Autour de la Chine est Encore Loin

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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mar 20 Déc 2011 - 11:06

Borges a écrit:
notre différence de perception est que tu vois le film depuis les enfants, alors que pour moi, ils ne sont pas une norme de la juste perception; je peux pas admirer des "nique ta mère"; même si les instituteurs ont l'air pas sympas, ils font leur boulot...

salut Borges,
non je ne crois pas, non je ne vois pas le film depuis les enfants et non les instituteurs ne font pas leur boulot. Cela dit, oui si je dois choisir mon camp dans ce film ça serait plutôt celui des enfants(sans pour autant les admirer) que celui des instituteurs qui bastonnent et qui ont un rapport avec l'éducation et le savoir tel que le dit le titre du film ; ils sont loin, bien loin d'une ouverture sur l'autre et ils écoutent à peine la parole qu'ils interrogent(la scène des anciens qui visitent l'école). Le cinéaste dit clairement que le système éducatif d’aujourd’hui renvoie à l’évènement de 1954, et le titre du film est d'ailleurs aussi donné par ces anciens qui ont vécu les événements de 1954, mais les instituteurs n'y entendent rien. Quand je dis que ces enfants sont figés à certains moments du film, ça renvoie au travail de Malek Bensmaïl dans Aliénations, et aussi à celui déjà cité de Tariq Teguia dans La clotûre. Et puis, on peut citer un autre titre de film de Tariq Teguia en rapport avec ce titre La Chine est encore loin, de façon ironique ici: Rome plutôt que vous. Smile
Après Aliénations, je me suis rendu compte que les délires des malades mentaux tournaient souvent autour de la politique et de la religion, et je me demandais d’où venait cette matière à hallucinations. Petit à petit j’ai compris qu’il fallait revenir à la base, celle de l’enfance, et donc de la transmission. De là est venue l’idée d’écrire un documentaire sur l’enfance.

Je fais des films sur l’Algérie depuis les années 1980... Le documentaire étant presque inexistant en Algérie, la montée de l’islamisme était le moment ou jamais pour commencer à enregistrer cette mémoire contemporaine. Donc depuis ces années-là, j’essaie, petit à petit, de rentrer dans les institutions algériennes, pour montrer comment fonctionne la société... Moi, enfant, lorsque je passais dans cette région là, j’avais accès aux femmes : elles cultivaient la terre ou vendaient de l’artisanat, on discutait avec elles. Aujourd’hui, les femmes chaouis sont invisibles. Avec l’équipe, nous n’avons jamais vu les deux épouses des instituteurs, alors que pourtant nous avons dormi chez eux. L’idéologie est passée par là. L’espace religieux devient de plus en plus politique.
http://www.critikat.com/Malek-Bensmail.html

Quand je pars tourner, je n'y vais jamais avec une idée préconçue. Il s'est avéré que dans ce film, je me suis très vite rendu compte des supplices des gamins, de leur endoctrinement, et cela m'a fait songer à ma propre enfance. Ma génération a hérité d'une formation bilingue, mais nous avons eu des professeurs syriens qui nous ont très mal enseigné l'arabe. L'espace de mon enfance, je l'ai reçu en pleine face. J'ai trouvé qu'à mon époque, par contre, c'était moins douloureux, car il y avait encore plus de choses vivantes. Là, je me suis imposé le même timing que les enfants. J'ai ressenti le même ennui que ces écoliers. J'ai vécu durant un an avec eux, et même quand je ne tournais pas, j'allais en classe avec eux. Je subissais pour voir. Et je peux t'assurer que j'ai rarement vu cela. Je voulais filmer une réalité sociale. Il y avait beaucoup de tristesse… car demain, ce sont ces enfants qui hériteront de l'Algérie.
Le culturel, le respect, tous ces dispositifs qui forgent un jeune, n'existent pas et, du coup, c'est le serpent qui se mord la queue. Pour aller plus loin dans votre question, j'ai eu l'idée de faire ce film après le tournage d'Aliénations. Là, la douleur fut conséquente. Je voulais faire un film sur la matière à délire. Et à ce moment-là, cette matière doit pénétrer l'humain dans son évolution, et c'est comme cela que je suis allé du côté du monde scolaire. Je me suis rendu compte aussi que l'univers des enfants n'existe pas dans ce pays. C'est plus un monde d'hommes ou de femmes. Les enfants sont des hommes ou des femmes. Si le film s'oriente vers cette mélancolie, c'est que sans doute, je ne m'en suis pas sorti indemne de cette expérience. Si on ne réforme pas en profondeur tout le système éducatif, cela risque d'être désastreux.
http://www.djazairess.com/fr/elwatan/149260

