapis rouge dans son dernier film qui fait son petit effet.
Quant à Shining le flot de sang semble échapper du geste convulsif d'un peintre invisible, monstrueux dripping qui finit par recouvrir l'espace de l'écran. Quoi ? L'espace de notre pensée, image étrange et belle d'un test de rorschach.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 28 Déc 2012 - 21:13

On peut se demander si chez Kubrick, et c'est finalement assez banal, l'adversaire n'est pas une projection des fantasmes de l'homme, arhh l'homme seul. dans 2001 rien de moins sûr que HAL ait des émotions, on nous explique par le menu qu'il est programmé pour les mimer, mais bon, vu l'atmosphère de mensonge et de suspicion qui pèse sur cette mission dans le film on peut douter. Mais Bowman lui braille presque en le débranchant, il braille en débranchant une machine qui a buggé !!. La naïveté de ce héros qui anthropomorphise et projette de tels affects sur le moindre "outil" est hallucinante !
Finalement, chez Kubrick, comme chez Kafka, ailleurs j'en ai peur, les héros n'échouent jamais que sur eux-mêmes.

Dans Platoon qui avait fait un peu d'ombre à Full MJ, le lieutenant dit, on a échoué ici car l'ennemi est en nous, l'ennemi c'est nous (c'est le seul truc que j'avais trouvé bien dans ce film ...).


Dernière édition par slimfast le Ven 28 Déc 2012 - 23:06, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 28 Déc 2012 - 22:23

Tout est vanité. C'est la morale de Kubrick (le délétère et vilain Barry Lindon) aussi bien, encensé chez nous comme nulle part ailleurs : l'énergie du parvenu est elle même de trop. Changer de classe est une folie. D'où l'image pompeuse, léchée, où de petits hommes insipides sont renvoyés constamment, par travelling arrière, à la permanence jolie des collines, des jardins et des châteaux : rien n'arrive jamais.
Où se lit que la bourgeoisie classique n'a plus rien à donner à voir, en termes de mouvement, que le principe de décomposition.
Badiou - Cinéma

Mais qu'est-ce c'est que cette langue ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 28 Déc 2012 - 22:55

La conscience

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d’haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l’ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l’espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s’asseyait, il vit dans les cieux mornes
L’oeil à la même place au fond de l’horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l’aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l’on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l’eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l’enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l’aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d’elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu’il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d’Enos et les enfants de Seth ;
Et l’on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d’enfer ;
L’ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l’épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d’entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l’aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L’oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : ” Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C’est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
L’oeil était dans la tombe et regardait Caïn.
Victor Hugo

Good night, HAL

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Sam 29 Déc 2012 - 20:02

slimfast a écrit:A la fin de 2001 lors du voyage au delà de la porte des étoiles SK se laisse aller au déferlement de ce signifiant libre qui ne renvoie à aucun signifié, la tache. Objectivement c'est le montage qui donne à la scène son plein régime. Deux choses : la tache c'est une forme libre - cf TOL - une couleur pure non soumise à la figure ou au volume, une jouissance de la couleur et Kubrick a confectionné en utilisant parfois des couleurs coulées comme dans le geste fort de l'action painting. Et puis, c'est une vieille histoire, le montage alterné qui montre les taches puis l'oeil de l'astronaute qui les voit, est une façon de rendre l'oeil à sa perception primitive, celle des couleurs qui précède toujours celle des formes. SK s'éloigne du sujet mais on peut de rappeler du billard au tapis rouge dans son dernier film qui fait son petit effet.
Quant à Shining le flot de sang semble échapper du geste convulsif d'un peintre invisible, monstrueux dripping qui finit par recouvrir l'espace de l'écran. Quoi ? L'espace de notre pensée, image étrange et belle d'un test de rorschach.

quand on parle du loup :


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Jeu 14 Fév 2013 - 13:28

Il y a toujours chez Kubrick une forte présence des thématiques homosexuelles, depuis les relations ambiguës des héros de Spartacus ou le monde entièrement masculin de Strangelove jusqu'au gardien d'hôtel efféminé de Eyes Wide Shut.La question de l'acte sexuel n'est pas à prendre à la légère (après tout le dernier mot de son dernier film est "fuck") mais il ne faut sans doute pas se borner à une interprétation psychologisante de l'érotisation du pouvoir de mort. Oui, le fusil est un phallus, oui, l'identité sexuelle du mâle s'est construite au fil des millénaires autour du privilège de chasser et de tuer.
Mais le juif Kubrick (il n'a souligné nulle part cet aspect identitaire) sait bien autre chose.
Il sait que le Président Schreber analysé par un autre juif, Freud, était un antisémite virulent.
Toujours bien informé, il sait aussi que le philosophe Hans Blüher, figure marquante du mouvement de jeunesse Wandervogel (3,5 millions de jeunes qui iront ensuite se fondre dans les jeunesses hitlériennes), ardent défenseur de la cause homosexuelle, est l'auteur de textes dont la violence antisémite annonce le massacre à venir (Secessio Judaica est rédigé en 1920).
Il sait donc que ceux qui ont milité pour une libération sexuelle légitime dans un cadre d'aspiration révolutionnaire voulant authentiquement liquider le vieil ordre bourgeois, sont aussi ceux qui ont proféré, avant les nazis, les appels au meurtre les plus explicites à l'encontre des juifs.