Dans mon film, les deux instituteurs décident de faire des choses car ce sont des humanistes. On peut leur reprocher une forme d'incompétence, mais ils font le nécessaire pour envoyer les gamins dans les collèges, car ils veulent les pousser un peu plus loin. Mais, ce qu'il faut souligner plus, c'est la pauvreté de l'éducation scolaire. Lisez à l'occasion les manuels, c'est à s'arracher les cheveux. Par exemple, dans les bouquins d'histoire, tout est basé sur la colonisation, sur la haine de la France, la haine de l'autre. Qu'on désigne l'ennemi dès le jeune âge, c'est insupportable. Cela ne fait que desservir le système, surtout quand tu les obliges à assister tous les matins à la montée du drapeau.
Tous les matins ! C'est de la folie. A trop vouloir mettre du nationalisme et du religieux, cela les déphase et c'est dangereux ! Par exemple, je reproche constamment à de nombreux cinéastes algériens de ne pointer du doigt que les islamistes en les présentant comme le mal absolu. Il existe d'autres maux qui contaminèrent le système algérien, car toutes les formes de terrorisme n'ont pas débuté dans les années 1990, mais bien avant ! Qui fabrique la pensée islamiste ? Qui bloque le mouvement culturel ? La violence de l'Etat, par exemple, on n'en parle jamais, car elle est dans les arcanes même du système. Quand on voit les écoles, quand on assiste à une campagne électorale, on remarque toutes ces failles, tous ces mécanismes. C'est pour cela que Boudiaf voulait stopper tout cela ! Les cinéastes algériens, comme par une simplicité dramaturgique, pénètrent dans ce schématisme absolu. Quand je vois mes grands-parents, qui sont décédés, j'avais des conversations avec eux sur la religion, sur la culture, sur des livres. Je me souviens que l'Islam, dans leurs propos, était tolérant, magnifique, intelligent. Et maintenant ? C'est une question obsessionnelle que je me pose souvent en réalisant des films.

J'aime bien aussi le titre d'un article du Monde, "Avoir dix ans dans les Aurès", qui met en rapport le film de Vautier pour dire l'embrigadement des gamins dans ce truc assez moche qui fabrique la pensée islamiste...

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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Borges le Mar 20 Déc 2011 - 11:38

sur son site officiel, il se présente ainsi :

Mon appartenance est multiple. Algérien certes, j'en ai conservé une forme de vie et une langue riche mais non reconnue à ce jour par le pouvoir : le dialecte algérien. De culture arabo-musulmane, ce qui constitue pour moi un repère géopolitique indéniable. Berbère aussi, mais cette fois de la région des Aurès, dont j'ai hérité la culture des montagnes. Occidental bien évidement, ou j'ai assimilé la pensée cartésienne, une forme de modernisme peut-être. Aujourd'hui, je vis en France.

"du côté arabe-berbère, la langue, la forme de vie, la culture des montagnes, du côté occidental, la pensée cartésienne, le modernisme..."

qui fait ce partage, le côté arabe-berbère, ou occidentale, en lui...?

soyons sérieux...

très honnêtement, je pense que ce type ne s'adresse qu'à la modernité, en lui, et en dehors de lui...(pour la critique de cette idée de "modernité" opposée aux archaïsmes de l'autre, du peuple, par exemple...cf rancière );

l'occident c'est son surmoi,


je sais pas quoi penser de cette espèce d'idéalisation de l'islam des grands- parents, ouvert et tout ça... tous les islamophobes racontent qu'autrefois dans les pays arabes, y avait des filles en mini-jupe...quelle régression depuis...

c'est le recul de la pensée politique égalitaire, en "orient", et en "occident", qui a mené à "ces régressions; le partage orient-occident lui-même est une régression...


je crois me souvenir qu'un ancien élève des instituteurs français parlait de leur "douceur"... ou je sais pas... "douceur" idéalisée, et passée, coloniale, que les images bien entendu comparent à la "dureté", même humaniste, des instituteurs actuels; dans le film, y a aussi une plus grande "douceur" chez l'instituteur de français... l'instituteur d'arabe semble plus dur...






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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Borges le Mar 20 Déc 2011 - 11:55

Après Aliénations, je me suis rendu compte que les délires des malades mentaux tournaient souvent autour de la politique et de la religion, et je me demandais d’où venait cette matière à hallucinations. Petit à petit j’ai compris qu’il fallait revenir à la base, celle de l’enfance, et donc de la transmission. De là est venue l’idée d’écrire un documentaire sur l’enfance.

là, il donne le sentiment de citer D/G, mais de manquer l'essentiel, si on doit se fier à ce passage, en ramenant tout à l'enfance...

une citation de l'anti-oedipe, parmi des centaines possibles, chez D/G; celle-ci donne en exemple un film dont tu parles ailleurs, je crois dans le topic "apocalypse"; il y est question aussi d'éducation...

"
Un film de Nicolas Ray censé représenter la formation d'un délire à la cortisone d’un père surmené, nous montre un professeur de collège, qui fait des heures supplémentaires dans une station de radio-taxi, traité pour troubles cardiaques. Il commence à délirer sur le système d'éducation en général, la nécessité de restaurer une race pure, le salut de l'ordre moral et social, puis passe à la religion, l'opportunité d'un retour à la Bible, Abraham ... Mais qu'est-ce qu'il a fait, Abraham? Tiens, justement il a tué ou voulu tuer son fils, et peut-être le seul tort de Dieu fut d'arrêter son bras. Mais lui, le héros du film n'a-t-il pas lui-même un fils ? Tiens, tiens... Ce que le film montre si bien, pour la honte des psychiatres, c'est que tout délire est d'abord l'investissement d'un champ social, économique, politique, culturel, racial et raciste, pédagogique, religieux. Le délirant applique à sa famille et à son fils un délire qui les déborde de toutes parts."


plus que de apocalypse now, je rapprocherait ce film de shining, bien entendu



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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mar 20 Déc 2011 - 14:09

Borges a écrit:
Breaker, tu connaissais Sam Harris?
On consultera avec profit sa notice wiki:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sam_Harris_%28%C3%A9crivain%29

ah, cool de me renvoyer aux pires tacherons que tu connaisses en terme de pensées! J'ai offensé tes croyances religieuses à ce point là?!
alors, Sam Harris, connais pas. Et avant de lire les forums, je ne connaissais pas Onfray, et d'autres comme ça... Bref,
j'ai lu dans ton lien, et impossible d'aller plus avant:
Il voit dans la religion un frein au progrès vers des approches plus éclairées de la Spiritualité et de l'Ethique.
Son point de vue est que l'Athéisme n'est pas un point de vue mondial ou une philosophie, mais la "destruction de mauvaises idées". Il déclare que la religion est parsemée de mauvaises idées, "une des plus perverses utilisation de l'intelligence que nous ayons créé.
J'ai rien à dire là-dessus, j'ai pas de temps à perdre.
Pour revenir à Malek Bensmaïl donc, "la culture des montagnes"(que tu lis comme un archaïsme?) et la pensée cartésienne qui est son appartenance occidentale, tu parais en faire un schématisme absolu, "d'une simplicité dramaturgique" comme dit le cinéaste, et si notre discussion nous amène à ça vaut mieux stopper en effet.

sur le topic Tree of life, tu écrivais, sans doute pour moi (et d'autres) qui ne reçois pas du tout "une oeuvre aussi riche":

le plus triste, quand on lit la plupart des choses qui s'écrivent sur malick... c'est la paresse,le refus d'aller voir ce dont il est question ; avant de parler d'un auteur, l'atteindre, construire l'horizon de sens, de réception, de création, de son oeuvre; même si l'oeuvre n'en vaut pas la peine, on risque de découvrir des choses en matière de pensée, d'images, d'histoire.... surtout dans le cas d'une oeuvre aussi riche que celle de malick.

Autour de La Chine est encore loin, le suivi des faits historiques ne t'intéresse pas beaucoup a priori(guère plus que Tony-le-mort qui a ouvert ce topic), et pas tellement plus les films de Malek Bensmaïl ou l'expression du cinéma algérien. Donc, construire l'horizon de sens, et jusqu'ici j'ai choisi ceux-là: Frantz Fanon, Kateb Yacine, Mohamed Boudiaf, Henri Alleg, Jean-Pierre Lledo, Malek Bensmaïl, Tariq Teguia, Amor Hakkar... Je ne pense pas que ceux-là bloquent le mouvement culturel, ça se rejoint bien tous ces noms autour d' "un autre regard en mouvement".
Enfin bon, les instituteurs de La Chine est encore loin sont quand même une catastrophe, je suis surpris que ça t'échappe tellement ; "notre différence de perception" ici. ça va peut-être bloquer le mouvement culturel. Smile

Borges a écrit:merci pour la proposition, mais ça vaut pas la peine que tu te donnes de la peine pour un auteur qui m'emballe pas trop... Wink

(même si je suis trop catégorique, négatif, avec "la chine est encore loin")
prego.
Oui, trop catégorique, sûrement autant que je le suis avec Terrence Malick. Wink

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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mar 20 Déc 2011 - 14:48

1) Merde j'ai confondu l'ALN et le MNA et personne ne m'a corrigé, même ceux qui s'intéressent au "suivi des faits historiques"
2) Relu le texte (une interview certes) de Merleau Ponty hier, complètement hallucinant, il donne des raisons marxistes de soutenir ce qui se passait au Cameroun et le nomme même "politique du don". Soit il croyait naïvement à la propagande soit sa position est intentionnellement consistante avec une doctrine nationaliste de la France comme puissance.
Par ailleurs le marxisme et l'économisme étatisme etc.. ne sont pas forcément liés (le livre de Richard Wright sur son voyage au Ghana ("Black Power") est très intéressant pur le percevoir: il quitte le PC mais défend -comme observateur extérieur il est vrai- une optique de planification industrielle qu'il oppose artificiellement à ce qu'il croit être du tribalisme ). A l'inverse un pays comme la Tanzanie de Nyrere qui s'inscrivait quand-même dans des références marxiste a construit un état fort (dans le "bon" et le "mauvais" sens du terme) en misant pas sur l'économisme, mais entre autre sur la valorisation des parcs naturels et leur valorisation touristique

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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mar 20 Déc 2011 - 17:55

Borges a écrit:
gagner un point réel, le construire donc...
rien dans le film, en dehors de la classe, ne nous montre ces gosses dans leur dignité, dans leur valeur... rien ne nous les montre comme des déterminants légitimes d'une bonne interprétation de la relation instituteur-élève...
les gosses n'opposent que leur air idiot, sournois, hypocrite, et leur vulgarité à l'instituteur, pas des pensées, pas de la pensée...



encore une question...
est-ce que les gosses de La Chine est encore loin sont plus vulgaires ou moins vulgaires que ceux de Zéro de conduite par exemple? Est-ce que Vigo les sauve dans leur dignité par sa poésie? Je trouvais qu'il y avait une équivalence dans La Chine est encore loin, qui est le décor des Aurès notamment, les enfants sont filmés dans cet imposant paysage, alors que les instits sont toujours réduits à la classe, très souvent en gros plan, fixés dans leur autoritarisme. James Agee vantait de Zéro de conduite "sa sauvagerie, l'énorme force libératrice de son nihilisme presque absolu, ses transgressions et ses ruses" qui constituaient pour Agee "une expression révolutionnaire très satisfaisante" ; "les enfants les plus durs et les plus joyeusement décrits que j'aie jamais vue au cinéma, ils ont la beauté nonchalante et dangereuse de jeunes prédateurs sauvages". Et les instituteurs de La Chine est encore loin sont filmés comme le proviseur de Zéro de conduite: "un nain pompeux, assassin, hurleur". Malek Bensmaïl a filmé 200 heures de rushes, il dit même avoir dormi chez les instituteurs, sans jamais avoir vu leurs épouses. Sur ces 200 heures de rushes, le cinéaste a sûrement filmé les instituteurs face caméra, s'entretenant avec eux, mais découvrant "la pauvreté de l'éducation scolaire" et sa brutalité "à trop vouloir mettre du nationalisme et du religieux", décide de les resserrer au montage(une année de tournage: "je me suis imposé le même timing que les enfants, j'ai vécu pendant un an avec eux"). Je n'imagine pas que ces instits, bien conscients du projet de Malek Bensmaïl et sans certaines ruses de sa part, lui laissent envisager cette image-là d'eux-mêmes avec leurs bastonnades sur les doigts, les bras, la tête des enfants, ces gros plans où Bensmaïl monte le murmure des enfants sur les questions des instituteurs en gros plan, "va niquer ta mère", "va chier avec tes moudjahidines".





Inland, de Tariq Teguia.

Tony le Mort a écrit:1) Merde j'ai confondu l'ALN et le MNA et personne ne m'a corrigé, même ceux qui s'intéressent au "suivi des faits historiques"
c'est vrai que t'écris toujours nickel chrome, faut juste situer l'idiome que t'as choisi. Merci de prévenir cela dit si t'y mets des pièges en plus d'une écriture la plupart du temps impénétrable.

saluti.

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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mar 20 Déc 2011 - 19:19

En fait je connais pas grand chose sur le "marxisme" de Nyrere.
Je crois qu'il avait lu Marx et Lénine, et il a construit une pensée politique et une pratique du pouvoir qui les critiquait, de manière motivée. Ce serait sans doute intéressant de remonter aux textes qu'il a écrit. Pour rompre avec une chose il faut la connaître. Un autre film, pas si éloigné dans sa forme et son propos de "la Chine est Encore Loin, les Carnets pour une Orestie africaine de Pasolini, effleure le sujet, mais passe à côté en voulant trouver à tout prix dans les guerres d'indépendance africaines un récit et un rapport direct à des symboles culturels précis. Au moins le film de Bensmaïl est plus modeste et plus ouvert, il ne pense pas l'histoire comme un objet qui représente lui-même une sorte de patrimoine culturel, c'est déjà un progrès.

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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mer 21 Déc 2011 - 8:58

"Avant tout, je voulais provoquer la nausée. Au moins qu'au cinéma on ne supporte pas la vue de ce qu'on regarde avec indifférence...", lettre de Jean Vigo à Boris Kaufman.




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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mer 21 Déc 2011 - 10:36











Les enfants pensent dans La Chine est encore loin, ils rejettent le modèle d'éducation qu'on leur soumet, et ils se défendent comme ils peuvent...



vulgaires, c'est un sale boulot, mais faut bien que quelqu'un le fasse.


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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mer 21 Déc 2011 - 12:44

je me souviens d'un dialogue de sourds que j'avais ouvert en aout 2010 sur Forum-Algérie:

http://www.forum-algerie.com/musique-et-cinema/36377-la-bataille-dalger-gilles-pontecorvo.html


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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mer 21 Déc 2011 - 13:27

breaker a écrit:
Borges a écrit:
Breaker, tu connaissais Sam Harris?
On consultera avec profit sa notice wiki:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sam_Harris_%28%C3%A9crivain%29

ah, cool de me renvoyer aux pires tacherons que tu connaisses en terme de pensées! J'ai offensé tes croyances religieuses à ce point là?!

Trompage, désolé. La question était de Jerzy.

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Re: Autour de la Chine est Encore Loin

Message par Invité le Mer 21 Déc 2011 - 15:42

citer ici le film Ceddo de Sembène Ousmane, à qui Josie Fanon(la veuve de l'écrivain) posait cette question:


- Quel est le sens du film ? Est-ce un rejet de l'Islam, une description montrant les aspects négatifs de la pénétration de l'Islam en Afrique de l'Ouest ?

Ce n'est pas l'Islam, l'essence de l'Islam, qui est en cause, mais l'utilisation qu'on fait de l'Islam auprès d'une masse ignorante. Si j'avais voulu faire une critique de l'Islam, je me serais appuyé sur les versets du Coran. Je ne le fais jamais. Nous devons avoir le courage de regarder les choses en face. Actuellement, nous voyons des chefs d'Etat africains jouer avec la religion. Nous devons avoir le courage, dans un Etat laïque, d'assigner des limites aux guides spirituels. Ma crainte profonde est que nous tombions entre les mains d'un pouvoir de droite qui utiliserait la religion.
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=2167

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