Il sait donc la charge de sexe à l'ouevre dans toute politique. La dimension mimétique de l'esthétique kubrickienne apparaît clairement dansStrangelove, mimétique de la puissance grossière de l'esthétique nazie, mimétique de la pornographie nazie à travers Folamour lui même.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

célébrations

Message par Invité le Jeu 14 Fév 2013 - 19:08

___


Dernière édition par supercool le Lun 15 Avr 2013 - 12:04, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Jeu 14 Fév 2013 - 19:53

non.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Jeu 14 Fév 2013 - 23:50

___


Dernière édition par supercool le Lun 15 Avr 2013 - 12:04, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 15 Fév 2013 - 9:06

hi supercool,

c'est vraiment très intéressant et je retiens ton conseil de lire Hiroshima est partout que je ne connais pas.

Les images de "Mystères d'archives" qui analysent l'impact de la bombe dans l'atoll de Bikini, sont passionnantes comme toutes celles de cette série d'Arte de Serge Viallet.

Je vois que tu t'intéresses de très près au sujet. Si j'ai quelque chose de mon côté je te le fais savoir.

J'ai lu la page google sur Claude Eatherly et il me semble qu'elle est en contradiction avec ce que dit Decaux dans la vidéo.
En tout cas jamais je n'aurais pensé qu'il s'agissait de lui sur la photo. Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 15 Fév 2013 - 10:37

___


Dernière édition par supercool le Lun 15 Avr 2013 - 12:03, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 15 Fév 2013 - 11:29

oui peut être un peu, Suspect en moins effrayant.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 15 Fév 2013 - 12:57

« Servez-moi donc un peu d'eau de pluie distillée, Mandrake. (...) La ionisation Mandrake, c'est avec ça que les communistes vont nous avoir. Ils veulent ioniser tout nos précieux fluides corporels. »

« C'est quoi cet uniforme de guignols ?
- Comment ça de guignols ?!? Je suis au service de sa Majesté. »


C'est mon Kubrick préféré vraiment et un de mes films favoris en général, tout son génie n'a jamais été aussi ramassé et avec celui de Sellers ça fait des étincelles.

Ne pas oublier Terry Southern, scénariste de "Easy Rider" et pré-hippie à l'époque qui a pas mal contribué à la satyre sur le script.

Le seul que j'aime plus, pour sa mise en scène, c'est "The Shining" qui est aussi pour moi son meilleur film avec Folamour, aussi par ce que Kubrick est un peu "forcé" à l'épure et la simplicité, comme dans ce huit-clos.

Et ce générique d'intro punaise, les plans de montagne, la petite voiture-jouet, les champs amérindiens fantôme qui remontent du bas de cette orgue électronique et du clavecin carpenterien....

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Ven 15 Fév 2013 - 15:58

moi aussi j'en "pince" pour Strangelove bourré de gemmicks comme ce militaire qui pour les besoin du service, quasiment sauver l'humanité par un coup de fil, mitraille le réservoir de pièces du distributeur de coca-cola qui coule jusquà la dernière pièce, en regrettant l'atteinte au libéralisme. Grand moment ...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Invité le Sam 16 Fév 2013 - 16:57

La représentation de la sexualité est une des cléfs du symbolisme de la pseudo-révolution nazie. Elle est pétrie de sexe :
- les éphèbes de Breker

-les architectures de lumière de Speer qui semblent copuler avec l'espace :

Kubrick a mis en scène de tels coïts quand il représente des accouplements de vaisseaux spatiaux dans 2001 ou d'avions de guerre en ravitaillement dans la générique de "Strangelove" dont la première image est obscène.
Les svastikas de feu qui tournent dans la nuit, sont comme les stations spatiales qui tournent sans fin au dessus de nos têtes en attendant d'être pénétrées. Voila la représentation de la menace, la terreur pure que devrait nous inspirer la technique si on était lucides.

Jerzy avait posté plus haut cette vidéo

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Strangelove

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum